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L’idéologie rend aveugle et méchant

Il ne semble pas qu'il faille attaquer ad hominem les idéologues parce que cela les renforce dans leur connerie et méchanceté et plus embêtant cela aveuglent certains de leurs partisans qui à force de réalités évidentes commencent à se détourner d'eux.

Il faut plutôt démontrer l'inanité de leurs "arguments" pour la plupart écartés depuis longtemps par l'approche scientifique sérieuse à commencer par la prédominance de la pression du milieu qui mécaniquement produirait délits et meurtres: à ce compte là les rues des quartiers les plus misérables seraient des coupe-gorge, les huit à treize millions de "pauvres" en France seraient dans les rues à assaillir le bobo, ce qui n'est guère le cas, en effet, tout est "tranquille" oyez oyez mais ce parce qu'il faut un facteur déclenchant pour aller à l'acte et ce facteur est à chercher dans la psychologie et elle-même va puiser ses permissions dans les cadres culturels propres au groupe dans lequel est inséré le criminel supposé.

Dans ces conditions, et même si la généralisation n'est pas de mise, il apparaît des congruences de facteurs comme l'on dit dans la science non idéologisée établissant des corrélations non fortuites entre passage à l'acte profil psychologique et modèle culturel.

Or, les idéologues actuels, issus du léninisme et de l'anarchisme nihiliste en sont encore à ressasser les erreurs post-lamarkiste sur la prépondérance du milieu qu'un Bourdieu a tenté de mettre sous statistiques avec une méthode qui a été réfutée dès les années 20 par Russel, Whitehead, Popper, dans la mesure où elle cherchait à l'exhaustivité des facteurs avant toute qualification alors qu'il n'est par exemple guère besoin de comptabiliser tous les corbeaux pour établir la probabilité qu'ils soient pratiquement tous de couleur noire…

De même, concernant les récentes attaques au couteau, point n'est besoin de chercher à l'exhaustivité des facteurs si l'on sait que les présumés coupables répondent au moins à ces deux facteurs principaux que sont le profil psychologique et le cadre culturel qui le légitime en occurrence pour ces attaques l'islam dont nombre de passages justifient voire encouragent un tel passage à l'acte.

Idem en économie où la richesse actuelle est moins produite par la domination clanique et tribale comme au temps de Crésus et bien plus par un système conflictuel de compétences mondialisées, de capacités à avoir de l'autorité charismatique, managériale, et savoir décider souverainement (est souverain celui qui décide de la situation exceptionnelle rappelle Schmitt)soit trois facteurs au fondement de toute structure (ou stratification) sociale.

Or il s'avère que lorsque les groupes à leurs commandes périclitent déclinent refusent l'accès aux nouveaux entrants, substituent le rapport de forces à la coopération, sont en perte de vitesse, refusent l'innovation, bref, s'accrochent à leur héritage et privilèges tous ces facteurs en se corrélant forme crise politique ce qui nécessite alors de les contester d'où la fonction évolutive indispensable du facteur conflictuel comme l'avait bien vu Machiavel (reprenant Platon dans son Politique) lorsque le premier voyait dans le conflit (par exemple dans son Discours sur la dernière décade de Tite Live) un élément positif pour consolider et faire avancer la République ce pivot qui permet au demos (populo, bourg/eois, rappelle Weber) de faire (la) Nation ; Platon rappelait lui au peuple que s'il observe le capitaine les porter vers les récifs il faut l'éloigner de la barre, idem pour le médecin aux potions sans effet…

D'où la nécessité de ne plus nommer ces idéologues qui au fond depuis Lénine n'ont rien produit de consistant, même pas Foucault qui a réduit la notion de pouvoir à celle de domination, répétant ici Marx et Marcuse, oubliant l'autorité charismatique et la capacité de décider qui légitiment l'obéissance à la loi ; même Deleuze ne fait pas le poids; il a certes réhabilité Bergson contre Sartre avec le primat du spirituel (de l'intention)dans l'acte de matérialisation, mais ce en s'en servant pour des expérimentations sordides (Masoch) et terroristes (Brigades rouges, Autonomes, avec Guattari) tout en se lamentant que le communisme soviétique n'ait pas pu dominer toute la terre, revenant au fond à l'Idée (léniniste) d'une tyrannie totale, force à l'état pur, celle qui "donne" la mort à ce qui ne se soumet pas, cette donation faisant tant jouir Derrida et Lyotard, où l'implosion généralisée de toute raison (sens) au profit du ni-ni, du sans, du trans perpétuel (si b alors a, si a alors b lénifiait Lyotard) déjà repérable chez Blanchot et Bataille, leurs maîtres (mètres diraient Barthes, Lacan…).

Ces idéologues sont semblables à l'équipe du Titanic qui voyant à l'horizon un iceberg ne le sondèrent que comme un fait divers de plus, sauf que la brume se dissipant…une montagne parût mais trop tard pour l'éviter. Aussi les nommer leur donne de l'importance les renforce dans l'idée qu'ils ont une fonction, il suffit de lire les tweets pitoyables suivant cette rixe entre gens du voyage et jeunes délinquants nord africains pour y lire le degré zéro de leur "pensée", même pas une once de réflexion démonstrative, rien, seulement des propos de fin de soirée, fin de partie lorsque le maquillage s'en va et l'illusion s'évaporent. Reste l'iceberg. Du Réel qui vient.

Du moins si Godot ne cherche pas à le retenir, en vain.

Il ne faut plus se perdre en polémiques inutiles, les ignorer, autant qu'ils le font d'ailleurs, sauf que… si le courant devient trop puissant alors ils font appel à la justice en bons "trouillards" ou bien lâchent leurs milices nihilistes sans d'ailleurs que la maréchaussée ne bouge trop, tels ces Suisses qui se firent massacrer aux Tuileries en août 1792 faute d'ordres adéquats, Louis XVI leur demandant de déposer les armes, De Gaulle réitéra le même ordre en 1962 laissant 150.000 harkis sur le carreau pour les égorgeurs au couteau (déjà), égorgeurs payés par les nassériens pro-nazis et les wahhabites (déjà), bis repetita même si comparaison n'est pas raison (surtout pour Louis XVI) au fond…de quoi ? Telle est la question devant nous, qui "nous" ?… En tout cas faisons en sorte que les idiot(es) utiles deviennent inutilisables.

Lucien SA Oulahbib 13/8/2018

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