Mélenchon-Morsi ou l’éco-islamisme triomphant et Israël

L'éco-socialisme du Castro installé dans cet endroit encore appelé (par tradition sans doute réactionnaire) "France" n'a rien à envier à sa version éco-islamiste, sinon sans doute ledit "mariage pour tous" mais pas vraiment la question des femmes puisque l'éco-socialisme est culturaliste et donc considère que cette question reste de texture occidentale si elle ne prend pas en compte une approche "plurielle" : de plus il n'y a pas de demande majoritaire des femmes dans les pays arabo-musulmans ; et puis précisément le fait que ces deux "éco" ne sont pas identiques incarnent bien la nécessité d'une différence enrichissante. L'essentiel consiste donc plutôt à percevoir ce qui les rassemble plutôt que ce qui les divise et qui reste somme toute secondaire au sens non pas des principes mais des priorités : l'un et l'autre sont en fait plutôt d'accord pour lutter contre le libéralisme et le sionisme ces pléonasmes et sources majeures des maux qui assaillent la planète voilà ce qui importe pour un Mélenchon et un Morsi.

Ce qui frappe également c'est que grâce au relativisme qu'apporte ce culturalisme, ce qui était considéré comme étriqué voire réactionnaire dans le "judéo-christianisme" apparaît via l'islam comme une différence culturelle à respecter obligatoirement (d'où d'ailleurs certaines "conversions"…) sous peine de paraître sinon raciste du moins racialiste prônant le "choc" des civilisations en sus du "choc" de compétitivité, tous deux à bannir de toute façon ; de plus le nihilisme exacerbé qui voit des banquiers (Lazare, Rotchild…) financer des officines relativistes (Libé, Inrock…) ne fait qu'alimenter de l'autre côté le désir de s'en protéger au nom de la Terre ou au nom de Dieu…

Pendant ce temps ? Entre le nihilisme affairiste opportuniste et l'éco-islamisme, un marais mou surnage vaille que vaille du cloaque, malgré les rotomontades de ses batailles picrocholines (du genre Jean Robin/Alain Soral, Caroline Fourest/Riposte Laïque) ;  également en Israël où l'actuel 1er Ministre a montré son vrai visage de faux dur et Abbas son faux visage de vrai mou alors qu'il ne suffit pas de briller sur Twitter en postant des vidéos d'exécution, ce que Al Kaïda sait faire depuis 20 ans ; ou d'exiger à l'ONU ce que celle-ci avaitd éjà accepté en 1947 ; Israël fait par exemple l'erreur de ne pas centrer, exclusivement, le combat sur le problème du "retour" desdits "réfugiés" alors que presque le double de juifs a été expulsé des pays colonisés par l'arabo-islamisme (alors qu'ils étaient là avant même que Mahomet ne soit né) ; ce manque de stratégie dans la communication en dit long sur le retard incommensurable de la diplomatie israélienne rongée de toute façon, tout comme la feu diplomatie américaine, par la vision précisément relativiste de l'éco-islamisme triomphant jusque dans la Chambre des Lords dans le bientôt feu Royaume-Uni (avant que l'Ecosse ne se prononce) ; à quoi cela sert-il donc dans ce cas de bloquer les avoirs palestiniens sinon alimenter encore plus l'antisémitisme en "France" (forçant les juifs à émigrer en Israël ?…) alors que cette politique de blocage a autant failli que celle qui a consisté à abandonner Gaza sans accord préalable…

Qu'Israël se focalise uniquement sur le problème du retour dorénavant. Qu'il lève également l'embargo autour de Gaza afin de faire basculer l'opinion publique mondiale de son côté ; c'est possible car si le Hamas en profite non seulement pour s'armer comme le Hezbollah mais continuer sa politique de harcèlement sur le Sud d'Israël via des groupes djhadistes croupions, la démonstration aura été faite qu'il se conduit comme une entité militaire que l'on peut alors détruire réellement au lieu de s'amuser à des frappes "chirurgicales" soit disantes exactes ; si l'embargo est levé, et que le Hamas en profite malgré la présence de casques bleus (comme au Liban) il sera temps pour Israël de bien prévenir les civils de quitter Gaza (puisque les frontières seraient ouvertes) puis ensuite de réellement y faire la guerre puisque l'arabo-islamisme, comme tout régime totalitaire, ne reconnaît que la force guerrière comme maître (le Djihad -petit et grand-comme lieu/tenant de ce qui doit être ou la loi divine elle-même). Moshe Dayan avait dit qu'il ne suffisait pas d'être à nouveau là en Judée-Samarie s'il n'y avait pas aussi une politique qui justifiait la présence d'Israël. Or, l'exil imposé à des centaines de milliers de juifs expulsés de leurs pays respectifs (les juifs étaient en Afrique du Nord bien avant l'arrivée des Romains!…voir  Gilbert Meynier, L'Algérie des origines, éditions la Découverte/Poche, 2010, p. 73) est un argument fort (outre l'Histoire) puisqu'il a bien fallu les placer quelque part…c'est-à-dire en Judée-Samarie justement… D'où la réalité stratégique incontournable de ce problème qu'il ne faut pas voir uniquement du côté palestinien….

On pourrait même dire que les palestiniens les plus modérés, ceux qui avaient accepté de réduire les prétentions à cent mille avant que la télévision du Qatar dénonce l'arrangement, ne seraient pas mécontents qu'Israël mette désormais en avant ce seul problème (comme le fait le Hamas d'ailleurs qui exige, lui, le retour de 7,5 millions…), ce qui leur permettrait de faire admettre que du fait des exilés juifs qu'il va bien falloir un jour indemniser, une négociation win/win serait alors possible comme le prévoyait les accords de Camp David ou Oslo II avant que Arafat n'en sabote la possibilité précisément à cause de ce problème clé, et ce au grand dam de Bill Clinton comme il l'explique dans ses Mémoires (en ce sens éliminer Arafat que l'on sentait de plus en plus mou sur la question n'arrangeait pas spécialement Israël mais plutôt ses "frères" de l'intérieur…)

Au fond, entre le nihilisme affairiste et l'éco-islamisme (qui parfois s'allient en coulisses via des financiers issus du Qatar, d'Arabie Saoudite de Russie, de Chine, par exemple) le "camp" universaliste des "droits humains" s'affaiblit sous nos yeux considérablement, contrairement aux apparences ; et l'éco-islamisme peut même parler en son nom, via également son allié néocommuniste post castriste puisque de nouveau la science est réquisitionnée ; ainsi c'est au nom de la science désormais que la lutte contre le réchauffement et pour le mariage pour tous s'effectue. Dieu et la science unis contre la liberté, voilà ce que les régimes totalitaires avaient toujours rêvé sans y arriver puisque le Parti prétendait réunir les deux. Aujourd'hui les deux entités marchent séparément mais veulent frapper ensemble sur le nihilisme affairiste officiellement, sur la liberté en réalité dont Israël est une des incarnations puisqu'il est né précisément librement à la force du poignet où la définition même du droit naturel chez Platon : l'émergence comme médiété juste, dans toute sa dimension cosmique.

Aujourd'hui, la liberté issue d'un universalisme renouvelé, équilibré, subit l'assaut conjoint du nihilisme affairiste et du totalitarisme de l'éco-islamisme, le tout en ordre dispersé, implosif, sans même espoir de "retour" (du moins pour les non juifs), les juifs ont, eux, Israël.

Les autres, sont dos au mur, avant d'y être de face attendant les balles des pelotons de la purification "éco".

2 décembre 2012

Lucien SA Oulahbib 10/4/2017

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