Featured

Vers la cohabitation en France (up to date)

 

22 avril 2012 :

 

Le chouchou des sondages, Mélenchon, s'est effondré, et le candidat de la vérité des comptes, Bayrou, aussi ; par contre Marine le Pen a récupéré le butin de 2002 (en additionnant les scores de son père et de Mégret) alors qu'elle aurait pu faire plus si elle n'avait pas fait une campagne d'extrême droite classique contre le "libéralisme" etc . Il n'empêche que le débat se déplace vers les questions de choix de société comme toujours en France puisque la politique avec un grand P est devenu la religion pour tous; ainsi le dieu État (qui peut tout) reste au centre ; les trois candidats en tête sont en effet étatistes et centralisateurs puisque la politique fiscale, de protection sociale, de formation, restent dans les mains du pouvoir central ; l'UMP l'est un peu moins que les deux autres, sauf que Sarkozy a fait une politique de gauche pendant cinq ans en donnant sans cesse des gages, en refusant de libéraliser la santé, l'éducation etc, il le paye d'ailleurs en étant péniblement second ; les électeurs de Bayrou de 2007 se sont soit abstenus soit se sont diffractés entre Sarko et Marine Le Pen; reste François Hollande qui pourrait se permettre de faire une politique centriste s'il n'était pas travaillé par les courants gauchistes et relativistes qui l'empêcheront sans doute de gagner.

Mais peut-être vais-je trop vite en besogne. En tout cas le recul de l'abstention, le fait que Hollande ne dépasse pas les 30% qui lui aurait permis de faire levier, et que Mélenchon n'atteigne pas le score du PC au commencement de son déclin en 1981 permet de penser que nous allons vers une cohabitation puisque si Sarkozy gagne, il perdra aux Législatives vu le haut score du FN qui promet des triangulaires féroces. A moins que la droite populaire force le trait en exigeant une alliance ; sauf que vu les positions extrêmes du FN elle ne se fera pas. Il se trouve que la cohabitation semble plaire à Sarkozy puisqu'il avait déjà commencé en 2007 en refusant d'ouvrir le gouvernement "jusqu'aux sarkozistes"… Tout va donc se jouer en 2017 en réalité : entre une voie étatiste et ses oscillations national/communistes, et une voie réellement libérale au sens non pas affairiste du terme mais utile pour l'intérêt du plus grand nombre. Voilà l'enjeu : ou l'étatisme ou la république réellement citoyenne qui tire vers le haut au lieu de pousser vers le bas.

 

10 novembre 2013 :

 

la mise à l'index de l'Allemagne s'accentue, en particulier par les partisans hollandiens animant le courant ultra étatiste "Alternative économique" dont le représentant n'a eu de cesse sur Esprit public (France Culture, 11h, le dimanche) de casser du bois vert sur les bas salaires, alors que ceux-ci restent relatifs par rapport à ce qu'un chômeur en fin de droit reçoit en France, et aussi du fait que tout est bien plus cher en France. En fait, tant qu'il ne sera pas décidé que ce qui coûte c'est bien moins le fonctionnement de l'État qu'une protection dite sociale mal engoncée, coûteuse, et que l'on pourrait réduire sans perdre en qualité de services (tout en mutualisant les soins lourds), l'on n'avancera guère.

De plus, tant que les structures publiques ne pourront pas, tels les lycées universités hôpitaux, s'ouvrir aux capitaux privés afin de pouvoir justement faire rentrer de l'argent pour payer du grec ancien et des soins difficiles, l'on n'avancera pas non plus, laissant dans ce cas les affaires à une classe politique dépassée, vermoulue, incapable de quoique ce soit sinon tenter de se réélire en faisant peur avec le racisme et… l'Allemagne. C'est bien désolant. La France mérite mieux. Peut-on tenir 3 ans ainsi ? Pas sûr. Aussi avec la double déculottée à venir des municipales et des européennes, Hollande aura deux choix :

- soit gauchir son programme et donc appeler Aubry à la barre, ce qui accentuera la serre fiscale en allant à la chasse des "26 000 milliards" de la "fraude" au niveau mondial et dont la France pourrait espérer en récupérer une part, mais on ne sait pas trop comment sinon en fliquant tout le monde;

- soit en dissolvant l'Assemblée, ce qui permettrait la constitution d'un gouvernement de coalition de centre droit en supposant que l'UMP, l'UDI et le PS arrive à contrer le FN et le FDG, ce qui est possible, mais jusqu'à quand ?…

Car la dynamique révolutionnaire pour la liberté, contre l'État (tout contre en même temps…) s'est enclenchée mais elle cherche encore son rythme son allure et ses égéries…

Lucien SA Oulahbib 10/11/2013

Discuss this articleDiscuss this article

Imprimer ce texte Imprimer ce texte

5 624 vues

Tous les articles de Lucien SA Oulahbib

Share/Save/Bookmark

Trackback

Posted in: Article Resiliencetv, Headline-RTV

 


Comments • comment feed