Pour un Mémorial français des victimes du Communisme

N'en déplaise à Patrick Besson qui dans le Point se moque du formidable travail de Thierry Wolton sur cette mortifère tragédie que fut le Communisme, et ce depuis 17, le tout à la lumière des efforts de hongkongais pour s'en dépatouiller sous nos yeux et des vénézuéliens pour s'en débarrasser, il est toujours navrant de constater que rien n'est réellement fait en France pour ne pas oublier, commémorer, entamer là aussi tout un travail "mémoriel" envoyant dans les écoles des rescapés du Goulag.

Or ce déni (qui a de nouveau sa source également en Russie après un temps d'ouverture en particulier des archives) semble bien être l'un des fondements principaux de cette persistance ourdie à vouloir en quelque sorte sinon excuser Hitler et Pétain du moins les comprendre jusqu'à répandre dans les cours de récréation (je l'ai entendu) qu'Hitler n'aurait pas pu faire les Beaux-Arts à Vienne parce que le directeur était juif (ce qui est faux, Hitler ayant surtout raté l'examen d'entrée) Céline avait aussi surfé sur cette même veine en vitupérant dans Bagatelle pour un massacre le directeur de l'Opéra de Paris ayant refusé son manuscrit.

Je ferai aussi ici l'hypothèse que plus les crimes communistes ne seront pas officiellement, institutionnellement, dénoncés, avec tout le processus juridique et mémoriel qui va avec, au niveau français, européen et mondial, plus, par compensation, une nostalgie justificatrice relativisera chez certaines jeunes nationalistes/patriotes excédés les crimes nazis et pétainistes (en particulier ceux de la Milice et des lois raciales qui n'ont pas été promulguées seulement sous la pression nazie comme d'aucuns le prétendent…) ce qui, en retour, permet au pouvoir centriste affairiste relativiste de type aujourd'hui macronien de jouer précisément sous nos yeux sur la résurgence de cette nostalgie y amalgamant alors et à souhait tous les nationalistes et patriotes bref dénonçant "l'extrême droite" dans pratiquement chaque critique émise sur sa politique désormais (y compris la PMA).

Ce n'est donc pas seulement une question académique mais foncièrement politique d'une si brûlante actualité.

D'ailleurs, rétrospectivement, c'est bien parce que ce déni, officiel, institutionnel, sur les crimes communistes existe suite au compromis gaulliste passé avec le PCF (puis ensuite avec l'islamo-arabisme nassérien) qu'un groupe comme Ordre Nouveau a pu plus aisément se constituer dans les années 70 ; principalement en réaction à la vague gauchiste trotskiste/maoïste semant la terreur dans les Universités -d'où la création du GUD émanation du mouvement Occident lui-même se constituant également sur des bases anticommunistes- et non pas seulement en vue de faire renaître le vieux fond racialiste néo-monarchiste antisémite toujours incarné par le journal Minute ; même si cet élément (couplé à l'émergence de la dite Nouvelle Droite puis plus tard de l'Oeuvre Française néo-paganiste antisioniste et aujourd'hui pro-palestiniste par exemple Alain de Benoist) n'est pas sans avoir des liens avec tous ces courants qui ont pu soit faire parti de la création du "Front" National, soit en être sorti, soit en être proche comme le Bloc Identitaire (qui a cependant rompu avec l'antisionisme).

Jean-Yves Camus, spécialiste de la mouvance, ne nie d'ailleurs pas la racine anticommuniste de la création d'Ordre Nouveau lorsqu'il écrit ceci en préface d'un fascicule de la fondation Jean-Jaurès consacré à Ordre Nouveau (p.6): "
 

" (…)Toutefois, Ordre Nouveau fut un mouvement de jonction générationnelle entre cette vieille garde et une extrême droite de jeunes gens nés après 1945, arrivés à la conscience politique lors de la guerre d’Algérie et de la Guerre Froide et pour qui l’anticommunisme, couplé avec l’anti-gaullisme, était la raison principale de l’engagement. (…)"

Tout ceci pour dire qu'il est de plus en plus agaçant, lassant, d'entendre tout le temps des références mémorielles sur le nazisme et le pétainisme alors que les crimes communistes sont à peine abordés encore moins sanctionnés de plus en plus oubliés (sauf dans les urnes heureusement).

Rien d'étonnant dans ce cas que des parallèles soient établis avec insistance entre la présence non négligeable de juifs intellectuels parmi les principaux dirigeants bolcheviques et aujourd'hui parmi les (ex)dirigeants gauchistes ainsi que dans les médias chassant aujourd'hui en meute contre "l'extrême-droite", oubliant que la plupart de ces juifs étaient (sont) issus de familles bourgeoises bien intégrées toujours à l'écoute d'idées radicales originales ou pas ("chaque génération est un nouveau peuple" disait Tocqueville) et que ceci a toujours été le cas de toutes les cultures, en particulier de la culture européenne, et donc également de la culture juive si l'on se souvient des tensions perpétuelles (toujours actuelles) en son sein (voire de la rupture, radicale, opérée par Jésus…). Par contre on ne voit guère chez Spinoza, Bergson, Husserl en quoi leurs origines juives aient à voir avec leur position philosophique, quoiqu'en pense Heidegger, surtout lorsqu'il corrèle de manière erronée la notion de "calcul" avec celle de judaïté (comme le montre Peter Trawny dans Heidegger et l'antisémitisme, Seuil, 2014, p.61).

Il est possible de faire enfin un dernier parallèle dans le déni historique avec l'omniprésence de la dénonciation de la traite transatlantique alors qu'il est fait toujours bien peu de cas de la traite islamique en effet quasiment inexistante des livres scolaires ; ne parlons pas des massacres inouïs accomplis par la conquête islamique de l'Inde (et de l'Afrique du Nord) massacres qui continuent à l'heure actuelle en Afrique en Afghanistan de façon perlée en Europe (via les attaques permanentes au couteau) financés par les bailleurs de fonds qataris et saoudiens de la dette publique française et du train de vie colbertiste d'un État omniscient (qui vient de faire échouer l'alliance entre Renault et Fiat au grand dam de l'ancien patron de Michelin aujourd'hui à la tête de Renault et qui s'y connaît sur le sujet).

Au final, tant que les crimes communistes (et aussi islamiques) ne seront pas dénoncés au moins avec la même vigueur que sont dénoncés les crimes nazis et les crimes prêtés au colonialisme européen -ceux-ci d'ailleurs étant amalgamés à ceux-là comme précurseurs (ce qui est vite aller en besogne oubliant que tous les peuples de la Terre sont responsables d'exactions envers les peuples vaincus) il persistera une nostalgie néo-nazie et pétainiste comme l'a bien repéré à ses dépends Renaud Camus lorsqu'il s'est aperçu dans sa propre liste aux Européennes d'une affinité à cet égard telle celle de cette jeune Gilet Jaune éborgnée par ailleurs ; nostalgie qui ne peut qu'alimenter les recherches de tous ces chasseurs autoproclamés "Antifa" cherchant quoiqu'il en coûte et avec la plus grande malhonnêteté intellectuelle à réduire le mouvement populaire refusant la mort (euthanasie douce) des Nations aux " idées nauséabondes de l'extrême droite".

Il ne fait pas bon en effet de refuser aujourd'hui l'imposition (progressif) d'un ectoplasme techniciste à base d'écologisme mensonger et de multiculturalisme obligé mettant de côté intégration et laïcité voire les combattant dans les faits au profit d'une idéologie Queer généralisée.

Lucien SA Oulahbib 17/6/2019

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