Discours dominant terminal (BM et Pizzeria/Trump/climat…)

Le Discours Dominant Terminal basé sur une vision techniciste du monde (maquillée d'humanisme et d'écologisme du genre : pour votre Bien…) veut éradiquer le vrai du réel (d'où son sigle ici : DDT) tel un insecticide mais "bio" puisqu'il va utiliser des biais :

- discours lénifiant sur les assassins présentés toujours en victimes (ce qui n'est pas nouveau bien sûr)

-discours catastrophiste annonçant sans sourciller que dans "trois ans il serait trop tard" (Jouzel dans le JDD) s'agissant de ces incendies ici et là alors que dans la plupart des cas leur origine est humaine ou plutôt criminelle (si l'on ose précisément appeler un chat un chat).
En l'an 2000 déjà ce même discours clamait qu'en 2020 l'on verrait la fin du monde (Al Gore par exemple et ses vagues de six mètres) repoussée cependant à 2050 voire 2100 pour avoir le temps de bien éradiquer toute pensée contradictoire avec une avalanche de chiffres étayés par aucune observation sinon celles des variations naturelles (ainsi ces navigateurs qui se font piéger dans le passage du Nord Ouest).

Mais l'on ne saura rien de ces criminels mettant le feu alors que le moindre membre "d'extrême droite" attrapé pour ses crimes sera médiatiquement dépecé et évidemment guère "excusé" bien au contraire ; on verra plutôt le processus des vases communiquants s'exercer en ce que ce militant sera autant chargé en crimes que son alter-ego à l'extrême gauche ou djihadiste sera déchargé (c'est d'ailleurs essentiellement ce qui est ce jour reproché à Trump : ne pas adopter le DDT).

Ce procédé, en particulier la pratique de la disparition du crime en dysfonctionnement dépassant la personne (du moins si celle-ci n'est pas classé d'extrême droite celle-ci ayant une psychologie à part de type martienne sans doute) aura atteint ces derniers jours le summum en France avec l'acte du dénommé "David P."

Ainsi, pénétrant le corps d'une jeune fille de 13 ans ainsi que le corps de son frère de trois ans sans compter deux ou trois autres, une vraie orgie en réalité, il les pénétra donc avec sa BM en érection lancée à toute allure jusqu'à les perforer massacrer, et le rut atteint, tel un Sade Satisfait, il se fit attrapé presque fier de lui l'air soulagé au moment où il a été arrêté comme on peut le deviner sur la seule photo visible publiée par le Daily Mail.

Les "médias" (medium, intermédiaire, en latin) s'empressèrent de balancer leur DDT avec le biais bien sûr de faire croire qu'ils ne seraient pas de la "fake news" par leur teasing et désormais fameux "ce que l'on sait" ; alors qu'ils n'ont eu de cesse de seulement retracer l'aspect victimaire de cet assassin récitant soumis les éléments de langage : son caractère suicidaire avec prise lourde de stupéfiants souffrant de délire de persécution alors que ses voisins le décrivent comme quelqu'un de "souriant", docteur Jeckill et Mister Hyde quoi…en dissociation donc (split, très tendance…)

Les médias sont devenus ainsi des psychiatres comme au beau temps de l'URSS version Brejnev, pour prouver aussi qu'ils font sérieusement du journalisme, en se basant uniquement sur ce qui pourrait expliquer mécaniquement l'acte, mettant donc de côté l'intention de l'acteur qui n'est pas pourtant pas seulement un agent de ses pulsions ce n'est pas un animal à réflexes c'est un être humain doté de raison (éternel débat entre la pensée mécaniste, issue du marxisme et du behaviorisme, et la pensée vitaliste, dynamique, du libre-arbitre). Un assassin en réalité qui en plus et jusqu'à preuve du contraire n'était pas suivi en psychiatrie. D'où l'incohérence médiatique à en parler si aisément.

Il s'avère que depuis de nombreuses années, comme j'ai pu l'expliquer (dans l'ouvrage Disparition du crime dans la sociologie contemporaine) il existe une volonté idéologique d'éliminer arbitrairement les notions d'intention de responsabilité, elles existent certes encore juridiquement mais sans cesse rognées car ce qui prévaut c'est plutôt l'idée d'effacement de réhabilitation la "personne" a flanché, vite une "seconde, troisième, énième" chance" car ce n'est pas de sa "faute" concept moraliste bourgeois. La sanction n'est alors pensée qu'en vue de sa personnalisation dont les actes sont bien sûr atténués par toutes de sortes d'analyses mécanistes stipulant que l'individu est en quelque sorte programmé par ses traumas et donc n'y peut rien, ce qui est totalement faux sinon par exception puisque les phénomènes de résilience montrent par exemple que la plupart des victimes de viols ne deviennent pas eux-mêmes violeurs.

Sauf que loin de ces observations et du fait de cette conception dominante en sociologie pénale (un Mucchielli par exemple) le criminel est essentiellement perçu comme une victime des circonstances et sa propre victime un dommage collatéral, dont on parle presque plus ; la vraie victime est en effet à peine reconnue, malgré les tentatives actuelles, la fascination étant tournée vers "l'être humain devenu sauvage" voilà également ce qui intéressait Foucault et toute la littérature démoniaque ou comment voir au plus près l'individu se transformer en loup garou, jouir de ce moment même, ou Le silence des agneaux ; le livre qui avait été fait sur DSK par une histrion écrivaillon s'étant "donnée" à lui pour relater ensuite les ardeurs de la "bête" relève de cet acabit.

Dans ces conditions la fascination psychiatrisée envers le djihadiste se répand également dans pratiquement les mêmes termes, une sorte de phénoménologie de bazar qui viendra quasiment excuser son acte sous prétexte de le "comprendre" en y ajoutant parfois l'aspect social comme s'il suffisait d'être misérable pour avoir cette force du croire qui pousse à se sentir invincible alors qu'il faut toute une préparation psychologique, un conditionnement.

Cette psychiatrisation de bazar s'est aussi répandue dans les analyses relatives au vote FN, ainsi dans La Misère du monde ouvrage dirigé par Bourdieu une de ses créatures interroge une adepte du FN allant par ailleurs à St Nicolas du Chardonnay, la totale donc, et l'on lit dans les questions de la préposée sociologue son incompréhension abyssale de la personne interviewée hormis sa caractérisation psycho-sociologique comme une sorte d'attardée ratée de la mondialisation, un monstre produit par le "néo-libéralisme" que l'on peut interviewer pour un avancement de carrière, que l'on peut ensuite éliminer par un Antifa qui n'y voit que "l'autre" l'ennemi, ce que Lénine appelait les punaises la vermine (lubrique ajouta Mao) qu'il faut absolument écraser, ventre immonde, etc…

D'où le tollé général lorsqu'un Trump ose appeler un chat un chat et un Antifa un être violent qui n'a rien à envier aux nazillons puisque si ceux-ci parlent au nom de la race blanche l'Antifa parle certes au nom des "gentils" mais dans la seule mesure où ceux-ci acceptent de marcher comme il faut et de diffuser le DDT (Discours Dominant terminal) mâtiné de catastrophisme et de mise sous surveillance de la liberté un concept suspect par essence (alors qu'il ne faut surtout pas faire d'essentialisme…).

Nous voilà donc au coeur d'une nouvelle Inquisition avec son Dogme ses prêtres ses officines ses polices secrètes. Autant d'idiots utiles…


Lucien SA Oulahbib 16/8/2017

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