Paris pactiserait avec le Hezbollah

Paris, la Capitale de la liberté,  serait  malheureusement en train de "pactiser" avec les pires fondamentalistes chiites  au Liban qui ont pour seul  objectif la création d’un état islamique sur le modèle iranien.

Paris serait intervenu pour retarder la publication de l'acte d'accusation relatif au meurtre en 2005 du premier ministre libanais  Rafic Hariri

Selon le journal libanais « An Nahar » l'ambassadeur  français à Beyrouth, Denis Pietton,  n'avait pas nié qu'"une série de contacts aient été menés entre Ryad et Paris et qui ont peut-être contribué au report de la date de publication de l'acte d'accusation de fin septembre à la fin de l'année probablement".

"La France n'accusera pas le Hezbollah en tant que parti le cas échéant, et souhaite continuer à communiquer avec le parti. Paris n'a pas l'intention de le classer sur la liste des organisations terroristes", aurait ajouté le diplomate, toujours d'après An Nahar.

Le journal écrit qu'il a voulu transmettre "un message visant à rassurer le Hezbollah" en liaison avec l'éventuelle implication de certains de ses membres dans la mort de Rafic Hariri.

Le ministère français des Affaires étrangères a  rapidement démenti ce  vendredi les propos attribués par le journal libanais à son ambassadeur à Beyrouth, selon lesquels Paris serait intervenu pour retarder la publication de l'acte d'accusation relatif au meurtre  de Rafic Hariri.

De sa part un porte-parole du Quai d'Orsay, Romain Nadal, interrogé au cours d'un point de presse sur la véracité de déclarations reprises par le journal An Nahar a estimé que cet "Cet article ne reflète pas la position exprimée par Denis Pietton".

On peut donc se poser la question : y a-t-il un pacte de non-agression entre le Hezbollah et la France où chacun aurait fait le choix de ménager l'autre ?

Dans un article fort intéressant  publié le 17 septembre 2010 sur Résistance islamique au Liban , il est possible de trouver une réponse à cette question : Entre la France et le Hezbollah, les contacts  sont désormais permanents pour torpiller les efforts du  tribunal spécial pour le Liban (TSL).

(Extraits du site « french.moqawama ») :

« Il y a quelque chose de nouveau dans l’air. L’information publiée dans le quotidien « Al Akhbar » sur une demande présentée par l’ambassadeur de France Denis Pietton pour rencontrer le secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah n’est pas passée inaperçue. Certes, du côté de l’ambassade de France aussi bien que de celui du Hezbollah, on refuse de faire le moindre commentaire. Mais cette absence de démenti formel (ni d’ailleurs de confirmation claire) est en elle-même l’indice que l’information est plus qu’une simple rumeur (….)

La France a décidé depuis longtemps de s’ouvrir à toutes les parties libanaises et d’adopter une politique équilibrée entre toutes les composantes de cette société. C’est ainsi que depuis des années, la France a établi des liens avec tous les partis représentés au sein du Parlement, y compris avec le Hezbollah, qui possède un important bloc de députés. Les rencontres entre ces députés et les fonctionnaires de l’ambassade sont régulières. Plus que cela, la France a organisé sur son territoire la conférence de dialogue inter-libanais à Saint Cloud et les représentants du Hezbollah à cette conférence, MM.Mohammed Fneiche et Nawaf Moussawi ont été officiellement invités à Paris et accueillis comme les autres participants par le ministre français des AE Bernard Kouchner. On raconte même que ce dernier aurait été impressionné, au cours des rencontres de Saint Cloud, par le calme, l’ouverture et la solidité du raisonnement des représentants du Hezbollah.

C’est dire que les autorités françaises ont établi un dialogue avec le Hezbollah depuis plusieurs années et il serait naturels qu’un jour, le niveau de ce dialogue passe par une rencontre entre l’ambassadeur et le secrétaire général du parti. D’autant que la France, à l’instar de l’Union européenne n’a jamais accepté de placer le Hezbollah sur la liste des organisations terroristes.

 

 

De son côté, le responsable des relations internationales du Hezbollah, Sayed Ammar Moussawi reflète en gros le climat. Dans un entretien avec le site « french.moqawama », il a précisé que les deux parties sont soucieuses de maintenir un contact régulier entre elles, même lorsque le climat est quelque peu brumeux. Cela ne signifie pas, selon Sayed Moussawi que les deux parties sont d’accord sur toutes les questions, mais il est utile de maintenir le contact. « Nous avons déclaré à maintes reprises, affirme Sayed Moussawi, que la France et l’Union européenne ne devraient pas coller leur politique à celle des Etats-Unis dans la région. La France et l’Union européenne peuvent mieux comprendre les subtilités de la région et être par conséquent plus efficaces. En n’ayant pas une politique propre, elles neutralisent leur rôle dans la région » (…)

Le responsable des relations internationales du Hezbollah reconnaît que la France et l’Union européenne ont refusé de suivre les directives américaines et de placer le Hezbollah sur la liste des organisations terroristes, mais il ajoute qu’elles peuvent remplir un rôle plus important encore dans la région et au Liban (…)

Sayed Moussawi rappelle qu’en plus de l’iftar donné par l’ambassadeur Pietton, auquel il a assisté, une rencontre a eu lieu ces derniers jours entre lui et le chargé d’affaires français. C’est dire que les contacts sont constants et ils sont publics et médiatisés, la France ayant dépassé le complexe du secret sur ses contacts avec le Hezbollah (…)

Au début, a précisé Sayed Moussawi, la France avait fait du tribunal spécial pour le Liban, une affaire quasi personnelle. Aujourd’hui, cette position est plus nuancée et le président Nicolas Sarkozy a placé en tête de priorités la stabilité libanaise dans son derniers discours devant la conférence des ambassadeurs de son pays. Auparavant, les diplomates français avaient tâté le terrain sur la réaction du Hezbollah au cas où des éléments du parti seraient accusés de l’assassinat du Premier ministre martyr Rafic Hariri et notre réponse a été claire : une telle accusation est la voie la plus rapide vers la guerre civile.

Nous sommes naturellement convaincus qu’il s’agit d’une tentative politique de s’en prendre à la résistance, en disant aux sunnites que des chiites ont tué leur leader. Cette accusation éventuelle est d’autant plus suspecte qu’elle intervient après des accusations similaires  portées contre la Syrie qui se sont évaporées comme par miracle lorsque les relations entre la Syrie et la communauté internationale se sont améliorées

(…)

A partir de ces constantes, toute rencontre devient possible et c’est aux deux parties, précise sayed Ammar Moussawi, de définir le niveau de leurs rencontres. Il rappelle aussi qu’il y a deux mois, l’ambassadeur de France s’est entretenu avec cheikh Naïm Kassem, « alors que chaque délégation française au Liban prévoit dans son emploi du temps libanais une rencontre avec des responsables du Hezbollah. De même que certains responsables, notamment du centre de documentation du parti sont invités à participer à des forums en France

 

Une éventuelle rencontre entre l’ambassadeur Pietton et Sayed Nasrallah – si elle se vérifie- constituerait donc un développement tout à fait normal. Elle aurait surtout une valeur symbolique de la part de la France, d’autant qu’à peine l’écho publié dans la presse libanaise, de vives protestations lancées par les dirigeants israéliens et dans la presse israélienne (notamment le quotidien Yedioth Aharonot) ont commencé à se faire entendre. Si l’information se concrétise, cela signifierait  que le climat général en Europe aurait changé et que l’Europe serait de moins en moins convaincue des positions israéliennes. (Fin de l’article)

En gros,  les responsables du quai d'Orsay  sont malheureusement entrain de jouer le jeu du Hezbollah. Pour garder la soi-disant entente et obtenir l’accord de toutes les parties au Liban, Paris est capable de banchir le Hezbollah. Le Ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner et l’ambassadeur  de France au pays de Cédre, Denis Pietton, sont entrain de perturber  les règles au sein du  tribunal spécial pour le Liban (TSL) à fin de calmer la milice chiite de l’accusation éventuelle du meurtre de Harriri, apres la  menace de Nasrallah de déclencher une  guerre civile.

Voir le Liban capituler devant le Hezbollah c’est une  chose d’habituelle, mais La France qui se laisse faire c’est quelque chose de nouveau. La France qui se dit l’ami du Liban doit savoir que le Hezbollah est de loin la menace décadente du totalitarisme islamique qui fera sombrer toute la région et pas seulement le liban. Le Hezbollah est en train de prouver au monde qu'il ne se soucie, en fait, que de préserver l'État parallèle qu'il s'est taillé au Liban sous prétexte de combattre les Israéliens.
 
Le quai d'Orsay engagé avec le Hezbollah,   ne peut plus nier  aujourd’hui sa complicité avec cette organisation terroriste. On apprend meme que du 15 au 18 septembre 2010 une délégation du Sénat français  cette fois (eh oui !!!)  est arrivé au Liban pour discuter de sujets politiques avec des cadres du Hezbollah. A force de jouer avec le feu, on finit pas s'y brûler. C'est ce que devrait méditer nos amis en France.

Les responsables français, pour ce qui est de leurs rapports avec le Hezbollah, devraient se rappeler du vote du Parlement européen en mars 2005 qui avait appelé le Conseil Européen à prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre fin aux activités terroristes du Hezbollah.

 Tunis

 

 

Ftouh Souhail 26/9/2010

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