LE DONALD, UNE CHANCE POUR LE MONDE

 

    Aurélien Véron, président du Parti libéral démocrate (PLD), a commis un article publié sur le site Atlantico.fr (l’article intégral d’Aurélien Véron : ICI) dans lequel il fait montre d’une grande sévérité à l’endroit d’un homme, lui-même issu de la société civile, dont la priorité absolue est de rendre à l’Amérique ses lettres de noblesse réduites en cendres par les huit années de présidence scélérate de Barack Obama.
 
    Après une lecture attentive de ce texte, j’ai le regret de constater que l’analyse libérale d’Aurélien se limite, dès lors que qu’il n’est tenu aucun compte de la situation catastrophique dans laquelle l’administration Obama a plongé le pays, à une vision purement conceptuelle et par conséquent réductrice des propositions émises par Donald Trump.
 
    Tout autrement, je m’autorise à penser que l’élection du Donald est un don du ciel non seulement pour les Etats-Unis mais aussi et surtout, sans le moindre doute possible, pour le reste du monde livré au chaos par un parvenu idéologue de la pire espèce disciple, au même titre d’ailleurs qu’Hillary Clinton, du maître à penser de la gauche radicale américaine Saul Alinsky (1909-1972).
 
    Sur Donald Trump, Aurélien Véron est donc amené à émettre de très fortes réserves qu’il exprime en ces termes :
 
    “Ma réflexion m’amène tout de même à un jugement profondément négatif (…) Votre victoire, je le regrette, marque autant l’échec du “système” que la victoire de propositions démagogiques car irréalistes. Votre apparent rejet intégral (…) de toute immigration mexicaine ou “musulmane” est pathétique, révoltant (…) Vos mesures protectionnistes (…) associées à un plan keynésien de relance par la dépense publique s’annoncent dramatiques. C’est cette recette qui a exporté la crise américaine de 1929 en Europe et engendré la gigantesque dépression économique mondiale des années 30, qui a contribué à engendrer la seconde guerre mondiale. Aucun libéral ne peut défendre ce type de discours de repli sur soi”.
 
    Etant libéral jusqu’au bout des ongles mais par chance ôté de tout sectarisme, je peux parfaitement concevoir que l’on puisse s’offusquer, de ce côté-ci de l’Atlantique, des propositions de campagne parfois à l’emporte-pièce du nouveau président Trump; mais pour ma part, je m’abstiendrai d’émettre de tels jugements d’ordre clairement définitif sans y regarder de plus près.
 
    C’est donc ce que j’ai fait en allant consulter la traduction en français réalisée par Michel Piccand* des 7 propositions de Donald Trump faites au peuple américain (80 pages au format Kindle pour un prix modique (2,99€) voir ICI), une démarche qui m’a permis de mieux comprendre la véritable portée des propositions du président Trump lorsque celles-ci seront mises en oeuvre.
 
    Dans la première des 7 propositions principales intitulée “Vision économique : gagner la compétition mondiale” sur laquelle Aurélien Véron porte le plus fort de sa critique libérale, Donald Trump, conscient de la nécessité absolue de sortir par le haut l’Amérique de son repli  sans gloire et même suicidaire de la scène mondiale, la met ainsi en ordre de bataille :
 
    “Désigner les négociateurs commerciaux dont l’objectif sera de gagner pour l’Amérique : réduire notre déficit commercial, augmenter la production nationale et obtenir un accord équitable pour nos travailleurs.
 
    – Renégocier l’ALENA. (accord de libre-échange nord-américain);
 
    – Se retirer du TTP. (Accord de partenariat trans-pacifique);
 
    – Amener les cas commerciaux litigieux devant l’OMC;
 
    – Désigner la Chine comme un manipulateur de devises;
 
    – Appliquer des droits de douane et des droits compensatoires aux pays qui trichent;
 
    – Diriger le Département du commerce à utiliser tous les outils juridiques pour répondre aux violations commerciales”.
 
    Placé devant le détournement généralisé des principes Constitutionnels qui fondent les Etats-Unis d’Amérique, quel citoyen responsable ayant les moyens d’agir hésiterait un seul instant à prendre le taureau par les cornes pour rendre à son pays, rendu méconnaissable par deux mandats présidentiels frappés d’imposture, sa juste place dans le concert des nations ?
 
    S’agissant de l’immigration, cette question Ô combien sensible par toute la planète et tout spécialement en Amérique du Nord et en Europe, Donald Trump pose, dan sa 7ème et dernière proposition, trois principes de base à respecter sans trembler ce qui est loin d’être le cas dans l’Ancien Monde qui doit faire face à des mouvements migratoires d’une ampleur sans pareille :
 
   – 1. Une nation sans frontières n’est pas une nation. Il doit y avoir un mur à la frontière sud (Ndlr : tout spécialement entre les Etats-Unis et le Mexique);
 
    – 2. Une nation sans lois n’est pas une nation. Les lois adoptées en conformité avec notre système Constitutionnel de gouvernement doivent être appliquées;
 
    – 3. Une nation qui ne sert pas ses propres citoyens n’est pas une nation. Tout plan d’immigration doit améliorer les emplois, les salaires et la sécurité pour tous les Américains.
 
    Enfin, lorsqu’Aurélien Véron en vient à congratuler Donald Trump pour ce qui, à ses yeux, relèverait du hold-up électoral, je préfère quant à moi parler de résistance à l’oppression contre un “establishment” notoirement rangé sous les lois de la présomption fatale, selon la percutante définition donnée par Hayek, ce vice caché non moins fatal du socialisme dont la fausse séduction vole leur bonheur aux peuples.
 
________________________
 
* Michel Piccand, de nationalité suisse, a étudié le Droit et l’Economie politique à Genève. Depuis plus de 20 ans il observe et dissèque avec attention les relations entre la Suisse et l’Union européenne… Une traduction française des propositions faites au peuple américain par Donald Trump semblait donc essentielle pour faire connaître le programme politique présenté par le candidat républicain. Cers propositions sont la clé pour comprendre les changements radicaux qui pourraient survenir si le Grand Old party (GOP) obtient la présidence des Etats-Unis en plus de la majorité au Congrès. Ndlr : ce à quoi nous venons d’assister en direct.

Librement !
Philippe S. Robert
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FRANCE

Philippe Robert 13/11/2016

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