Fantasme caniculaire et effet Mueller

Ainsi concernant ces vagues de chaleur (provenant du Sahara) le "record" parisien de 1947 aurait été "battu" ces temps-ci. Pourtant les mesures ne peuvent être comparées tant en 2019 l'effet d'ilot de chaleur urbain joue à plusieurs degrés supplémentaires (jusqu'à 12°) alors qu'en 1947 Paris et sa région étaient bien moins urbanisés, dégageant donc bien moins de chaleur surtout sa réflexion en gradient dégagée par le bitume et le béton. Même les mesures prises hors agglomération doivent prendre en compte cet effet de grappe au sens où les intégrations des interactions ne sont pas mesurables en se contentant seulement du thermomètre.

Par ailleurs un climat global n'existe pas disait Marcel Leroux climatologue attesté aussi les élucubrations cybernétiques stipulant qu'il n'aurait jamais fait aussi chaud depuis 2000 ans vont semble-t-il bien vite tant elles projettent précisément des scénarios "mondialistes" qui s'appuient uniquement sur des hypothèses ad hoc ne tenant pas compte des variations régionales (comme le montre à son corps défendant Stéphane Foucart lorsqu'il s'en prend à Vincent Courtillot sur la corrélation entre taille des anneaux des arbres et climat), ne serait-ce qu'il fasse bien plus chaud à Paris en juillet 2019 qu'à Madrid : pourquoi alors que cette dernière ville est bien plus au sud ? Ne faut-il pas intégrer aussi d'autres interactions comme la teneur des bâtiments, routes, dispositions géographiques, densité, donc en venir à la notion de distribution qui ne satisfait pas d'une synthèse sur un seul point de mesure en l'occurrence ici tel degré de plus ou de moins ?…

Un autre exemple d'incohérence des mesures : d'aucuns se demandent pourquoi certains glaciers s'accroissent tels ceux appartenant au massif du Karakorum à l’Ouest de l'Himalaya. L'explication globale encore une fois est toute trouvée : par effet de serre carboné l'humidité augmente condense des nuages se transformant en neige à haute altitude ; d'où d'ailleurs l'explication ad hoc trouvée pour expliquer les abondantes tombées de neige cet hiver dernier, une neige qui aurait dû disparaître pourtant en 2007 selon l'actuelle vice-présidente lors d'une célèbre émission de C dans l'air aujourd'hui effacée (mais le script a été sauvegardé).

De plus une autre étude vient expliquer que normalement les nuages "devraient disparaître" d'ici quelques temps, ce qui empêchera la condensation neigeuse, du moins en "basse" altitude, en tout cas il faudrait savoir

Un savoir battu en brèche, à l'exception de ce numéro du supplément de Valeurs Actuelles, Le Spectacle du Monde qui sauve la mise en questionnant de vrais spécialistes plus du tout invités par ailleurs dans les médias mainstream tant désormais les enjeux sont devenus immenses, un "débat" démocratique sur le climat est depuis des années frappé d'interdiction encore plus que sur l'immigration ; et de toute façon ce qu'il faut retenir semble-t-il reste le degré fou de fanatisme s'emparant de pans entiers de la gentry au pouvoir, "amour gloire et beauté" sont non seulement en jeu il est vrai sans compter les milliards à foison.

C'est l'effet Mueller néanmoins (voir sur ce point Radio Québec): "ils/elles" mettent d'énormes moyens de matraquage manipulent la météo pour opérer un effet frayeur alimentant par distribution là encore (amplification) leurs explications sur la fin du monde oscillant entre 2017 selon Al Gore (trop tard) 2030, 2050 et 2100 (d'aucuns parlant même d'une irréversibilité à dix huit mois…) sauf qu'à la manière dont Mueller s'est effondré lors de son audition les principales catastrophes promises n'ont pas eu lieu les révélations promises fondent comme bulles au soleil (aux effets toujours minimisés) comme l'expliquent bien Sylvie Brunel et Bruno Durieux dans leurs livres respectifs (de vraies bulles d'oxygène) ainsi pas "d'accélération" hormis en 2019 deux fois une semaine de fortes chaleurs (trois semaines en 2003, un mois et demi en 1646) pas de Katrina ravageant à nouveau la Louisiane, des sécheresses oui et bien plus qu'en Espagne (encore une fois) ce qui s'explique aussi par l'absence de bassins de réserve (empêchés par les écolo comme à Sevran) permettant l'irrigation. On pourrait multiplier les exemples, lisons seulement ceci :

" Voilà ce que l'on pouvait lire dans un journal anglais, le Hampshire Advertiser from Southampton, le 17 juillet….1852 ! :

 

" En 1132 en Alsace les sources se tarirent et les ruisseaux s’asséchèrent. Le Rhin pouvait être traversé à pied. En 1152 la chaleur était si intense que l’on pouvait faire cuire des oeufs dans le sable. En 1160, à la bataille de Bela (en Hongrie), un grand nombre de soldats moururent en raison de la chaleur excessive.


 En 1276 et 1277, en France, la récolte d’avoine et de seigle fut totalement détruite par la chaleur. En 1303 et 1304 la Seine, la Loire, le Rhin et le Danube pouvaient être traversés à pied. En 1393 et 1394 un grand nombre d’animaux tombèrent morts et les récoltes anéanties en raison de la chaleur. 

En 1440 la chaleur fut excessive. En 1538, 1539, 1540 et 1541 les rivières européennes étaient littéralement asséchées. En 1556 il y eut une sécheresse généralisée dans toute l’Europe. En 1615 et 1616 la canicule s’abattit sur la France, l’Italie et les Pays-Bas. En 1646 il y eut en Europe 56 jours consécutifs de grandes chaleurs. En 1676 des canicules à nouveau. Les mêmes évènements se reproduisirent au XVIIIe siècle. En 1718 il n’y eut aucune pluie entre les mois d’avril et octobre . Les récoltes furent brûlées, les rivières asséchées et les théâtres fermés à Paris par ordre du Préfet de police en raison des températures excessives. Le thermomètre enregistra 36 degrés Réaumur ( 45 degrés C) à Paris. Dans les jardins de la banlieue arrosés les arbres fruitiers fleurirent deux fois pendant la saison. 

En 1723 et 1724 les températures étaient extrêmes. En 1746 l’été fut particulièrement chaud et sec et les récoltes furent littéralement calcinées. Pendant plusieurs mois il n’y eut aucune pluie. En 1748, 1754, 1760, 1767, 1778 et 1788 les chaleurs d’été furent excessives. En 1811, l’année de la comète, l’été fut très chaud et le vin très bon y compris à Suresnes. En 1818 les théâtres parisiens restèrent fermés pendant un mois en raison des chaleurs excessives, la chaleur avait atteint 35 degrés C. En 1830, alors que des combats avaient lieu, le thermomètre afficha des températures de 36 degrés C les 27, 28 et 29 juillet. En 1832, lors de l’insurrection du 6 juin, le thermomètre releva une température de 35 degrés. En 1835 la Seine était presque à sec. En 1850, au mois de juin, au cours de la seconde épidémie de choléra de l’année le thermomètre afficha 34 degrés". 

Il s'agit bien d'un extrait de journal de 1852 et non pas de je ne sais quel site complotiste. 

Je vous mets en pièce jointe l'interview de l'historien Emmanuel Le Roy Ladurie, parue dans Libération lors de la canicule de 2003, (et rediffusé en août 2018) au sujet de celle de 1718 qui aurait fait 700 000 morts ! Libération précise que son livre "Histoire du climat depuis l'an mil" (Flammarion 1967) reste la référence en la matière, ce qui est plutôt un bon point de la part de ce journal qui ne porte pas vraiment les climato-réalistes dans son cœur… Édité en 1967, à une époque où on ne parlait pas encore de réchauffement climatique, l'éminent auteur de ce livre ne peut pas être accusé de vouloir prendre le contre-pied de la tendance d'aujourd'hui. Vous pouvez le trouver sur internet pour 9 €. A ce prix-là, il ne faut pas se priver de s'instruire. 

Libération, serait donc devenu complice des climato-réalistes, ceux qui osent rappeler l'importance des cycles naturels sans accuser uniquement le CO2, gaz à effet de serre partiellement d'origine anthropique ? Ceux qui font remarquer qu'à une époque où il n'y avait pas encore le moindre soupçon de début de révolution industrielle (avec son CO2, gaz vital, que l'on nous présente pourtant comme un polluant), il y avait déjà eu de très nombreuses vagues de chaleurs extrêmes ainsi que des sècheresses catastrophiques, entrainant des centaines de milliers de morts… 
Je ne comprends plus rien au sujet de la relation CO2/températures qu'on nous assène pourtant comme étant un dogme indiscutable, et vous ? 
 C'est vrai que nous vivons une très forte et inhabituelle canicule, mais à l'évidence il n'y a rien de nouveau sous le soleil ! 
ce qui n'est pas une raison pour ne pas faire d'efforts et de lutter contre les excès de pollution. "

(Source privée)

Lucien SA Oulahbib 26/7/2019

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