Perception de l’islam : erreurs en série en France et dans le monde (up to date)

Sous prétexte de reconnaître la différence de l’autre (façon nouvelle droite), au lieu de l’aider à s’intégrer vraiment comme être humain et membre d’une nation, on l’enferme dans une identité la plus étouffante qu’il soit, l’islam, qui se pose comme supérieur à tout, über alles, cela ne rappelle vraiment rien ?…

D‘un côté donc on croit faire faire mieux que le colonialisme alors qu’on le répète : musulmans d’une part, européens nulle part. De l’autre côté, rien n’est fait pour vraiment combattre ou si peu le racisme au quotidien ni empêcher la jonction entre nationalisme et islamisme.
Ainsi, à Bobigny les communistes soutiennent de fait Sarkozy et Le Pen en emprisonnant tout nord africain dans sa racine religieuse dominante, ou encore dans l’illusion d’un passé « arabe », au lieu de poser ce qui est démontrable réellement du point de vue de l’universel du développement humain, celui qui pose l’affinement comme condition de son émancipation (c’est ce que je nomme la néomodernité ) à savoir le fait que le voile tue la liberté, qu’il ne doit donc pas être accepté dans les institutions républicaines ou publiques, facultés et services sociaux compris, et seulement toléré dans la rue, tout en étant critiqué puisque sa seule vue est une insulte à la vie, à la beauté féminine en particulier que la démocratie néomoderne protège et fortifie puisqu’au lieu de se cacher et donc se flétrir la femme désormais s’épanouit et le montre. La religion, surtout lorsqu’elle veut se substituer au politique, n’a pas à être « aidée », sous le prétexte d’une égalité qui n’est pas réciproque : dans les pays à dominance musulmane les minorités sont minorisées et personne parmi les gens de « l’islam de France », ne dit mot ; or qui ne dit mot…

Il faut aussi arrêter avec cette fausse naïveté qui a laissé croire que l’affaire caricature avait blessé « les » musulmans alors qu’elle a au contraire protégé une population qui aspire à vivre sa vie comme les autres en lui montrant que la critique était possible et que le ciel ne leur est pas tombé sur la tête pour autant. La population d’Afrique du Nord, mais en aussi venant d’Afrique noire, en a assez, dans sa majorité, de la domination arabo-islamique, même si elle est épaulée par le néogaullisme et l’alterislamisme d’un archéocommunisme en voie de décomposition avancée. Seulement ces deux courants, par leur palestinisme exacerbé et leur orientalisme ignare, ont enseigné une histoire factice qui a créé une génération de réels réactionnaires que même la nouvelle droite n’aurait pas osé rêver. Madame Boutin s’en est cependant aperçu et a été rendre hommage à son double barbu.

Il est dommage que les seuls qui s’en soient aperçus, la gauche républicaine, s’enferment, pour se dédouaner, dans un dogmatisme anti-libéral contradictoire puisqu’il laisse accroire que sans libéralisme l’islamisme disparaîtrait d’autant, qu’en gros la manipulation national-islamiste est la conséquence des méfaits de la mondialisation, ce qui est là d’une bêtise rare, bien que moins maligne que celle d’un DSK qui veut construire une économie « socialiste », rejoignant ainsi le plan B Laurent Fabius dans la surenchère cynique, et opportuniste.

Si le voile est une oppression, ceux qui tiennent absolument à le porter partout peuvent aller le faire ailleurs. Voilà ce qu’il faut dire. Autant autrement défendre les nazis d’avoir le « droit » de porter leur brassard ; et la première image de Cabaret ne montre-t-il pas un beau jeune SS chanter d’une belle voix sa joie d’être libéré par le travail du nazisme labourant sa chair ? Les belles jeunesses communistes avaient elles-aussi toute une vigueur qui pouvaient tout autant chanter  » c’est mon choix » que les jeunes cohortes de femmes islamisés par leurs pairs formés aux écoles du nihilisme né en Occident. Et Lawrence d’Arabie était anglais, ne l’oublions jamais. Pas plus que la politique « indigène » des « bureaux arabes » aujourd’hui recyclée dans le néo-orientalisme d’une gauche et d’une droite mondaine en mal d’excitation nouvelle. Ou d’austérité conservatrice.

Mais il y a plus encore : d’un côté l’islam n’est pas critiqué au même titre que les autres religions et philosophies, toutes concurrentes sur le marché des idées ; de l’autre côté, on ne voit pas qu’en empêchant cette critique de se faire, l’islam, devant ce vide, ne va évidemment pas se percevoir comme une culture parmi d’autres ; du fait de sa substance, il ne peut se comporter que comme une nation à part entière, à moins de se renier. Dans ces conditions, le nationalisme ne peut lui être étranger, d’où le fait que l’on ne peut pas d’un côté le reconnaître comme religion au même titre que les autres et de l’autre lui nier sa spécificité celle d’être politique et donc de se comporter morphologiquement comme une nation qui aspire désormais comme les autres à la maîtrise nucléaire.

Or, c’est là où l’on voit que la stratégie actuelle des nations homologuées par l’ONU pour conjurer un tel péril, est faussée à sa racine même puisque si l’on ensense l’islam on ne voit pas pourquoi dans le même temps on le soupçonnerait de vouloir acquérir la bombe pour faire le mal. Si l’islam c’est la paix alors le suspecter de noirs dessins est un non sens. Rétorquer que cet islam là ne serait pas le « true » islam, ne tient pas puisque l’on voit pas pourquoi il ne serait pas vrai puisque les textes présentés pour le prouver sont authentiques : l’islam prétend rectifier les erreurs répandus par les Juifs et les chrétiens, et c’est pour cela qu’il est meilleur qu’eux et doit dominer, ou plus diplomatiquement, doit s’imposer comme un apport inestimable à la civilisation humaine, d’où son désir d’en améliorer encore plus les effets par le nucléaire…

Pourquoi l’en empêcher si ses intentions sont pures ? C’est là qu’apparaît l’incompréhension et ce de plus en plus. Je crois au contraire qu’il faut laisser la chose se faire, comme il faut arrêter de subventionner les tyrans égyptiens, palestiniens, algériens. Car dans son cas l’islam montrerait son vrai visage, ce qui permettrait enfin de le combattre sans souci.

Le risque n’est certes pas quelconque, mais il vaut mieux mettre bas les masques que continuer à tenir deux discours totalement contradictoires. Il faut critiquer vertement l’islam au même titre que les autres discours en concurrence sur le marché des idées. Et en même temps le découpler des populations otages en ne l’empêchant pas de montrer ce qu’il cache. Car dans ce cas, il ne pourra pas jouer la carte des bonnes intentions comme il le fait maintenant de toute façon… Or, en le frappant maintenant, tout en ensensant l’islam, loin de découpler celui-ci de son support, on en renforce plutôt l’emprise… Voilà pourquoi s’agit-il de découpler l’islam de ses populations en ayant avec lui des confrontations idéologiques et religieuses. En même temps il faut polémiquer également théologiquement et pas seulement géostratégiquement, loin des nouvelles genuflexions des écoles paléocommuniste et alterislamiste.

Lucien SA Oulahbib 30/5/2006

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