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Comment mesurer ladite »violence sociale »?

URSS, Chine, Inde, Algérie, Vietnam, Venezuela aujourd'hui… tous ont poussé jusqu'au bout ou presque l'idée qu'un service public partout maillant toute la société serait la panacée pour "en finir avec la violence sociale" ; il n'en fut et n'en est toujours rien, pourquoi?… Et en quoi la France pourrait être à nouveau un modèle en la matière comme il est prétendu à "la gauche de la gauche" comme à "la droite de la droite" (le FN soutenant la grève à la SNCF par exemple) d'autant que la France redistribue aujourd'hui bien plus que les pays scandinaves pourtant champions en la matière ? 

En fait le communisme et son opposé formel l'étatisme, même peint en couleurs patriotiques, aggravent ladite "violence sociale" (comme Auguste Comte en avait eu l'intuition géniale) si l'on entend par celle-ci l'injustice des conditions initiales qui empêchent les plus aptes à accéder aux meilleures positions dans la Strate sociale alors que les moins aptes mais dotés de conditions plus favorables (héritage, réseaux…) en bénéficient, c'est "l'inégalité injustifiée" comme l'a théorisé Raymond Boudon.

Communisme et étatisme confondent affairisme, appât du gain, intemporels, et esprit du capitalisme qui est plutôt une technique pour organiser en optimum divers ratios comme le disait Max Weber. L'analyse de Marx n'est donc valable que localement, pas en général, cela vise l'affairisme, la connivence entre les fractions d'élites affairistes et étatistes, pas le capitalisme, autrement le fordisme n'aurait jamais existé et l'on serait revenu vers l'esclavagisme comme ce fut le cas d'ailleurs sous le communisme et le nazisme…

Le communisme et étatisme aggravent la violence sociale posée également comme injustice pour s'insérer malgré ses aptitudes (son potentiel) parce que 1/au lieu par exemple de partager vraiment le droit de propriété (source ultime de la violence sociale pour certains) en permettant à chacun de posséder des actions (comme le prônait Friedman dans son "Contre Galbraith") quitte à voir émerger des groupes activistes dans les assemblées d'actionnaires, et 2/au lieu de partager vraiment l'acquisition des compétences en faisant en sorte que chaque "citoyen-propriétaire" (comme le définissait John Rawls dans "La justice comme équité") puisse au bout de six mois se voir proposer une formation qualifiante lorsqu'il fait une tâche redondante (qui doit, elle, être laissée plutôt aux nouveaux entrants sans formation ou ayant peu d'aptitudes, de désirs, à faire autre chose) communistes et étatistes perpétuent l'immobilisme et donc aggravent les conditions des plus démunis en les forçant à rester dans la même strate alors que communistes et étatistes vont eux se répandre dans les strates supérieures en lieu et place des vrais propriétaires sociaux, les membres associés des citoyens.

Voilà où nous en sommes : communistes et étatistes (socialistes, gaullistes, nationalistes) cultivent la misère sociale (tout en la contenant pour justifier leur hégémonie face à la "précarité" anglaise, allemande, américaine…) mais empêchent en réalité qu'une vraie émancipation sociale aille vers un affinement positif de tous.  Communistes et étatistes se servent de l'alibi dudit "service public" pour accroître leur emprise sur la société, accaparant la richesse pour la redistribuer disent-ils sauf que celle-ci ne devient qu'un fusil à un coup puisque si la demande effective va gonfler brusquement il faut qu'en face existe l'autre versant la production et l'innovation afin de satisfaire cette hausse de la demande globale (le bien être) or production et innovation décrochent à ce moment là puisque plus personne n'a intérêt à s'y risquer…Le Venezuela à l'heure actuelle en est à nouveau l'exemple à l'état chimiquement pur.

Et en quoi par exemple une université indépendante, des écoles autonomes et/ou libres, des transports, des énergies libres et non faussées, une infirmière libérale seraient moins fiables à partir du moment où les conditions d'accès sont plutôt basées sur le mérite, la concurrence, vérifiés par des instances de régulation indépendantes ?…

Mais la question de la violence sociale n'est pas la seule, il faut aussi parler de la violence politique, de l'insécurité culturelle… En fait la question sociale ne peut pas être disjointe des questions politiques et existentielles…Or communisme étatisme mais aussi affairisme font l'impasse sur ces intrications, voilà le drame qui assaille de plus en plus la France, l'Europe, le Monde.

Lucien SA Oulahbib 3/5/2018

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