La ‘’Palestine’’ de Mahmoud Abbas

Le 29 novembre 1947, l’Assemblée générale de l’Onu vota, à la majorité, la résolution 181 recommandant la nécessité d’un partage du reste de la Palestine situé à l’ouest du Jourdain en deux états pour deux peuples distincts. Le 14 mai 1948, David Ben Gourion, alors Président de l’agence juive, fit l'annonce officielle de la naissance de l’état juif nommé Israël. Ce qui constitua en soi l’acte juridique de sa création et autorisa sa reconnaissance officielle par les nations.
 
Pour ce qui concerne le territoire alors attribué aux Arabes de Palestine, ceux-ci guidés par les pays frères préférèrent prêter main forte à l’éradication du nouvel état juif que de concevoir le leur. Ce qui permis aux Transjordaniens et aux Egyptiens de l’annexer, sans oppositions, jusqu’à la guerre de juin 1967 qui changea son statut en territoires disputés. On a pu ainsi avoir la preuve que pendant dix-neuf années le ‘’peuple palestinien’’ n’était qu’une chimère.
 
En septembre prochain, L’Autorité palestinienne, par l’intermédiaire d’un pays tiers, demandera une reconnaissance onusienne de l’état de ‘’Palestine’’ dans les « frontières de 1967 » et ayant pour capitale Jérusalem-est. Nul ne doute qu’une large majorité se dessinera en faveur d’une telle résolution recommandant la création de cet état. Qu’il y soit précisé les frontières et la capitale ne changera rien. Nul état, à ce jour, ne conditionne ses liens diplomatiques à ces précisions. A preuve l’état d’Israël dont nul ne connaît toutes ses frontières et dont sa capitale n’est pas évidente pour toutes les nations.
 
Suite à cette résolution, Mahmoud Abbas, Président de l’Autorité palestinienne, devra alors constituer l’acte juridique de la naissance de ce nouvel état. Un geste qui changera unilatéralement le statut de la Judée, Samarie et de la bande de Gaza et s’opposera directement aux accords précédemment signés. Un acte qui libérera a contrario les Israéliens de ces dits accords, leur permettra de ce fait d’annexer les implantations ou tout terrain qu’ils jugeront utiles à leur sécurité puis d’opérer, au final pourquoi pas, un retrait total de ce qui deviendra une ‘’Palestine’’ indépendante. Un nouvel état qui ne pourra plus se targuer d’être « occupé » et qui devra trouver des ententes économiques et politiques avec son puissant voisin jusqu’à la signature d’une paix véritable dessinant les frontières communes définitives et reconnaissant Israël comme état du seul peuple juif.
 
Selon cette trame, on ne voit donc guère l’intérêt pour l’Autorité palestinienne d’une telle résolution et d’une déclaration d’indépendance unilatérale. Quand bien même elle se prévaudra d’une résolution onusienne qui sera et demeurera non contraignante.
 
Il semble donc que le Premier ministre israélien a pris la juste mesure de cette résolution qui n’a d’autre but que celui d’obliger son gouvernement à céder à la pression internationale ainsi qu’aux exigences ‘’palestiniennes’’. Gageons que lors de son discours devant le congrès américain il se contentera simplement d’appeler à des négociations directes et rappellera son discours fait à l’université de Bar Ilan en faveur de deux états pour deux peuples.

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Victor Perez 8/5/2011

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