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Sitting Bull et « nous »

Imaginez une interview de Sitting Bull, voire Cochise, Géronimo, indiquant qu'ils se sentent "envahis", qu'ils ne sentent plus "chez eux", et qu'en face lesdits "envahisseurs" clament que ces propos relèvent de la discrimination, du racisme (d'Etat) que le fait de serrer la main ou de regarder une femme journaliste relèverait de l' "occidental" comme l'a clamé le représentant du parti "islam" en Belgique : "

(…) Le fait de serrer la main c'est occidental. Regardez les esquimaux, ils se touchent le bout du nez. Il y a une loi qui oblige de se serrer la main ? Il y a rien. Il faut respecter les valeurs des autres. Les bouddhistes, ils se mettent les mains comme ça [Il met ses mains jointes sur sa poitrine]. Nous, on respecte", lance Redouane Ahrouch (…)"

Quant à la journaliste non regardée : "Me regarder, vous ne pouvez pas faire non plus ? ", lui lâche-t-elle, éberluée. "Je vous entends cinq sur cinq! Je vous vois à la télé tous les dimanche", répond le président du parti "Islam" (…)"

Le fait de serrer la main à la façon occidentale, de faire la bise aussi, de regarder une femme, de fumer le calumet de la paix aussi, c'est non seulement respecter précisément la culture d'accueil, mais c'est aussi et surtout admettre qu'il existe de nouveaux comportements à universaliser au sens où ils doivent dorénavant faire intrinsèquement parties des attitudes parce qu'ils correspondent au bon développement de l'humain comme genre spécifique se distinguant précisément de l'animal "pur" en ce qu'il est aussi constitué de cette nature singulière qui fait qu'elle puisse se cultiver autrement intégrant assimilant de nouvelles traditions.

C'est que ne semble pas comprendre le 1er Ministre canadien Trudeau lorsqu'il refuse de prendre position pour caractériser l'excision de "barbare" préférant le terme "d'inacceptable" alors que celle-ci, au-delà des termes, fait justement partie d'une tradition culturelle humaine donnée qui se doit d'être remplacée par une nouvelle tradition plus conforme aux nouveaux acquis civilisationnels, à savoir la liberté et l'égalité des droits.

Les propos de ce (musulman ? Islam/iste ?) vivant en Belgique et le comportement plus général des multiculturalistes genre Trudeau et leurs copycats mondiaux sont les deux faces extrêmes d'une même erreur fondamentale, celle de croire qu'il suffit de se réclamer d'une "différence" pour exister juridiquement alors qu'elle peut se trouver en contradiction insurmontable avec des attitudes non seulement juridiques mais aussi légitimées par le non dit de l'être ensemble constituant le propre d'une singularité nationale prise au sens ethnique et culturelle, ce qui inclut un jeu subtil entres divers équilibres, mais exclut ceux qui se veulent précisément exclusifs, ce propos induisant de réfléchir à nouveaux frais sur les questions de la "frontière", de "l'accueil", alors qu'elles sont mises de côté ou exacerbées de façon extrémiste.

Aussi autant Sitting Bull peut prétendre être chez lui autant un français, un hongrois, un allemand, un anglais, un italien, un américain US, peut l'indiquer aussi de nos jours sans que l'on n'agite immédiatement l'étiquette Goldwin du "fascisme".
Sinon cela voudrait dire qu'au nom d'une repentance regrettant d'avoir empêché Cochise de dire qu'il était "chez lui" l'on passe dans l'autre extrême en considérant que chaque "migrant" qui vient serait  Sitting Bull réincarné alors que souvent ces migrants fuient ces pays qui ne sont pas, plus, ou n'ont jamais été sous la coupe occidentale mais la plupart des cas sous celle du joug arabo-musulman qui s'est, lui, et ce précisément, forgé sur un réel racisme d'Etat séparant musulmans arabes, musulmans non arabes d'un côté mais posées comme classes dirigeantes à divers degrés de la Strate, et de l'autre côté tous les non musulmans, distinguant cependant parmi eux "juifs et chrétiens" puisqu'ils sont désignés dans ledit "Livre"
(mais qu'il faut néanmoins soumettre comme le développe Bat Ye'or en particulier récemment dans son "autobiographie politique"), et animistes polythéistes considérés eux comme à peine supérieurs aux animaux et que l'on peut donc rendre esclaves sans souci sans merci (comme l'a indiqué Tidiane N'Diaye dans Le génocide voilé).

On l'a vu d'ailleurs dans les pratiques de Daech en Syrie et en Irak, pratiques de l'islam historique (avant son reflux) et non pas dévoyé comme le prétendent encore certains continuant dans ce cas à renforcer l'illusion que l'islam, en soi, reste innocent d'attitudes qui s'en réclament alors que leur contenu se trouve de plus en plus en totale contradiction avec les nouveaux apports civilisationnels au sens universel du terme.

Ces derniers renforcent en effet le développement de tous les humains et de leurs spécificités politiques et culturelles à partir du moment où ces dernières ne restent pas en contradiction avec eux ; ce qui ne va certes pas de soi ; d'où d'ailleurs la difficulté à définir le terme de "paix", car, à ce titre, on trouvera toujours dans tous les textes ce terme alors que son contenu est subordonné à l'instance souveraine décidant de ce qu'il en "est" réellement : ainsi dire nul ne peut tuer quelqu'un s'il vit en "paix" à côté de soi, reste vague parce que l'on peut décréter qu'il ne vit pas en "paix" à cet instant T et donc qu'on peut le tuer…. Il faut donc aussi se méfier de ces propos lénifiants accumulant les occurrences du terme par exemple dans l'islam  alors que même son "bonjour" (que la paix soit avec toi) signifie que "la paix-de l'islam- soit avec/sur/en toi" ce qui ne veut pas du tout dire la même chose…

Il ne semble pas que cela soit encore compris au vu du débat actuel en particulier ces tribunes en France qui s'annihilent l'une l'autre parce qu'elles ne vont pas au fond du débat : l'islamisme c'est l'islam en acte et non pas idéalisé surtout lorsque ses pratiquants vivent dans un espace sécularisé, mais il faut admettre qu'il existe plusieurs degrés d'application puisque à l'évidence ce qui se vit au Maroc n'est pas identique à ce qui se vit en Arabie, ce qui n'empêche pas de voir la répression voire la mise à mort s'abattre lorsque l'on ne fait pas le jeûne, l'on se promène dévoilée, main dans la main, "les amoureux sur les bancs publics",sans doute au départ "occidental" sauf que cette pratique n'a pas à être réprimée au nom d'une "différence" qui se clamerait supérieure parce que "révélée" à partir du moment où ces "amoureux" ne poussent cependant pas leur exhibition jusqu'au "bout" puisqu'il est aussi question de retenue dans le non-dit qui constitue à chaque époque l'esprit du temps ou culture commune cet esprit ou souffle à chaque fois faisant respirer l'âme des peuples et par elle l'âme du Monde.

Sauf qu'il ne faut pas oublier ce que Pirenne soulignait déjà dans son "Mahomet et Charlemagne"à savoir "la passivité des populations incapables de résistance, sans esprit civique, méprisant les Barbares, mais prêtes à en subir le joug". Les propos qui se tiennent aujourd'hui en Belgique, en France, au Canada, mais aussi les provocations diverses de prétendues avant-gardes culturelles, ne sont pas là pour rassurer mais vont précisément dans cette (non) direction.

Lucien SA Oulahbib 25/4/2018

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