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Alexandre, Eric, Médine et les autres…

  Zemmour (Éric) devrait être content: Alexandre Benalla s'appelait Maroine et sa mère lui aurait changé de prénom lorsqu'il avait quatre ans. Est-ce que cela a pu "booster" sa carrière nul le sait réellement (il n'a pas changé de nom) mais en tout cas ledit "racisme d'État" que les néo-gauchistes agitent pour intimider en guise de combat facile (easy listening) ne semble pas avoir eu d'effet sur lui tant la position qu'il a acquis symbolise le contraire au vu de ce qui s'affiche ici et là…

Mais est-ce que le changement de prénom, du moins l'ajout d'un prénom européen comme c'est mon cas (Lucien au côté de Samir et d'Arezki), s'avère si impératif pour rebondir sur la polémique de l'heure?…

Oui et non, oui en ce qui me concerne parce que si j'ai voulu intégrer, en 1995, mon prénom de baptême -et même le placer en premier alors que mes parents ne l'avaient pas jugé nécessaire suivant ici l'avis d'un de leurs amis prêtre qui voulait de faire de moi un de ses collègues avec un prénom plus idoine (je n'étais pas censé venir en Métropole…)- je l'ai intégré parce que souvent dans des fêtes le plateau apéritif composé de petites saucisses et de saucissons me passait sous le nez la personne le proposant présupposait que je n'en voulais pas étant sans doute musulman vu mon prénom, cela m'a agacé et je me suis dit qu'il fallait réagir, aussi l'amie avocate d'un photographe d'origine iranienne (réfugié communiste devenu chevènementiste) que j'avais rencontré lors d'un dîner, cette avocate donc m'a proposée, gratuitement, de faire toutes les démarches, qui n'étaient pas quelconques à l'époque.

Qu'elle ne fut pas alors la réaction de certains lorsque je leur disais que dorénavant il fallait m'appeler par mon prénom de baptême, Lucien, voire Lucien-Samir, s'ils voulaient ou alors juste Samir si cela les embêtaient (ma famille a eu beaucoup de mal à s'y faire) ils me regardaient avec effarement comme s'ils me plaignaient de rejoindre une civilisation jugée raciste colonialiste bourgeoise dans les livres scolaires qui les ont forgés, oubliant, ne sachant pas, ne voulant pas savoir surtout qu'autrefois, bien avant l'arrivée de la France en 1830, l'Afrique du Nord numide, berbère, avait été chrétienne contre l'avis même des Romains qui en pourchassaient les adeptes jusqu'au 4ème siècle, tant et si bien qu'il y eut bien plus de martyrs là-bas qu'en Gaule, Tertullien en parle dans ses mémoires…

D'ailleurs, dit en passant, le fait de vouloir faire apprendre "l'arabe" à l'école en France s'avère être un non sens tant la majorité des enfants d'Afrique du Nord est berbère d'origine (Amazigh) à qui l'on impose déjà "là-bas" un arabe venu d'Arabie, même pas celui dit "populaire" qui est en fait un amalgame de diverses langues dont différents berbères, du français, du maltais, de l'espagnol, turc, arabe religieux, etc…

En tout cas, je réponds en même temps non à la question en ce sens où je ne peux pas effacer d'où je viens, qui je suis aussi, même si j'affirme désormais en premier mon prénom chrétien, signant même avec seulement parfois, à côté de mon nom, tant je ne veux pas que l'on me réduise à une partie de mon identité par mon faciès ou mon nom de famille, une identité enracinée désormais dans le destin français. 

Une question qui ne semble pas émouvoir ledit "Médine" chanteur de son état, proche des "Indigènes de la République" selon sa fiche Wikipédia, "apologue" soutenu par Pascal Boniface, idéologue en réalité, qui symbolise bien ce qui se dit de superficiel sur l'islam dans son milieu, identique aussi à ce qu'en raconte un Obama, un Hollande, un Bush, à savoir que les "terroristes" qui s'en réclament ne seraient pas de "vrais" musulmans, que le "djihad" par exemple n'est qu'un combat, un "effort" intérieur, alors que ce dernier propos est faux issu de synthèses rapides (easy listening là aussi, voire storytelling) qui oublient que ledit "grand djihad" ou combat/effort spirituel est, d'abord, un préalable pour pouvoir sereinement  (s')imposer la "paix" (salam) celle de la charia quitte à déclencher le "petit" djihad envers ceux qui ne l'appliquent pas ou la refusent :

"que la paix soit avec toi", comme l'ânonnent désormais les bobos vides avides d'orientalisme pour compenser, veut dire que "la paix de l'islam donc sa loi soit avec toi" sinon il t'en cuira, mais cela ne se dit pas comme ça bien sûr (du moins tant que l'on n'est pas majoritaire comme dans les pays qui l'appliquent ou s'en inspirent) d'où le fait que les (néo) spiritualistes n'y voient toujours que la partie face, oubliant la partie pile, celle du "petit" djihad qui fait la guerre aux infidèles, mécréants, et également d'ailleurs aux spiritualistes musulmans, aux soufi par exemple, puisque ces derniers oublient à chaque fois que la paix de l'âme sert d'abord à s'aguerrir à forger son sabre dans le métal de la loi islamique tout comme Mahomet lorsque chassé, par sa famille, de La Mecque, du fait de son intolérance, se réfugia à…Médine avant de surgir.

Un Médine donc qui veut chanter au Bataclan pour montrer officiellement qu'il existe un "autre" islam alors que cet autre n'est autre que le même tant il est faux et archi faux d'expliquer que les "islamistes" n'ont "rien compris à l'islam"ce qui est d'ailleurs méprisant : en réalité ils appliquent, certes littéralement (mais au nom de quoi devrait-on le leur interdire ?) son histoire ses mots ses marques, que les "islamistes" ne sont donc en rien "ignorant" comme le prétendent certains comme ce Médine qui, encore une fois, n'ont en réalité visiblement pas beaucoup lu les textes fondamentaux ou n'y puisent que ce qu'ils veulent ce qui est aisé (easy) cela donne bonne conscience, victimisant, déshumanisant même les musulmans en leur enlevant ce principe bien humain de vouloir non seulement vivre selon sa loi mais aussi de la répandre.

Sauf que dans ce cas cela rentre de plus en plus en contradiction avec les lois de la République en particulier française qui admettent certes la liberté de penser et d'entreprendre mais pas au détriment des principes fondamentaux qui garantissent la pérennité de la nation française en particulier la laïcité, ce que ne semble pas admettre le "chanteur" (muezzin en réalité) Médine, d'où la circonspection légitime à son égard lorsqu'il prétend vouloir aller au Bataclan uniquement pour y chanter dans un lieu "mythique" chanter la "paix" à l'écoute de sa musique "lounge", easy listening là encore pour séduire, pour endormir au nom de sa "paix", quelle paix encore une fois ? Celle qu'il chante dans " don't Laïk " ?…

Voilà pourquoi et contrairement à ceux qui jouent aux faux Voltaire effarouchés, le problème n'est pas tant qu'il fasse le muezzin puisque nous sommes supposés vivre "librement" (ce qui est easy à dire…) mais, oui, il n'a pas à faire le muezzin au Bataclan, parce que précisément ce lieu est si mythique qu'il ne souffre pas de cette ambiguïté là tissée d'héroïsme morbide et que la décence veut que Médine aille trouver une autre Mecque, le Zénith, la Cigale, qu'aviez-vous fait tout l'été ? Vous chantiez ? J'en suis fort aise, eh bien dansez maintenant, mais non, pas là, pas au Bataclan, non, vous ne le méritez pas.

Lucien SA Oulahbib 20/9/2018

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