Azawad:la paix sous la barbarie!

L’armée malienne et ses milices poursuivent leurs pillages et exactions au sein des populations touarègues.

 

Qui sont les véritables assassins ? Les militaires maliens qui ont été toujours fidèles à leurs pratiques racistes et génocidaires à l’égard des Touaregs depuis 1960 ou la France qui soutient (et qui maintient en vie) ce régime et qu’elle veut à tout prix l’imposer aux Touaregs ?

La réponse est claire… Ce sont qui ont créé cet État et qui ont donné le pouvoir à ces barbares qui sont responsables aujourd’hui du drame touareg. Jusqu’à quand la France maintiendra sa politique anti-amazigh pour protéger ses intérêts énergétiques ? La France espère-t-elle que les Touaregs et les Berbères de manière générale disparaitront ?Le temps nous le dira… et la France récoltera certainement ce qu’elle aura semé !

 


Depuis le début de l’intervention française dans l’Azawad, les exactions de l’armée malienne que l’armée française a réinstallé dans une partie de l’Azawad, ne sse sont jamais arrêtées : des milliers de personnes ont été assassinées. L’on ne compte pas les personnes torturées et celles victimes de pillages et de destructions de leurs biens. Il est très difficile de recenser de manière exhaustive toutes les exactions commises par ces barbares de l’armée malienne et leurs milices, mais nous publions ci-après quelques unes de leurs œuvres ces derniers jours. Ces informations nous les devons à l’Association des réfugiés et des victimes de la répression de l’Azawad (ARVRA) qui publie régulièrement des bulletins de situation en fonction des témoignages qui leur parviennent du terrain.

 
Une patrouille de militaires maliens est arrivée le 29 mai 2013 au campement de Kel Tjilly (Sormoy, Serango, commune de Léré, Région de Tombouctou) où plusieurs personnes ont été battues et ligotées par des éléments de cette même patrouille. Au moins deux personnes ont été aperçues ligotées à l’arrière d’un des véhicules de la patrouille lors de son arrêt au puits à Koredji Molla (Région de Mopti, à 45 km au sud de Léré). La patrouille se dirigeait vers le sud.
A ce puits où s’abreuvaient des animaux, la patrouille a encore battu et torturé de nombreuses personnes dont Oumar Ag Amaknoud, Mohamed Issa Ag Bokary, Oumar Ag Khazima, tous bergers venus faire abreuver leur bétail au puits. Les militaires-pilleurs ne se sont pas gênés, ensuite, de charger leurs véhicules d’animaux (vaches et moutons) appartenant aux victimes.

Selon des témoins rapportés par l’ARVRA, plusieurs patrouilles de militaires maliens se sont succédées dans la zone et elles ont toutes procédé de la même manière.

Une autre unité de l’armée malienne s’est rendue le même jour dans le secteur d’Adiora et est passée dans le campement des Idjarrésiwan à Hékia. Elle a procédé à des pillages (la pratique favorite de l’armée malienne) et arrestations de plusieurs personnes dont Almahmoud Ag Jibrilla (frère de Mohamed-Acheikh Ag Jibrilla qui venait d’être assassiné à Gossi), son fils Alkhader Ag Almahmoud, Malik Ag Oubba et Fatha Ag Oyya. Ce dernier est de la fraction des Iguillad.

On ignore les raisons, mais nous avons appris, que toutes les personnes arrêtées au campement d’Ijarrésiwan ont été libérées et tout ce qui a été pillé a été restitué le lendemain, hormis une montre et un couteau.

Le 31 mai, dans la région de Tombouctou (cercle de Gourma Rarhouss), au village de Bangel des forains touaregs ont été attaqués par des membres de la milice Gandakoy ainsi que des éléments de l’armée malienne. Deux éleveurs touaregs ont été tués, deux autres Touaregs, bergers, ont été enlevés. Il s’agit de Sowaha Ag waalloulen et Mohamed Ag Ali.
Une bonne partie du bétail de ces forains touaregs a été emporté à bord de pinasse allant ver Gourma Rarhouss en même temps que les deux bergers.

La milice Gandakoy, dont l’existence remonte déjà aux années 90, est une milice parallèle qui collabore avec l’armée malienne.

Les deux corps de deux bergers, rejetés par le fleuve, ont été retrouvés emballés dans des sacs au bord du fleuve Niger vers onze heures du matin samedi 1er juin 2013.

Voilà ce que l’Etat malien réserve aux Touaregs tout en prétendant vouloir négocier avec le MNLA. Et des « intermédiaires », comme la France veulent nous faire croire à une paix avec le Mali. Soyons sérieux, l’Etat français n’est pas intermédiaire : il est le maître des lieux, et les voyous à qui le pouvoir a été confié à Bamako depuis 1960 ne doivent leur existence qu’à la France qui les maintient délibérément au pouvoir au détriment de la dignité, la liberté et l’indépendance des Touaregs.

Ce qui est valable dans l’Azawad est aussi valable dans l’Aïr confié, lui, aux voyous de Niamey qui veillent, entre autre, sur les intérêts d’Areva, une entreprise française qui empoisonne tous les jours des Touaregs sans que cela scandalise qui que ce soit… et la France vantera ses valeurs humanistes et dira qu’elle défend les libertés !

  

dimanche 2 juin 2013

par Masin

  

Masin Ferkal 3/6/2013

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