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La farce du 22 mars 2018

Les mêmes qui s'approprient la Nation et la République (et son trajet aller-retour) depuis 1945 (bien avant en fait) alors qu'ils ont failli, sur tous les plans ou pratiquement (hormis la dissuasion nucléaire) continuent à déblatérer les mêmes faux discours pétris de plus en plus de pitié du genre le pauvre cheminot qui gagne peu alors que dans un système de formation conséquent le préposé en question pourrait évoluer et donc voir sa situation progresser ; de plus s'il accepte que son avancement ne soit pas liée à une grille des salaires mais selon son mérite son statut s'améliorerait encore mieux.

Mais ceci concerne au fond toute la fonction publique grevée par cet immobilisme, ce qui décourage on le sait les plus novateurs et alimente les carriéristes les assoiffés de pouvoir qui empêchent tout, bloquent tout (des bibliothèques entières croulent sous les témoignages, les rapports eux hantent les archives et calent les bureaux) au nom de ce statut qui est désormais devenu un prétexte pour ce qu'il faut appeler le camp de la Contre-réforme qui en fait on le voit bien va bien au-delà de ladite nouvelle césure patriotes versus mondialistes puisque ce camp du refus regroupe tous les courants politiques refusant à la base toute liberté de choix, toute concurrence donc, qu'il s'agisse de la santé, du transport, de l'éducation, voulant au fond reconstruire France Télécom avant l'arrivée de Free, Le Monde d'Edwy Plenel (voir le livre de Pierre Péan et Philippe Cohen) croyant que le monopole reste la solution (alors que même privé il n'est pas soutenable) surtout s'il peut être financé par le déficit public et à terme par la planche à billets lors d'une sortie de l'Euro lorsque les riches auront été pressés ou enfuis chemises déchirées sous les quolibets des nouveaux sans culottes ou gardes verts prêts à fondre sur ce qui reste encore de chair vive en France, intimidant tous ceux qui refusent cet énième coup de force d'une (fausse) "élite" étatiste (pour le pire) aux abois qui en plus scie la branche sur laquelle elle est assise puisqu'en mettant de plus en plus de bâtons fiscaux dans les roues de tout un chacun celles-ci flanchent, plient (déjà la Province hors mégapoles est de plus en plus à l'abandon) laissant la porte ouvertes aux abandons de territoires à une multiculturalité qui attend son heure pour exiger au nom du "racisme d'État" la montée d'un relativisme non plus seulement culturel mais juridique, linguistique, etc.

Ainsi, formation tout le long de la vie, rémunération au mérite, plus également participation accrue, voire cogestion, accroissement d'une horizontalité nécessaire dans les responsabilisations tout cela serait possible ; sans pour autant baisser les bras devant le fait qu'aucune concurrence reste libre et non faussé ; ce n'est qu'un optimum idéal ; c'est d'ailleurs ce que les (néo) marxistes ne comprennent pas, eux qui pensent pouvoir construire un paradis sans conflit alors que les ethnologues nous ont appris que même dans les contrées sans beaucoup de biens privés les conflits sont perpétuels.

Il faut donc bien, aussi, une régulation publique (indépendante telle la Cour des Comptes qui devra avoir un droit de poursuite) et tout cela, ce mixte, cette tension entre espace public et espace privé, ce conflit nécessaire aussi entre élite et peuple comme le disait Machiavel dans son Discours sur la décade de Tite-Live ( ce qui implique une tension permanente entre un Sénat et une Assemblée nationale, tension à reconstruire…) tout ce vaste effort de réformes profondes de libération de la société française au sens non pas économiste seulement mais politique, tout cet effort de Civilisation (me disait un Comorien…) reste donc toujours et toujours balayé sous nos yeux par ceux qui se sont accaparés le service public, l'État, depuis la "libération" alors qu'ils n'y sont pour presque rien dans celle-ci d'où le mel récent de la CGT stipulant qu'il faut profiter de la situation pour aggraver les choses entre les jours de grève alors qu'elle a été la première (suivi par Sud aujourd'hui) à couler le fret par exemple, les entreprises du frais voyant leurs yaourts pourrir sur les rails des grèves perlées et larvées qui furent permanentes en réalité dans ce secteur, d'où le choix de la route faute de transport ferroviaire fiable.

Les manipulateurs actuels cachent donc le fait qu'ils refusent le changement de statut juridique des entreprises publiques non pas seulement parce que cela impliquera plus de responsabilité sur la gestion et donc sur la dette (ce qui grèvera leur pouvoir) mais parce qu'ils veulent préserver un immobilisme dans tous les secteurs peu importe la baisse de régime du service octroyé ; observez le scandale actuel des urgences, des maisons de retraite, des tribunaux, prisons, commissariats, le tout tenant par des bouts de sparadrap, or, pour sauver leur état dans l'État qui en aval fait pleurer les chaumières sur le petit salaire du cheminot de l'infirmière et de l'instituteur  refusent en amont de faire en sorte que la situation s'améliore de telle sorte que les salariés voient leur statut réellement s'améliorer en s'organisant autrement en libérant les énergies les innovations en ne faisant pas croire qu'une infirmière privée soigne moins bien qu'une infirmière des urgences.

Sauf qu'en refusant d'aller encore plus vigoureusement dans ce sens, le gouvernement "En Marche" recule devant les chiffons rouges : trains en U.K, santé aux USA, travailleurs pauvres en Allemagne alors qu'il est dit beaucoup de mensonges sur ces trois points, en Allemagne les loyers sont bien moins chers, les trains y sont moins chers aussi, en U.K les trains sont certes plus chers mais bien plus confortables, nombreux, à l'heure, et il y a moins d'impôts, et il a fallu rattraper plus de trente ans de non investissements publics ; quant aux USA les mutuelles d'entreprise compensent largement le coût plus important et les moins favorisés étaient déjà protégés bien avant l'invention de l'Obamacare…

Les médias liés idéologiquement à ce courant vampirisant encore et toujours la puissance publique sont énormément responsables de cette désinformation, qu'alimentent également tous les courants politiques, y compris le gouvernement actuel, qui soit disant au-delà de la gauche et de la droite, reproduit les immobilismes de ces deux sensibilités (en réalité permanentes) ce qui renforce l'hypocrisie sociale en ne mettant pas sur la table tous les problèmes en même temps ; ce qui remet en salle tous ces vieux chevaux de retour qui n'ont rien à dire au pays sinon tondre les riches ouvrir ou fermer les frontières alors qu'ils tondent en réalité les moutons que nous sommes enfermés dans des casiers (blancs contre noirs dernièrement) au nom de lutte contre "l'essentialisme" ce qui est le comble.

Voilà pourquoi il faudrait, je réitère un M5 à la française, que je nommerais après réflexion plutôt un M4, un Mouvement Quatre étoiles, parce qu'il faut qu'en France pays du luxe de la mode de la bienséance du bon vivre il faut améliorer quatre directions en étoile : Développement, Solidarité, Formation, France : Développement plutôt que seulement croissance ; Solidarité plutôt que seulement égalité et sécurité (avec un Fonds Commun de Solidarité) ; Formation (réelle) et en continu tout le long de la vie ; France parce qu'il ne suffit pas de se sentir citoyen il faut aussi adhérer aux acquis civilisationnels, acquis (comme l'égalité homme/femme, la méritocratie, la solidarité entre générations) qui peuvent évoluer, mais n'ont pas à être démantelés sans toucher à sa spécificité d'être.

Voilà l'enjeu de ce Mouvement Quatre étoiles à faire émerger.

Lucien SA Oulahbib 22/3/2018

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