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Pourquoi je n’irai pas voir le film sur les moines de Tiberi

one.jpgMême Valeurs Actuelles -imaginez les autres :-) est difficilement lisible lorsqu'il écrit :

le film est aussi fidèle à un certain irénisme des moines vis-à-vis de l’islam. Et ce n’est pas sans une certaine gêne, sachant leur destin final, qu’on les voit s’associer à la prière d’un imam qui psalmodie : « Tu es notre maître, accorde-nous donc la victoire sur les peuples infidèles. »

Mais cela est de peu de poids par rapport au formidable témoignage du pardon accordé par avance par le père de Chergé à son futur bourreau, de la force de la prière qui doit prévaloir sur le fracas des armes (…) "

 

Parce que je n'admets pas que l'Eglise du Christ, qui est en Afrique du Nord chez elle depuis au moins la fin du 1er siècle, rase les murs en parlant elle aussi de "terre d'Islam" alors que c'est une terre qui a été envahie par l'islam et ses conquérants arabes. Ses habitants, les citadins berbères et romains, fuirent en Italie, à Byzance, à Rome. A la campagne les tribus semi-nomades qui restèrent crurent avoir affaire à une hérésie chrétienne tel l'arianisme. En tout cas le christianisme, comme le judaïsme, sont bel et bien chez eux, et dans ces conditions les musulmans n'ont rien à exiger, bien au contraire ! C'est ce que ne comprennent pas celles et ceux qui acceptent de faire le dos rond et au fond verront dans le meurtre des moines un sacrifice salvateur rachetant les crimes coloniaux alors qu'il s'agit d'assassinats crapuleux fomentés par des inhumains, des barbares, (peu importe d'où ils viennent, de l'armée ou du maquis) qui ne méritent aucune autre compassion que celle permise par le code de la guerre juste. Une guerre qui n'est donc pas sans merci, compassion et pardon, mais cela ne veut pas dire abandon masochiste, servitude volontaire à un bourreau qui ne mérite pas que l'on accepte de mourir pour son dieu qui n'est, décidément, pas le nôtre.

Aussi est-ce de plus en plus insupportable de lire sans cesse des abandons de souveraineté spirituelle et temporelle en matière de sacrifices rituels par exemple, comme s'il était possible d'ailleurs de comparer pratiques sacrificielles et pratiques culinaires singulières (à ce stade nos naïfs sont en train de faire pression sur tous les restaurants de couscous qui ne faisaient pas de halal).

Mais est-ce que cela voudrait dire que dans cette période de crise faramineuse des dépenses publiques nos dirigeants nous auraient vendu pour un plat de lentilles libyennes et saoudiennes ? Leurs pétrodollars venant acheter à tour de bras des obligations d'Etat, des Euros, afin de soutenir un Etat français qui sans cela serait rétrogradé de sa note AAA ? En Italie Berlusconi crache sur la tombe de Ornella Fallaci en s'agenouillant devant ce général d'opérette, ce clown habillé en singe savant nommé Kadhafi. On peut désormais se poser la question et chercher à vérifier si nous ne sommes pas désormais dépendants des revenus de l'or noir, ce qui serait de la haute trahison. Bat Ye'or avait donc décidément raison. C'est aujourd'hui aveuglant.

On peut aussi se désespérer de voir un pouvoir s'enferrer dans les affaires jour après jour pendant que la gauche cherche à faire passer son égalitarisme congénital en utilisant cyniquement l'épineuse question des retraites. Et que dire des "roms" et autres gens du voyage alors que nous sommes devenus nous-mêmes des roms et des gens du voyage lorsque dans certains quartiers dans certains transports nous sommes obligés de surfer entre les détraqués armés de tournevis et les nervis des nouvelles sections d'assaut à la chasse au "céfran"le tout protégé par certains syndicats de magistrats et autres officines dites anti-racistes qui en réalité traquent celles et ceux qui ne veulent pas admettre que 2+2=5. 2+2 n'égale pas 5, c'est sans doute politiquement incorrect de le dire parce que cela étale une culture arithmétique qui nécessairement stigmatise celles et ceux qui pensent que 2+2=5, mais c'est ainsi, tant pis, parfois il faut appeler un chat un chat, même si cela fait rager St Germain des Prés. Que faire alors que tout s'effondre ? Songer à faire pendre non pas une seconde écrevisse au Château de Versailles mais des mangas... (lire Alice au pays de Louis XIV)

Lucien SA Oulahbib 14/9/2010

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