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Les imprudences du Canada qui importe sur son territoire la haine islamiste

Posted By Hélène Keller-Lind On 31 juillet 2006 @ 6 h 50 min In Non classé | Comments Disabled

Le mensonge est facile et son effet incitatoire garanti. Là une Etoile de David équivaut à une Swastika, reprenant une vilenie onusienne d’antan, reprise encore et encore, à Durban, notamment ou lors de pseudo manifestations pour la paix dans les rues de Paris où l’on entendit des cris de « mort aux Juifs. » Et, bien entendu, Ehoud Olmert est comparé à Hitler. Toute la panoplie primaire y est.

Et, ici aussi, à Montréal, en cette fin juillet, les Juifs sont pris à parti. Mais en Arabe, cette fois : « Yahoud ! » vocifère un Algérien bien mis qui se dit juriste et à qui des organisateurs enjoindront une plus grande discrétion. C’est qu’il y a des consignes précises : il faut éviter tout incident, il ne faut pas que l’on puisse leur reprocher quoi que ce soit. C’est pour cela que les signes ostentatoires d’adhésion aux « valeurs » de mouvements terroristes comme Hamas et Hezbollah se font très discrets. Mais on voit pourtant des casquettes vertes, symboles du premier et de petits stickers jaunes, signes d’appartenance au second. Les drapeaux officiels sont libanais, palestiniens, avec une ou deux feuilles d’érable rouges du drapeau canadien ou les fleurs de lys bleues du drapeau du Quebec. Souci du détail des organisateurs qui veulent ainsi faire montre d’une pseudo allégeance à leur patrie d’accueil. Du bout des lèvres. Une pancarte d’ailleurs dénonce le Canada mais ce mot a été rectifié pour dénoncer Stephen Harper, le Premier ministre conservateur de ce pays à qui la foule reproche de soutenir un Israël agressé qui se défend. Il y a beaucoup d’Algériens. Des Marocains aussi ou quelques Tunisiens. Pour cause de francophonie. L’un des effets bénéfiques de la colonisation qui fait qu’ils aient eu un accès facile en Amérique du Nord.

Même si ceux qui sont là ce jour-là sont des tenants évidents d’un islam version hard et, en aparté, dénoncent « le génocide » dont la France se serait rendue coupable à leur égard.

Une partie du cortège part de l’Université Concordia où des étudiants palestiniens, qui y sont très bien implantés, avaient réussi, dans la violence, à faire en sorte que Benyamin Netanyahou ne puisse donner une conférence qui y était prévue en septembre 2002. Ces désordres avaient été accompagnés d’agressions antisémites au sein même de l’université.

Le cortège enfle et défile dans une artère commerçante de la ville. Sur un trottoir une Libanaise chrétienne orthodoxe écoute avec effroi ces cris de haine et murmure : « je n’enlèverai pas ma croix, ils peuvent bien me tuer… » Réflexe venu du fond d’une mémoire collective au vu d’une horde qui se réclame très largement d’un islam pur et dur. Un jeune Libanais proteste : « ce n’est pas ça le Liban, ils défigurent notre pays. Et ils mélangent tout, c’est quoi ces drapeaux palestiniens…. » Car, en effet, la manifestation a pour but, non pas d’apporter un soutien au Liban mais de dénoncer Israël, pris en tenaille entre Hamas palestinien et Hezbollah libanais, on en a l’illustration ici.

Quelques Québecois de souche accompagnent ce déferlement de haine. Gauchistes ou antisémites, ou les deux. On se demande quand même ce qu’ils penseront lors du bouquet final lorsque deux religieux, l’un chiite, l’autre sunnite, qui se déchireraient ailleurs mais sont unis ici dans une même haine de l’Etat hébreu, harangueront la foule en arabe, vociférant, l’index pointé. Le chiite aura péniblement lu son discours de haine en français d’abord, pour la forme. Le second ne s’en donnera même pas la peine. Le discours on en connaît le script : Israël, honni, chargé de tous les maux.

Dans la foule de tous nouveaux immigrants à qui le Québec, naïf au mieux, a accordé des permis de résidents puisqu’ils sont francophones. Et qui ont été pris en main. Déjà. Ou l’étaient sans doute avant même d’arriver. Une majorité de femmes sont voilées et il y a beaucoup d’enfants en bas âge, dans des poussettes. La haine n’attend pas le nombre des années et est inculquée très tôt. Enfants soumis très tôt à la brutalité d’images sanguinolentes, vraies ou fausses, de corps déchiquetés. Images que l’on retrouve d’ailleurs sur le site du Hamas….Gère étonnant que l’on trouve ensuite cette fascination pour le sang dans ces populations.
Et l’on se pose la question de savoir à quoi mènera cette politique d’immigration à tout va d’autorités locales qui croient qu’au-delà d’identités privées les immigrants ont tous les même valeurs que leur pays d’accueil. Ne voient-elles pas cette haine ? Ne voient-elles pas ces prêches enflammés dispensés dans une langue que la plupart des gens ne comprennent pas. Cela ne les inquiètent-elles pas qu’en plein Montréal on ait l’impression, ce jour-là, et à chaque manifestation semblable, de se trouver dans un quartier extrémiste du Makrech ou du Maghreb, car, où que l’on se tourne on voit foulards mêlés à la haine ? Images répétées dans d’autres villes du Canada, d’ailleurs.

Judah Castiel, l’un des piliers de la communauté séfarade montréalaise, Président de l’Institut de la Culture Séfarade, l’un des fondateurs de la première école juive francophone de la ville voici plus de 30 ans, qui s’efforce de faire vivre au quotidien l’entente entre Juifs, Chrétiens et Musulmans, dans l’esprit d’un Age d’Or andalous, ce qui lui a valu d’être décoré par le roi d’Espagne, est inquiet. « Nous avons de très bons rapports avec les Musulmans, » dit-il, « mais il y a des extrémistes chez eux. » Et il soupire : « les autorités ici sont naïves… »

On se souvient, à cet égard, qu’il y a eu récemment une tentative en Ontario pour y instaurer la charia en matière de vie privée…Et que des Canadiens de souche, dans un souci de générosité multiculturelle, y étaient en faveur. Il aura fallu qu’une Québecoise d’origine marocaine s’y oppose pour qu’il y ait prise de conscience. Et cette abberation ne s’est pas faite. Pas encore, du moins.

Autre manifestation à Montréal quelques jours plus tard. La tonalité y est toute autre. Aucune haine. Beaucoup d’amour. Un énorme amour d’Israël. Les paroles sont mesurées, il n’y a aucune incitation à aucune haine. Et le Libanais qui prendra la parole pour dénoncer le Hezbollah ne parlera que de sa responsabilité dans le déclenchement d’une guerre qui ravage les deux pays, ce qu’Israël n’a ni voulu ni cherché ni provoqué. Irwin Cotler, qui a été ministre de la justice du Canada, s’exprime avec la mesure qui lui est coutumière. Le Premier ministre Harper est applaudi. Nombreux sont ceux qui sur la place où se trouve la légation israélienne portent les couleurs bleu et blanc du drapeau d’Israël, à commencer par le Consul d’Israël, qui aura, lui aussi, un discours mesuré. Même si près d’un million d’Israéliens vivent aujourd’hui dans des abris au nord d’un pays agressé, même si Haïfa, troisième ville d’Israël a aujourd’hui tout d’une ville morte, si ce port important est vide aujourd’hui, pour cause de tirs de missiles du Hezbollah ou si les quartiers nord de Naharya, au nord, sont détruits. Nous sommes bien loin des vociférations entendues il y a quelques jours. Et les orateurs s’expriment en français et en anglais, ce qui est la moindre des choses.

Ainsi, en l’espace de quelques jours, le conflit moyen-oriental a-t-il été transposé au coeur du Quebec ainsi que dans d’autres villes du Canada, à commencer par Ottawa, la capitale. Et les manifestations des uns et des autres ont reflété les réalités du terrain : haine, mensonges, incitation, refus d’assumer ses responsabilités superposés à l’exploitation d’une souffrance bien réelle mais souvent travestie, d’un côté. Appel à la mesure, à la raison, la paix et la coexistence, discrétion dans la souffrance, de l’autre. Pour sa cohésion, pour la nature de son avenir, il conviendrait que le Canada, mais surtout le Québec, prennent conscience de ces réalités…Car des fractures politiques locales se dessinent, avec une campagne musclée menée contre le Premier ministre conservateur qui a osé dire son soutien au pays agressé. Et les Libéraux ou le Bloc Québécois, nationaliste,
tirent de concert les marrons du feu libano-palestinien. Fractures linguistiques et culturelles aussi, entre un Québec francophone qui accueille Musulmans et islamistes confondus et les autres Etats anglophones.

Fait révélateur, à cet égard, le National Post rapportait que selon un récent sondage conduit par Ipsos Reid pour CanWestNews Service et Global National, si 64 % des Canadiens estiment que les actions entreprises par Israël aujourd’hui sont justifiées ou justifiées en partie, 57 % des Québecois sondés estiment qu’elles ne sont pas justifiées du tout. Et si 63 % des Canadiens estiment que ce sont les ravisseurs des soldats qui doivent accepter un compromis pour parvenir à un cessez-le-feu, 53 % des Québecois estiment que c’est au gouvernement israélien de le faire. Mais avec l’intensification des combats et d’une campagne anti-israélienne bien orchestrée le fossé risque de s’aggraver.

Autres dangers : le Canada peut servir et a déjà servi de point de passage à des extrémistes qui veulent s’infiltrer aux Etats-Unis. Un expert en la matière, Michael Bennett qualifiait d’ailleurs récemment la frontière entre les deux pays de « passoire »…Par ailleurs, un passeport canadien a été jusqu’ici un véritable sésame pour des pays comme les Etats-Unis.

Sur un autre continent, on apprenait récemment que le Professeur Ghazi Falah, universitaire canadien, né en Israël, dont il est également citoyen, actuellement en poste aux Etats-Unis, a été arrêté alors qu’il prenait des photos au nord d’Israël près de la frontière libanaise. Il est accusé d’espionnage pour le compte du Hezbollah et du renseignement iranien. Accusations qu’il récuse. Il n’a pas été relâché pour l’heure.

Pour en savoir plus sur un géographe dénoncé en son temps par le Centre Simon Wiesenthal pour ses écrits anti-sionistes et anti-israéliens : http://www.ohio.com/mld/ohio/news/15036835.htm ou son propre site : http://ghazifalah.com/howtohelp.html. Pour la petite histoire, ceux qui ont écrit une pétition en sa faveur ne savent pas que Ehoud Olmert est aujourd’hui Premier ministre à part entière de l’Etat d’Israël. Erreur qui ne semble pas leur avoir été signalée par les universitaires qui ont signé la pétition.


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