Après quoi court vraiment la Gauche ?

 

Suivant l’exemple de ses homologues en Occident, depuis des décennies la Gauche israélienne a soigneusement cultivé son image comme le versant sympa du spectre politique.

De mille manières, on a dit au public que la Gauche est l’option de demain. C’est le foyer de l’optimisme. Si vous voulez un avenir joyeux, si vous voulez faire la fête toute la nuit sans jamais avoir la gueule de bois, les fabricants d’image nous ont dit que la Gauche est le lieu à fréquenter.
Selon la perspective de la Gauche, le processus de paix entre Israël et l’OLP a été l’accomplissement de sa promesse. Il a aussi été la clé du monopole culturel permanent et du contrôle du gouvernement.

Des Israéliens qui s’opposèrent à la cession du contrôle sur le cœur et la capitale du pays à l’OLP n’étaient rien de plus que des prêcheurs d’obscurité et de catastrophes, des extrémistes messianiques. La Droite était en furie. La Gauche était heureuse. La Droite était le parti de la guerre. La Gauche le parti de la paix. La Droite était suspicieuse et tribale. La Gauche était optimiste et internationale.
Les premiers coups aux narrations parfaites de la Gauche sont partis seulement sept mois après la survenue de son plus grand triomphe. Sept mois après la poignée de mains épique entre Yitzhak Rabin et Yasser Arafat sur la pelouse de la Maison Blanche le 13 septembre 1993, le premier islamikaze à la bombe palestinien fit son apparition. Le 6 avril 1994, l’islamikaze assassina six Israéliens dans un bus à Afula.

 

Alors que le processus de paix n’avait qu’un an, l’image de l’islamikaze à la bombe avait commencé d’éclipser celle d’une paix garnie de ballons que la Gauche cherchait à incarner.


C’est à cette date qu’on aurait pu attendre de la Gauche qu’elle réévalue son engagement dans le processus de paix. Mais ce n’est pas ce qui arriva. La Gauche maintint une allégeance absolue au faux processus de paix. Cela ne fit que faire chuter l’espoir.

 
Tranquillement mais implacablement, la Gauche remplaça l’espoir pour un meilleur avenir par la peur d’un avenir terrifiant. En particulier, des dirigeants de Gauche comme Haïm Ramon commencèrent à menacer leurs compatriotes d’une destruction démographique nationale.

 

Ramon se saisit de projections démographiques palestiniennes falsifiées. Lui et ses camarades utilisèrent les données – qui gonflaient le nombre de Palestiniens en Judée, Samarie et dans la bande de Gaza de 50 % – pour menacer leurs compatriotes d’être condamnés à une invasion démographique.

 

C’est vrai, transférer de la terre à l’OLP s’est avéré être une très mauvaise idée. La vraie vie avait été meilleure et plus sûre avant le faux processus de paix.

 

Mais prévint la Gauche, si nous ne nous repliions pas aux lignes d’armistice de 1949 de toute manière, les Juifs deviendraient une minorité dans notre pays d’ici 15 ans.


Il fallut beaucoup plus de temps pour que la bombe démographique à retardement s’avère défectueuse alors, pour faire exploser le processus de paix. De fait, le parti Kadima de Ramon continue de fonder sa plateforme de cession sur les fausses données de population de l’OLP.



Mais aujourd’hui, même avec les media de Gauche admettant que les Israéliens juifs ont le taux de natalité le plus élevé du monde occidental et que les taux de natalité israéliens et palestiniens convergent rapidement, il est devenu difficile de convaincre les Israéliens que rendre est nécessaire sur des bases démographiques. De fait, un sondage réalisé par l’Initiative de Genève post-sioniste en 2008 a montré que 71 % des Israéliens n’étaient pas soucieux de perdre la majorité juive en Israël.


Les menaces démographiques de la Gauche ont commencé de se révéler juste avant que sa doctrine de restitution de la terre ne soit totalement discréditée. Le Groupe de Recherche Démographique Américano-Israélien a publié son étude initiale démontrant la fausseté des données de population palestiniennes quelques mois avant le retrait de Gaza en août 2005.

 

Pourtant, alors que son plan de cession de terre aux jihadistes se révélait être d’une pareille stupidité, et que ses scénarios démographiques de fin du monde s’avéraient faux, la Gauche demeurait constante dans son attitude. Elle trouva seulement un nouvel argument. 

 
Au début de 2006 environ, la Gauche commença de soulever cette menace : si Israël ne se retirait pas de lui-même de Judée, de Samarie et de Jérusalem, les USA nous abandonneraient. Dimanche soir, l’ancien Premier ministre Ehud Olmert présenta cet argument comme thème principal de son discours devant la conférence annuelle de l’Initiative de Genève.

 

Olmert prétendit que si Israël ne se retirait pas volontairement derrière les lignes d’armistice indéfendables de 1949, les USA le forceraient à le faire. Israël, dit-il, n’a pas d’autre choix que la partition volontaire de Jerusalem et le retrait de Judée et de Samarie. Il allait sans dire que l’assomption d’une telle retraite comprendrait la transformation de 100.000 à un demi million d’Israéliens vivant dans ces zones à céder, en réfugiés intérieurs sans foyer. 

 

La déclaration d’Olmert vaut d’être envisagée non pas à cause de ce qu’il a dit, mais parce que c’est aujourd’hui l’argument central de la Gauche pour le retrait. Faisons l’hypothèse de départ qu’Olmert a raison et que si Israël ne cède pas volontairement la Judée, la Samarie et la partition de Jérusalem, les USA essaieront de contraindre Israël à le faire.

 

Selon ce scénario, Israël est confronté à deux futurs possibles. Il peut se retirer ou bien il peut résister à la pression des USA, essayer de rester sur place et abandonner seulement s’il est obligé de le faire.

 
Si Israël se retire, il abandonnera des frontières défendables et ouvrira la voie à l’émergence d’une zone contrôlée par les terroristes, contiguë à ses principaux centres de population.  

 

Au minimum, cette enclave terroriste sera de facto en état de guerre avec Israël tout en cultivant de chaudes relations avec la Syrie, le Hezbollah, l’Iran et les Frères musulmans.

 

En plus de sa vulnérabilité accrue à des ennemis extérieurs, Israël sera une société en guerre avec lui-même. Sa population sera profondément déchirée et affaiblie après que des centaines de milliers d’Israéliens auront été expulsés de leurs foyers.

 
Si Israël ne se retire pas, ses villes resteront sûres et sa population ne sera pas en crise. Mais Israël devra faire face à un gouvernement américain hostile, menaçant de prendre des mesures inconnues pour l’obliger à se rétracter derrière des frontières indéfendables.

 
Qu’est-ce que ces menaces des USA impliquent ? Washington arme et entraîne déjà une armée palestinienne. Il vend déjà aux Arabes les armes les plus avancées de l’arsenal américain. Il fournit déjà une assistance militaire à l’armée libanaise contrôlée par le Hezbollah. Il permet déjà à l’Iran de développer des armes nucléaires.

 
Olmert et ses collègues de Gauche veulent-ils nous faire croire que l’armée des USA va envahir Israël pour nous obliger à sortir de Judée, de Samarie et de Jérusalem ?

 
Si c’est ce que la Gauche suggère, faisons l’hypothèse que c’est vrai. Mais si la Gauche a raison, vaut-il mieux pour Israël se condamner préventivement à des guerres chroniques et à une vulnérabilité stratégique en acceptant des frontières indéfendables plutôt que de le refuser ? Au moins si nous refusons de glisser le cou dans le nœud coulant, le gouvernement américain sera forcé de présenter le dossier de la destruction d’Israël devant le Peuple américain.

 
Et puis il y a cette certitude de la Gauche qu’elle peut prévoir le futur. Ce serait la même Gauche qui nous a promis la paix, la destruction démographique, et que Gaza deviendrait la nouvelle Singapour après notre retrait. Mais même s’il y a un résidu de réalité dans ses nouvelles menaces, pourquoi devrions-nous gaspiller la sécurité d’Israël en nous fondant sur un scénario qui peut ou non survenir ?

 

Le fond de l’affaire est que comme le fantasme de la paix et le fantasme démographique, le fantasme de l’isolement international et de la guerre avec les USA sont une pure absurdité. Aucun de ces scénarios de Gauche – qu’ils soient roses ou sinistres – n’ont jamais résisté au moindre examen.


Alors qu’est-ce qui rend compte du comportement de la Gauche ? Pourquoi des gens intelligents comme Olmert et la chef de Kadima Tzipi Livni et leurs camarades du Parti Travailliste et de Meretz et de l’Initiative de Genève sont-ils si prompts à défendre des arguments insipides ? Pourquoi n’admettent-ils pas qu’Israël se trouve en meilleure posture en demeurant là où il est sans se rétracter derrières des frontières indéfendables ?

 

Que veulent-ils vraiment ?

 
La réponse à cette dernière question est aussi simple qu’insidieuse. Ce que recherche vraiment la Gauche n’est pas la paix ni même la sécurité. En poussant leur politique de cession de la terre face à une montagne de preuves qu’elle met en péril le pays, les idéologues de Gauche cherchent à détruire leurs rivaux idéologiques sur la Droite. A savoir, ils souhaitent détruire le sionisme religieux.

 
C’est le sionisme religieux, qui porte son regard sur Jérusalem plutôt que sur Tel Aviv qui induit la Gauche vers la diversion. C’est l’espoir de détruire le sionisme religieux en détruisant la présence juive en Judée, Samarie et à Jérusalem Est – le centre nerveux juif du pays – qui maintient la Gauche sur cette voie. Cette voie a été décrite dans un éditorial du journal ‘Haaretz’ publié en juillet 2005, un mois avant que 10.000 Israéliens surtout religieux furent expulsés de leurs foyers à Gaza et dans le Nord de la Samarie.

 

Comme l’organe de la Gauche l’expliquait : « La politique de désengagement israélienne de son aliment religieux, c’est le vrai projet du désengagement actuel. Le jour suivant le désengagement, le statut du sionisme religieux sera différent.

 

L’éditorial concluait : « La vraie question n’est pas combien d’obus de mortier tomberont, ou qui gardera l’axe Philadelphi [séparant le Sud de Gaza de l’Egypte, NdT], ou bien si les Palestiniens danseront sur les toits de Ganei Tal. La vraie question est de savoir qui fixe k’agenda national ».


De même, dans un entretien avec ‘Yediot Aharonot’
en octobre 2006, Livni stigmatisait les sionistes religieux comme les gens bizarres qui gâchaient les choses pour le reste du pays. Comme elle le disait : « Dans le système politique israélien il n’y a pas de vrai fossé concernant la vision d’un règlement élargi du conflit avec les Palestiniens. La dispute se situe entre le public religieux et le reste des Israéliens ».

 

En vérité, seulement deux semaines avant la parution de son entretien, un sondage de l’institut ‘Maagar Mohot’ chez les Israéliens juifs montra que 73 % d’entre eux s’opposaient à de nouveaux retraits. En aucune manière la majorité des Juifs d’Israël n’ jamais affirmé qu’elle considérait les Juifs religieux comme une menace ou un obstacle majeur pour un meilleur avenir.

 

De fait, dans un sondage publié au début de ce mois par le Centre Begin Sadate de l’Université Bar Ilan, 79 % du public a déclaré qu’ils « ne sont pas du tout concernés par la montée constante de la proportion d’Israéliens religieux dans  le corps des officiers de Tsahal. Seul 1 % du public se disait très préoccupé par cette tendance.

 

Ce que le glissement de l’espoir à la crainte au service de son plan de destruction de son rival idéologique démontre, c’est que contrairement à son image soigneusement fabriquée, la Gauche est fondamentalement coupée du public. Ils ne sont pas le versant optimiste du spectre politique. Et ils n’ont aucun intérêt à rendre nos vies meilleures ou plus drôles. Ils sont motivés par la haine de leurs rivaux, et pas par l’amour du pays ou la dévotion à la paix.


La seule question qui vaille désormais est : « Combien de fois encore leur sera-t-il permis de nous induire en erreur avant que nous ne cessions de les laisser définir les termes de notre débat national ? ». 

 


Jerusalem Post 24/

 

caroline@carolineglick.com

http://www.jpost.com/Opinion/Columnists/Article.aspx?id=189065

 


caroline@carolineglick.com



What the Left is really after


Jerusalem Post 24/

http://www.jpost.com/Opinion/Columnists/Article.aspx?id=189065

The Left’s move from hope to fear to assist its plan to destroy its ideological rival shows that contrary to its carefully crafted image, the Left is fundamentally out of step with the public.

 

Following the example of its counterparts in the West, for decades the Israeli Left has carefully cultivated its image as the fun side of the political divide.

In a thousand different ways, the public was told that the Left is on the side of tomorrow. It is the home of optimism. If you want a cheery future, if you want to party all night long and never get a hangover, the image-makers told us the Left is the place to be.

From the Left’s perspective, the peace process between Israel and the PLO was the fulfillment of its promise. It was also its key to a permanent cultural monopoly and control of government.

Israelis who objected to handing control over the country’s heartland and capital city to the PLO were nothing more than gloom and doom preaching, messianic extremists. The Right was angry. The Left was happy. The Right was the party of war. The Left was the party of peace. The Right was suspicious and tribal. The Left was optimistic and international.

The first blows to the Left’s otherwise perfect narrative were cast just seven months after the moment of its greatest triumph. Just seven months after the epic handshake between Yitzhak Rabin and Yasser Arafat on the White House lawn on September 13, 1993, the first Palestinian suicide bomber made his appearance. On April 6, 1994, the bomber murdered eight Israelis on a bus in Afula.

By the time the peace process was a year old, the image of the suicide bomber had begun to eclipse the image of the balloon-festooned peace the Left sought to embody.

It was at this time that the Left could have been expected to reconsider its commitment to the peace process. But that is not what happened. The Left maintained absolute allegiance to the phony peace process. It simply ditched hope.

Quietly but relentlessly, the Left replaced hope for a better future with fear of a terrible future. Specifically, Leftist leaders like Haim Ramon began threatening their countrymen with national demographic destruction.

Ramon seized upon falsified Palestinian demographic forecasts. He and his comrades used the data – which inflated the number of Palestinians in Judea, Samaria and the Gaza Strip by 50 percent – to threaten their countrymen with encroaching demographic doom.

True, transferring land to the PLO had turned out to be a very bad idea. True life had been better and safer before the fake peace process.

But, the Left warned, if we didn’t retreat to the 1949 armistice lines anyway, Jews would become a minority in our country within 15 years.

It took much longer for the demographic time bomb to be exposed as a dud then for the peace fantasy to explode. Indeed, Ramon’s Kadima Party still bases its surrender platform on the phony PLO population data.

But today, with even the leftist media admitting that Israeli Jews have the highest birthrates in the Western world and that Israeli and Palestinian birthrates are rapidly converging, it has become difficult to convince Israelis that surrender is necessary on demographic grounds. Indeed, a poll taken by the post-Zionist Geneva Initiative in 2008 showed that 71% of Israelis were not concerned about losing Israel’s Jewish majority.

The Left’s demographic threats began unraveling just before its land surrender doctrine was wholly discredited. The American-Israeli Demographic Research Group published its initial study that exposed the Palestinian population data as a fraud just months before the August 2005 withdrawal from Gaza.

YET EVEN as its plan of surrendering land to jihadists was exposed as so much idiocy, and its demographic doomsday scenarios were proven wrong, the Left remained steadfast on its course. It simply found a new argument.

Beginning around 2006, the Left began threatening that if Israel does not remove itself from Judea, Samaria and Jerusalem, the US will abandon us. On Sunday night, former prime minister Ehud Olmert presented this argument in his keynote speech before the Geneva Initiative’s annual conference.

Olmert claimed that if Israel does not retreat voluntarily to the indefensible 1949 armistice lines, the US will force it to retreat. Israel, he said, has no choice but to voluntarily partition Jerusalem and withdraw from Judea and Samaria. Left unsaid was the assumption that such a retreat will entail turning between 100,000 and a half million Israelis who live in the areas to be ceded into homeless internal refugees.

Olmert’s statement is worth considering not because he said it, but because today it is the Left’s central argument for withdrawal. Let us assume at the outset that Olmert is correct and that if Israel does not voluntarily cede Judea and Samaria and partition Jerusalem, the US will try to coerce Israel to do so.

In this scenario Israel faces two possible futures. It can withdraw or it can resist US pressure, try to remain in place and only leave when compelled to do so.

If Israel withdraws it will relinquish defensible borders and clear the way for the emergence of a terrorist-controlled area abutting all its major population centers.

At a minimum, this terror enclave will be in a state of de facto war with Israel as it cultivates warm ties with Syria, Hizbullah, Iran and the Muslim Brotherhood.

In addition to its increased vulnerability to external enemies, Israel will be a society at war with itself. Its population will be deeply scarred and weakened after hundreds of thousands of Israelis are expelled from their homes.

If Israel does not withdraw, its cities will remain secure and its population will not be in crisis. But Israel will have to contend with a hostile US government threatening to take unknown steps to force it to contract to within indefensible borders.

What will those US threats involve? Washington is already arming and training a Palestinian army. It is already selling the Arabs the most advanced weapons in the US arsenal. It is already providing military assistance to the Hizbullah-controlled Lebanese army. It is already permitting Iran to develop nuclear weapons.

Would Olmert and his leftist colleagues have us believe that the US military will invade Israel to force us to exit Judea and Samaria and Jerusalem?

If that is what the Left is hinting, let us assume it is right. But if the Left is right, is Israel better off preemptively dooming itself to chronic wars and strategic vulnerability by accepting indefensible borders than by refusing to do so? At least if we refuse to stick our neck in the noose, the US government will be forced to make the case for destroying Israel to the American people.

And then there is the Left’s certainty that it can foresee the future. That would be the same Left that promised us peace, demographic destruction, and that Gaza would become the new Singapore after we withdrew. But even if there is a residue of reality in its new threats, why should we squander Israel’s security based on a scenario that may or may not play out?

THE FACT of the matter is that like the peace fantasy and the demographic fantasy, the international- isolation-and-war-with-the-US fantasy is pure nonsense. None of these leftist scenarios – whether rosy or bleak – have ever withstood the slightest scrutiny.

So what accounts for the Left’s behavior? Why is it that intelligent people like Olmert and Kadima leader Tzipi Livni and their comrades in the Labor Party and Meretz and the Geneva Initiative are so quick to make insipid arguments? Why won’t they just admit that Israel is better off remaining where it is and not contracting to within indefensible boundaries?

What do they really want?

The answer to this last question is as simple as it is insidious. What the Left truly seeks is not peace or even security. In pushing their land surrender policy in the face of a mountain of evidence that it imperils the country, leftist ideologues and political leaders are seeking to destroy their ideological rivals on the Right. That is, they wish to destroy religious Zionism.

It is religious Zionism, which looks to Jerusalem rather than to Tel Aviv, that drives the Left to distraction. It is the hope of destroying religious Zionism by destroying the Jewish presence in Judea and Samaria and eastern Jerusalem – the Jewish nerve center of the country – that keeps the Left on its path. This truth was exposed in a Haaretz editorial published in July 2005, a month before 10,000 largely religious Israelis were expelled from their homes in Gaza and northern Samaria.

As the Left’s mouthpiece explained, “The disengagement of Israeli policy from its religious fuel is the real disengagement currently on the agenda. On the day after the disengagement, religious Zionism's status will be different.

The editorial concluded, “The real question is not how many mortar shells will fall, or who will guard the Philadelphi route, or whether the Palestinians will dance on the roofs of Ganei Tal. The real question is who sets the national agenda.”

So, too, in an interview with Yediot Aharonot in October 2006, Livni castigated religious Zionists as the odd man out that was spoiling things for the rest of the country. As she put it, “In the Israeli political system there are no real gaps concerning the [vision of a] comprehensive settlement of the conflict with the Palestinians. The dispute is between the religious public and the rest of the Israelis.”

In truth, just two weeks before her interview appeared, a Maagar Mohot poll of Israeli Jews showed that 73% of Israeli Jews opposed further withdrawals. At no point has the majority of Israel’s Jews ever asserted that it views religious Zionists as a threat or as the major obstacle to a better future.


Indeed, in a poll published earlier this month by Bar-Ilan University’s Begin-Sadat Center, 79% of the public said they are “not at all concerned” by the consistent rise in the proportion of religious Israelis in the IDF officer corps. Only 1% of the public said it was very concerned about the trend.

What the Left’s move from hope to fear in the service of its plan to destroy its ideological rival shows is that in contrast to its carefully crafted image, the Left is fundamentally out of step with the public. They are not the optimistic side on the political divide. And they are not interested in making our lives better or more fun. They are motivated by hatred of their rivals, not love of country or devotion to peace.

Perhaps the only question then is how many more times they will be allowed to lead us astray before we stop letting them define the terms of our national debate?

 


 

 

Caroline B. Glick 25/9/2010

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