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DANS LES TERRITOIRES EN LITIGE, ISRAËL A DES DROITS

Posted By Albert Soued On 7 janvier 2010 @ 1 h 04 min In Alliance des civilisations-A-LI-DAC, Fresh Air-LIDAC, Instances internationales-LIDAC, Libertés-LIDAC, Petits arrangements médiatiques-Li-d-ac | Comments Disabled

"La récente déclaration de la nouvelle responsable européenne des relations étrangères Catherine Ashton, critiquant Israël, a une fois de plus attiré l'attention du monde sur Jérusalem et les implantations. Mais cela ne signifie pas que l'on ai compris vraiment les droits d'Israël sur un territoire en litige, qu'on appelle improprement "territoire occupé".
En effet, connu sous le nom de Cisjordanie, ce territoire à l'ouest du Jourdain ne peut en aucune manière, être considéré comme occupé, sur le plan de la loi internationale, car il n'a jamais obtenu une souveraineté reconnue avant sa conquête par Israël. A l'opposé de certaines croyances, il n'y a jamais eu auparavant un état palestinien, et aucune nation n'a établi sa capitale à Jérusalem, malgré que la ville fût sous le contrôle islamique pendant des centaines d'années.
 
Le nom "Cisjordanie" a été utilisé pour la 1ère fois par les Jordaniens en 1950, quand ils ont annexé cette terre pour la différencier du reste du pays (à l'ouest du Jourdain), et de la Transjordanie, communément appelée Jordanie (à l'est du Jourdain). Les frontières de ce territoire ont été établies une année auparavant, lors de l'accord d'armistice entre Israël et la Jordanie, qui a mis un terme à la guerre d'indépendance, au cours de laquelle 5 armées arabes ont envahi l'état d'Israël naissant.
C'est à l'insistance de la Jordanie que les lignes de l'armistice de 1949, n'ont pas été reconnues comme frontière internationale, mais simplement comme ligne de séparation entre les armées, une ligne tracée en vert par les militaires, la fameuse "ligne verte".
L'Accord d'Armistice spécifie clairement qu'"Aucune disposition de cet Accord ne portera en aucune manière préjudice aux droits, revendications et positions de chaque partie, dans tout accord de paix ultérieur sur les questions palestiniennes, les dispositions de cet Accord n'étant exclusivement dictés que par des considérations militaires"
 
Après la Guerre des Six Jours, alors qu'une fois de plus les armées arabes cherchaient à détruire l'Etat juif, Israël a conquis la Cisjordanie et d'autres territoires. Alors les Nations unies ont cherché à trouver une solution durable au conflit. La résolution 242 du Conseil de Sécurité de l'Onu est probablement le document le plus mal compris de l'arène internationale. Alors que certains, notamment les Palestiniens, poussent l'idée que le texte exige la restitution de tous les territoires conquis au delà de la ligne verte, la vérité est ailleurs; la résolution demande "une paix à l'intérieur de frontières sûres et reconnues", mais nulle part il n'est précisé le tracé de ces frontières.
 
Il vaut mieux remonter aux véritables intentions de ceux qui ont écrit le texte, avant d'aller vers leurs interprétations.
- Eugène V Rostov, sous-secrétaire d'Etat américain en 1967, a rédigé le texte et a dit en 1990: "La résolution du Conseil de Sécurité n° 242 et les suivantes 338…. reposent sur 2 principes: Israël peut administrer le territoire (conquis) jusqu'à ce que ses voisins arabes acceptent de faire la paix; et quand la paix sera signée, Israël se retirera vers des frontières "sûres et reconnues", qui ne seront pas forcément celles de la démarcation de l'armistice de 1949"
- Lord Caradon, l'ambassadeur anglais à l'Onu à cette époque et principal auteur de la résolution qu'il a présentée au Conseil, a dit en 1974, sans équivoque "Il aurait été erroné de demander à Israël de revenir aux positions du 4 juin 1967, parce que ces positions sont indésirables et artificielles"
- L'ambassadeur américain à l'Onu à cette époque, Arthur Goldberg, ex-juge de la Cour Suprême, a été encore plus clair, quand il a déclaré en 1973 que "la résolution parle de retrait de territoires, sans préciser l'étendue de ce retrait". Ceci signifie moins qu'un retrait complet, du fait que les frontières antérieures d'Israël ont montré qu'elles étaient très peu sûres"
- Même le délégué soviétique, Vassily Kouznetsov qui s'était battu contre le texte final, a concédé que la résolution "donnait le droit à Israël de retirer ses forces seulement sur des lignes qu'il considère comme appropriées"
 
La question des implantations n'est apparue qu'après la guerre de 1967, quand les Juifs ont commencé à revenir sur leur terre historique en Cisjordanie, qui s'appelle "Judée et Samarie", noms de la région connus comme tels dans l'histoire depuis plus de 2000 ans, avant que les Jordaniens ne la rebaptisent. Rostow n'a rien trouvé à redire quant à ces implantations. Il a précisé que le Mandat britannique d'origine s'appliquait encore à la Cisjordanie. Il disait "Le droit Juif de s'installer en Palestine, à l'ouest du Jourdain, c'est-à-dire en Israël, en Cisjordanie et à Jérusalem est inattaquable. Ce droit est imprescriptible et ne peut être résilié tant qu'une paix reconnue n'a pas été signée entre Israël et ses voisins"
Depuis, aucun document international lié à ce territoire n'est venu annuler le droit Juif de s'y implanter.
 
Pourtant on a répandu la perception qu'Israël occupe une terre volée, et que seuls les Palestiniens y ont des droits nationaux, légaux et historiques. Ceci n'est pas seulement erroné sur les plans factuel et moral, mais plus ce mythe est accepté, moins les Palestiniens sentent le besoin de venir à la table des négociations.
Des déclarations comme celles de Lady Ashton ne sont pas seulement erronées, elles éloignent la perspective de toute négociation. (1)
 
Note de la traduction
(1) Suivant les péripéties de ce conflit depuis 62 ans, nous restons persuadés que les interférences constantes de l'Occident, en déclarations, résolutions, subventions, capitaux, écoles, soins, armes, soutiens divers dont aucune population au monde n'a jamais bénéficié autant depuis que l'Homme existe dans l'Histoire, ne font qu'éloigner les perspectives de paix dans la région. Pire! Toutes ces interférences sont à l'origine des guerres et des troubles au Moyen Orient. Pourquoi ?
Bientôt on n’aura plus besoin de pétrole…, ni même des capitaux arabes".

Par Danny Ayalon, ministre-adjoint des Affaires Etrangères d'Israël
Paru dans le Wall Street Journal du 30/12/09
Traduit par Albert Soued, www.symbole.chez.com pour www.nuitdorient.com
 

 
Israel's Right in the Disputed Territories
By DANNY AYALON, deputy foreign minister of Israel.

Wall Street Journal – DECEMBER 30, 2009
http://online.wsj.com/article/SB10001424052748704103104574623662661962226.html

The recent statements by the European Union's new foreign relations chief Catherine Ashton criticizing Israel  have once again brought international attention to Jerusalem and the settlements. However, little appears to be truly understood about Israel's rights  to what are generally called the "occupied territories" but what really are "disputed territories."
That's because the land now known as the West Bank cannot be considered "occupied" in the legal sense of the word  as it had not attained recognized sovereignty before Israel's conquest. Contrary to some beliefs there has never been a Palestinian state,  and no other nation has ever established Jerusalem as its capital  despite it being under Islamic control for hundreds of years.

The name "West Bank"  was first used in 1950 by the Jordanians  when they annexed the land to differentiate it  from the rest of the country, which is on the east bank of the river Jordan.  The boundaries of this territory were set only one year before during the armistice agreement between Israel and Jordan that ended the war that began in 1948  when five Arab armies invaded the nascent Jewish State.  It was at Jordan's insistence that the 1949 armistice line  became not a recognized international border  but only a line separating armies. The Armistice Agreement specifically stated:
"No provision of this Agreement shall in any way prejudice the rights, claims, and positions of either Party hereto in the peaceful settlement of the Palestine questions, the provisions of this Agreement being dictated exclusively by military considerations."
This boundary became the famous "Green Line" so named because the military officials during the armistice talks used a green pen to draw the line on the map.

After the Six Day War,  when once again Arab armies sought to destroy Israel and the Jewish state subsequently captured the West Bank and other territory,  the United Nations sought to create an enduring solution to the conflict.
 U.N. Security Council Resolution 242 is probably one of the most misunderstood documents in the international arena.  While many, especially the Palestinians, push the idea that the document demands that Israel return everything captured over the Green Line, nothing could be further from the truth. The resolution calls for "peace within secure and recognized boundaries," but nowhere does it mention where those boundaries should be.

It is best to understand the intentions of the drafters of the resolution before considering other interpretations.
Eugene V. Rostow, U.S. Undersecretary of State for Political Affairs in 1967 and a drafter of the resolution, stated in 1990: "Security Council Resolution 242 and (subsequent U.N. Security Council Resolution) 338… rest on two principles, Israel may administer the territory until its Arab neighbors make peace; and when peace is made, Israel should withdraw to "secure and recognized borders," which need not be the same as the Armistice Demarcation Lines of 1948."

Lord Caradon, the British U.N. Ambassador at the time and the resolution's main drafter who introduced it to the Council, said in 1974 unequivocally that, "It would have been wrong to demand that Israel return to its positions of June 4, 1967, because those positions were undesirable and artificial."

The U.S. ambassador to the U.N. at the time, former Supreme Court Justice Arthur Goldberg, made the issue even clearer when he stated in 1973 that, "the resolution speaks of withdrawal from occupied territories without defining the extent of withdrawal."
This would encompass "less than a complete withdrawal of Israeli forces from occupied territory, inasmuch as Israel's prior frontiers had proven to be notably insecure."
Even the Soviet delegate to the U.N., Vasily Kuznetsov, who fought against the final text, conceded that the resolution gave Israel the right to "withdraw its forces only to those lines it considers appropriate."

After the war in 1967, when Jews started returning to their historic heartland in the West Bank,  or Judea and Samaria,  as the territory had been known around the world for 2,000 years  until the Jordanians renamed it, the issue of settlements arose. However, Rostow found no legal impediment to Jewish settlement in these territories. He maintained that the original British Mandate of Palestine still applies to the West Bank. He said "the Jewish right of settlement in Palestine west of the Jordan River, that is, in Israel, the West Bank, Jerusalem, was made unassailable. That right has never been terminated and cannot be terminated except by a recognized peace between Israel and its neighbors."
There is no internationally binding document pertaining to this territory that has nullified this right of Jewish settlement since.

And yet, there is this perception  that Israel is occupying stolen land  and that the Palestinians are the only party with national, legal and historic rights to it.  Not only is this morally and factually incorrect, but the more this narrative is being accepted,  the less likely the Palestinians feel the need to come to the negotiating table.  Statements like those of Lady Ashton's are not only incorrect; they push a negotiated solution further away.


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