« Et la gauche devint la putain de l’islam »

Ce livre de Pierre Cassen sent d'emblée le soufre dès la lecture du titre pour certains censeurs et se retrouve donc bien à l'Index depuis sa sortie: hormis les sites et médias dits de la "réinformation" plutôt de la "fachosphère" pour les officines du politiquement correct français qui n'ont même pas cherché à le contredire le critiquer mais l'ont condamné purement et simplement dans ce silence de combat, mise au pilori sans le dire ou la dimension anti-voltairienne par excellence qui imprime le fait que, décidément, nous avons bel et bien basculé dans une époque inquisitrice moralement et pratiquement totalitaire.

Car au moins ce qui peut encore rester de ferme dans l'esprit voltairien tant vanté consiste bien en cette idée minimaliste de permettre à toutes les opinions d'être non seulement affichées mais aussi défendues dans ses moyens d'expression, ce qui implique d'en parler, même pour le contester.

Sauf que les censeurs qui aujourd'hui, dans le prolongement de la loi Gayssot, mettent à l'Index ne peuvent comprendre cet esprit puisqu'ils sont issus d'un courant de pensée, la dite "gauche" qui a toujours prôné, surtout dans sa version léniniste, lui-même bégayant Saint-Just (si bien décrit par Vigny dans Stello – chapitre XX) d'interdire toute liberté d'expression aux "ennemis".

Ce courant est en réalité congénitalement incapable de comprendre l'esprit de tolérance qu'un Locke également prônait (avant de se voir lui aussi obligé de se réfugier aux Pays Bas).

Le problème étant que cette incompréhension semble devenue reine, donnant le à toute la Galerie médiatique et politique, y compris dite de "droite", marquant au fer rouge tout ce qu'elle trouve incompatible ; elle est aujourd'hui la Gardienne des Apparences, au nom d'une illusion, celle d'être la mieux placée pour combattre "la bête immonde" dudit racisme fasciste et nazi alors qu'elle continue à en être la meilleure productrice façon docteur faustien qui manipule les fondamentaux morphologiques forgeant la culture d'un peuple, l'ossature politique de sa nation, mais, ensuite, s'étonne que cette manipulation produise le monstre même qu'elle prétend combattre ou comment casser bras et jambes puis proposer des béquilles (taxées bien sûr). Une autre version de la maxime de Bossuet qu'aime tant Zemmour…

Pierre Cassen, l'auteur, est certes issu de cette gauche là, sauf qu'il a pu/su garder en lui ce vieux fond de gaulois réfractaire insistant sur le fait que l'on peut débattre de tout, surtout si l'on n'est pas d'accord, et que cela n'empêchera pas de partager "vin et saucisson" à la fin, du moins si ce principe même de débattre de façon contradictoire puisse rester un principe commun.

Sauf que, et vous le savez tout de suite d'emblée, le fait, seul, d'avancer l'idée d'un partage de "vin et saucisson" réveille immédiatement les censeurs en question parce qu'ils ne supportent pas cette différence, là, au nom même de la différence, ce qui est paradoxal, alors qu'ils n'auraient pas la prétention de demander aux débatteurs se réunissant autour d'un "kébab halal" de fournir également du vin et du saucisson, ce qu'ils prétendent pourtant demander aux adeptes de ces derniers.

De même, concernant le voile masquant, effaçant, stigmatisant, les femmes, la lutte contre celui-ci ne signifie pas qu'il faille en soi refuser "sa différence" en tant que "tissu" mais du fait que sa présence même nie des dizaines d'années de débats, de controverses, d'évolution perceptive, le tout permettant d'admettre qu'une femme se promenant tête nue n'est pas une prostituée, pas plus quand elle montre bras et jambes ou se met en bi ou monokini, et ce quand bien même désirerait-elle flirter (ce que les policiers de la PJ ne semblent pas avoir encore compris).

Le corps n'est plus vu, en Occident, comme une chose à cacher, à contrôler du fait de ses ("mauvais") penchants surtout lorsqu'il veut croquer la vie à pleines dents, mais, au contraire, le corps redevient, à l'instar de l'Antiquité et depuis ladite Renaissance, cette belle chose donnée puis sculptée par la vie. Statue émouvante que l'on peut montrer, déjà à soi-même, tout en la faisant partager aux autres qui eux aussi communient à ce moment d'affinement de la perception occidentale voyant désormais le corps humain comme un tout : âme et corps pensée et esprit forment cette personne, ce "je", là, et non un autre indifférencié.

Le croisement des regards transcende les corps dont l'ondulation porte la musique de la rencontre, ne serait-ce qu'une fraction de seconde, l'élevant dans cet imaginaire qui nous accorde à chaque instant.

Le port du voile voile toute cette alchimie, toute cette histoire de "la" rencontre, en particulier avec le sexe opposé, une sympathie, sa légende, par exemple Abélard et Héloïse, la Belle et la Bête, elle nous berce depuis l'enfance ; le port du voile se retranche de toute cette texture symbolique, se soustrait de ses acquis, la réduit à l'érotisme des Mille et une nuits ou au seul libertinage des Liaisons dangereuses, indique plutôt ce voile, arrogant, qu'il ne veut pas, du tout, en faire partie. Plus encore, même au cas où l'on souhaiterait, tout de même, non seulement l'aborder mais partager, être, tout de même, avec cette personne voilée qui nous nie pourtant, alors elle nous sommes d'abandonner toute sa culture, toutes nos perceptions si enrichies, élargies, au profit de la sienne, seule. 

Il faudrait adopter cette conception très partisane soulignant que cette soustraction partielle ou totale du corps féminin entérine, à nouveau, par sa mise en invisibilité, une nette séparation et opposition entre âme corps pensée et esprit au profit d'une unicité soumise. 

Cacher le visage efface toute communion culturelle au profit d'une ségrégation brutale provocante voire insultante pointant du doigt, en sus, que le corps en particulier féminin reste suspect et de toute façon ne s'appartient absolument pas, étant plutôt l'élément d'un groupe plus grand que lui celui non pas celui de la nation mais de la "oumma".

La censure contemporaine qui empêche une telle critique en ses diverses dimensions va donc à l'encontre de tout ce processus historique qui a conduit l'émancipation vers cet affinement voyant plutôt dans le corps un ouvrage sur lequel se tisse le Soi plutôt que cette simple machine à produire du jouir ou de l'effort à vivre.

En fait, cette nouvelle censure liberticide fonctionne ainsi parce qu'elle ne fait pas partie de la culture française (qui n'existe de toute façon pas pour certains tel l'actuel Président de la République française).

Issue du léninisme, cette censure issue de la culture de secte (bien analysée par Claude Lefort dans La complication) que BHL trouve cependant bien peu développée dans son Idéologie française, explique alors bien pourquoi ce dernier a pu se faire le matamore éhonté de causes aussi déplorables que celle qui le fit un jour défendre l'assassin Cesare Battisti, tout simplement parce qu'il ne comprend pas cette culture française, rien d'étonnant d'ailleurs lui qui trouva "grand" un Althusser, un Bataille (alors que François Furet le trouvait médiocre).

Pierre Cassen en parle de BHL.

Il fait partie de ces douze personnalités dont il tire le portrait tant elles ont participé à la construction, jusqu'à en devenir les chevilles ouvrières, de cette nouvelle censure interdisant d'appeler un chat un chat, refusant d'admettre que l'islam et l'islamisme sont étroitement liés dans ce désir de mettre au pas femmes enfants hommes voire animaux. Pourtant nombre de ceux-ci s'enfuient en Occident pour vivre tout simplement ; abandonnant leurs pays aux corrupteurs, tout en voyant, avec effarement, les filles et fils de leurs prédécesseurs déjà en France s'affilier à nouveau à un carcan qu'ils viennent, précisément de fuir, cherchez l'erreur, ce que se garde de faire BHL bien entendu…

Que dit Pierre Cassen sur BHL ?…Il souligne déjà son ignorance ; ne parlons pas du célèbre philosophe Botul que BHL cita sans se douter qu'il n'existait uniquement que comme canular, ne parlons pas non plus de ses élucubrations lorsqu'il confondit les prénoms "Pierre" et "Bernard" faisant de ce dernier, Bernard Cassen, un organisateur des fameuses Assises sur l'islamisation alors que ce dernier est plutôt un gauchiste bon teint qui n'aurait jamais dit un mot plus haut que l'autre contre l'islam partageant avec toute la gauche que celui-ci peut être un allié objectif contre le capitalisme honni ; ce qui pourtant ne se voit guère à voir Arabie Saoudite Qatar Maroc Algérie faire fricoter leurs milliards de dollars dans les rouages méandreux de la finance internationale.

Non, parlons plutôt de ce BHL qui après avoir donc reproché à Duclos et Thorez de préférer lire "Boutroux, Ravaisson, Copernic, Pasteur, Descartes" plutôt qu'Engels et Lénine (pp 191-192 de son brûlot) s'en prend, note Cassen (p.73) à la France dite "franchouillard" autrement dit "tout ce qui est terroir, béret, bourrées, binious" bref "cocardier" bref les Gilets jaunes, du moins première mouture, ceux des ronds points, non pas des ronds de jambe fallacieux se pliant aux desiderata de cette même gauche qui, après les avoir vilipendé façon BHL, les parasite, parfaits coucou, le gilet en guise de nid.

Qu'épingle encore Cassen à propos de ce triste sieur ? Brexit, élection de Trump, Libye, toujours faux, non pas sur tout concernant ce dernier point néanmoins -et là je mettrais un bémol, mais dans l'idée qu'il suffisait d'éliminer Khadafi, rapatrier quelques exilés, pour créer ex nihilo la démocratie (Bush junior a fait la même erreur en Irak, mais son action a permis de sauver les Kurdes qui viennent de détruire Daesh première mouture) ; idem d'ailleurs en Serbie où s'il s'agissait de condamner les massacres en Bosnie, cela ne solutionnait pas pour autant le fait que le vide politique créé facilita peu à peu l'imprégnation salafiste djihadiste financée par les wahhabites saoudiens ressuscitant les waffen SS islamiques bosniaques de sinistre mémoire, surtout lorsque des centaines de djihadistes venus d'un peu partout débarquèrent avant d'aller en Syrie en Irak puis de revenir.

On pourrait d'ailleurs parler aussi de la Tchétchénie qui a tant fait couler d'encre à l'encontre de Poutine, en particulier sous l'impulsion en France de feu André Glucksmann, ce dernier négligeant le fait qu'existait un authentique djihadisme tchétchène articulé à une mafia très puissante en particulier à Moscou que Poutine voulut détruire (tant elle était sans doute également concurrente à la sienne, -lire à ce propos le livre, très dérangeant, de Françoise Thom sur Poutine…) avec toute la délicatesse qu'on lui connait ; sauf que cela reste une autre histoire qui ne peut s'exonérer du fait que la présence forte du djihadisme en Tchétchénie, financé encore fois par les wahhabites, n'est de toute façon pas la résultante de la brutalité poutinienne mais bien son déclencheur.

Pierre Cassen égraine aussi Claude Askolovitch, bien connu comme étant aujourd'hui l'un des meilleurs bras armés idéologiques de la caste néo-léniniste défendant bec et ongles -(tout comme Besancenot d'ailleurs épinglé aussi par Cassen en compagnie de Mélanchon) l'islam et ses adeptes de diverses obédiences.

Ce sont leurs alliés objectifs, considérés, et c'est là un gage d'alliance, comme étant autant injustement attaqués que le furent les Juifs dans les années 30 ; stratégie que leur compère, Edwy Plenel, partage -Cassen l'égraine également (voir le livre édifiant de Philippe Cohen et Pierre Péan La face cachée du (journal) Le Monde concernant la complicité idéologique entre Plenel et Askolovitch) ces Laurel et Hardy nouveau genre préconisant même un semblable funeste sort aux adeptes de l'islam alors que pour le moment ce sont les Juifs et eux seuls qui subissent la chasse au faciès dans nos bonnes banlieues du vivre ensemble épanoui made in djihad ; les Roms la subissent aussi, mais chut ! Personne ne le saura, pas plus que ces affiches dénonçant le harcèlement envers les femmes mais mettant en avant que des "blancs" (de moins de cinquante ans néanmoins) sans avoir peur du ridicule.

Plus encore, c'est bien plutôt à l'inverse dans les pays prônant le multiculturalisme que Juifs et adeptes divers de l'islam sont la proie de néo-nazis et autres "suprémacistes"; en effet, hormis quelques tags et têtes de cochon ici et là, on ne voit guère en France des mosquées et cimetières saccagés, des imams égorgés en pleine cérémonie comme ce fut le cas du Père Jacques Hamel le 26 juillet 2016, ce casus belli par excellence, s'ajoutant aux divers carnages de l'année 2015 ; le Pape François devrait s'en rappeler au lieu de transformer de plus en plus le christianisme en hérésie coupable vis-à-vis de de l'islam (alors que ce serait historiquement et très strictement l'inverse).

Pierre cassen s'en prend également à Jacques Attali ; il aurait pu ajouter Alain Minc, tant ces deux sieurs symbolisent l'incompréhension totale des élites "nomades" face au refus de plus en plus large au sein de certains peuples de voir déjà effondrer leurs acquis culturels (et donc politiques et sociaux) le tout au nom d'un "progrès" bien relatif tant par exemple l'Europe s'est surtout construite sur une utopie techno-économiste, à l'instar des 14 points du plan Wilson dans les années 20.

Rappelons que celui-ci croyait qu'il suffisait d'aider l'Allemagne pour l'empêcher de jouer sa revanche alors que les passions politiques et l'attachement à sa culture transcendent souvent les conflits de classe ; ce qui implique qu'il ne suffit pas de répondre à "la question sociale" par des ajustements économiques et migratoires pour voir disparaître les conflits géopolitiques comme le prétendent nos deux sbires.

Et lorsqu'ils capitonnèrent un Macron (également accroché par Cassen) en apprenti sorcier de l'alliance de classe ils firent seulement de ce maçon une machine à détruire les aspérités françaises, par exemple en refusant, tout comme Hollande et Sarkozy, de toucher simultanément aux monopoles syndicaux et patronaux sur les entreprises et leurs salariés, empêchant ainsi une cogestion réelle et aussi que de nouveaux syndicats surgissent ; ce qu'une Laurence Parisot aux côtés de Hollande combattit vaillamment y voyant la main du FN, le tout avec l'assentiment des cégétistes et autres affidés FO post lambertistes sans oublier une CFDT toujours au milieu du gué et aujourd'hui prétendant réduire la révolte "sociale" des gilets jaunes à une question économique alors que le terme de "social" signifie aussi la culture en tant qu'appartenance à une Histoire.

Que dire ensuite des autres têtes d'affiche essorées également par Cassen comme Cohn-Bendit Filoche Fourest Schiappa Tubiana sinon qu'elles sont les photocopies ou les originaux de celles et ceux qui aujourd'hui tiennent lieu de censeurs, énonçant par exemple à l'encontre de Pierre Cassen et de Riposte Laïque qu'ils seraient "d'extrême-droite" (même Wikipédia s'y met) injure ridicule mais qui fait mal on le sent à lire Pierre Cassen.

Certes il s'agit de blessures de guerre avivant le combattant aguerri qu'il est, mais ces attaques sont très injustes surtout lorsque l'on lit tout son itinéraire, ses combats avec la gauche son engagement à l'extrême gauche, il va de soi qu'il aura pris pour argent comptant l'idée que la gauche se bat plutôt pour la justice et la liberté permettant à chacun d'avoir sa chance ; combat permanent contre ces poignées de tricheurs et de puissants qui veulent tout s'accaparer, profitant même de la misère d'autrui pour arriver à leurs fins comme ce fut le cas pour les immigrés manipulés en outils permettant de palier aux absurdités d'un système éducatif privilégiant le travail intellectuel au travail manuel et d'un système de sécurité sociale de plus en plus coûteux et de moins en moins efficace.

Ses thuriféraires aimeraient transformer Cassen en Doriot alors qu'ils sont eux-mêmes issus de courants antidémocratiques ayant encore certes leur quart d'heure de gloire parce qu'ils s'auréolent toujours d'une "résistance" anti-nazi (aujourd'hui anti-populiste) qui en fait n'aurait pas tenu s'il n'y avait pas eu le formidable courage des Anglais galvanisés par un vrai chef, Churchill, et l'énorme machine de guerre américaine envoyant ses boys de 18 ans mourir sur les plages normandes alors que nos censeurs, du moins leurs maîtres, pavanaient à Moscou à Alger ou à Londres tout en se calfeutrant plutôt derrière la contre-offensive de l'armée stalinienne mais oubliant de rappeler dans la propagande scolaire que cette armée ne serait rien sans l'apport en matériel des anglo-américains ; en oubliant également d'enseigner que Staline aura sacrifié les meilleurs en son sein à la fois par complotisme et gabegie ; en relativisant enfin son Pacte avec Hitler, Staline croyant lui faire un enfant dans le dos en amassant ses troupes aux frontières, Hitler en profitant pour les décimer lorsqu'il en vit l'opportunité mais ce faisant laissant les Anglais reconstituer leurs forces et enfin convaincre les Américains d'abandonner leur isolationnisme.

Nos censeurs s'auréolent encore de tout cela mais savent bien au fond que la "vraie extrême droite" comme dirait BHL ce sont eux c'est lui ce sont tous ces gens qui violent le serment voltairien qui crachent sur les acquis civilisationnels occidentaux au profit d'une utopie totalitaire à nouveau aujourd'hui mâtiné de "vert" à tous les étages.

Un livre donc décapant qui mériterait d'être débattu, critiqué, sur des plateaux du Service dit Public aussi bien, mais n'est pas Pivot qui veut, Ardisson est devenu bien sage, Dechavanne disparu, ne parlons pas d'un Ruquier inexistant hormis ses aboiements. Zemmour sur Paris Première pourrait inviter Cassen, à moins que Naulleau ne fasse barrage tant il préfère plutôt "débattre" à la très sérieuse émission, anti-Angot style, de Touche pas à mon post ?

En tout cas la fatwa envers ce pamphlet (plus qu'un brûlot parce qu'il n'y a pas d'attaque non fondée) reste bien le symbole de notre époque fermée ostracisée ennuyeuse, fébrile aussi, soumise certainement, et qui préfère au fond le rôle de l'autruche, après moi le déluge madame la Marquise.

Lucien SA Oulahbib 31/3/2019

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