Haine anti-Sarko, montée de Obama, dérive nihiliste dans le capitalisme

Haine anti-Sarko ?


Les prétendants n’ont rien à dire d’essentiel sur la crise politique économique et moral qui secoue la France et semble de plus en plus ce noyé s’enfonçant dans des sables mouvants, émouvants certes, mais qui l’enserrent d’autant plus fortement qu’il fait exprès de se débattre pour précipiter la fin car celle-ci soulage.

De Gaulle avait noté ceci dans ses Mémoires : un lâche soulagement accompagnait la défaite de la France en 1940, il raconte l’entrevue avec l’ambassadeur italien qui tentait de rassurer tout le monde en disant que le plus dur était passé…

Puisque tout était fini la tension pouvait en effet retomber et la libido s’abandonner mollement dans les bras accueillants des courtisanes et des mignons dans les derniers endroits à la mode.

C’est cette accentuation de l’irréel qui prévaut désormais, malgré quelques piqûres de rappel comme ce devoir de mémoire que veut injecter Sarkosy a un corps qui n’a plus de veine, dans tous les sens du terme. La France est dans le coma. S’agit-il de vacances ? Pas sûr.

Les coffres sont vides, l’Esprit est parti des palais dorés, quelques miettes encore brillent dans certains coins, ce qui n’est pas resté inaperçu des seize prétendants au Trône (le 17ème étant un alibi ou un juge comme ceux de la 17ème Correctionnelle, bien connue des amateurs en sensations politiques fortes.

*

Obama ?


Pourquoi pas ? Même si je préfère Mc Cain. Non pas parce que je sois conservateur, -(je suis néomoderne au sens de raisonner en terme de politie
-au-delà des factions- et non pas de politique politicienne). Mais Mc Cain me semble plus à même de comprendre qu’il ne faut pas sous-estimer l’ennemi en croyant qu’il n’est qu’une victime d’un « unilatéralisme » supposé.

Or, il est à craindre que Obama, bien plus qu’Hillary, succombe aux charmes des sirènes orientalistes persuadant de plus en plus un Occident décadent et jouisseur qu’il vaut mieux se soumettre que se démettre. Certes, il ne peut pas non plus admettre qu’une petite fille afghane n’a pas le droit d’aller à l’école parce que ce serait « sa culture » (ma bonne dame), et, d’ailleurs, il annonce qu’il veut retirer les troupes d’Irak pour les envoyer là-bas, ce qui n’est pas si mal, s’il arrive néanmoins à le faire, ce qui n’est pas dit, alors que Mc Cain aura bien plus les coudées franches.

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Dérive nihiliste dans le capitalisme ?


Plus les difficultés s’amoncèlent en Europe avec une croissance molle et des coûts de plus en plus lourds, plus le désir de s’en échapper coûte que coûte s’affermit, quitte à semer zizanie et opprobe sur l’idée même de liberté dans l’économie.

Le tout s’effectue, surtout en France, dans un cadre relationnel archaïque en matière de gestion des ressources humaines et de partage des responsabilités. Moins les salariés peuvent avoir leur part de ces dernières, moins ils ne sentiront concernés par la nécessité de faire corps avec des entreprises qui ne les aident point dans cette direction.

Que l’on s’apitoie sur le sort des caissières est louable, ce serait mieux si elles disparaissaient au profit de machines et qu’elles puissent se former à des métiers plus enrichissants. Car c’est ainsi qu’il faut voir les petits métiers : des dépannages qui ne doivent pas empêcher qu’une formation permanente permettent des adaptations plus adéquates aux nouvelles donnes de la division internationale du travail. Or, que fait-on ? On laisse des salariés s’enfermer dans l’idée qu’ils seront là dans les mêmes métiers durant toute leur vie professionnelle, alors que le rôle des Services Publiques serait de les avertir des dangers de l’immobilisme en leur proposant des alternatives bien amont.

Une telle politique sociale pourrait alors s’attaquer à penser également à une autre sécurité sociale, une autre instruction, une nouvelle fraternité solidaire, sous d’autres bases moins onéreuses et plus efficaces. Comment ? En démontrant déjà qu’il ne faut pas opposer liberté et sécurité, bien au contraire, surtout lorsqu’il y a prise de risques quand l’on se hisse en haut des nouvelles hautes montagnes du savoir et de la connaissance technologique.

à suivre…

Lucien SA Oulahbib 20/2/2008

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