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La frénésie des Puissants à nous manipuler et à en jouir

Alors que j'étais monté à Paris non pas pour occuper les Champs Élysées avec les gilets jaunes mais écouter les propos de la ContreCop qui s'était déroulée la veille (immense succès avec plus de deux cents personnes comme je vais l'expliquer) c'est certainement parce que j'ai été bloqué le lendemain, samedi, sur la ligne 1 de la RATP (brusquement fermée par ordre de la Préfecture de Paris) que j'ai compris brutalement en quoi le Pouvoir en place était devenu un régime autoritaire aux abois dont les jours étaient comptés malgré l'illusoire fermeté du moment.

Était-ce parce j'étais dans une colère noire ayant raté mon train ? Non, pas spécialement, car ce fut moins ce sentiment qui m'a monté instantanément au nez en premier que la nette sensation de pressentir l'autodestruction à terme de tous ces prétentieux qui nous gouvernent et qui ont été jusqu'à dépenser près de 225 millions d'euros dans une COP 24 inutile pour la planète et les humains qui y vivent ; son but ayant pour objectif réel de créer les conditions industrielles pour fabriquer de l'éolien coûteux laid difforme et instable en interface avec l'idée totalitaire de secréter, en permanence, de la crèche à l'académie des sciences, une atmosphère polluante d'idéologies fumeuses alors que la planète reverdit, la pauvreté recule, l'espérance de vie augmente du fait d'un confort démocratisé, au-delà des effets pervers évidemment à combattre comme la trop grande concentration dans les mégalopoles, les délocalisations agressives liées à des inégalités fiscales, et la prégnance, dont s'accommodent jusqu'au suicide les démocraties, de dictatures qui sont les principales causes en réalité des effets migratoires (négatifs pour tous les pays) alors que par hypocrisie coupable nombres d'affiliés à ces idéologies fumeuses mettent en cause du moins en premier le seul CO2…

Et de telles effluves, de plus en plus antipathiques, issues d'une volonté malade, maligne, vicieuse, celles-là même qui m'ont fait ainsi raté mon train (les contrôleurs du suivant ont été par contre adorables) je les avais tout autant ressenties la veille jusqu'à l'agacement et le rejet viscéral à l'écoute des intervenants de la ContreCop lorsqu'ils expliquaient par exemple et en long et en large le ridicule des résultats effectifs des COP successives visant à agir sur le passage en un siècle de 0,03% à 0,04 de CO2 afin d'éviter les 2% de hausse de température pour un coût incommensurable de l'ordre de plusieurs dizaines de milliards alors que ce gaz, lorsqu'il se dilue (et n'est pas confondu avec le monoxyde de carbone) reste plutôt bénéfique à la végétation au grand dam des alarmistes/catastrophistes, ce que n'expliquent évidemment pas les pourfendeurs d'une telle constatation.

D'où l'idée au fur et à mesure des interventions provenant non pas de "climatosceptiques" mais de paysans, d'ingénieurs, de praticiens, tous écoeurés d'observer la construction sous nos yeux d'une arnaque incroyable (digne du fameux film avec Paul Newman et Robert Redford) en réalité effectuée par un lobby et ses idiots utiles sincères aux contours vaporeux  en surface et aux odeurs nauséabondes lorsque l'on creuse tant certains des investisseurs qui font de plus en plus dans l'éolien ne sont pas vraiment blanc bleu (très proche du blanchissement d'argent) au dire de quelques intervenants dont le passé écologiste, telle la Fédération Environnement Durable (regroupant 1337 associations) les inocule de toute velléité d'attaques gratuites (cette Fédération lance d'ailleurs une pétition nationale contre la nouvelle loi interdisant l'accès au Tribunal Administratif si l'on veut contester l'installation d'éoliennes).

La qualité de cette Contre-Cop s'est affichée d'entrée de jeu par un exposé remarquable de Samuele Furfari rappelant que la suppression de l'élévation du niveau de vie de milliards d'individus autrefois plongés dans l'inconfort et la famine supposerait par exemple de substituer aux trente millions de tracteurs existant actuellement dans le monde près de…vingt et un milliards d'êtres humains…

Ce raisonnement par l'absurde montre ainsi par la bande que plus l'Humanité s'émancipe sous nos yeux de la pénibilité des travaux difficiles (surtout si l'on rend le tracteur intelligent) plus la consommation d'énergie et de matériaux dont les fossiles et les terres rares va aller en s'accentuant (ces dernières étant nécessaires à la fabrication des batteries).

L'idée donc de voir notre rapport aux éléments fossiles de toutes sortes diminuer reste une vue de l'esprit comme on le voit d'ailleurs en Chine et en Inde ; d'autant que l'extension de l'urbanisation va aller croissante, avec tous ses effets négatifs, sauf si l'on bascule dans le concept de "ville intelligente" à même d'optimiser les dépenses énergétiques tel le fait de lutter contre les gaspillages ne serait-ce qu'en généralisant la mise à niveau des vitrages en particulier des bâtiments en général.

L'idée a contrario que les énergies renouvelables au pourcentage aujourd'hui négligeable et au rendement bien peu durable pourraient subvenir aux besoins à la fois quantitatifs et qualitatifs d'une Humanité en expansion (moins dans sa démographie que dans son désir de confort accru) reste donc une vue de l'esprit. C'est là le point fort de toute cette conférence, un point de vue réaliste au sens plein de ce terme : il s'appuie sur des faits, des observations, des quantités effectives, et non pas des projections des hypothèses qui toutes, absolument toutes, sont contredites par le fait logique qu'aucune analyse systémique (probabiliste a fortiori) ne peut englober le temps réel, au moment même où elle effectue son calcul, ce qui fait qu'elle ne peut inclure des corrélations de variables s'étant produites au moment même de son élaboration et dont l'intégration ne peut être calculée alors que la nouvelle configuration peut, par son effet papillon, faire bifurquer chaotiquement la matrice dans une toute autre direction ; dans ces conditions, les modèles s'effectuant sur la base d'éléments aux origines in(dé)finies sont par essence une représentation biaisée, finie, limitée, qui souvent se trouve au fond contredite par cette vieille observation aristotélicienne : le tout est plus que la somme des parties….

En d'autres termes plus terre à terre les émissions carboniques à effet de serre  y compris celles de la Chine et l'Inde s'avèrent pour l'ensemble quasi nulles dans la haute atmosphère (0,04%)tandis que leurs taux en CO2 et CO4 (méthane des bovinés) sont bien moindres en proportion que lors des époques précédentes ayant connues il y a quelques millénaires des poussées en gaz à effet de serre bien plus fortes. De plus les phénomènes dits extrêmes comme les cyclones ont toujours été présents y compris sur une fréquence soutenue (tels les cyclones sur les Antilles) avec des dégâts bien plus énormes naguère tant aujourd'hui les constructions parasismiques et cycloniques sont bien plus efficaces du moins lorsque les gouvernements en charge ont tout fait pour (comparez St Domingue et Haïti par exemple).

En fait, comme l'a suggérée la seule intervenante du panel, Brigitte Van Vliet-Lanoë, la principale influence humaine sur les affaires climatiques consiste ces temps-ci plutôt à manipuler les courbes, chiffres, observations afin qu'ils puissent corroborer des modélisations alarmistes que s'adonner à une analyse sérieuse de notre période interglaciaire ou holocène dont les différentes vicissitudes qui ne nient en rien la présence humaine (ne serait-ce que son action agricole sur la nature observa Lanoë) semblent être désormais réservées à l'analyse affinée d'un public averti et prudent, tel celui assistant à cette ContreCop dont la principale qualité semble-t-il consiste à ne pas sombrer dans l'idéologie du réchauffement destructeur d'ici 2030 à 2100 prédiction posée désormais comme eschatologique (fin dernière) et apocalyptique (fin du monde).

Sauf que le problème déontologique fort auquel nous nous heurtons aujourd'hui n'est pas tant que différents points de vue se confrontent scientifiquement (tels Einstein et Bohr sur le paradoxe EPR) mais plutôt qu'un d'entre-eux décide arbitrairement d'être le seul valable, ce qui nécessairement sacralise sa position, posant alors toute autre analyse comme d'emblée scélérate, ce qui fait que la position officielle ne discute plus mais s'assène, même si la réalité des observations effectives contredit les prédictions modélisées, donc bien plus hypothétiques que déductives.

Nous en sommes là. Mais les décideurs n'en ont cure tant les enjeux en matière de prestige et de fortune sont puissants. Peu importe la vérité "il valait mieux avoir tort avec Sartre que raison avec Aron" avait noté BHL pour expliquer pourquoi sa génération qui a eu pourtant faux sur toute la ligne (à l'exception de la dénonciation du totalitarisme communiste du moins sur le tard) a pu néanmoins dominer la période jusqu'à…aujourd'hui. Il semblerait que la roue tourne sauf que pour l'instant elle écrase toute dissidence comme le soulignait déjà Soljenitsyne.

Lucien SA Oulahbib 16/12/2018

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