Comment le Quai d’Orsay officie au Figaro (déjà en 2006)…

Analysons donc Pierre Rousselin (14 avril 2006, Rubrique Opinions du Figaro) :

…/ " Après l'avoir largement emporté aux législatives de janvier, les islamistes palestiniens se retrouvent à la tête d'une administration en état de banqueroute et peinent déjà à empêcher les groupes armés de lancer des attaques qui autorisent Israël à riposter par des représailles massives. " /…

Curieuse vision des choses selon M. Rousselin, qui va tenter d'appuyer sa démonstration par une mise en perspective symétrique entre l'Etat d'Israël qui défend sa population civile contre les agressions d'une organisation terroriste palestinienne, inscrite sur la liste des organisations terroristes de l'Union Européenne. Comment sortir de ce dilemme, en toute bonne conscience ?
Le Hamas a inscrit dans sa Charte la disparition de l'Etat d'Israël, se refuse à le reconnaître, légitime la poursuite de la violence à son encontre, et refuse d'assumer la continuité des accords antérieurs signés par l'Autorité Palestinienne.

Pierre Rousselin poursuit :

…/ " Le résultat du vote du 25 janvier peut être une catastrophe pour la paix au Proche-Orient ou, au contraire, une chance à saisir. A première vue, il n'y a rien de bon à attendre d'un mouvement dont la charte prône la destruction d'Israël, qui se trouve légitimé par les urnes et qui, de surcroît, va contrôler les principaux leviers de pouvoir de l'Autorité palestinienne. Les optimistes se consolent en se disant que, cette fois au moins, les choses sont claires, que les intégristes pourront mieux contrôler les groupes armés et que c'est dans l'exercice du pouvoir qu'un mouvement politique extrémiste comme le Hamas peut évoluer vers une plus grande modération. Resterait alors à trouver les moyens de favoriser une telle évolution. " /…

Et puis, il introduit le doute pascalien, en faisant un pari bien risqué, qui d'ailleurs ne l'engage pas personnellement, ni lui, ni son gouvernement :

…/ " S'il s'agit d'une catastrophe, il faudrait, en bonne logique, mettre fin le plus vite possible à l'expérience avant que cela ne devienne encore plus difficile. Il s'agirait de faire échouer le Hamas, économiquement mais aussi militairement, en espérant que de nouvelles élections aboutiraient à un résultat plus satisfaisant. Aux États-Unis et en Israël, les "faucons" prônent une telle démarche.

…/"Si, au contraire, la victoire des islamistes est une chance à saisir, il faudrait alors mettre sur pied une politique cohérente, définissant les règles du jeu auxquelles les islamistes devront se soumettre. "/…

Et M. Rousselin avance avec assurance son postulat, qui reste entièrement à démontrer :

…/ " Il est douteux que des menaces de sanctions et des incitations à la modération suffiront à faire changer le Hamas, mais il est certain que l'on ne fera pas l'économie d'une telle politique. "/…
…/ " Ce n'est pas la stratégie retenue par les États-Unis comme par l'Union européenne. Refuser aux intégristes tout contact officiel et leur couper les vivres tant qu'ils n'auront pas renoncé à la violence, entériné les accords signés par l'Autorité palestinienne et reconnu le droit à l'existence d'Israël peut paraître faire montre d'une grande détermination. C'est une position de principe. En soi, elle n'est pas de nature à faire évoluer le Hamas. "/ …
…/ " En Palestine comme ailleurs, les sanctions économiques ne peuvent réussir que si elles accompagnent une politique. Elles ne peuvent s'y substituer. Ou alors les Palestiniens iront trouver d'autres sources de financement alternatif dans le monde arabe et se plaindront que l'Occident veut les "punir" d'avoir choisi le Hamas plutôt que le pouvoir corrompu du Fatah dont la politique de négociation avec Israël a donné si peu de résultats. "/…

Où M. Rousselin a-t-il aperçu la politique de négociation de Fatah' avec Israël ?

Voilà des affirmations tout à fait gratuites qui ne soutient pas le principe de réalité : en effet, le présumé " Ministre des Affaires Etrangères de l'Autorité Palestinienne " M. al Zahar est allé quémander de l'aide en espèces sonnantes et trébuchantes auprès de " pays arabes frères " : ils lui ont beaucoup promis, mais n'ont pas donné grand-chose. D'abord parce que la situation antérieure où c'était l'UE qui graissait la corde avec laquelle l'Occident va se passer le nœud coulant autour du cou était tout de même bien plus confortable ; ensuite parce que les " frères palestiniens " sont de fieffés farceurs sur lesquels on ne peut pas vraiment compter, même s'ils servent d'icône aux potentats du monde arabe, qui les offrent en pâture à leurs peuples frustrés et enragés pas les islamistes.

Souvenons-nous brièvement du comportement des Palestiniens lors de l'invasion du Koweït par l'Irak de Saddam en 1990 ; de la déstabilisation dont ils furent responsables au Liban au début des années 1970, entraînant ce beau pays multiculturel et prospère dans une guerre civile dont les séquelles ne sont pas cicatrisées ; de la tentative de Yasser Arafat de renverser le régime du roi Hussein de Jordanie, provoquant la plus sanglante des répressions que le " Peuple palestinien " ait jamais subi, sans que cela émeuve les médias occidentaux à l'époque : c'était une simple affaire " entre frères arabes ". Les Israéliens n'étant pas impliqués, point n'était besoin d'en faire des gorges chaudes.

Ces erreurs funestes et répétées des chefs palestiniens nous rappellent le jugement de Abba Eban, ancien ministre des Affaires Etrangères d'Israël : " Les Palestiniens n'ont jamais manqué une occasion de manquer une occasion ".

Finalement, c'est le Président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, qui a promis une aide substantielle aux Palestiniens dirigés par le Hamas : pourquoi s'étonner de cette solidarité entre un Etat terroriste, et une organisation terroriste qui veut gérer un embryon d'Etat avec l'argent de la charité internationale : " Qui se rassemble s'assemble ", et le Hamas prépare à Gaza une future " République Islamique de Palestine ", que nos bons apôtres laïques en Occident auraient tort de croire capable d'évoluer vers un Etat binational englobant les citoyens juifs d'Israël après que le Hamas aurait accompli les cauchemars de sa Charte.

D'ailleurs, dans le domaine de l'aide aux Palestiniens, la Russie continue de jouer un rôle bien trouble : Sergueï Lavrov, Ministre des Affaires Etrangères de Russie, vient de promettre une aide financière à l'AP pilotée par le Hamas. Là encore, après que Moscou ait pratiqué des manœuvres dilatoires pour empêcher la communauté internationale de sanctionner l'Iran qui contrevient à ses engagements en matière de prolifération nucléaire, Poutine de Russie veut mettre son grain de sel (pour rester poli) dans le grand jeu du Moyen-Orient.
La cohérence de la Russie à l'égard du monde musulman y perd son cyrillique, puisque les Russes n'ont pas manifesté tant d'aménité à l'égard des " bandits tchétchènes " mais qu'importe : puisque Poutine de Russie parvient ainsi à contrer la politique internationale des USA honnis, en tissant une alliance de circonstance avec la Chine, et en revenant dans le jeu politique au Moyen-Orient…

Revenons à l'article de Pierre Rousselin, qui tente de nous faire compatir aux malheurs palestiniens, en oubliant délibérément leurs responsabilités dans la fabrication de ces malheurs.
Ici vient l'articulation de l'argumentaire de M. Rousselin :

…/ " Les bailleurs de fonds de l'Autorité palestinienne doivent trouver un moyen de conditionner leur aide tout en maintenant – ou plutôt en augmentant – l'assistance financière qu'ils fournissent, directement ou par le biais d'ONG indépendantes du Hamas, à des projets concrets à Gaza et en Cisjordanie. Ainsi, l'arme d'une aide soigneusement ciblée et contrôlée permettrait-elle de renforcer les courants modérés et laïcs de la société palestinienne. Encore faudrait-il s'atteler sérieusement à la tâche, car il ne s'agit pas d'ouvrir ou de fermer le robinet de l'aide mais bien de la réorienter totalement. " /…

Tout ce qu'affirme le directeur adjoint de la rédaction du Figaro est entaché de fausseté, amplement démontrée par l'expérience du passé, et par les engagements intransigeants de la direction du Hamas, maintenant aux commandes de l'AP.

" Conditionner l'aide tout en maintenant et même en augmentant l'assistance financière par le biais d'ONG indépendantes du Hamas"(???)

C'est malheureusement ce que proposent déjà l'UE et même les USA, qui ne veulent pas provoquer une " catastrophe humanitaire chez le Peuple palestinien "… Mais dites-nous, cher M. Rousselin, et vous mesdames et messieurs les décideurs politiques qui disposez bien légèrement de l'argent des contribuables européens, que vous distribuez si généreusement à une organisation terroriste qui a juré de poursuivre la violence à l'égard d'un Etat souverain, et le massacre de ses civils, répondez s'il vous plaît à ces quelques questions :

- Quelle population a élu le Hamas à sa tête avec plus de 73% des suffrages ?

- Les électeurs palestiniens sont-ils d'éternels irresponsables, qui peuvent faire le choix de la violence, tout en se voyant éternellement entretenus par " la communauté internationale ? L'UNWRA est le seul organisme des Nations Unies, créé en 1948, qui entretient une population de réfugiés jusqu'à la quatrième génération : vous ne pensez pas qu'il faudra y mettre un terme ?

- Les Palestiniens sont-ils les plus malheureux de la planète : ils recevaient, du temps de Yasser Arafat, les plus fortes subventions per capita, des organisations de secours internationales, détournées par la corruption.

- Le Peuple du Darfour, violé, torturé, déplacé, massacré par ses " frères djandjawides " et l'armée régulière du Soudan, ne mérite-t-il pas notre compassion ? Alors qu'un véritable génocide se déroule au Darfour depuis trois ans, l'Union Africaine y a dépêché 4500 malheureux " gardiens de la paix ", totalement impuissants, et la Ligue Arabe, qui vient de tenir son sommet à Khartoum précisément, a renouvelé son soutien au régime criminel qui dirige le Soudan, et agresse aujourd'hui le Tchad pour s'emparer de ses ressources pétrolières. C'est d'ailleurs là que l'on retrouve la Chine, qui participe à l'exploitation des champs pétrolifères du Soudan, et pratique la " Real Politik " avec un cynisme que n'aurait pas désavoué Henry Kissinger.

- Devra-t-on indéfiniment croire à la fable du Peuple palestinien opprimé, alors que le plus grand de ses oppresseurs, ce sont ses dirigeants qui le guident sur le chemin de la haine, de la guerre, et du néant ?

- Quelles ONG récipiendaires, et donc redistributrices de l'aide internationale de l'aide versée aux Palestiniens ? L'UNWRA bien entendu ? Celle-ci compte 15.000 fonctionnaires dont une majorité de Palestiniens, et bon nombre dévoué au pouvoir dirigé par le Hamas ? Les ONG type " French Doctors " ?? J'écoutais hier à la radio le Président de Médecins Sans Frontières " qui décrivait la situation pénible des Palestiniens, tout en affirmant que les ONG ne sauraient se substituer à l'administration palestinienne…

- Comment ne pas comprendre que l'argent est une denrée hautement fongible ? Les sommes versées à des organisations humanitaires, et donc à l'UNWRA, qui peut garantir qu'elles ne finiront pas sur les comptes du Hamas et autres organisations terroristes, alimentant ainsi leurs arsenaux ?

- De cela, plusieurs conséquences : les pays donateurs, et donc l'UE, premier donateur à l'AP de fonds de soutien, pourront, et même devront être poursuivis par les victimes civiles des attentats pour " complicité de crimes contre l'humanité ", puisque les attentats terroristes à la bombe contre des civils appartiennent à cette catégorie de crimes

- D'autre part, le fait que le Hamas se vante d'être une organisation non corrompue ne doit pas nous rassurer : que Yasser Arafat et ses sbires aient détourné la plus grande partie des sommes généreusement versées à l'AP de son vivant (révélation qu'aujourd'hui tous l'Occident reconnaît bien volontiers alors qu'avant sa mort, cela était du domaine du " politiquement incorrect "). En effet les sommes versées à l'AP pourront être largement utilisées pour l'achat d'armes et la préparation d'attentats anti-israéliens, voire anti-occidentaux, puisque aujourd'hui Gaza héberge toutes les organisations islamistes de la planète, depuis le Hamas jusqu'à al Qaïda, en passant par le jihad islamique et les " brigades des martyrs d'al Aksa " affiliées au Fatah'.

Revenons à notre ami Rousselin, dont la naïve innocence est bien suspecte :

…/ " Il en est de même dans le domaine de la sécurité. Plutôt qu'exiger du Hamas de grandes déclarations de renoncement à la violence, ne vaudrait-il pas mieux s'en tenir aux actes ? Le Hamas observe depuis mars 2005 un cessez-le-feu. Cela prouve qu'il est en mesure de faire appliquer ses propres décisions, davantage en tout cas que le Fatah dont les Brigades des martyrs d'al-Aqsa n'ont jamais cessé la lutte armée. " /…

D'où M. Rousselin tient-il que " le Hamas observe un cessez-le-feu " depuis mars 2005 ??? Est-il allé compter les roquettes et les Katioushas tirées par le jihad islamique et les brigades des martyrs d'al Aksa depuis un an, en demandant aux présumés " combattants " palestiniens de lui montrer leur carte d'identité, et de lui expliquer quel uniforme dissimulait le keffieh porté par tous ces valeureux militants qui assassinent des femmes, des enfants, des civils indistinctement, pour l'excellente raison que ce sont des Juifs israéliens ?
M. Rosselin nous prendrait-il pour des imbéciles, ou bien encore, ce que je n'ose pas croire, serait-il gentiment antisémite, en mettant dans le même sac les " activistes palestiniens qui résistent à l'occupation israélienne ", et les civils israéliens qui ne rêvent que de paix ???

Et là, M. Rosselin nous sert l'estocade dictée par le quai d'Orsay, car la formule est consacrée :

…/ " Exiger du Hamas qu'il continue d'observer le cessez-le-feu et qu'il le fasse appliquer par les autres groupes armés devrait être une priorité absolue. Quitte à demander à Israël de s'engager, en contrepartie, à une certaine retenue. " /…

M. Rosselin poursuit ses approximations symétriques, qui ne lui coûtent que l'exercice de style :

…/ " Pour ce qui est de l'acceptation de la solution des deux États et de la reconnaissance d'Israël, ce sont des principes sur lesquels l'on ne peut pas transiger. Cela dit, au-delà de déclarations ambiguës, le Hamas n'a aucune raison de répondre favorablement tant qu'un règlement négocié n'est pas à l'ordre du jour. " /…

Il commence par donner quitus à l'exigence d'arrêt de la violence générée par le Hamas, mais affirme le bon droit du Hamas à ne jamais faire preuve de bonne volonté. Comment faire confiance à des gens comme celui-là ?
Comment voulez-vous que la direction palestinienne, de plus conseillée vers la politique du pire par notre diplomatie élyséenne, ne continue pas de se fourvoyer, en se croyant légitimée dans sa faiblesse.

Lire de pareilles stupidités donne à penser qu'au lieu de poursuivre une politique de ripostes mesurées, les Israéliens doivent mettre à profit leur supériorité militaire et technologique pour écraser l'œuf du serpent que constitue le " Hamasland ".

Si les dirigeants israéliens le font maintenant, ils seront réprimandés par la communauté internationale, mais dans moins de cinq ans, l'UE toute penaude devra reconnaître sa dette de sang aux Israéliens, car comme l'opération préventive qui avait mis un terme à la centrale d'Osirak en juin 1981, levant l'hypothèque d'une menace nucléaire de l'Irak à moyen terme, de même le nettoyage du nid de vipères terroristes dirigé par le Hamas sera un indiscutable service rendu à l'humanité entière, dans la lutte contre l'islamo-fascisme et son bras armé, le terrorisme islamiste.

Enfin, M. Rousselin termine sa petite démonstration par un enroulement de " si et de mais " qui néglige les réalités de l'histoire immédiate :

…/ " La politique unilatérale mise en oeuvre par Ariel Sharon et confirmée par son successeur Ehoud Olmert dispense ce dernier de toute nécessité d'évoluer sur ce point. Si des pourparlers de paix avaient été en cours et si une solution était en vue, il est fort probable que le Hamas n'aurait pas remporté les élections. En revanche, la perspective d'une issue négociée pourrait conduire les Palestiniens à faire pression sur le Hamas pour qu'il l'accepte, ou bien à écarter les islamistes au profit des partisans de la négociation. " /…
…/"Pour cela, une alternative au statu quo doit se présenter. Plutôt que de s'accrocher à une "feuille de route" qui n'a jamais été appliquée, la communauté internationale ferait mieux de prendre en compte l'unilatéralisme israélien pour l'insérer dans une perspective négociée à soumettre aux Palestiniens."/…

M. Rousselin a le culot de reprocher aux Israéliens l'échec de la " Feuille de Route ". Nous avions une certaine habitude du renversement des rôles, mais là mon bon M. Rousselin, le tour de passe-passe est un peu trop énorme.

Faut-il rappeler à M. Rousselin, et aux lecteurs du Figaro que " la politique unilatérale d'Ariel Sharon, poursuivie par son successeur Ehud Olmert " n'est que la conséquence de l'absence d'un interlocuteur responsable du côté palestinien ?
Un an après son élection M. Mahmoud Abbas qui avait pris l'engagement, en acceptant la " Feuille de route chaperonnée par le Quartette (ONU, USA, UE et Russie) de faire cesser la violence à l'égard d'Israël, et de désarmer les milices armées, le président de l'AP n'avait pas levé le petit doigt pour respecter ses engagements ?

Doit-on rappeler à M. Rousselin et aux lecteurs du Figaro les louanges internationales unanimes reçues par Ariel Sharon après le retrait de Gaza décidé contre une forte opposition interne, et accompli par les forces de défense d'Israël dans un mouvement rarement vu dans l'histoire de retrait du vainqueur sur le terrain, pour gage de bonne volonté – interprété par le Hamas comme SA victoire ?

Doit-on rappeler à M. Rousselin et aux lecteurs du figaro l'intransigeance réaffirmée des dirigeants du Hamas, approuvée par le " Peuple palestinien " à l'égard d'un règlement négocié avec Israël, comprenant pour préalable l'acceptation de la continuité diplomatique de l'AP à travers les accords d'Oslo, les éléments de la " Feuille de route " : arrêt de la politique de violence, reconnaissance de l'Etat d'Israël. Rien de tout cela dans le langage du Hamas.

Cela n'a pas marché avec le Fatah', M. Rousselin suggère de reprendre à zéro avec le Hamas ?

Les seules concessions du Hamas sont celles que le Coran dicte à ces islamistes :
- Négocier une trêve quand on est faible.
- Ne jamais abandonner un " waqf " musulman, ce qui confirme l'inexistence du " Peuple palestinien " dans l'esprit des dirigeants du Hamas, confirmée d'ailleurs par l'absence de liaison organique entre les arabes de Gaza, et ceux vivant en Cisjordanie.
- Reprendre le combat dès que l'on se sent le plus fort, selon les " hadiths du prophète ", et poursuivre alors l'ennemi jusqu'à lui faire rendre gorge, sans la moindre pitié, et sans " charité chrétienne ".

Je préfère pour ma part que l'Etat d'Israël défende ses citoyens, et par extension protège les Juifs du monde entier, d'une " main puissante ", plutôt que d'assister au spectacle des larmes de crocodiles que ne manqueront pas de verser nos bons apôtres des Etats de l'UE si, ce qu'à D. ne plaise, il advenait un malheur à l'Etat d'Israël face à des ennemis décidés à y faire le dernier massacre du Peuple juif, comme ils l'ont confirmé avec leur complice Mahmoud Ahmadinejad.

Et les Occidentaux n'auraient alors pas trop longtemps à attendre pour que les adeptes de la religion d'amour, de paix et de tolérance viennent leur faire entrer dans la gorge la force de leurs convictions mortifères.

Enfin, M. Rousselin conclut, toujours selon le diktat du quai d'Orsay où il va sans doute quérir ses " feuilles de route " :

…/ " Faire évoluer le Hamas doit devenir une priorité de la diplomatie internationale. Il n'y va pas seulement de la paix au Proche-Orient mais aussi, compte tenu de la centralité de la Palestine dans le monde musulman, de l'avenir de l'islamisme dans le monde. Si le problème né d'une élection démocratique n'est pas pris à bras le corps, la politique du pire risque de s'imposer et entraîner toute la région dans le chaos. " /…

Pour paraphraser le présumé Directeur adjoint de la rédaction du Figaro, " faire évoluer le Hamas doit devenir une priorité de la diplomatie internationale ".
Malheureusement, le Hamas est affligé de très lourds antécédents génétiques : le Hamas, présumé " mouvement de la résistance palestinienne " (c'est la signification de l'acronyme qui compose le Hamas) est issu de l'idéologie des " Frères Musulmans " : mouvement fondé en 1928 par Hassan al Banah, grand-père des frères Ramadan, l'idéologie des " Frères musulmans " peut se résumer à la somme de la vision la plus intransigeante de l'islamisme et de l'idéologie nazie.

Autrement dit, " faire évoluer le Hamas " revient à espérer transformer un scorpion en un être civilisé.

Cela évoque l'anecdote suivante : un scorpion se trouve pris par la montée des eaux à proximité d'un étang. Il aperçoit une grenouille, à qui il demande aimablement de le prendre sur le dos pour le conduire au sec. La grenouille proteste : " mais tu vas me piquer, et nous mourrons tous les deux ". Le scorpion la rassure : " Mais non, bien sûr que non ! Tu me prends pour un fou ? Ce n'est pas mon intérêt de te piquer ". Marché conclu : la brave grenouille endosse le scorpion, et ce qui devait arriver arriva. Au beau milieu de l'étang, le scorpion piqua la grenouille avec son dard venimeux. " Mais pourquoi as-tu fait cela, demande la grenouille en expirant ? " ; " Parce que, c'est ma nature, répond le scorpion en se noyant "…

Voilà donc le genre de transformation à laquelle le bienheureux M. Rousselin invite le Hamas.

Bien entendu, quand on est douillettement installé dans son fauteuil à 4000 kms du théâtre des opérations, on peut émettre des jugements définitifs sur " centralité de la Palestine dans le monde musulman, de l'avenir de l'islamisme dans le monde"…

En ce qui concerne la " centralité de la Palestine dans le monde musulman, il faudra un jour faire justice de cette affirmation qui contient tout bonnement la négation de l'Etat d'Israël : en cette période de Pâques – de Pessah' chez les Juifs – la centralité d'Israël doit être réaffirmée pour le monde juif, et au-delà pour le monde occidental.

A force de baisser sa culotte devant le monde musulman, on risque fort de se faire piquer par le dard l'islamiste, en y perdant la civilisation occidentale, fondée sur le judéo-christianisme, les apports de la science et de la philosophie grecques, et l'organisation de la cité selon les lois romaines.

Quant à l'élection démocratique du Hamas le 28 janvier 2006, rappelons aussi à M. Rousselin que le parti nazi fut élu "démocratiquement " en janvier 1933, entraînant le monde entier dans le chaos.

15 avril 2006

Sentinelle 5769 8/4/2018

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