La « génération perdue »

Que veut cet attaquant venu de l'autre côté de la Méditerranée sinon surgir d'un vortex au temps inventé, anti-français, anti-occidental, anti-moderne, mais pas bien sûr anti-islam, anti-arabo-musulman, anti-Turc, non, ce temps là est au contraire fantasmé embelli y compris et sans doute surtout par leur progéniture en France Code civil à l'appui désormais ; un temps où il aurait été bon d'être de "souche"alors que là-bas, aussi, les arabo-musulmans sont des envahisseurs, comme en Israël, même s'ils se réclament (sur le tard) des Philistins ou de Jéricho (et pourquoi pas de la Samarie ?) ; sinon les Gaulois devraient également demander réparation à Rome et aux diverses tribus germaines dont les Francs, aux Sarrasins aussi ; et les Huns? Bienvenue en Absurdie.

Une récente enquête sanitaire notifiée par la BBC montre le désarroi d'une "génération perdue" (lost generation) à qui les gurus des années 60 et 70 ont raconté n'importe quoi alors qu'ils jouissent maintenant d'une retraite dorée dans l'Occident honni ayant réussi à arracher dans les années 80 et 90 quelques grades universitaires et diplomatiques au sein des instances internationales. Et tandis qu'ils sirotent leur "Cuba libre" en défendant Maduro leurs disciples se débattent dans le "désordre mental" créé cette fameuse déconstruction qui a tout démantelé (sauf les gurus) et qui aujourd'hui joue son va tout en tentant de ressusciter ici un califat là une république (bolivarienne) des soviets.

Et loin de l'auto-critique leurs disciples en herbe, ceux qui n'ont pas encore sombré et sévissent plus que jamais dans les médias et les institutions continuent à défendre les idéologies arabo-musulmane et social-étatistes qui sont pourtant les principales causes de toutes les crises actuelles bien plus que l'affairisme spéculatif. Ce dernier d'ailleurs les soutient ces temps-ci (un Soro par exemple) tant ce dernier a besoin de béliers pour effondrer ce qui tient encore lieu de spécificité et de singularité culturelle afin de parfaire la standardisation simulée du monde avec ses immenses môles que les wahhabites adorent tant ils peuvent matérialiser leur fantasme d'un monde peuplé uniquement d'objets sexy manipulables à l'infini.

Les créatures postmodernes, aujourd'hui dominantes, cubes amovibles indéfiniment, et qui les soutiennent frénétiquement par un orientalisme imaginaire (thé à la menthe dattes harems et eunuques SM à la clé) iront non seulement jusqu'à tenter de piéger des internautes en leur montrant des sièges d'autocar en disant que ce sont des burkas et en se moquant ensuite de leur méprise en les traitant de racistes (alors que le fait même de faire porter une camisole à une femme devrait être le seul problème) ces mêmes zombis iront aussi se répandre à l'encontre du bateau des identitaires en difficulté technique au lieu de se demander comment se fait-il qu'autant de gens fuient l'islam réel qu'ils défendent pourtant becs et ongles bites et couteaux dans leurs "éditoriaux" puisqu'il s'agit bien plus de réfugiés "économiques" (en réalité sociaux) que "politiques".
D'où le dilemme : les femmes par exemple, mais aussi les jeunes, hormis ceux contaminés par les mensonges sur 1830 et la guerre d'Algérie et sur ce qui s'est réellement passé en 1947/1967 en Palestine, tous ces gens aimeraient bien épouser à leur convenance la liberté, le mode de vie urbain d'aujourd'hui celui des démocraties, et ce malgré leurs problèmes permanents tournant souvent autour de l'application empirique de la notion de "justice" ; sauf que les disciples zombis des gurus des sixties, aujourd'hui bien planqués donc dans leur retraite doré, vont faire l'apologie des doctrines qui précisément poussent ces jeunes et ces femmes à se jeter à la mer…

Et lorsqu'ils arrivent à s'en sortir, au lieu de les aider à s'insérer dans ce tissu démocratique, les mêmes zombis postmodernes vont les forcer à ne pas oublier la grandeur supposée des idéologies qui les ont forcé pourtant à se jeter dans toutes sortes d'eaux troubles.

Je me rappelle ce moment inouï lorsque dans une soirée j'ai répondu à une question sur mes "racines" en précisant que mon peuple d'origine, (Imazighen, Numides, Puniques tout aussi bien) avait été chrétien (et juif) au même moment que la Gaule et en plus grand nombre et que s'il n'y avait pas eu l'invasion arabo-musulmane, l'Afrique du Nord latine et judéo-chrétienne serait devenue romane à l'instar des pays slaves et de la Gaule…

Mal m'en a pris ! Les gens qui m'avaient questionné me regardèrent comme si j'étais un martien dangereux il y avait aussi un air de pitié de dédain comme s' il ne voyait en moi qu'une créature "occidentalisée" une créature impérialiste dominatrice de plus (je n'étais pas dans une soirée gauchiste pourtant) rejetant ses "vraies racines" celles de la seule culture arabo-musulmane bien sûr dont les gurus sixties et leurs Suivantes disent toujours le plus grand bien puisqu'elle aurait même civilisé l'Europe comment ne pourrait-elle pas continué à le faire aujourd'hui et pourquoi n'y suis-je pas dans ce cas fidèle ?

C'est là le point crucial : lorsque des femmes des jeunes issus de ces contrées veulent épouser une nouvelle façon d'être ils sont attaqués à la fois par leurs congénères encore convaincus de leur supériorité supposée (et uniquement mis à bas pour eux par les Croisades et "le" colonialisme occidental) et à la fois par les gens du cru qui soit n'ont pas envie d'insérer d'étrangers concurrents soit par des gens soit disant "rebelles" à la culture occidentale et qui considèrent que cela ne vaut pas le coup d'insérer une culture ayant produit les plus grands catastrophes de tous les temps ; d'où leur désir de voir plutôt ces femmes et ces jeunes "renouer avec leurs racines" aussi imaginaires que répressives pourtant ; et, bien sûr, ces libérateurs n'intégreront pas le communisme dans leur sinistre compatibilité (ni le massacre entre Mayas, Aztèques, Incas, les tibétains par les chinois, les chinois par les japonais, les berbères par les arabes, les juifs andalous par les berbères islamisés, sans parler de la traite esclavagiste organisée par les arabo-musulmans et bien plus meurtrière que la traite atlantique comme l'indique Tidiane N'diaye dans Le génocide voilé etc etc etc).

Nous en sommes là : des créatures zombis sans passé ni avenir, refusant la notion même d'identité (ils sortent leur revolver celui de la censure dès qu'ils l'entendent) empêchent qu'une réelle insertion se fasse en attaquant ceux qui considèrent que les nouveaux arrivants posent problème parce qu'ils n'ont pas été éduqué dans le respect des autres, femmes, étrangers, juifs, ce qui pousse par exemple en Australie à tenter de refuser de construire une synagogue ou que des quartiers entiers se vident de leurs autochtones à force d'intimidations fomentées précisément par ceux-là mêmes que lesdits antiracistes protègent au nom de la diversité alors que ces gens refusent précisément celle-ci.

Il est aisé dans ce cas de s'en prendre aux "racistes" etc en pratiquant une politique qui non seulement les renforce mais arment aussi ceux qui refusent toute insertion de leurs pairs en les traitant de traites ou d'apostats.

En réalité la manière dont est refusé actuellement le débat en Occident sur les causes réelles de la migration mondiale actuelle (vers l'Europe ou inter-africaine, par exemple la pression de la fuite des zimbabwéens, nigériens, somaliens, vers l'Afrique du Sud) la confusion entre religion et "race" (supposée ne pas exister, comme la théorie du genre…) tous ces refus, ces cécités historiques, ces servitudes volontaires, pyromanes, aux responsabilités depuis des décennies, entretiennent, aggravent, exacerbent un climat de plus en plus délétère qui alimente objectivement et subjectivement la légitimation "terroriste" au lieu de la désamorcer et l'isoler.

Lucien SA Oulahbib 12/8/2017

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