Meeting MLP à Lyon ou « le métro à 18 heures »

Cet adage de Malraux, bien connu, a toujours voulu viser et mesurer la diversité la profondeur d'un mouvement populaire, ce qui était bien le cas de tous ces gens assemblés autour de moi à la Cité des Congrès à Lyon devant des écrans ici et là faute d'avoir pu entrer dans l'amphithéâtre où MLP égrenait au fond des choses simples, évidentes : soyez fiers d'être Français, n'ayez pas peur de réclamer vos droits de citoyens.

Sauf à abdiquer cette singularité jetée aujourd'hui aux orties par les fossoyeurs d'une "histoire" française de plus en plus mal enseignée déchirée arrachée, en lambeaux désormais, noyée obligatoirement dans des explications anachroniques tentant de légitimer d'inculquer un bourrage de crâne formidable stipulant qu'après tout la France ne serait qu'un accident et ses habitants qu'une "population" de hasard qui aurait pu être autre, amas de statistiques avant d'être  d'abord un peuple comme le martela avec beaucoup de conviction et de clairvoyance Marine Le Pen à plusieurs reprises puisque c'est bien que l'on ressent sans pour autant être membre du "Front".

La foule ne débordait certes pas des centaines de mètres à la ronde et l'on peut toujours débattre sur la taille de la salle qui aurait dû être plus grande, mais quelque chose avait franchi, traversé, le quant à soi de chacun, il soudait les gens malgré les rondeurs enveloppantes d'un discours déjà bien rodé.

Beaucoup de jeunes de femmes de jeunes couples des retraités certes, mais j'ai été surpris par le côté dynamique, bigarré, divers, classes moyennes à coup férir et plus encore, transportés par une colère sourde, un refus de baisser les bras, tout en restant bons enfants décontractés, pas de crânes rasés, les "on chez nous" n'avaient rien d'agressif plutôt contrariés comme si une plainte enfin était montée en direction d'invités qui en plus d'exiger des droits voulaient imposer leur manière de vivre ; il faut donc bien entendre ce slogan de cette manière : non pas comme exclusion d'autrui, mais refus que ce dernier en vienne jusqu'à imposer sa façon d'être au point de nous forcer à lui ressembler, comme dans certains quartiers où les femmes acceptent de ne plus être de cette coquetterie bien française connue dans le monde entier.

Il y avait bien les mesures, "144", mais là n'était pas l'essentiel plutôt l'idée que si Paris vaut bien une messe elle ne peut cependant être dite en anglais comme le croient nos mondialistes soucieux de ne voir en nous que des consommateurs, même pas des fans de sport encore moins des citoyens.

Il y avait cette idée de se réveiller d'un mauvais rêve, sans doute aidés par ces Anglais et Américains et d'autres encore refusant de devenir des hologrammes…des cyborgs interchangeables agglutinés sur des chaînes de montage mentales par les nouveaux maîtres de forge faisant travailler les "esclaves" du Sud pour les "chômeurs"du Nord selon l'image employée par MLP qu'un hypothétique revenu universel payerait, lui-même alimenté par la planche à billets sans billets, la monnaie papier sommée de disparaître à terme au même titre que les peuples les cultures et les sexes réduits à n'être que les faces d'un cube nomade, toi, moi, le bébé là qui te regarde et croit en toi en tes capacités à créer un monde d'humanité oui et de singularité aussi, mais les "nomadistes" no borders en ricanent, voilà pourquoi les vieux peuples se rebiffent ne veulent pas glisser dans la fosse médiatique commune que les nouveaux kapos organisent sous nos yeux sous l'injonction des collabos traitant de racistes ceux qui ne veulent pas aller dans la fosse nous poussant dedans à coup de plaintes et de pétitions en guise de baïonnettes, la fosse du "jeu de paume"…

En même temps parler "au nom du peuple " comme le fait MLP est dangereux, aussi a-t-elle parlé de "contrôle démocratique", de référendum d'initiative populaire, d'améliorations de certains minima, "mais ce n'est pas assez, pas nouveau, cela ronronne, cela ne suffira pas à briser le plafond de verre pour gagner le second tour" me souffla l'adhérent qui m'avait invité, j'opinais, m'attendant moi aussi à ce qu'elle parle également d'autre chose d'aujourd'hui, de démocratie numérique, d'innovations, de la France de demain, à partir de ce constat montrant que beaucoup d'initiatives nouvelles sont françaises mais ensuite se font racheter parce qu'elles ne dépassent pas le stade de la start-up de la TPE/PME…

Serait-ce alors le rôle de cet État "stratège " veillant à la proximité de solutions du fait de son acuité à repérer en amont les enjeux multiformes ? À anticiper selon l'adage du "gouverner c'est prévoir" ? On aimerait le croire… Qu'il ne s'agit pas seulement de restaurer mais d'inventer, aussi, de nouvelles traditions…

Lucien SA Oulahbib 5/2/2017

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