5 juillet 2006, l’humiliation

Ils n’avaient guère besoin de déclarer leurs identités pour ne pas être autorisé à accéder à l’Arc de Triomphe, le délit de sage-gueule suffisant désormais.

Devant la bouche d’accès, un cordon de CRS, et l’imperturbable interdiction de se rendre auprès de la Flamme.

L’islamogauchisme et l’islamogaullisme avaient frappé. L’Humanité n’est pas subventionnée en vain par l’Etat et les magnats des affaires : elle surveille les manifestations de patriotisme ou les commémorations de massacres s’étant produits dans l’Algérie Heureuse, celle d’avant 1962, avec le soin jaloux du bourreau sur un tas de cadavres, guettant le moindre soubresaut signe d’une vie encore à l’œuvre pour l’achever d’une balle dans la tête. Car toute appartenance, ou patriotisme, est sectaire par nature, et donc raciste par destination. Et les « racistes » doivent être exterminés, comme autrefois les juifs, les Arméniens ou…les bourgeois.

Les Oranais, regroupés en face du monument à la Grande Armée, pleurèrent, chantèrent, puis se dispersèrent sans pouvoir ranimer la flamme ni fleurir leurs morts assassinés, avec rage et raffinement tout à la fois, parce qu’Européens, dans la fournaise de l’été oranien, quarante quatre ans plus tôt, et qui n’auront pas le droit d’entrer dans le cercle des martyrs de la France.

Certes, je pus relativiser, puisqu’il m’avait été donné d’assister à l’impensable dans la froidure de décembre 2005 : l’absence de tout « officiel » pour représenter le gouvernement sous l’Arc de Triomphe où l’on célébrait la victoire des braves et de leur empereur à Austerlitz, 200 ans auparavant.

Les murs inscrits de leurs faits d’armes ne furent pas interdit à ceux qui restaient fidèles à leur mémoire, mais on leur faisait comprendre qu’ils n’y étaient plus les bienvenus, qu’ils ne représentaient pas la France, et que, sans doute un jour, on martèlerait les noms de leurs victoires et de leurs généraux gravés sur ces murailles de gloire.

La France n’est plus en France, et les « Français » un peuple antique.

Nous assistons à une trahison des élites, une démission du peuple, une forme de conversion collective qui exclut tout acte de gloire passé, quel qu’il fut, comme sacrilège.

Nous allons devoir connaître et assumer le sort des Vendéens de 93 dans leurs « grottes » où ils célébraient les messes interdites, devoir replier nos aigles et nos autels, refermer nos yeux sur nos cœurs pour survivre car la France n’est plus.

Et s’il fallait une preuve de cette mutation vers l’islamo-mondialisme des gouvernants français elle tiendrait dans la relation du fait suivant : Au même moment, sur la même avenue, quand on interdisait la commémoration du nettoyage ethnique d’Oran 62 au prétexte d’un risque de « troubles de l’ordre public », une manifestation violente anti-israélienne se déroulait plus bas avec l’assentiment des pouvoirs publics. Banderoles et slogans insultaient les Israéliens et les juifs pour oser utiliser leurs forces armées afin de poursuivre les terroristes qui bombardent leurs villes, tuent leurs enfants et enlèvent leurs soldats.

Il ne manque au drapeau de l’Etat français qu’un croissant et une étoile pour qu’il soit en conformité avec sa politique et pour que chacun sache où se tient désormais ce pays avec son arsenal nucléaire : aux cotés des terroristes.

7/7/2006

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