Besson ou l’art du navet

Certains se plaignent que depuis plusieurs années Luc Besson organise un “embargo” médiatique autour de la sortie de ses films. Pas de projections de presse, juste une promotion où le maître et ses comédiens viennent délivrer leurs bonnes paroles sur les ondes et dans les petits écrans. Or, la véritable épreuve consiste plutôt à voir un film de Luc Besson afin d’accomplir au nom de la mission d’information une œuvre de salubrité publique : convaincre le maximum de personnes de ne pas perdre leur temps et leur argent devant les navets du réalisateur du Grand bleu.
Son dernier opus, présenté comme un Besson “ambitieux”, plus “personnel” et “mature”, est une fable d’une simplicité exemplaire. André, petit escroc menacé par ses créanciers, est sur le point de se jeter dans la Seine quand il aperçoit sur le même pont une jeune femme qui s’apprête elle aussi à faire le grand saut. Il tente de la sauver, mais c’est la grande blonde à l’accent nordique qui repêche le petit beur. Évidemment, tout le monde aura compris – sauf ce benêt d’André – qu’Angela est un ange gardien. La preuve : pour effacer les dettes d’argent du petit bonhomme, elle se prostitue à la chaîne dans les toilettes d’une boîte de luxe…

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29/12/2005

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