Featured

Pour le gel de la construction de mosquées en France

st-trop-paques-20040050.jpgUne raison majeure incite à cette décision : il faut agir ainsi par solidarité avec les chrétiens d'Algérie (avec des humains tout court en vérité) qui sont traînés, aujourd'hui, devant les tribunaux, pour n'avoir pas suivi le jeûne musulman, et ce non pas par une partie civile mais par le Parquet lui-même: la procureure disant aux contrevenants: " de «quitter ce pays, qui est une terre d'Islam»"…  Au-delà du caractère intolérant de ce propos qui aurait été traité de raciste s'il avait été tenu par une procureure française, relevons qu'il s'agit d'une décision d'Etat, qui non seulement viole paraît-il la "constitution" en vigueur, mais plus fondamentalement foule aux pieds la liberté de conscience, donc les droits humains au fondement même de l'adhésion du pays concerné à la Charte des Nations Unies ; ce qui ne peut que semer le trouble y compris en France (l'ambassadeur du Vatican s'est-il informé sur le sujet ? Ce n'est pas sûr…) ; d'où la nécessité que les musulmans de France, en particulier leurs instances, telle que le CFCM (Conseil français du culte musulman), prennent position. Et ce pour leur propre bien.

Car plus les musulmans affirmeront la liberté, plus leur caractère français s'affirmera en même temps que leur vision singulière de l'islam, ce qui ne pourrait que réduire le malaise de leurs concitoyens devant leurs exigences qui veulent se hisser au même niveau de réalisation que les autres religions alors que celles-ci sont là depuis des siècles et qu'elles ont construites toutes seules leurs édifices, Notre Dame a mis cent ans pour s'édifier faute d'argent, et la synagogue gigantesque de Turin n'a pu être finie faute d'argent et donc a dû être vendue, elle est devenue aujourd'hui l'actuel musée du cinéma turinois.

Les responsables français du culte musulman sont-ils prêts au moins à aller en Algérie pour expliquer que la procureure n'a pas la bonne (true) version de l'islam ? On peut largement en douter lorsque l'on apprend que le responsable du CFCM, tout en condamnant les auteurs des récents enlèvements et autres attentats, aurait demandé au Président de la République

 que les auteurs de ces menaces ou de ces attentats ne soient plus présentés comme islamistes, car "les musulmans de France se sentent souvent très froissés" par l'utilisation du terme."Il faut supprimer du langage courant le terme islamiste pour désigner des terroristes. Nous préférons 'terroristes' et 'criminels', nous n'acceptons pas que le terme islam, la religion islam, soient associés à des actes de terrorisme". (In Le Point.fr, 23/09/10).

 

Or, contrairement à ce que prétend ce monsieur il faut bel et bien insister sur le fait que ces "auteurs" sont musulmans puisqu'ils s'en réclament, et même à corps et à cris, il n'y a donc aucune raison d'en douter, pas une seule seconde ; d'ailleurs, l'AKMI parle de Maghreb "islamique" et non pas "islamiste", ce qui exprime bien qu'ils ne font pas la différence, parce qu'ils restent fidèles en réalité à l'enseignement de Mahomet (salaf), et donc non seulement au Coran mais aussi à la Sîra (vie de Mahomet) donc à la Sunna (histoire de l'application des préceptes ou Sharia) ; à moins qu'il soit expliqué que les instances officielles de l'islam de France détiennent une autre version, inédite, de l'islam, ce qui serait un scoop, ce qu'il faudrait plus sérieusement démontrer en se battant précisément pour la liberté de culte dans les pays d'origine, pourquoi pas, ce que ces instances ne font cependant pas.

Dans ces conditions, il est facile, confortablement installé dans un pays libre de parler d'un islam imaginaire alors que dans les régions où il domine la liberté est plutôt synonyme de soumission conformément cependant à la définition même du terme islam, la paix indiquée étant celle qui s'inscrit dans ce cadre là: ainsi lorsque les occidentaux en recherche d'une énième excitation ou exotisme après un bon couscous et autre thé à la menthe prononce en arabe la phrase "que la paix soit avec toi" il s'agit de la paix islamique qui se différencierait seulement en degré de la paix islamiste en ce que cette dernière exigerait de ne saluer que des musulmans alors que la paix islamique se contenterait d'une présence non musulmane à partir du moment où celle-ci serait infériorisée. Car l'islam est supérieur à toute autre forme de discours ou de forme politique d'organisation sociale, cette supériorité n'est d'ailleurs jamais étudié, comme si celle-ci n'était qu'un apanage occidental. Ajoutons que lorsque les musulmans parlent de "religions du Livre", ce dernier désigne le Coran et non pas la Bible comme le croient certains (jusqu'à Raymond Aron, dans ses Mémoires lorsqu'il parle de ses origines et de sa polémique avec de Gaulle à propos d'Israël en 1967…) c'est dire le degré d'ignorance, (in)volontaire concédons-le, propagé jusque dans les instances les plus savantes…

En tout cas, c'est ce débat là qu'il faut avoir ; pendant ce temps, gelons les constructions de mosquées et de centres polyvalents, surtout lorsqu'ils sont faits avec de l'argent public, ne serait-ce qu'indirectement, par exemple en concédant des terrains municipaux ou en subventionnant sous un prétexte "culturel"…

Lucien SA Oulahbib 25/9/2010

Discuss this articleDiscuss this article

Imprimer ce texte Imprimer ce texte

1 560 vues

Tous les articles de Lucien SA Oulahbib

Share/Save/Bookmark

Trackback

Posted in: Analyses-RTV, Article Resiliencetv, Débats-RTV, Editorial de Resiliencetv-ARTV, Headline-RTV

 

Comments are closed. Please check back later.