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Lobby queer « progrès »et grande roue

La diatribe anti "Campion", l'homme à la roue, le copain de Johnny et de Sarko, de Yves Mourousi aussi (pas vraiment hétéro), est à son comble du fait de son langage "fleuri"(à la Yann Moix? ou à la Charles Consigny sur ONPC?) à l'encontre de certains qui l'ont expulsé de la Place de la Concorde en même temps que le "Marché de Noël".

Si l'on visionne les propos de la vidéo, Marcel Campion s'en prend tout d'abord aux propos de la Maire de Paris, Anne Hidalgo, qui discriminent ce qu'ils représentent, Campion et le Marché de Noël, en disant qu'ils ne font pas dans la "qualité" selon la maire ce que récuse Campion en prenant comme exemple ce plug anal géant qui en effet paradait Place Vendôme en 2014 avant de se faire dégonfler, Campion n'y voit pas cette "qualité" tant vantée, qu'on lui reproche de ne pas avoir, dans cet objet dont se servent selon lui les "pervers" ; puis il accuse en effet Bruno Julliard (qui vient d'ailleurs de se séparer d'Hidalgo) d'avoir opté, étant "un peu de la jaquette", pour la promotion canapé auprès du prédécesseur d'Hidalgo, Delanoé, et de là avoir pu également introduire si l'on peut dire un certain lobby "homo" (queer en réalité adepte du transgenre) qui sans doute considère le plug anal géant comme un "progrès" bien plus représentatif du Paris d'aujourd'hui que ce que représente un Marcel Campion, tout ce monde forain "sans qualités" ce gros vin rouge qui tâche, cette beauferie généralisée, le peuple à sandales quoa, rien à voir avec la belle soirée macronienne, le (c)hic à l'Elysée lors de la fête de la musique avec Kiddy Smile et sa bande, pris à partie d'ailleurs par Charles Consigny sur ONPC parce qu'il s'agit au fond du même problème :

si en effet l'on n'est pas dans la norme actuelle à savoir le complet renversement des extrêmes cela ne passe pas, si l'on n'est pas "progressiste" donc LGBT(IQ) et no borders (tout en cachant l'origine de ceux qui assaillent les couples gays, et les gens en général) la mise à l'index est de mise, c'est automatique, en attendant l'asile psychiatrique ; autrefois c'était l'inverse certes ; mais est-ce mieux aujourd'hui pour autant ? En réalité c'est pis puisque autrefois hormis quelques exceptions l'homosexualité, considérée comme une donnée de naissance et non pas un "choix" était admise contrairement à ce qui se dit (du moins en Occident) et sans trop de façons : "être de la jaquette" a toujours été l'expression, tolérante, de mise, même "pédé" "pédale" d'ailleurs, "pédéraste" un peu moins parce que cela flirtait avec "pédophile" et que c'était donc mal perçu.

Et puis les idéologues s'en  emparèrent depuis Jean Genet au fond et son adoubement par Sartre (rien à voir avec  Proust, Gide, Cocteau, Jean Marais) les premiers termes (jaquette, pédale) seront alors déconsidérés parce que sans doute trop "normaux" : quoi de plus énervant en effet pour un queer foucaldien ou bourdieusien de voir un homo ne pas se revendiquer tel, ne pas faire la "folle", le "trans"de pacotille etc) tandis que les derniers termes en particulier la pédophilie ont un potentiel fertile de "liaisons dangereuses" comme il a été théorisé dans les années 70 comme étant le must pour choquer le bourgeois, car même si l'on n'est pas homo, il faut le "devenir".

Rappelons-nous un certain cinéma français qui véhicula naguère par exemple dans "Les nuits fauves" et aussi dans un film encensé à l'époque "Nettoyage à sec" (d’Anne Fontaine)le passage à l’homosexualité queer comme obligation, sanction, preuve  "radicale", pour trouver sa vérité, pour se purifier pour expier le fait de vivre de façon “banale”, patron de bar tabac, de pressing, ce n’ est pas bien, vilain, c’est-à-dire décodé c’est "petit-bourgeois".

Mais plutôt que de le tuer, comme à l’époque triomphante du léninisme, classique, d’aucuns veulent le "sauver", le "purifier". Dans ces conditions d’aucun(e)s parlent même de l’homosexualité comme un "élément de progrès des civilisations" (Hugo Marsan in Le Monde du 7/3/97 à propos d'un livre de Henning Bech : When men meet : homosexuality and modernity), tandis qu’une autre à propos du film de Fontaine cité plus haut en affirme l’aspect nécessairement “ politique au sens plein du terme “ ( Jacques Mandelbaum in Le Monde du 25/9/97 ).

 Il est donc guère étonnant d’observer cette obligation de moins en moins implicite d’en passer par là pour éviter l’encroûtement petit-bourgeois, pour s'élever aussi dans la société "métissée" (au sens non pas ethnique mais queer) ce qui implique de poser l'obligation du queer, du trans, au rang de praxis sacrale en exigeant comme préalable et comme ce fut le cas dans les années 6O que l'on se fasse d'abord "nettoyer à sec".

Comme si un égalitarisme des plus pernicieux venait se nicher dans les recoins les plus intimes, exigeant la transparence des désirs, refusant, à nouveau, la spécificité du fantasme, celle de son irréalité y compris au sens irréalisable du terme, réitérant dans ce cas cette gestuelle de l’Inquisition qui sommait d’abjurer ce qui était seulement pensé, comme le réitéra signale Mac Luhan le léninisme stalinien avec les procès des années trente.

Ainsi la nouvelle police des moeurs (anti-Campion and Co) invente une nouvelle torture de la "roue" celle qui oblige à abjurer ses origines fautives blanches hétéro enracinées dans une histoire ici française par la confession bavarde façon Angot dans laquelle même le plaisir hédoniste est banni au profit d’une plate observation des déclenchements du droit au désir sans fin et de sa morgue.
 

Lucien SA Oulahbib 24/9/2018

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