Le naufrage français

Inconscience, irresponsabilité, mensonge, ignorance, paresse, lâcheté, hypocrisie, dérive, tels sont les mots utilisés par l’agrégé de philosophie Vincent Coussedière et le député Christian Vanneste (voir ci-dessous) pour qualifier la France d’aujourd’hui. Heureusement que Vincent Coussedière et Christian Vanneste sont Français. Car s’ils ne l’étaient pas, on les accuserait de faire du « french bashing », de détester la France, etc.

 

Le naufrage français (puisque c’est le titre du présent article) a commencé, doucement, il y a quarante ans, voire plus. Au plan économique : l’étatisme, l’aversion au libéralisme, l’Etat Providence, le diktat des syndicats, le déficit et la dette. Au plan culturel : la démission de la droite et la prise de tous les grands pouvoirs culturels et médiatiques par la gauche et l’extrême-gauche. Politique étrangère : rapprochement avec l’URSS, alliance avec le monde arabo-musulman ; ainsi qu’américanophobie et israélophobie obsessionnelles.

Au plan anthropologique : rejet de la société libre et laïque de culture judéo-chrétienne ; et rejet de la démocratie chrétienne. Au plan politique : partis soumis à l'ambition d'un homme ou de quelques-uns ; et apparition du « politiquement correct » liberticide. A noter que le Front National (FN), même s’il est diabolisé par le média et bien qu’il dénonce « l’UMPS », est un parti qui fait partie du système et qui fonctionne comme les autres, soumis lui aussi à l'ambition d'une personne ou de quelques-unes.
 
Pourquoi l'arrivée du FN au pouvoir ne changerait rien
 
Extraits d'une tribune de Vincent Coussedière, agrégé de philosophie et auteur d'« Eloge du populisme » (Elya éditions), tribune intitulée « Pourquoi l'arrivée du FN au pouvoir ne changerait rien », parue dans Le Figarovox (lien vers source en bas de page) : « Il y a beaucoup d'inconscience, d'irresponsabilité et de mensonge à prétendre sans arrêt vouloir refonder la République ou la défendre à travers la ligne Maginot d'un prétendu « front républicain ». Où la ligne de « front » pourrait-elle passer, dès lors qu'il apparaît qu'il n'y a plus rien à défendre, que les lignes ont été enfoncées depuis longtemps, et que la défaite a été consommée ? Mais le FN se prête aussi symétriquement à cet exercice, et joue un rôle tout aussi important dans le maintien du dispositif d'une République fictive, dont on masque aux Français le mensonge foncier.
Vincent Coussedière : La rhétorique révolutionnaire de la rupture ou de la « table rase » s'articule parfaitement avec l'hypocrisie du « front républicain », et permet de capter l'exaspération « populiste » provoquée par l'exercice irresponsable du pouvoir depuis 40 ans. Le FN forme en réalité un système avec les partis qu'on dit à tort « républicains » alors qu'ils sont de purs simulacres, de simples écuries présidentielles ayant réussi à vider le débat politique de tout contenu, en détournant l'attention des Français vers un péril imaginaire, à chaque fois que de véritables choix politiques étaient nécessaires. Ces partis sont en réalité des factions, c'est-à-dire non des partis au sens de la partie au service du tout, poursuivant un véritable projet politique, mais des partis inféodés à l'ambition d'un homme ou de quelques-uns. Les divisions qui structurent le système des partis ne sont plus des divisions politiques, mais des divisions quant à la possession des places et l'obtention du pouvoir personnel.
Vincent Coussedière : Le système des partis est ainsi devenu un système des factions – selon la fameuse distinction de Burke – incapable d'exprimer une véritable politique, et ne servant plus que des ambitions personnelles. Les Français sont conscients de cette évolution, d'où leur « populisme », c'est-à-dire leur refus de cautionner ce système des partis devenu système des factions. En cela ils ne font pas preuve d'extrémisme, mais d'un véritable désespoir républicain, selon la belle expression de G. Sartori : « Au cours de l'histoire les factions émergent comme le désespoir de la politique, au moins de la politique républicaine » (Giovanni Sartori, Parti et systèmes des partis). Pour sortir de l'impasse dans laquelle nous sommes, il ne suffira donc pas de choisir entre une voie FN et une voie prétendument républicaine », conclut Vincent Coussedière (lien vers source en bas de page).
 
Liberté d’expression : un combat pour la France qui peut coûter cher
 
Extraits d’une récente tribune du député Christian Vanneste, intitulée « Liberté d’expression : un combat pour la France qui peut coûter cher », parue sur Riposte laïque (lien vers source en bas de page) : Notre Nation proclame son unité. L’Etat affirme sa neutralité, sa laïcité. Pourtant des groupes qui occupent le pouvoir imposent leur idéologie à la majorité de la population au mépris des principes mêmes du droit. L’un de ceux qui fondent notre droit pénal est l’interprétation stricte de la loi qui doit n’autoriser le juge qu’à prendre en considération les faits sans se livrer à une exégèse des intentions. Or l’évolution de la Loi de 1881 introduit, dans un mélange consternant, des notions qu’il faudrait distinguer avec rigueur, qui laissent la place à beaucoup de subjectivité et traduisent souvent l’emprise de la pensée « à la mode » sur le droit.
 
Christian Vanneste : On ne peut parler d’infériorité des personnes, mais on doit pouvoir librement établir des hiérarchies entre les croyances ou les comportements. Pénaliser cette liberté revient à obliger chacun à renoncer à la personne qu’il est, structuré par une éducation, à laquelle on lui demande de renoncer. Il est aujourd’hui interdit en fait de développer certaines idées et même dangereux d’évoquer certains sujets. Durant 10 ans, j’ai vainement tenté de m’opposer au lobby qui promeut l’homosexualité et jouit d’une influence grandissante dans la sphère des pouvoirs.
Christian Vanneste : L’UMP avec son ignorance, sa paresse et sa lâcheté coutumière me retira l’investiture et me condamna au silence. Au bout de 10 ans de procédures, mon honneur est sauf. Ma bourse, beaucoup moins, puisque une victoire judiciaire est néanmoins coûteuse. Pour avoir énoncé une vérité, j’ai été écarté de la vie politique. C’est le triste constat de notre système qui va à la dérive. Mais, j’ai tenu bon et je le dis à Renaud Camus, à Eric Zemmour, à Riposte Laïque, et à beaucoup d’autres : il faut résister car ce combat, c’est celui de la démocratie réelle qui ne peut exister sans liberté de débattre, et c’est un combat pour la France telle que nous la voulons, réellement la patrie des Droits de l’Homme, et du premier, la liberté, conclut Christian Vanneste (lien vers source en bas de page).
Sources :
 










 

 

 

 

 

 











 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 










Michel Garroté 4/5/2015

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