Les lignes rouges israéliennes

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a, du haut de la tribune de la Knesset, fixé précisément ce que seront les conditions intangibles pour toute création d’un deuxième état de ‘’Palestine’’. Des lignes rouges acceptées par l’opposition, malgré une approche politique évidemment différente, et qui se confirment être logiques et de bon sens et qui seules inciteront les Israéliens à soutenir très majoritairement un traité de paix.
 
- Israël devra être reconnu publiquement comme étant l’état-nation du seul peuple juif.
 
- Les blocs d’implantations seront parties intégrantes de l’état d’Israël.
 
- Les « réfugiés » n’intégreront pas les frontières israéliennes et devront trouver une solution dans l’état à naître ou ailleurs.
 
- Tout accord trouvé entre les belligérants devra signifier la fin du conflit et donc des réclamations.
 
- Le nouvel état devra être démilitarisé.
 
- L’armée israélienne sera partie prenante principale de la surveillance des frontières de cet état.
 
- Jérusalem restera la capitale une et indivisible de l’état d’Israël.
 
Des exigences pleines de bon sens qui laissent lire entre les lignes la création d’un état ‘’palestinien’’ sur environ 92 à 93 % de la Judée et de la Samarie et 100% de la bande de Gaza. Ce qui dénote une démarche historique et réaliste de la part d’un gouvernement sensé être contre toute idée d’une partition du territoire ancestrale !
 
Démarche toutefois rejetée par l’Autorité palestinienne. Pour le porte-parole du président de l'A.P. Nabil Abou Rodeina, « les propos de Netanyahou prouvent qu'Israël, une fois de plus, ne veut pas la paix ». « Rien n'empêchera le peuple palestinien d'exiger la totalité de ses droits nationaux y-compris sa reconnaissance par les Nations Unies».
 
Quant à Saëb Arékat, ex-négociateur en chef, il a déclaré que « l'autorité palestinienne, n'a face à elle, aucun partenaire en Israël ». « Les négociations entre les Palestiniens et les Israéliens sont finies. J'en ai assez que les Israéliens m'ignorent, j'en ai assez que ces gens veulent m'imposer et me dire ce qui est bon et ce qui ne l'est pas ».
 
Réactions officielles qui confirment, plus que nécessaire, l’exigence ‘’palestinienne’’ de la capitulation israélienne. Il ne faut donc pas s’étonner que l’Autorité palestinienne s’obstine à se tourner vers l’Onu aux fins d’obtenir un appui théorique mais vital à sa conception de la ‘’paix’’. Une reconnaissance de l’état de ‘’Palestine’’ qui, d’une part, permettra de jauger l’attitude de ceux qui se disent « amis et garants de la sécurité d’Israël » et d’autre part sera caution des actes conflictuels à venir. Tels une intifada ‘’non violente’’ généralisée en Judée et Samarie ainsi que des marches sans fin de « réfugiés palestiniens » vers l’état juif réclamant, tout simplement, leurs « droits au retour chez eux ».
 
Des initiatives, au final, légitimées par une instance internationale et apparemment inoffensives car s’inscrivant dans une interprétation du droit international mais se révélant plus que belliqueux car refusant aux Juifs le droit à un état.
 
Gageons qu’à ce stade, les grandes puissances -USA et Europe en tête- ne reprendront pas en chœur les lignes rouges préservant le caractère et les droits du peuple juif à l’état d’Israël. Mais ne doutons pas qu’elles les gêneront aux entournures dès lors qu’elles soutiendront la thèse d’un Israël fauteur de guerre.
 
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Note : Lire également à ce sujet Cinq conditions minimales et incontournables pour une ‘’Palestine’’

Victor Perez 17/5/2011

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