16 octobre 2018

Procès contre Zemmour intenté par Madame Sy

 

  Faire France. Comment? Pourquoi ? Á lire par hasard (?) la célèbre Histoire de France d'Alain Decaux, ce qui frappe à rebours lorsque on le met en perspective  avec les débats actuels consiste moins à relever les éventuelles précisions manquantes (et à venir) que de souligner la farouche volonté d'Alain Decaux de dessiner sa forme réelle et imaginaire à la France, se faisant sans le savoir.

Ainsi, oui, Charles Martel n'avait pas de carte d'identité française en poche. Et oui encore ce n'était pas non plus un saint tels nos Staline ou Sartre de pacotille. Martel, ancêtre de Charlemagne, sa prouesse faite, il devient le roi effectif suivant ici l'adage grec au sens d'aristos-meilleur- sur le terrain (pas seulement grâce au sang qui ne vaut rien parfois). Car lorsqu'il arrive à synthétiser autour de lui toute une force de refus celle-ci sait, avec, en, son esprit, elle sent, de tous ses pores, ne pas voir son âme (son souffle) être soumise aux soumis de l'islam. Non pas pour les seules questions d'intérêts et de territoires comme il est prétendu par nos histrions. Aussi et surtout parce que l'on se sent d'une même lignée symbolique, même foi enveloppée d'une même vision, donc on tient disait Léonidas aux premières lignes pour supporter les premiers chocs venant des vagues adverses.

La nouvelle histoire prétend qu'à cette époque il y avait déjà dans ces contrées des micro-enclaves musulmanes (Narbonne) et donc (?) Martel, aurait arraché une victoire qui se serait avérée être une "opportunité" alors qu'une coexistence était bien sûr possible voilà le rêve éveillé de l'anachronisme postmoderne lorsqu'il se mêle d'Histoire version paix islamique en imaginant leur France de demain. Pis, c'est le canevas même (lui-même) des courants post-nationaux et hyper-nomadique tramant l'esthétique du techno-mondialisme affairiste : chaque différence cultive sa variété où elle peut, le rôle de "l'État care" étant qu'elle ne s'étripe pas avec la différence d'en face…Voeux pieux bien sûr (maintenant à douze ans on s'écrase à coup de barre de fer).

Eric Zemmour est sur le même écheveau que Décaux : montrer comment cet échevin français dessina peu à peu cette puissance inégalée, du moins avant 1866 (lorsque Napoléon III refusa la demande d'alliance de l'Autriche contre la Prusse). Et même s'il est possible de contester Zemmour sur Pétain et de Gaulle (en ce qu'ils sont aussi responsables du déclin français, le premier en défendant un antisémitisme français qui ne pouvait en rien effacer la défaite de la monarchie française devant la franc-maçonnerie, le second pour avoir abandonné l'Algérie au nationalisme arabe nassérien et baathiste qui firent le lit des wahhabites d'aujourdhui) il n'empêche que dans l'ensemble Zemmour défend tout autant que Décaux l'idée que la France ne peut pas être réductible à une somme de hasards ; autrement elle serait restée morcelée, au gré des mariages et des alliances ; il y aurait eu des Frances comme il y avait des Allemagnes, des Italies ; on ne peut donc pas en effet dissoudre dans le seul hasard le lien dans le lien qui se soude jusqu'à "nous", de Martel à la corne de Roland (que l'on peut encore entendre à l'instar de certains coquillages) Jeanne d'Arc, Duguesclin Bayard, Jean Moulin, leurs prouesses enveloppant les Charlemagne, Hugues Capet, Saint Louis, Louis XI, François 1er, Henri IV… la France des maquis, tout se tient.

Ce qui fait que venant en France et voulant y vivre comme française, ce que prétend cette chroniqueuse si vénéneuse comment ne pas offrir un peu de soi, admirer le pays hôte, don/contre-don vouloir aussi, être de son lien ? Pourquoi en effet ne pas s'appeler aussi "Corinne" (ou Alice) aussi pas seulement, mais seulement, aussi (là je fais parisien…)

Pourquoi, surtout, pourquoi attaquer en justice une remarque sur son prénom, acerbe certes, mais non dénuée d'expression au sens littéral et qui en tout cas ne peut se métamorphoser en une plainte, ici, en France voltairienne, une plainte qui ne peut être que classée sans suite, sauf ordre sibyllin venant de la Chancellerie…

Est-ce déjà le cas ? On verra bien, mais cela montrera alors qu'en effet la post-histoire désirant le morcellement "multiculturel" aura fait en même temps son doigt d'honneur. La France comme cette toile contemporaine qui s'autodétruit au moment de son achat ? Une mission pas si impossible… Sauf qu'il faut tenir (hold, hold, disent les cousins anglais).


07 octobre 2018

Une vérité qui dérange:le réchauffement climatique ralentit

Déjà modeste au siècle dernier, le réchauffement de la planète a considérablement ralenti depuis vingt ans malgré le triplement de nos émissions de CO2 ces cinquante dernières années. 


 

Alors que l’Assemblée nationale vient de donner son feu vert pour que la préservation de l’environnement et la lutte contre les changements climatiques soient inscrits à l’article 1 de la Constitution, des scientifiques s’élèvent contre une mise sous tutelle idéologique de la pensée rationnelle.

La météo nous rend hystériques

Depuis une trentaine d’années, il nous est demandé de croire que nous vivons un épisode de réchauffement planétaire inquiétant causé par les émissions humaines de gaz carbonique (CO2). Chaque événement météorologique est désormais pesé à l’aune de cette prétendue menace, au prix d’exagérations qui seraient vite dénoncées si leur contexte n’était parfois si tragique. Ainsi de l’ouragan Irma sur lequel des chercheurs persuadés de l’apocalypse climatique ont cédé à l’affirmation de la culpabilité humaine, coupant court à toute réflexion sur ces événements qui ne sont pourtant ni nouveaux, ni statistiquement plus nombreux ou intenses qu’aux siècles passés.

Niveau des océans, températures, sécheresses, inondations, événements extrêmes, état de la banquise… Les données chiffrées précises sur l’état de la planète sont à la fois récentes et nombreuses. Il sera donc facile encore de nombreuses années de s’alarmer ici d’un « niveau jamais atteint », là d’une « conjoncture inédite ». Le tableau d’ensemble montre pourtant que nous ne vivons pas un épisode climatique si remarquable au regard d’une histoire dont l’échelle minimale est celle des siècles ou des millénaires.

Les prévisions d’Al Gore fondent plus que la banquise

Déjà modeste au siècle dernier, le réchauffement de la planète a considérablement ralenti depuis vingt ans, contrairement aux prévisions des modèles et malgré le triplement de nos émissions de CO2 ces cinquante dernières années. Seule la survenue en 2015 d’un phénomène météorologique (et non climatique) parfaitement naturel, El Niño, dont le pouvoir réchauffant est maintenant dissipé, a permis encore une fois aux marchands de peur de vendre leurs frissons de « records de température globale ».

Il faut se souvenir des prévisions d’Al Gore, formulées lors de sa réception du prix Nobel de la Paix en 2007, selon lesquelles la banquise arctique aurait dû fondre en totalité moins de dix ans plus tard. L’étendue de celle-ci a pourtant été de plus de 4,6 millions de kilomètres carrés lors de son minimum estival de septembre 2017, confirmant une tendance redevenue assez stable ces dernières années.

Des analyses satellitaires publiées en 2016 confirment par ailleurs un important verdissement de notre planète, essentiellement grâce à l’accroissement de la teneur atmosphérique en CO2. En trente ans, les feuilles des arbres et des plantes ont colonisé 18 millions de kilomètres carrés supplémentaires, l’équivalent de deux fois le Sahara. Une excellente nouvelle qui n’avait rien d’inattendu : il est connu depuis longtemps que, via le cycle de la photosynthèse, le gaz carbonique est le gaz de la vie.

Le climat a toujours varié

On pourrait multiplier les exemples à l’envi. Face à un climat qui varie comme il a toujours varié, tout indique que la politique la plus sage est celle de la simple adaptation progressive. Or les « solutions » proposées par l’orthodoxie dominante ont en commun leur coût pharaonique pour la société, leur aberration économique et, triste paradoxe, leurs effets délétères sur l’environnement.

La transition énergétique proposée en France a tout d’une impasse, qui va renchérir le prix de l’électricité au profit de sources d’approvisionnement intermittentes, donc instables et coûteuses. Les exemples de l’Australie (dont la vigoureuse politique d’énergies intermittentes a récemment conduit à plusieurs blackouts) et de l’Allemagne (dont l’électricité est deux fois plus chère que chez nous suite à l’Energiewende tandis que les émissions de CO2 par habitant y sont deux fois plus élevées) montrent que l’enthousiasme actuel pour la transition énergétique relève d’une pensée magique et non rationnelle.

Quel défenseur de l’environnement peut se satisfaire de ce que la loi sur la préservation de la biodiversité ne s’applique pas à l’installation d’éoliennes ? Comment justifier qu’un permis de construire soit nécessaire pour un abri de jardin de 6 m2, alors qu’il ne l’est pas pour une éolienne de 150 m de hauteur — trois fois l’Arc de triomphe ?

Des politiques climatiques vouées à l’échec

Enfin, selon les propres critères de ses promoteurs, les ambitieuses « politiques climatiques » n’ont aucune chance d’aboutir. Les efforts les plus coûteux de l’Union Européenne sous l’impulsion de son plan climat (au moins 20% du budget communautaire 2014-2020 !) ne peuvent avoir qu’un impact dérisoire compte tenu de la part modeste des émissions de l’UE, même en prenant pour argent comptant les scénarios et modèles climatiques en vogue. Un pays comme la Chine, qui émet autant que l’UE et les États-Unis réunis, aura d’ailleurs tôt fait de noyer nos malheureux efforts : rappelons que ce pays devenu le plus gros émetteur de gaz carbonique s’est, bon prince, engagé lors de l’Accord de Paris à limiter l’augmentation de ses émissions à partir… de 2030.

Il est donc temps de donner de la voix pour que cesse enfin l’alarmisme actuel. Le « consensus » proclamé est loin d’être démontré par la science. La planète en général, et nos pays en particulier, ont assez à faire avec de nombreux et graves problèmes bien réels pour que l’on évite de se focaliser sur une question encore scientifiquement si incertaine.

L’Assemblée gagnée par la peur

Chaque citoyen ne peut donc être qu’effaré autant qu’inquiet en constatant que l’affolement irrationnel ambiant a conduit la commission des lois de l’Assemblée nationale à proposer l’inscription de la lutte « contre les changements climatiques » dans l’emblématique article premier de la Constitution. Illustrant la triste confusion entre scientifique et politique qui s’est installée au sujet du climat, ce projet de révision doit sans tarder être combattu par tous ceux pour qui la Constitution n’a pas pour fonction de servir à afficher sa vertu, ni de se faire le réceptacle des peurs du moment. Il nous revient à tous d’interpeller le pouvoir législatif pour que ne soit pas défiguré ainsi le fronton de notre loi fondamentale.

Climat Investigation

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Signataires :

Jean-Claude Bernier (chimiste, professeur émérite à l’université de Strasbourg)
Pierre Darriulat (physicien, membre de l’Académie des sciences)
Reynald Du Berger (géophysicien, professeur titulaire retraité de l’université du Québec à Chicoutimi)
Jacques Duran (physicien, directeur honoraire des études à l’École supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris)
François Gervais (physicien, professeur émérite à l’université de Tours)
Richard Lindzen (physicien de l’atmosphère, membre de l’Académie américaine des sciences, ancien titulaire de la chaire Alfred Sloan au Massachusetts Institute of Technology)
Henri Masson (spécialiste en gestion et technologies environnementales et énergétiques, professeur émérite à l’université d’Anvers)
Jean-Robert Pitte (géographe, secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences morales et politiques)
Jean-Claude Pont (historien et philosophe des sciences, professeur honoraire à l’université de Genève)
Alain Préat (géologue, professeur à l’université libre de Bruxelles)
Rémy Prud’homme (économiste, professeur émérite à l’université Paris-Est)
Benoît Rittaud (mathématicien, maître de conférences à l’université Paris-13 Sorbonne Paris Cité)
Isabelle Rivals (statisticienne, maître de conférences à l’École supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris)


04 octobre 2018

Lettre d’Informations N° 85 des climato-réalistes

Bulletin n° 85


CONFÉRENCE AVEC R. LINDZEN et V. COURTILLOT

organisée par l’Association des climato-réalistes

« L’alarmisme est-il justifié au regard de l’état de la science du climat ? »

vendredi 19 octobre de 10h à 12h30 à Paris

(hôtel de l’Industrie, 4 place Saint-Germain-des-Prés).

Pour plus de détails, voir ici.


REJET MASSIF DES ÉOLIENNES

En diffusant sur Envoyé spécial un reportage intitulé « Éoliennes : le vent de la révolte » (55′-1h20), France 2 a dévoilé au grand jour l’exaspération généralisée des français face à la politique du gouvernement en matière d’installation d’éoliennes (en lire ici une exégèse). Fait nouveau : la classe politique monte au créneau. Ainsi Xavier Bertrand sur BFM s’est fendu d’un vigoureux « foutez nous la paix avec les éoliennes », sans doute échaudé par la densité des installations dans la région Hauts-de-France. Mais aussi Julien Aubert, député (LR) du Vaucluse et auteur dans La Revue Parlementaire d’un article intitulé : « Les éoliennes terrestres pour une transition énergétique ratée ». Nicolas Dupont-Aignan a, lui, déclaré au Huffington Post : « Il n’est plus possible de voir la France défigurée de la sorte par des éoliennes coûteuses qui aggravent nos problèmes écologiques sans offrir la moindre solution ! ». En commentant sur son blog la démission de M. Hulot, Jean-Pierre Chevènement estime quant à lui qu’une « une petite minorité extrémiste (à peine 3% des électeurs) entend prendre en otage l’opinion ».

Certaines voix de la société civile s’élèvent aussi : dans L’Express, Laurent Alexandre, chirurgien et créateur du site Doctissimo, conjure les pouvoirs publics d’arrêter cette transition énergétique : « les ayatollahs verts veulent nous amener dans l’impasse allemande : posons-nous et réfléchissons à l’avenir de nos enfants ».

LA RÉPONSE DU GOUVERNEMENT : UNE SOCIÉTÉ DE « CONFIANCE »

À ce rejet massif les pouvoirs publics ont répondu par le vote pendant les vacances des français (le 10 août 2018) de la loi « pour un Etat au service d’une société de confiance » dont les dispositions relatives à l’éolien en mer sont édifiantes : les citoyens seront uniquement consultés « sur le choix de la localisation de la ou des zones potentielles d’implantations des installations envisagées ». En réalité, il s’agit d’enlever aux citoyens tous les moyens qui leur permettaient de contester démocratiquement des décisions prises par le pouvoir, comme l’analyse ici Patrice Cahart, ancien directeur de la législation fiscale au ministère des Finances. D’autant qu’une décision du Conseil d’État pourrait relancer de nombreux projets de parcs éoliens, actuellement en suspens rapporte Ouest France.

Les Français estimeront ils avoir été davantage écoutés lors du débat public sur la PPE (Programmation Pluriannuelle de l’Energie) ? On peut en douter, à en juger par le compte rendu de la Commission particulière du débat public qui estime que la nécessité de lutter contre les émissions de gaz à effet de serre et les dérèglements climatiques associés « fait consensus », que le développement des énergies renouvelables est « globalement approuvé », et que l’objectif de 50% de nucléaire dans le mix électrique français « doit être maintenu ». Circulez, il n’y a plus rien à voir.

LES AGRICULTEURS SONT-ILS DAVANTAGE ÉCOUTÉS ?

Daniel Sauvaitre, arboriculteur mais aussi maire et conseiller régional de Nouvelle Aquitaine, fait sur son blog un implacable réquisitoire contre les politiques publiques : « La délégation donnée à l’agence européenne EFSA comme à l’ANSES en France n’est plus respectée. L’homologation ou le retrait d’homologation est entre les mains des ONG, des médias et du ministère de l’écologie Boulevard Saint Germain. Et elle se fait au doigt mouillé des études bidon de Générations Futures et en fonction de l’indice de bruit médiatique obtenu par la matière active en question » (Lire à ce propos un commentaire sur l’intervention de M. Fabrice Nicolino promoteur de la pétition « Nous voulons des coquelicots» lors de l’émission « La Tête au Carré » du 14 septembre.)
Vincent Guyot, ingénieur agronome et exploitant qui pratique la technique culturale dite de conservation des sols (sans retournement de terre) pour préserver la biodiversité, confie à L’Express : « dans le débat pour l’interdiction du désherbant, les agriculteurs se sentent livrés à la vindicte publique. Injuste, blessant et pas très constructif ». Interrogé par Patrick Cohen sur Europe 1 le 29 septembre, il déclare : « Je ne suis pas un empoisonneur ! ».

Peu importe l’avis de ceux qui savent : une Mission d’information commune sur le suivi de la stratégie de sortie du glyphosate va décider d’un calendrier de sortie de la France de cette molécule d’ici trois ans.

PENDANT CE TEMPS, LA FISCALITÉ GALOPE

Selon le projet de loi de finances 2019, la hausse de la fiscalité énergétique devrait globalement s’élever à 1,9 milliards d’euros pour les ménages, et à près de 1 milliard d’euros pour les entreprises. Elle augmente sous des formes difficiles a percevoir par les contribuables : ainsi la taxe carbone, pudiquement appelée Contribution Climat-Énergie et qui ne cesse d’augmenter, est passée de 7 euros la tonne de CO2 en 2014 à 55 euros en 2019, l’objectif étant de 100 euros en 2030.

Conséquence : la précarité énergétique augmente, touchant près de douze millions de Français selon un rapport de l’ONPE (Observatoire national de la précarité énergétique). Pire, l’ONPE estime qu’un million de ménages cumuleraient une situation d’inconfort thermique (sensation de froid) et de vulnérabilité économique.

POURQUOI EST-IL URGENT QUE LA SCIENCE SE REBELLE CONTRE LES DIKTATS DU CONFORMISME ?

C’est la question posée dans Atlantico par Marcel Kuntz, directeur de recherche au CNRS, qui fustige les dérives actuelles de l’écologie politique qui copie « l’apparence d’une démarche scientifique, mais avec des conclusions préétablies, notamment pour l’évaluation des risques, avec des « experts » médiatisés, auto-proclamés « lanceurs d’alerte », et sympathisants du projet politique ».

ACTIVITÉS DE L’ASSOCIATION

Les climato-réalistes à Porto les 7 et 8 septembre

Organisée par l’Independent Committee on Geoethics, la conférence « Basic science of a changing climate » s’est tenue à l’université de Porto. Les climato-réalistes étaient représentés par François Gervais, Camille Veyres, Henri Masson et Benoît Rittaud. Un compte rendu de cette conférence est accessible ici.

Dernières publications sur le site des climato-réalistes

Journée sans voiture du 16 septembre 2018
Le nombre d’ouragans est en diminution aux États-Unis
Cycle du carbone, l’éclairage de trois nouvelles publications


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30 septembre 2018

Les approximations de Slate sur quelques propos zemmouriens

Á nouveau, Florian Besson et Simon Hasdenteufel, les mêmes " historiennes et historiens" (dixit) qui s'étaient autrefois acharnés (vainement) sur Sylvain Gouguenheim (infra) s'en prennent (ici pour le compte de Slate) à quelques passages du dernier livre de Zemmour du haut de leur "savoir" de "médiévistes" en finissant leur diatribe par ceci (je commencerai  par là) :

" (…) Contrairement à ce qu'écrit Éric Zemmour à la page 71 –« Pour fonder et justifier leurs attaques meurtrières sur le sol français en 2015, les propagandistes du Califat islamique sonnèrent l'heure de la revanche contre les “croisés”. Cette appellation fit sourire nos esprits laïcisés et incrédules. Nous avions tort. Cette histoire longue est encore très vivante en terre d'Islam, alors que notre présentisme consumériste et culpabilisateur a tout effacé de nos mémoires »–c'est bien d'Occident qu'est venu un discours de la croisade appliqué au monde contemporain: le 16 septembre 2001, George W. Bush parlait ainsi de la «croisade» contre le terrorisme. Le mot provoqua alors un tollé de protestations, notamment venu du monde musulman, et le président américain tenta de s'en excuser et de rattraper sa bourde. Il n'y a donc pas d'oubli occidental: le vocabulaire de la croisade n'a jamais véritablement déserté les imaginaires contemporains, en Orient comme en Occident. (…) "

Or, qu'apprend-on à la lecture du recueil "Al-Qaida dans le texte" (PUF, 2008) rassemblant divers textes de "la Base" et "présenté par Gilles Kepel "? Qu'un opuscule du recueil (signé par Ben Laden, al-Zawahiri, Égypte), Mounir Hamza Pakistan, Khalil, Pakistan, Mohammad Khan, Bengladesh, Ahmad Taha, Égypte) et intitulé " Déclaration du Front islamique mondial pour le jihad contre les Juifs et les croisés" (pp.63-69) est paru le 23 février 1998 soit trois ans avant l'arrivée effective de GW Bush au pouvoir…

Cette erreur, grossière, pour des" historiennes et historiens" (il est vrai "médiévistes"…) n'est pas le produit du hasard tant il illustre cette idée préconçue de toute la gauche post-tiersmondiste, décolonialiste et aujourd'hui racialiste (qui servira d'ailleurs de cheval de bataille contre Gouguenheim, infra) stipulant que l'agression, la guerre, viennent surtout de l'Occident capitaliste (selon le vieil adage: "le capitalisme porte la guerre comme la nuée porte l'orage") donc que le terme même de "croisade" forgé pourtant, du moins au tout départ (la 1ère) pour libérer la terre dite sainte, ce terme serait en soi la preuve normative même de l'Occident impérialiste alors que cette terre, juive, était pourtant déjà occupée, administrée, par des individus se réclamant de l'islam (soyons prudent) après avoir chassé bien sûr devant eux les divers autres occupants qui les précédèrent…

Cette apparente boutade ci-dessus (terre occupée par des individus se réclamant de l'islam) n'en est guère une à vrai dire tant l'islam reste calqué par nos "historiennes et historiens" sur le narratif musulman lui-même, sans recul, en tant que l'islam aurait apporté la lumière (la "direction": coran) au sein de l'obscur, du "falsifié" (juifs, chrétiens, idolâtres) ce qui implique que toute affirmation agressive venant de sa part ne serait "que" défensive (définition usuelle du petit djihad) ce qui implique dans ces conditions, que l'islam des supposés islamistes en serait une déviation, et qu'alors employer un tel terme de croisade contre eux introduirait un amalgame entre le bon islam celui qui aurait apporter la connaissance en Israël occupé (appelé Palestine par les Romains) et le faux, le "falsifié" l'islam des islamistes donc, nos "historiennes et historiens" plaquant ainsi (sans s'en rendre compte?) le narratif musulman mainstream sur l'islam amenant la lumière (discours usuel en fait de tout narratif hégémonique, ainsi les Grecs appelaient "barbares" tout non grec, repris ensuite par le discours dit "progressiste et républicain" façon Jules Ferry) nos "historiennes et historiens" en viennent également à déployer ce même narratif contre Zemmour :

" (…) De fait, l'Europe n'émerge véritablement comme concept que dans la pensée des humanistes au XVe siècle, qui, inquiets de la montée de l'Empire ottoman, vont opposer l'Europe chrétienne à l'Asie musulmane.Deuxième erreur: l'assimilation entre culture grecque et Europe. En effet cette culture grecque –il faudrait d'ailleurs plutôt parler de culture gréco-romaine– a également été reçue par le monde musulman.C'est d'ailleurs, dans la quasi-totalité des cas, via des textes arabes que l'Occident latin va redécouvrir le corpus grec (les textes médicaux, scientifiques ou philosophiques, notamment Aristote). L'affirmation d'Éric Zemmour ne sort pas de nulle part. Il semble en effet reprendre la vision avancée en 2008 par Sylvain Gouguenheim, qui provoqua à l'époque une très vive réaction du monde universitaire européen. En plus de sa vision politiquement orientée, l'auteur fut accusé d'avoir manipulé, voire inventé des sources pour soutenir ses idées.(…)" 

Nonobstant le fait que la dernière affirmation reste totalement fausse voire diffamatoire (Sylvain Goughenheim n'a rien inventé du tout, et il a même étendu précisé ses recherches si contestées dans son livre sur Byzance pour montrer l'apport décisif de cette dernière à la civilisation européenne sans passer par l'islam) observons qu'à nouveau nos "historiennes et historiens" avancent que c'est via des "textes arabes" et ce "dans la quasi-totalité des cas" que l'Occident aurait redécouvert "le corpus grec" (supra) ; comme si les travaux d'Augustin (datant de deux siècles avant l'arrivée de l'islam) n'avaient jamais existé (ne parlons pas de Plotin bien auparavant) ou que Thomas d'Aquin aurait eu besoin de la lumière "arabe" pour commenter Aristote. (infra).. Ne parlons pas des mathématiques (les chiffres étant par ailleurs indiens) car même l'algèbre, terme persan, et malgré Al-Khwarizmi (perse), et Al-Bathani (turc) son réel développement aura plutôt débuté avec François Viète (non?)…

Autrement dit, s'il est possible de parler de textes écrits en arabe (ce qui n'est pas la même chose) provenant par exemple d'Avicenne (qui est perse) concernant la médecine et la psychologie, d'Al-Fârâbi (également perse) à propos de Platon, Al Kindi (mésopotamien) sur Plotin, par contre la façon dont Averroës (d'origine maure/berbère/andalou) s'est appuyé sur Aristote reste si sujet à caution (ainsi pour lui l'homme ne pense pas mais est pensé par un intellect greffé en quelque sorte par le milieu, Helvétius, Marx et Bourdieu ont repris ce béhavorisme avant la lettre) que Thomas d'Aquin se crut obligé d'écrire un Contre Averroës tant ce dernier déforme Aristote en faisant de l'homme un ectoplasme (ou "monopsychisme") et surtout rate l'objet de la philosophie distinct de la théologie: ainsi dans son "Discours décisif" (ici Gf Flammarion, bilingue,1996) en prise implicite avec Al-Ghazali (perse, très prisé par Ben Laden and Co, cité dans le texte ci-dessus, note 12 p.64) parce que celui-ci considère que la philosophie s'avère en fin de compte nuisible, Averroës ira jusqu'à concéder que la philosophie avec sa dialectique et ses interprétations doit être réservé à l'élite tandis que le peuple peut toujours trouver ce qu'il faut pour penser (puisque "l'homme ne pense pas") dans la vraie religion (paragraphes 46 et suivants) ainsi les 55, 56, 57, et 58 explicitent (pp.157-159 du Discours décisif) que les

" interprétations ne doivent donc pas être révélées à la foule, ni couchées par écrit dans des livres rhétoriques ou dialectiques (…) celui qui expose ces interprétations à ceux qui ne sont pas hommes à les connaître, c'est un infidèle dans la mesure où il incite les gens à l'infidélité, ce qui est le contraire de ce à quoi appelle le Législateur, en particulier lorsqu'il s'agit d'interprétations viciées au regard des principes dogmatiques fondamentaux de la Révélation, comme cela est arrivé à certains de nos contemporains. Car nous en avons vu certains qui croyaient avoir appris la philosophie, et compris grâce à leur merveilleuse sagesse des choses contredisant la Révélation de toutes les manières, c'est-à-dire des choses non interprétables, et qui se sont estimés dans l'obligation de les exposer à la foule. En exposant ces croyances viciées à la foule, ils ont ainsi causé la perdition de la foule et la leur, dans ce monde comme dans l'autre ! (…)"

Peine perdue, Averroès croyait bien faire en amadouant ainsi les durs tels Ghazali, il ne fit ouvrir la voie à plus dur encore comme Ibn Taymiyya, principal inspirateur du wahhabisme à partir du XVIIIème siècle où pour l'essentiel même la tentative de Ghazali de s'accaparer uniquement les sciences physiques et organiques ou celle d'Averroës de réserver à l'élite la dialectique et la Révélation au peuple ne trouvent grâce à ses yeux en ce que tout doit être inspiré par cette dernière de façon scrupuleuse jusqu'au chant du Muezzin qui ainsi désigne la direction, amène le jour, l'élève à son zénith, et l'accompagne dans son déclin nécessaire, unicité cosmique dont le Révélateur (Mahomet) est lien d'où le fait de suivre à la lettre ce qui est incréé et donc désigné, gravé, telles les Tables, de toute éternité.

On est bien loin alors de l'autonomie voire l'indépendance offerte par Dieu à Adam lorsque (Gen, livre II, v.19) Il lui donne la possibilité de créer lui-même le nom des animaux, des choses, alors que dans le coran Adam ne fait que les réciter puisque l'homme ne pense pas, "il est pensé", ce qui fausse l'idée que l'humain aurait été fait à "son image". Dans ce cas en quoi cette penséeaurait pu être un "progrès" dans la lecture d'un Aristote, dans l'émergence de la philosophie occidentale non pas séparée de la théologie mais distincte d'elle respectant ainsi le défi même du divin lorsqu'il accepte la liberté humaine y compris lorsqu'elle accomplit le mal y compris lorsque la théologie officielle le lui a refusé pendant des siècles ?…

N'allons pas plus loin ici, il suffit juste de rappeler que le discours hégémonique actuel stipulant qu'au fond la philosophie occidentale en se séparant, en se distinguant, peu importe, de l'eschatologie serait en elle-même porteuse de nihilisme (ce qui est faux, l'eschatologie reste là, ne serait-ce que sous la forme d'éthique, celle refusant la soumission par exemple) ce discours complaisant envers le narratif du "bon" islam ne fait qu'ouvrir les portes à une mise en ordre des apparences dont la supposée révélation est en réalité bien plus sujette à caution que celles qui se nomment Christ ou Moïse car elle efface la liberté d'être comme il se voit tous les jours: puisque l'homme de toute façon ne "pense pas" pourquoi en effet aurait-il besoin d'interpréter ses actes ? Qu'il change donc comme la mise en ordre (la "direction") le somme de le faire…le léninisme avait bien commencé, le maoïsme aussi, l'alter-écologisme son allié actuel fait le reste. Il est dommage que les idiots utiles qui attaquent ce passage là du livre de Zemmour ne voient pas à quel point ils se font manipuler…mais comme ils ne pensent pas, "on" pense donc pour eux… Sauf que cela ne va pas se passer ainsi…La Table Ronde est là, toujours.



29 septembre 2018

Vrai et faux islam

C'est ce qu' a bien vu Ayan Hirsi Ali, dont on ne voit pas au nom de quoi on pourrait énoncer quelle "méconnaît " l'islam alors qu'elle a vécu, dans sa chair en propre, l'islam réel, et non pas l'islam fantasmé ou révolu : le fait que les femmes mangent, séparées des hommes, reste une réalité incontournable par exemple, même si elle est terre à terre, et il est trop facile de placer cette pratique dans une dimension culturelle tribale ou de s'en référer à l'histoire du judaïsme et du christianisme : d'ailleurs, si l'islam était supérieur théologiquement à ces deux religions sur la question des femmes cela se saurait… Ayan Hirsi Ali, a parfaitement compris l'essence de l'islam qu'exprime, intégralement, l'islamisme, d'où le désir de celui-ci d' en restaurer l'espace-temps supposé éternel.

Le "vrai" islam, celui du commencement, l'islam réel et non fantasmé,n'est évidemment pas celui des musulmans européens, mais celui que veulent en effet vivifier les islam(istes) y compris leurs tendances moins totalitaires, mais majoritaires dans certains pays… ( Arabie, Palestine désormais, Algérie -s'il n'y avait pas la répression des généraux, les Kabyles et certains arabophones laïcs, ce qui ne veut pas dire athée-, sans oublier sa version shiite, l'Iran, etc…).

Car ces islam(istes), ne veulent pas voir leur doctrine se transformer en mystique, en métaphysique, bref se judéo-christianiser (séparation du temporel et du spirituel) alors que, dès le départ, le Calife est Commandeur des Croyants (d'où la non existence d'une hiérarchie ecclésiastique dans le sunnisme etc…). Ce qui implique, au contraire, une étroite corrélation pratique et pas seulement théorique ou ontologique entre spirituel et temporel (du côté chrétien Léo Strauss regretta cependant ce manque dans la modernité, de même, mais sur un plan plus politique, Heidegger… puisque celui-ci crut voir une pratique nouvelle articulant les deux dimensions dans l'épaisseur existentielle du…national-socialisme…).

Certains prétendent donc être en lien direct avec un "autre" islam, un islam qui n'est pourtant pas au pouvoir, nulle part, sinon dans leur imagination, fertile, il est vrai, un islam qui ne condamnerait pas à mort au gré des bombes errantes.

Or, non seulement ces adeptes d'un "autre islam" se considèrent eux-mêmes, en fin de compte, plus musulman que les islamistes, mais ils accusent ceux qui critiquent l'islam de l'aborder "comme les islamistes", c'est-à-dire de façon "littérale"…

Seulement, la réalité ne consiste pas à se satisfaire de ce sophisme, car il s'agit de se demander si, dans ce cas, ces "meilleurs" musulmans ne basculent pas dans une logique interprétative et donc métaphysique, bref dans un "protestantisme" qui, en effet, fait d'eux des "déviants" non seulement du point de vue islamiste, mais aussi d'un Boubaker…

En fait, en ces temps de confusion, il est nécessaire de rappeler d'une part qu'il n'existe pas de libre arbitre dans l'islam. Par exemple Averroès, mis souvent en avant par nos hyper musulmans, n'a fait que s'insurger contre le libre arbitre comme l'a démontré Thomas d'Aquin dans son " Contre Averroès" (traduction de Libéra, Garnier-Flammarion). En effet, pour Averroès, " l'homme ne pense pas, il est pensé"…

Ce qui implique une différence de nature et non pas de degré entre le judéochristianisme et l'islam : la lecture de la Genèse (II, 19-20) montre bien d'ailleurs que Dieu permet à Adam de nommer les animaux avec ses propres noms alors que dans le Coran (II,31), Adam récite les noms fournis par Dieu, voilà toute la différence, colossale, textuellement, et contextuellement.

3 mars 2007

Written by Lucien SA Oulahbib in: Affinement négatif-OIL, Evaluation de l'action-OIL |

29 septembre 2018

Une interview de Sylvain Gouguenheim

Un dénommé Pierre Assouline semble jouer un rôle central pour les pétitionnaires qui vous contestent, il tient à peu près ce langage sur son bloc :  "Ce qui lui est reproché ? De présenter comme inconnu ce qui était déjà bien connu : à savoir le rôle joué par Jacques de Venise et les moines de l’abbaye du Mont-Saint-Michel dans la traduction des textes grecs en latin. De monter en épingle une prétendue vulgate (L’Europe doit ses savoirs à l’Islam) pour mieux la réfuter alors que nul historien sérieux ne prétend rien de tel ". Qu'avez-vous à lui répondre ?

L’argument a souvent été utilisé. En gros mes adversaires avancent deux théories, d’ailleurs contradictoires. 1° tout ce que j’ai dit était connu et il n’y a rien de neuf 2° tout ce que j’écris est faux.
Je ne présente pas comme inconnu ni comme une découverte le personnage et l’œuvre de Jacques de Venise et des autres traducteurs des textes philosophiques grecs de la première moitié du XIIe siècle. Ce sont tous les hommes qui ont traduit directement du grec en latin des textes philosophiques, scientifiques ou médicaux. Je dis simplement que ces traducteurs n’apparaissent guère dans les manuels scolaires et assez peu dans les manuels universitaires de base. D’une manière générale si les spécialistes de ces questions de diffusion et de traduction du savoir grec connaissent Jacques de Venise, l’anonyme dit du Vatican ou autres (tels les traducteurs syriaques établis à Antioche et qui ont travaillé autour de l’an 1100), le grand public cultivé ne les connaît pas. Les travaux des spécialistes apparaissent dans ce domaine peu diffusés. Dès lors on ne retient que les traducteurs qui sont passés de l’arabe au latin, tel le célèbre Gérard de Crémone dans la deuxième moitié du XIIe siècle ou les autres traducteurs chrétiens ou juifs rassemblés à Tolède à l’époque de la Reconquête chrétienne en Espagne (après 1150).
La vulgate selon laquelle l’Europe doit ses savoirs à l’islam n’est pas une invention de ma part ! Elle existe bel et bien et on la trouve dans de nombreux livres, dans des articles de presse. J’aurais pu dresser une liste très longue et je me suis contenté de citations empruntées à des gens sérieux. Incontestablement si j’avais fait un florilège on aurait bien vu que je n’inventais rien.
Distinguons toutefois deux vulgates. La première veut que grâce aux Arabes, le savoir grec ait transité du monde abbasside à l’Europe, autrement dit que des traductions effectuées du grec en arabe soient ensuite venues à la connaissance des Européens qui les auraient alors traduites de l’arabe en latin. Ce phénomène est incontestable, très important, et je ne l’ai jamais nié. Il est bien établi, bien connu et se trouve abondamment relaté dans les manuels d’histoire, y compris ceux des classes de 5e de nos collèges. Mais ce phénomène comporte une dimension qui elle est en général peu présente, sur laquelle on n’insiste pas, ou qu’on escamote totalement. Ces traductions du grec en arabe ont été faites par des chrétiens syriaques arabisés ou par des Arabes chrétiens. Autrement dit on les doit à des Arabes, ou à des gens dont l’idiome de communication était l’arabe, mais pas à des musulmans. L’œuvre des musulmans se situe dans l’utilisation, le commentaire, l’exploitation des travaux des Grecs, pas dans la traduction de ces travaux. Cela est un phénomène historique, qui peut avoir de nombreuses explications, et qui n’implique pas de jugement de valeur positif ou négatif.
La deuxième vulgate attribue à l’islam ce que la première attribue aux Arabes. Elle est parfois le fait de spécialistes lorsqu’ils s’expriment un peu vite, elle est le plus souvent le fait de vulgarisateurs. Cette deuxième vulgate me semble beaucoup plus discutable. D’abord il faut s’entendre sur le mot islam et ce qu’il désigne : s’agit-il de la religion ou de la civilisation engendrée par cette religion ? Autrement dit, l’Europe doit-elle la redécouverte du savoir grec à la religion musulmane ou à la civilisation musulmane ? Il me semble que la distinction n’est pas inutile. La religion musulmane, les religieux, les docteurs de la foi, n’ont pas eu de souci particulier envers le savoir grec ou romain. L’Europe n’a donc pas reçu de la religion musulmane le savoir grec. En revanche, au sein de la civilisation musulmane des hommes se sont intéressés à la philosophie grecque (les célèbres « falasifa » : Al Farabi, Avicenne, Averroès). Mais ces philosophes aussi brillants soient-ils n’ont guère eu d’influence sur leur société. Ils n’ont par ailleurs jamais cherché à faire connaître aux Européens le savoir grec. En revanche, en effet, une partie de leurs œuvres ont été traduite de l’arabe en latin et donc leur pensée à été connue ainsi que celle des Grecs qu’ils commentaient. Mais le monde abbasside ne s’est pas beaucoup inspiré du monde antique en dehors des domaines strictement scientifique (médecine, optique). Par exemple le droit musulman s’est entièrement constitué sans aucun rapport avec le droit romain. Pourquoi les philosophes comme Farabi ou Averroès n’ont-ils pu influencer leur société ? D’abord certains, comme Averroès, avaient des conceptions très élitiste: à leurs yeux la philosophie ne devait être abordée que par les élites. Ensuite, ils n’ont pas été vraiment soutenus par le pouvoir politique. Enfin ils ne disposaient pas des institutions scolaires ou universitaires susceptibles de conserver et transmettre leurs recherches. C’est en ce sens que j’ai émis l’idée que le monde musulman n’avait pas vraiment été hellénisé en profondeur, même au sein de ses élites. Sans doute doit-on aussi tenir compte du fait que les Grecs ou les Romains n’y étaient pas considérés comme des « ancêtres » alors que les hommes de l’Europe latine se sentaient, à tort ou à raison (y a-t-il ou non continuité entre l’Antiquité et le Moyen Âge ? entre la Rome impériale et les carolingiens ? Ce sont là des questions débattues entre historiens), les héritiers ou les descendants du monde antique.

Par ailleurs, il avance plus loin que vous auriez "dévalué la production savante des arabo-musulmans, en mathématiques et en astronomie notamment, entre le IX et le XIIIème siècle" alors que dans le volume spécial de Bordas encyclopédie (50/51) dirigé par Roger Caratini : 511.3, on peut lire (page 19) : " Il ne faut pas exagérer l'importance des mathématiciens arabes (…)" . Qu'en penser ?…

Le thème de mon livre porte sur la transmission et la diffusion du savoir grec. Je n’ai jamais voulu – et je le précise d’ailleurs dans mon introduction qu’apparemment mes adversaires n’ont pas lue – m’atteler à une « Histoire des sciences médiévales » (européenne, arabe, persane, byzantine, chinoise) qui dépasse de loin mes compétences. Il ne s’agit pas pour moi de dresser un bilan des découvertes ou des prolongements scientifiques opérés au sein du monde abbasside en mathématiques, physique, médecine, etc. L’importance des découvertes, des prolongements opérés au sein du monde abbasside font l’objet d’analyses et de déductions différentes. Il s’agissait pour moi d’essayer de comprendre comment le savoir grec a été retrouvé par les Européens et, par ailleurs, d’essayer de mesurer l’influence de la pensée grecque sur la société musulmane, donc sur son droit, sa pratique politique, sa vision du monde. Ce dernier point est d’ailleurs à lui tout seul un problème très compliqué.

Les pétitionnaires eux-mêmes vous reprochent ceci :

  "L’ouvrage de Sylvain Gouguenheim contient un certain nombre de jugements de valeur et de prises de position idéologiques à propos de l’islam
Jugements de valeurs ou prises de position idéologiques disent-ils alors qu’eux-mêmes ne cessent d’exprimer de tels jugements de valeurs. Ils se font les laudateurs du monde abbasside et les contempteurs de l’Occident latin. Ils idéologisent un problème scientifique compliqué uniquement pour des raisons politiques. Certains d’entre eux parce qu’ils sont convaincus de la supériorité intrinsèque de l’islam sur la civilisation européenne médiévale ; d’autres parce qu’ils craignent que la moindre critique du monde musulman médiéval n’alimente les tenants d’une guerre des civilisations contemporaines. Autrement dit il faudrait reconnaître que le monde européen a une dette envers le monde musulman, afin d’établir de nos jours les relations pacifiques que tout le monde souhaite. Or le problème n’est pas là. Ce que furent les relations entre les civilisations chrétienne et musulmane au Moyen Âge n’a, à mon sens, guère d’importance pour déterminer ce qu’elles sont ou seront. Je m’explique par une analogie : la France et l’Allemagne se sont fait trois guerres entre 1870 et 1944. Cela ne les empêche pas de bien s’entendre aujourd’hui. Et le fait de rappeler que Verdun a été un massacre épouvantable ne nuit en rien à l’amitié franco-allemande. On peut tout aussi bien dire que la philosophie allemande des XVIIIe-XIXe siècles est plus élaborée ou importante que son homologue française ou au contraire que les romanciers français du XIXe siècle ont produit une œuvre plus impressionnante que les romanciers allemands, etc. Qu’importe ? Qu’une civilisation ait à un moment été en retard, ou en avance sur une autre, n’implique aucune conséquence pour les membres actuels de ces civilisations et n’offre encore moins de certitude sur l’état de ces civilisations dans deux siècles !
; il sert actuellement d’argumentaire à des groupes xénophobes et islamophobes qui s’expriment ouvertement sur internet. Par ailleurs, des passages entiers de son livre ont été publiés sur ces blogs, au mot près, plusieurs mois avant sa parution. On trouve également sur internet des déclarations qui posent question, signées «Sylvain Gouguenheim» (commentaire sur le site Amazon, 16 avril 2002) ou «Sylvain G.» (site Occidentalis, 8 novembre 2006). Bien évidemment, et nous en sommes parfaitement conscients, rien de ce qui circule sur internet n’est a priori certain, mais, au minimum, ces points méritent une explication et, le cas échéant, une enquête approfondie ".

En gros, leur accusation (dont le ton inquisiteur et menaçant fait froid dans le dos) vous reproche à la fois de voir vos thèses reprises par quelques groupuscules dits "xénophobes et islamophobes" et à la fois de contenir "un certain nombre de jugements de valeur et de prises de position idéologiques à propos de l’islam" ; or, il ne me semble pas que cela soit le cas à la lecture de votre livre, puisque votre sujet n'est pas l'islam en tant que tel, mais la façon dont a été transmise les racines grecques de l'Europe chrétienne…

D’abord il faut être clair juridiquement. Si j’ai commis un délit, que l’on porte plainte et que l’affaire soit portée devant la justice. S’il n’y a pas délit, alors on est en présence d’accusation idéologique, du type de celles classiques de la part des gauchistes qui consistent à vous accuser de ne pas « penser comme il faut » : une opinion – ou ce que l’on présente comme une opinion quitte dans mon cas à déformer totalement ce que j’ai écrit dans mon livre– devient un crime. C’est amusant de la part de gens qui ont défendu les Khmers rouges, qui défendent de nos jours ceux qui sabotent les voies de TGV au risque de tuer des dizaines de personnes. Il est classique de voir chez les intellectuels gauchistes un prompt enthousiasme à l’idée de tuer des milliers de personnes pour bâtir un monde meilleur. Staline déjà ne pensait pas autrement.
Mon sujet n’est en effet pas l’islam mais l’influence du savoir philosophique grec sur les élites mais aussi sur les sociétés médiévales, chrétiennes et musulmanes. Sujet bien vaste et que je n’ai fait qu’effleurer d’ailleurs.A propos du mot islamophobe : tout le monde sait qu’il a été lancé par l’ayatollah Khomeyni pour dénigrer et accuser de racisme ceux qui critiquaient la révolution islamique d’Iran. Ceux qui l’utilisent sont donc ou bien des admirateurs de Khomeyni ou bien des gens d’une grande paresse intellectuelle qui utilisent des termes sans réfléchir à leur sens ni à leur portée. Calqué sur « judéophobe » ce mot est utile idéologiquement. C’est une arme au service du terrorisme intellectuel déployé par les gauchistes. Il entend qualifier de raciste ceux qui émettent des critiques sur le droit musulman ou expriment leurs désaccords avec tel passage du Coran. Or si des racistes peuvent évidemment exprimer de telles critiques, toutes les critiques ne sont pas racistes. On peut être anti-sioniste sans être anti-sémite, on peut critiquer certains aspects du boudhisme japonais (telle que la tendance Nichiren) sans pour autant être raciste envers les japonais. On peut tout aussi bien émettre des désaccords avec tel ou tel point de la doctrine ou de la pratique islamique sans pour autant être raciste vers les Musulmans. De plus cette dernière expression n’a aucun sens les Musulmans n’étant, comme les chrétiens, ni un peuple précis, ni une « race » ou ethnie. Ne pas croire à l’Incarnation du Christ n’est pas du racisme anti-chrétien ou anti-blanc ! Le racisme culturel – expression utilisée par mes adversaires à mon encontre – est une expression absurde : son seul intérêt est pour eux de se servir du mot racisme qui permet immédiatement de diaboliser et d’interdire tout dialogue. Amalgame et reductio ad hitlerum comme en sont coutumier les gauchistes.
A propos d’Internet : on trouve beaucoup de choses sur Internet : les fragments de livres non publiés ou les articles sous presse déjà divulgués sont légion. Je me suis de mon côté toujours demandé comment mes adversaires avaient pu faire circuler au sein de l’ENS-LSH de Lyon, en le présentant comme la conclusion de mon livre, un scan de la conclusion des épreuves de ce même livre. Ces épreuves dataient au plus tard du début janvier 2008 et la pétition contenant le scan datait de la fin du mois d’avril alors que mon livre était sorti depuis mars. On me reproche mes « amitiés douteuses » comme écrivent avec élégance M. Martinez-Gros et M. Loiseau dans Le Monde ; quant à moi je trouve le procédé douteux et même suspect…
 Que le contenu de mon livre ait été repris par des tas de gens différents est évident et était inévitable. Certains de mes adversaires ont cru intelligent de dire alors : « si on est récupéré c’est qu’on est récupérable ». La phrase est d’une grande stupidité. Elle rappelle les propos odieux tenus dans les années 1970 à propos des femmes violées : « elles l’ont bien cherché » ;  autrement dit « violée parce que violable ». Nietzsche est-il nazi parce que les nazis l’admirent ? M. Boucheron, l’un de mes plus farouches adversaires, spécialiste de la Renaissance, devrait sous peu co-publier les actes d’un colloque consacré à la violence intellectuelle et intitulé « le mot qui tue ». Je ne ferais pas l’injure à ce Monsieur de déduire de ce seul livre qu’il est un adepte de la violence intellectuelle ! Même si en privé, comme en public, il m’a vertement attaqué, en toute impunité d’ailleurs. Par ailleurs, ce même M. Boucheron, connu pour ses opinions de gauche, ne vient-il pas d’être loué pour un de ses livres par un hebdomadaire assez marqué à droite (Valeurs actuelles) : doit-on en déduire que s’il a été ainsi récupéré, c’est qu’il était récupérable ? Ce ne serait pas très sérieux…

En fait, si l'on comprend bien, ce monsieur Assouline prétend en gros que sans les "lumières islamiques" il n'y aurait pas eu les "lumières" européennes, ce qui est pour le moins extravagant lorsque l'on connaît un tant soit peu la texture des débats intellectuels entre le 13ème siècle et le 18ème siècle et surtout le fait que le thomisme a, au 14ème siècle, définitivement mis de côté l'averroïsme comme source aristotélicienne principale, il suffit de lire le Contre Averroès de Thomas d'Aquin pour s'en rendre compte (livre récemment traduit par… De Libéra… qui fait partie de vos détracteurs…) ;
On utilise de plus en plus l’expression islam des Lumières pour évoquer la période des IX-XIIe siècles où les sciences se sont développées dans le monde abbasside, du fait de savants de toutes origines et de toutes confessions. De ce point de vue il y a bien un âge d’or des sciences arabes, puisque tous ces textes et ces travaux ont utilisé l’arabe comme langue de communication. En revanche l’emploi du terme « Lumières » me semble anachronique : ce qu’on appelle Lumières concerne le mouvement scientifique et philosophique du XVIIIe siècle qui se caractérise, entre autres, par une critique de l’Eglise comme institution et même de la religion au nom de la libre pensée et de l’usage critique de la Raison qui s’oppose à la Révélation. Il y a aussi dans le mouvement des Lumières des revendications politiques opposées au pouvoir royal. Il ne me semble pas qu’il y ait eu au Moyen Âge dans le monde abbasside ni d’ailleurs à Byzance ou dans l’Europe dite latine, des courants équivalents : ni critique « agnostique » de la religion, ni pensée politique « démocratique ».
par ailleurs, il semble bien que Assouline De Libéra et l'ensemble des pétitionnaires font en quelque sorte la courte échelle à d'autres idéologues bien plus politiques en ce sens qu'ils vont bien plus loin en expliquant que l'Europe pour tout remerciement aurait fait sa Reconquista, (l'Espagne castillane ne devait pas reconquérir ses terres), ses croisades (alors qu'il s'agissait de retrouver la filiation au Christ sur des terres conquises par l'islam), et enfin aurait généré un colonialisme qui aurait parachevé le tout par la destruction de bases civilisationnelles si prometteuses ; ainsi certains cadres du FLN racontaient à leurs ouailles qu'avant la conquête de la France l'Algérie avait un niveau de développement comparable à l'Allemagne, d'où les difficultés de développement actuel, alors que la décolonisation approche les 50 ans et que jamais l'impact du régime politique actuel n'est analysé pour expliquer les dysfonctionnements présents ; par ailleurs l'extrême droite en France, du moins dans ses courants majeurs, ceux du Front National et de la Nouvelle Droite, est plutôt islamophile… Tout cela pour dire que votre livre chamboule, sans s'en rendre compte évidemment, toute cette vulgate qui a créé un monde binaire idyllique et qui en réaction a réagi si vivement ; on ne comprendrait pas sinon sa volonté de vous nuire jusqu'au point de vous obliger à démissionner…

Il y a clairement chez mes adversaires une volonté d’insister sur les méfaits du monde occidental, ou tout au moins un refus catégorique que l’on puisse émettre quelque critique que ce soit à l’encontre des autres civilisations ou aires culturelles. On est en plein masochisme, utilisé par certains à des fins politiques bien évidemment. Le tout étant drapé dans un discours « internationaliste » et « résistantialiste » qui oublie que les résistants, les vrais, étaient très patriotes et qu’ils prenaient des risques immenses…
Que mon livre brouille les lignes, je m’en suis rendu compte après coup en m’apercevant qu’il plaisait autant à des royalistes catholiques, qu’à des chrétiens de gauche ou des agnostiques… et même à de sincères admirateurs du monde abbasside qui m’ont écrit pour me dire qu’à la fois ils conservaient leur admiration pour l’islam médiéval et qu’ils étaient heureux d’apprendre des choses intéressantes sur l’occident médiéval. Le monde « réel » est beaucoup moins binaire que mes adversaires ne l’imaginent. Eux pensent en termes de « blanc/noir » de « 1/0 »alors que la plupart des gens se situent dans diverses nuances de gris…

3 janvier 2010


29 septembre 2018

11 Septembre, 11 mars, 11 juillet : islam ou islamisme ?

Les récentes attaques du Hamas (en Cisjordanie) du Hezbollah (en Israël) et de Al Keida (à Bombay) s'inscrivent dans cette dimension, même si cela peut s'habiller de prétextes territoriaux ou judiciaires (profitant par exemple du cas de Guantanamo pour le Hezbollah). Pourquoi ? Parce que les frontières de l'islam sont spirituelles, elles n'ont donc pas de limites temporelles ni physiques. Le monde entier doit être soumis à l'islam (ce qui n'est pas le cas du sionisme et ce n'est plus du tout le cas du christianisme…).

Or les dits islamistes se réclament de… l'islam.

Certains, en Occident, disent que c'est faux. Qu'ils sont "nationalistes", qu'ils ne représentent pas le "vrai" (true) islam. Qu'en savent-ils? Les responsables du Hamas, du Hezbollah, de l'Iran, citent le Coran, s'appuient sur sa jurisprudence, pourquoi ne faudrait-il pas les croire ? Au nom de quoi ? Alors qu'ils alignent d'innombrables théologiens et des plus officiels. D'ailleurs, ceux qui les accusent d'être des non musulmans vont-ils discuter avec eux, contre eux ? On ne voit guère ce genre de débats, de toute façon vite écourtés au profit d'une condamnation commune des USA et d'Israël.

En réalité, il vaudrait mieux renverser les termes et avancer comme le disent les islamistes eux-mêmes, à juste titre semble-t-il, que ceux qui se réclament d'un islam modéré se sont en réalité éloignés de l'islam : il devient de plus en plus en effet l'une des sources de leur vie et non pas la source même.
D'où alors un islam qui apparaît pour les novices ou les convertis occidentaux (genre Cat Stevens) comme une sorte de sagesse tolérante. Ce qui implique au fond qu'il se séculariserait, se folklorise même avec ses rituels annuels, au même titre que les autres religions.
Mais une telle évolution ne fait pas l'affaire des partisans de l'islam originel qui dans ce cas doivent trouver des terrains capables de ramener les enfants prodigues.
D'où la nécessité de maintenir sans solutions le conflit israélo-arabe, de lutter juridiquement pour imposer le mode de vie islamique au coeur même des pays européens ; ainsi dans certains quartiers en France, le fait de se promener sans voile est de plus en plus mal vue, nombre de témoignages ont été d'ailleurs rassemblés par la Commission Stasi d'où la loi contre les signes ostensibles qui en est sortie, loi nécessaire mais non suffisante pour les lieux de santé, l'université, les quartiers sensibles…

Pour le vrai islam, du moins sa version majoritaire (sunnite) l'union du politique et du religieux s'incarne dans le Commandeur des Croyants qui la maintient en fusion (d'où le fait qu'il n'y a pas de hiérarchie religieuse dans le sunnisme) à partir de la loi incarnant le Coran et la Tradition le tout formant la Charia. Le shiisme version khomeyni s'est en fait rattaché à cette vision unificatrice (et panislamiste). Ainsi le Droit, la Philosophie, la Politique, se réduisent à une codification juridique de ce qui est possible ou pas de penser, de consommer, et de se comporter. Sortir de cette dimension comme le firent Averroës et Ghazali au Moyen âge est évidemment hors de question, et ils furent d'ailleurs sanctionnés. Le problème c'est que cela continue. Certains rétorquent qu'un jour "Les Lumières" toucheront l'islam, sauf que dans ce cas cela ne sera plus l'islam qui, à la différence des autres religions, ne sépare pas le religieux du politique du psychologique de l'économique etc etc. Les islamistes d'aujourd'hui ne font donc que rester fidèle aux racines de l'islam. Ils ne le trahissent pas.

Dans ces conditions, la critique doit être portée au coeur même de la doctrine et non pas à ses supposées marges qu'incarneraient les islamistes. Ce qui implique de repérer les versets qui posent problème en incitant au refus de l'autre, de sa différence, puisque ses croyances sont remises en cause et qu'il doit vivre selon la juridiction qui le concerne dans le Coran…

C'est justement en signifiant qu'ils ne sont pas d'accord avec certains de ces versets que des musulmans pourraient créer un islam réformateur pensent certains ; sauf qu'il existe un écueil à ce stade : à la différence de la Bible, des Evangiles, les paroles inscrites dans le Coran ne sont pas considérées comme émanant de prophètes ou d'apôtres mais de Dieu lui-même dont Mahomet n'aura été que le porte-voix. En un mot le Coran est incréé, il existait avant la Création du monde et advient au monde comme Discernement du Livre (ou le Verbe) qui a été trahi par la Bible et les Evangiles, d'où la nécessité de rectifier l'ensemble en donnant la version définitive. Bref, chaque parole du Coran est divine, comment dans ce cas réformer ou s'opposer à une parole parfaite ? D'où le dilemme pour les milliers de réformateurs qui s'évertuent de puis plusieurs siècles à faire quelque chose.

La seule issue serait de s'en éloigner, d'inventer autre chose, mais les islamistes sont là pour rappeler que ce n'est pas possible, tout en traitant d'islamophobe, donc de malade, toute personne qui exprimerait un désaccord avec certaines sourates… D'où l'affrontement grandissant, le rejet, la confusion entre cette religion et les populations qui le possèdent de plus en plus comme background culturel et non plus comme ferment ou vecteur puisqu'il n'est pas à même de répondre aux préoccupations d'aujourd'hui sur le développement personnel, l'estime de soi, l'acceptation de l'autre comme autre etc…Les autres religions ont ce problème, mais elles n'y répondent pas avec des bombes…

Cette divinisation des paroles du Coran est un vrai dilemme. Surtout qu'il a réponse à tout et certains disent qu'il a prévu toutes les découvertes, même les plus récentes. On pourrait, peut-être, arriver à surmonter cette impossibilité de le critiquer en ne biaisant pas le débat par des excommunions apriori ou des refus d'admettre que le Coran a été, en fait, bel et bien écrit par des hommes, assemblé par lui, et que, surtout, l'homme peut s'opposer à la parole supposée divine, ce qui le différencie des animaux… Mais un tel discours est-il audible ? Pas sûr.

Pourtant, il serait bon d'admettre que le débat se situe aussi au niveau théologique et point seulement politique. Or, le refus de discuter sur ce terrain est l'une des failles de la crise majeure que nous vivons aujourd'hui et qui s'aggrave sous nos yeux, sous les prétextes les plus variés.

17 juillet 2006

Written by Lucien SA Oulahbib in: Analyses-RTV, Article Resiliencetv |

29 septembre 2018

L’Islam n’a pas deux visages

Idéologie politique et guerrière, l’islamisme n’aurait, selon eux, absolument rien à voir avec l’islam religion. En d’autres termes, il y aurait deux islams: l’islam éclairé, ouvert, pacifique, religion d’amour, de tolérance et de paix – et ce serait la religion pratiquée par la grosse majorité des musulmans qui ne demanderaient qu’à pratiquer leur religion dans la tranquillité – et l’autre islam -l’islamisme- obscurantiste, fermé sur lui-même, sectaire, fanatique, guerrier, un islam politique, déviant et malade et qui n’aurait rien à voir avec le premier, le vrai, le bon, le juste, le rayonnant, le modéré, le mystique, le frère du judaïsme et du christianisme, dont la haute spiritualité conduirait de nombreux non musulmans à se convertir.

Cette invention des “deux islams” est extrêmement pratique car elle rassure l’Occident non musulman sur la nature de l’islam. Malheureusement il s’agit là d’un énorme mensonge car il n’y a qu’un seul islam et il n’a pas deux visages mais un seul à facettes multiples. La facette mystique et la facette terroriste sont les deux extrêmes, mais de nombreuses facettes se situent entre ces deux facettes extrêmes et toutes ont toujours coexisté et s’abreuvent aux mêmes sources, le Coran, considéré comme la Parole de Dieu et la personne de Muhammad -Mahomet- qui constitue pour tous les musulmans, sans exception, le beau modèle à suivre, comme le prescrit le Coran. (Sourate 33, les Factions, verset 21 “Vous avez dans l’Apôtre d’Allah, un bel exemple (uswatun Hasanatun) pour quiconque espère en Allah et au Dernier Jour et invoque (dhakara) Allah fréquemment”)[Traduction Régis Blachère].

Or, dans le Coran, Parole de Dieu, il est difficile de nier que les ordres de Dieu n’appellent à la paix que lorsqu’il n’est pas possible de faire autrement… Dans la sourate 47, Muhammad (Mahomet), verset 35 ou 37, il est prescrit “Ne faiblissez donc pas! N’appelez point à la paix alors que vous avez la supériorité! Allah est avec vous et Il n’abolira pas vos [louables] actions”. Et ces ordres de Dieu, il serait sacrilège d’y toucher. Les paroles divines emprisonnent le croyant, lequel n’aurait jamais l’idée d’en sortir.

Comme le fait remarquer Jean-Paul Roux, dans son dernier livre “les Ordres d’Allah”: “Au cours des siècles, on en a fait des commentaires [de ces paroles], on les a expliquées, on a essayé de tirer au clair ce qu’elles avaient d’obscur. On ne les a jamais contestées. Toutes les tentatives d’interprétation libérale ont été vouées à l’échec, que ce soient celles des mutazilites du IX ème siècle, qui soutenaient la théorie d’un Coran créé, et non pas incréé, ou celles des chiites ismaéliens qui en faisaient une lecture ésotérique. Toute personne qui prétend user de son intelligence, de son jugement, de sa science pour aboutir à des conclusions même justes, mais opposées au sens obvie est dans l’erreur car son intelligence, son jugement, sa science ne sauraient égaler ceux d’Allah. Il en découle que toute étude historique et épistémologique semblable à celles qui ont été réalisées en Occident sur la Bible et les Evangiles est impensable et n’a effectivement pas lieu.”

Et la question qui est posée est extrêmement grave car il s’agit de savoir si le musulman est à jamais enfermé dans le carcan de ses textes fondateurs? L’islamologue turcologue qu’est Jean-Paul Roux –qui recherche plus la conciliation que la provocation– énumère les ordres d’Allah qui sont dans le Texte coranique :

“Le musulman doit-il, dans certains cas, battre ses femmes, interdire qu’elles épousent des infidèles, se séparer d’elles en les répudiant, condamner la consommation du vin et les jeux de hasard, haïr les juifs, s’efforcer par tous les moyens d’imposer sa religion, tuer les infidèles, de la même façon qu’il doit être modeste, patient humble, juste, honnête, charitable, respectueux, dévoué à ses parents? On est tenté de répondre par l’affirmative, toute innovation étant blâmable, une hérésie (bida).” (p 132 “les Ordres d’Allah”, Editions Desclée de Brouwer, 2006).

Si Jean-Paul Roux est tenté de répondre oui, lui qui cherche, autant que faire se peut, la conciliation, on peut être fortement inquiet. C’est un Catholique honnête et parce qu’il a publié de nombreux ouvrages sur la Turquie, l’Iran, l’empire mongol, il sait que ce qu’il dit s’applique à l’ensemble du monde musulman. Mais là où l’islam est particulièrement dangereux, c’est qu’il englobe toute la vie du croyant, du berceau jusqu’à la tombe, dans tous les domaines et qu’il n’y a pas de séparation entre le public et le privé, pas plus qu’il n’y a de séparation entre le politique et le religieux.

L’islam est total, global, il englobe la totalité car tout comportement obéit à une règle. Mais en même temps chaque règle est une règle de comportement religieux, que cette règle soit dans le domaine juridique, politique ou intime. C’est le religieux qui recouvre tout. Le système pleinement réalisé devrait s’appeler théocratie et jamais «démocratie».
On nous ment quand on nous affirme que l’islam serait une foi qui se pratique dans la sphère privée, comme le christianisme. L’islam est à la fois une foi, une loi, un droit (fiqh), lequel est l’application de la Loi qu’est la charî’a. Et cette charî’a a prescrit de combattre l’infidèle (jihâd ou qitâl), de lui réserver un traitement inégalitaire (dhimmî), d’appliquer aux musulmans des peines fixes (hudûd) pour des crimes bien définis (adultère (zinâ), apostasie (ridda), blasphème(tajdîf), vol (sariqah), brigandage (qat’ al-tarîq), meurtre (qatl) et bien sûr consommation d’alcool.

Quant au beau modèle que constitue le prophète pour les musulmans, doit-on gommer les passages de sa biographie (sîra) où il a été amené à verser le sang, à s’attribuer des captives de guerre, à partager le butin. Martine Gozlan dans son livre sur l’islamisme (“Pour comprendre l’intégrisme islamiste”, Editions Albin Michel, 1995) ose parler des deux visages de Mahomet, celui fasciné par l’exemple de Jésus, attiré par la prière, sensible à la tendresse et à la douceur, et un Mahomet, celui de Médine, qui va se montrer parfois rancunier, cruel, conquérant. “Aucune grille d’explication de l’islam ne peut passer sous silence cette dualité” écrit-elle!

Mais c’est là justement que réside la malhonnêteté de cette analyse: le prophète aux deux visages, les deux Corans, l’islam et l’islamisme. Faudrait-il conclure que l’islam est double tout simplement parce qu’il faut occulter une partie inquiétante de cette religion! Alors on a choisi d’évincer cette partie jugée mauvaise et de l’appeler: “islamisme”, “intégrisme”, “fondamentalisme”, «salafisme», “wahhabisme”, dans une superbe ignorance de la signification de ces termes, prêts à tout pour trouver des mots “boucs émissaires” pour dédouaner cette belle religion qu’est l’islam, que l’on estime injustement attaquée, calomniée, méprisée. C’est tout juste si certains n’entreprennent pas la réhabilitation de l’islam, tandis que d’autres en font l’apologie de manière éhontée, dans le silence complice des autres religions.

Que l’islamisme soit rendu responsable de toute la violence de l’islam, c’est bien pratique et c’est tellement facile. Mais que va t’on faire pour le Coran et pour le Prophète? Va t’on enlever tous les Ordres d’Allah incompatibles avec les droits de l’Homme? Et le Prophète… qui aurait deux visages, comment va t’on faire? Va t’on en faire un nouveau Janus, avec les deux visages tournés en sens contraire, un visage pour le “bon” islam et un visage pour “l’islamisme”!

Car pour expliquer les attentats, il suffit de se reporter à la vie du prophète, lequel a justifié l’assassinat politique pour le bien de l’islam. De même, faire peur, inspirer la terreur (rahbat) -dont on a tiré le mot moderne “terrorisme” (irhâb))- était la méthode que le noble modèle préconisait pour semer la panique chez les ennemis de l’islam.

Alors dire que l’islamisme n’est pas l’islam, qu’il n’a rien à voir avec l’islam, est faux. Pour le musulman d’hier et d’aujourd’hui il n’y a qu’un seul Coran comme il n’y a qu’un seul prophète. L’islamiste est autant musulman que le mystique car il s’appuie sur ces deux fondements. Et dans ces deux fondements il y a l’appel au combat. Ici-bas la guerre pour la victoire de l’islam doit être poursuivie tant que l’islam n’est pas entièrement victorieux. La paix n’est envisageable que si la victoire paraît, pour le moment, impossible ou douteuse (sourate 47, verset 35/37). Mais la paix sera plutôt une récompense du paradis, quand toute la terre aura été pacifiée. Comment passer sous silence que pour les musulmans le monde se partage entre le territoire de l’islam (dâr al-Islam) et le territoire non musulman, qualifié de territoire de la guerre (dâr al-harb).

Certes il y a un incontestable idéal de paix, qui est en fait un idéal de pacification. C’est pourquoi il est dit, à propos des ennemis “S’ils inclinent à la paix, toi aussi incline vers elle” (sourate 8, le butin, verset 61/63). Mais il faut lire le verset qui précède, (sourate 8, verset 60/62) “Préparez, contre ces Infidèles, ce que vous pourrez de force et de chevaux par quoi vous effraierez l’ennemi d’Allah… » Et c’est le verbe arhaba qui est utilisé (turhibûna bihi), qui signifie susciter la terreur. C’est le nom d’action (masdar) de ce verbe (irhâb) qui a été choisi pour traduire le mot “terrorisme”.

Entre l’islam et l’islamisme, il n’y a pas de différence de nature mais de degré. L’islamisme est présent dans l’islam comme le poussin l’est dans l’oeuf. Il n’y a pas de bon ou mauvais islam, pas plus qu’il n’y a d’islam modéré. En revanche il y a des musulmans modérés, ceux qui n’appliquent que partiellement l’islam.

Et c’est bien là qu’est le problème. Qui qualifiera t’on de bon musulman? Celui qui stigmatise et tue les infidèles, les idolâtres, les athées, les mécréants, bref tous ceux qui sèment la corruption sur la terre comme l’ordonne le Saint Coran, ou celui qui choisit de lire le Coran autrement, une lecture occidentale, christianisée et laïcisée… Et considérée comme hérétique par rapport à l’interprétation traditionnelle musulmane.

Les autruches occidentales ont choisi de ne pas répondre à cette question et de condamner pour incitation à la haine celui qui oserait prétendre que l’islam n’est pas une religion d’amour, de paix et de tolérance. Elles se sentent d’ailleurs soutenues par les autruches musulmanes qui trouvent commode de présenter l’islam comme une religion idéalisée, sachant que les vrais musulmans “ceux qui savent” ne seront pas dupes. Et quant aux autres, une réislamisation habile aura vite fait de les remettre sur le droit chemin.

De plus, il ne faudrait pas oublier que la «taqiyya», la dissimulation de protection, est partie intégrante de l’islam chiite et rendue obligatoire («Quiconque n’observe pas la taqiyyah n’a pas de foi: «man lâ taqiyyata lahu lâ dîna lahu»). Or, la taqiyyah est curieusement adoptée aussi par les musulmans sunnites, ce qui leur permet de nous «servir» un discours «light» pour mieux nous tromper sur la réalité de leur religion. Ils ne mentent pas vraiment, ils dissimulent pour faire avancer l’islam! L’avantage non négligeable c’est que des non musulmans pourront ainsi être attirés par cette religion abrahamique, présentée comme si proche du christianisme et du judaïsme et par le biais de ces conversions, l’islam progressera en Europe.

On comprend donc mieux ce consensus qui s’opère pour maintenir, renforcer même, la distinction islam/ islamisme. Le malheur c’est que ces autruches ignorantes ou malhonnêtes ne sont pas de simples mortels. Certaines occupent de hauts postes dans la hiérarchie religieuse. Des rabbins, des pasteurs, des curés, des religieux dominicains, pères blancs, jésuites se sont mis d’accord pour établir un dialogue entre religions. Alors on gomme soigneusement ce qui pourrait diviser. Et on trouve très pratique de parler d’islamisme alors qu’il s’agit, qu’il s’est toujours agi d’islam, purement et simplement.

Car parlons-en de cet islam idéalisé, qualifié d’islam des lumières, qu’on ne cesse de nous vanter. Ce serait l’islam des philosophes et l’islam des mystiques. Or c’est absolument faux de dire que cet islam des lumières ne serait pas un islam des interdits. Aucun philosophe, aucun mystique n’a jamais renié le Coran et le prophète. Oser parler d’un islam des Lumières qui s’opposerait à l’islam juridique revient à envisager un islam qui est encore à naître.

Pour accepter l’islam, l’Europe a forgé le mythe de l’Andalousie tolérante qui aurait constitué un âge d’or pour les trois religions. Tout ce qui concerne les combats, le statut humiliant du non musulman a été soigneusement gommé. Il s’agit d’une véritable falsification de l’histoire réelle. Sinon comment expliquer cette phrase du grand philosophe juif Maïmonide, mort en exil au Caire (Egypte), en 1204 à propos de l’islam des conquérants musulmans almohades d’Espagne: «Jamais nation ne nous a brimés, dégradés, avilis et haïs autant qu’eux».

On peut aussi se demander pourquoi le philosophe Avicenne, au Xème siècle, fut obligé de fuir, toujours persécuté pour ses idées hétérodoxes par les Turcs sunnites et pourquoi les musulmans le considèrent comme hérétique. Mais surtout pourquoi le grand mystique Mansur Al-Hallaj, né en 858, qui préconisait simplement l’amour de Dieu jusqu’à l’extase, fut condamné à mort en 922. Il fut conduit sur la place publique, les bourreaux lui coupèrent les mains et les pieds, le flagellèrent de cinq cents coups de fouet. Il fut mis en croix. Décapité, son corps fut arrosé de pétrole, brûlé et ses cendres furent dispersées. La tête fut exposée, piquée au sommet d’une lance, sur un pont du fleuve Tigre, deux jours durant. C’était en 922. Mais le 7 mai 1131, «Ayn Al-Quzât Hamadani», mystique persan du XIIème siècle, accusé d’hérésie, fut écorché vif, pendu et jeté au feu… Il avait trente-trois ans. Son seul crime était d’être mystique…

Alors qu’on cesse de nous considérer comme des idiots qui ignoreraient l’apport de l’islam des lumières. En réalité on ne nous dit jamais que les textes grecs ont été traduits par des Chrétiens d’Orient , à partir du syriaque ou directement du grec. (Ni Avicenne, ni Averroès ne connaissaient le grec!). Qu’on cesse de nous dire qu’il y eut un islam philosophe ou mystique accepté par la majorité des musulmans. C’est exactement le contraire. Le peuple musulman ne toléra jamais que l’on s’écarte de l’interprétation littérale des textes. Le calife abbaside al-Ma'mûn (813-833) voulut imposer par la force l’usage de la raison pour les juristes de l’islam, mais certains comme Ibn Hanbal (fondateur de l’école juridique hanbalite) préféra se faire emprisonner et se laisser fouetter.

Qu’on arrête les mensonges destinés à nous anesthésier. Les musulmans veulent faire admettre par l’Occident un islam habillé autrement et débarrassé de ses aspects choquants. Comme le fait remarquer Marie Thérèse Urvoy, «ils savent jouer des contradictions des Européens, retrouvant les thèmes qui les préoccupent et utilisant le même vocabulaire: la liberté de la femme, son libre choix, ses droits. Les Occidentaux ne répondent rien, incapables de renvoyer quelque image de grandeur et de dignité spirituelle». Les raisons? L’islamologue les donne: d’abord nous sommes victimes de la culture du remords. On se culpabilise pour tout. Mais la deuxième raison est une détestation pathologique de soi: l’Occident se sent coupable et le réflexe inhérent à ce mépris de soi, conduit à préférer l’autre à soi-même: l’islam en Europe a vite compris qu’il était la parfaite incarnation de cette altérité.

On s’explique alors cette double attitude envers l’islam chez les Européens, intellectuels et universitaires inclus: l’aversion, parfois irrationnelle, et l’adulation, aussi irrationnelle mais souvent complaisante (par exemple le savant Alain de Libera récriminant contre «l’occultation des sources arabes de la pensée européenne» [Qantara, n° 44, été 2002]). Le passage de l’une à l’autre attitude est fréquent. Aussi, tablant sur cette complaisance des Occidentaux, s’est mis en place une propagande islamique très élaborée, une véritable stratégie d’islamisation. D’où le procédé de revendiquer pour le pur islam toutes les qualités. En même temps, très habilement on dénonce les faiblesses des autres religions. Mais surtout on fait reposer sur l’islamisme toute la violence.

C’est ainsi que Muhammad Talbi, cité par Marie Thérèse Urvoy, n’hésite pas à écrire «Tout dans le Coran invite à la mansuétude. Toute la charia, élaboration purement humaine (..) insiste sur le répressif et ordonne des peines qui n’existent pas dans le Coran: lapidation, décapitation, les deux peines bibliques (sic). Et cette façon d’amalgamer judaïsme et christianisme historiques avec ce qui est présenté comme étant des dérives musulmanes -l’islamisme-, cela est très bien vu des milieux laïques ainsi que de nombre de Chrétiens progressistes». On pourrait ajouter que les juifs progressistes s’associent à cette analyse. C’est plutôt curieux pour les Juifs d’Afrique du Nord qui idéalisent leur vécu en terre d’islam. Ils n’ont trouvé la liberté que sous administration française ou dans les pays occidentaux…

Mais l’on remarquera bien que ces habiles stratèges musulmans se gardent, bien entendu, de parler des versets abrogeants et des versets abrogés. Les versets abrogeants, les plus durs et chronologiquement les derniers révélés, abrogent les versets plus doux, et ceci à partir de l’an 9 de l’hégire, (sourate 9 verset 29). D’autre part, les versets plein de mansuétude, de bonté et de miséricorde ne s’adressent qu’ aux croyants (musulmans)… Le Musulman est le frère du croyant musulman «al-muslim akhû al-musim». Il ne se sent absolument pas le frère du Chrétien, le frère du Juif. Et encore moins le frère de l’athée, de l’impie.

Quand il est interdit de tuer (sourate 5, verset 32/35), c’est bien des croyants musulmans, véritables successeurs des Enfants d’Israël, dont il s’agit. La preuve, le verset suivant, verset 33/37 le confirme clairement: «La récompense de ceux qui font la guerre contre Allah et Son messager et qui s’efforcent de semer la corruption sur la terre, c’est qu’ils soient tués ou crucifiés, ou que soient coupées leur main et leur jambe opposées, ou qu’ils soient expulsés du pays» (..). Texte merveilleux de douceur!

Et l’amour des Juifs (?) transparaît clairement dans cette même sourate 5, verset 64/ou 69: «Et les Juifs disent: «La main d’Allah est fermée». Que leurs propres mains soient fermées et maudits soient-ils pour l’avoir dit. Au contraire, ses deux mains sont largement ouvertes. Il distribue ses dons comme il veut. Et certes, ce qui a été descendu vers toi de la part de ton Seigneur va faire beaucoup croître parmi eux la rébellion et la mécréance.
NOUS AVONS JETE PARMI EUX L’INIMITIE ET LA HAINE JUSQU’AU JOUR DE LA RESURRECTION. TOUTES LES FOIS QU’ILS ALLUMENT UN FEU POUR LA GUERRE, ALLAH L’ETEINT. ET ILS S’EFFORCENT DE SEMER LE DESORDRE SUR LA TERRE ALORS QU’ALLAH N’AIME PAS LES SEMEURS DE DESORDRE».

Loin d’être abrogé ce verset a été cité, mais habilement tronqué, pour appuyer une fatwa de l’UOIF, destinée aux musulmans, lors des émeutes des banlieues. D’ailleurs la sourate 5, la table servie, est la dernière révélée dans l’ordre de la révélation. Comme les versets de la sourate 9, ses versets ne sont pas abrogés. Or, c’est le contraire qu’on veut nous faire croire, dans le plus total mépris de toute la littérature traditionnelle musulmane (depuis le commentaire de Tabari au 9ème siècle jusqu’à celui de Sayyid Qutb, le maître à penser du mouvement des Frères musulmans, pendu sur l’ordre de Nasser, en 1966. Les commentaires sont extrêmement répétitifs et ne vont jamais dans le sens d’un adoucissement).

Mais nous ne demandons qu’à croire le discours lénifiant de nos autruches parce que nous avons peur de ce que nous pressentons obscurément: Si l’islam est violent alors il faudra le combattre et nous n’en avons pas envie. Alors par lâcheté nous écoutons ce qui nous rassure. Mais comment être pleinement rassurés quand on sait que, remarque Marie-Thérèse Urvoy, «dans la dernière mouture de la charte des Musulmans de France, le droit de changer de religion a été supprimé sans que cela soulève de grandes protestations».

«Les louables soucis d’humanisme, d’universalisme ou simplement la crainte de paraître raciste nous font passer sous silence toutes les questions épineuses, nous font taire ou déguiser la vérité comme si l’on pouvait construire sur des mensonges, même bien intentionnés» remarque Jean-Paul Roux (p 12). La vérité, c’est qu’il n’y a qu’un islam et dans cet islam, l’image du juif, de l’athée, de l’idolâtre, du chrétien trithéiste rend impossible la fraternisation du musulman avec eux… Le problème ce n’est pas l’islamisme… C’est le Coran et le prophète. Tout simplement.

21 août 2006

Written by Anne-Marie Delcambre in: Alliance des civilisations-A-LI-DAC, Liens d'actualité |

27 septembre 2018

Décryptage du «Manifeste pour les migrants»

line-height:normal »>«  Partout en Europe, l’extrême droite progresse (non, les peuples se libèrent de votre discours soporifique dominant depuis des lustres et ayant amené à la situation actuelle). La passion de l’égalité est supplantée par l’obsession de l’identité (non l’idéal de justice est toujours là qui veut préserver la hiérarchie des compétences sans cependant oublier les plus démunis et préserver ses acquis civilisationnels). La peur de ne plus être chez soi l’emporte sur la possibilité de vivre ensemble (le fait d’imposer un mode de vie dégradant l’égalité homme-femme est en effet incompatible et doit être rejeté). L’ordre et l’autorité écrasent la responsabilité et le partage (les premiers permettent au contraire les seconds). Le chacun pour soi prime sur l’esprit public (Les Tartuffe sont de sortie et parasitent l’esprit public coulé corps et âme depuis des décennies…).
Le temps des boucs émissaires est de retour (oui, la nation, le peuple, l'égalité homme-femme…). Oubliées au point d’être invisibles, la frénésie de la financiarisation (qui a toujours existé, Aristote l'appelait la chrématistique, et les braves gens placent leur argent plutôt dans des fonds de pension que de le voir parasiter par les bien pensants comme aujourd'hui les retraites en France, ce qui ne veut pas dire qu'il ne faille pas réguler l'affairisme), la ronde incessante des marchandises (qui a fait diminuer la misère dans le monde de moitié, même si la sous-traitance exportée à l'étranger n'a pas été suivie par une formation continue réelle et une montée en gamme), la spirale des inégalités (qui est bien moindre qu’avant), des discriminations et de la précarité (qui sont le produit du technocratisme dont vous fûtes le produit en soutenant le communisme industriel faisant fi de l'environnement et du tissu fragile propre aux économies locales). En dépit des chiffres réels, la cause de nos malheurs serait, nous affirme-t-on, dans la « pression migratoire » (lorsqu’elle n’est pas canalisée par une réelle intégration/assimilation c’est l’une des causes, oui). De là à dire que, pour éradiquer le mal-être, il suffit de tarir les flux migratoires, le chemin n’est pas long et beaucoup trop s’y engagent (cette phrase pue le populisme, le vrai, celui de faire croire que le "mal-être" serait résolu en supprimant la migration, qui a dit cela ? Vraiment ?).
Nous ne l’acceptons pas. Les racines des maux contemporains ne sont pas dans le déplacement des êtres humains, mais dans le règne illimité de la concurrence et de la gouvernance, dans le primat de la finance et dans la surdité des technocraties (non, c’est essentiellement la mal gouvernance ayant, outre l'étatisme et le dirigisme, sous-estimé les effets pervers de la mondialisation et la corruption mafieuse comme au Venezuela, en Algérie, au Zimbabwe pays ayant été toujours soutenus par les signataires de cette pétition). Ce n’est pas la main-d’œuvre immigrée qui pèse sur la masse salariale, mais la règle de plus en plus universelle de la compétitivité, de la rentabilité, de la précarité (faux, c'est en ayant refusé de n'avoir pas accompagné la mondialisation par une formation/reconversion adéquate et l'exigence d'une égalité des droits de propriété et des droits d'ouverture réciproque des marchés public (refusés tout autant par la Chine que par les USA) qui a entraîné les décalages et les dépérissements de régions entières).
Il est illusoire de penser que l’on va pouvoir contenir et a fortiori interrompre les flux migratoires. À vouloir le faire, on finit toujours par être contraint au pire. La régulation devient contrôle policier accru, la frontière se fait mur. Or la clôture produit, inéluctablement, de la violence… et l’inflation de clandestins démunis et corvéables à merci. Dans la mondialisation telle qu’elle se fait, les capitaux et les marchandises se déplacent sans contrôle et sans contraintes ; les êtres humains ne le peuvent pas. Le libre mouvement des hommes n’est pas le credo du capital, ancien comme moderne (un déni complet du rôle historique et culturel des frontières, un crédo qui encore une fois fait l’économie d’une critique objective des responsabilités en particulier en termes de gouvernance locale encore une fois).
Dans les décennies qui viennent, les migrations s’étendront, volontaires ou contraintes. Elles toucheront nos rivages, et notre propre pays, comme aujourd’hui, aura ses expatriés. Les réfugiés poussés par les guerres et les catastrophes climatiques seront plus nombreux (qui fomente les guerres, en particulier civiles, sinon surtout vos amis ? Quant aux catastrophes climatiques, elles ont toujours existé ce qui ne veut pas dire qu’il ne faille rien faire). Que va-t-on faire ? Continuer de fermer les frontières et laisser les plus pauvres accueillir les très pauvres ? C’est indigne moralement et stupide rationnellement. Politique de l’autruche… Après nous le déluge ? Mais le déluge sera bien pour nous tous ! (Vos solutions sont appliquées depuis la fin de la seconde guerre mondiale, sans succès.)
Il ne faut faire aucune concession à ces idées, que l’extrême droite a imposées, que la droite a trop souvent ralliées et qui tentent même une partie de la gauche. Nous, intellectuels, créateurs, militants associatifs, syndicalistes et citoyens avant tout, affirmons que nous ne courberons pas la tête (vous l’avez déjà fait, en soutenant précisément ceux qui sont responsables de la situation actuelle). Nous ne composerons pas avec le fonds de commerce de l’extrême droite (mantra habituel qui veut masquer vos responsabilités à sa montée quoique minoritaire par rapport à celle du retour du patriotisme respectueux des autres). La migration n’est un mal que dans les sociétés qui tournent le dos au partage. La liberté de circulation et l’égalité des droits sociaux pour les immigrés présents dans les pays d’accueil sont des droits fondamentaux de l’humanité (à condition que soient respectées les mœurs des hôtes).
Nous ne ferons pas à l’extrême droite le cadeau de laisser croire qu’elle pose de bonnes questions. Nous rejetons ses questions, en même temps que ses réponses (il est si facile de jeter le bébé avec l’eau du bain, de se cloisonner dans ses certitudes alors que vous êtes responsables de la situation d’aujourd’hui en ayant soutenu les bourreaux qui jettent leurs ressortissants à la mer).
line-height:normal »>Signez et faites signer la pétition (envoyez les commentaires à chacun/e des signataires pour lui rappeler sa lourde responsabilité dans l’actuelle situation alors que les coupables désignés ne sont même pas au pouvoir ou y sont si peu qu’ils ne peuvent endosser de telles accusations dont les causes sont à l’oeuvre depuis des décennies surtout dans les pays ayant propagé les propos de ces 150 signataires).
line-height:normal »>Les 150 signataires
line-height:normal »>Christophe Aguiton, sociologue – Christophe Alévêque, humoriste et auteur – Pouria Amirshahi, directeur de Politis – Ariane Ascaride, comédienne – Jean-Christophe Attias, universitaire – Geneviève Azam, économiste – Bertrand Badie, politiste – Sébastien Bailleul,DG du CRID- Josiane Balasko, comédienne- Étienne Balibar, philosophe – Ludivine Bantigny, historienne – Pierre-Emmanuel Barré, auteur, humoriste – Lauren Bastide, journaliste, féministe – Christian Baudelot, sociologue – Edmond Baudoin, auteur, dessinateur de BD – Alex Beaupain, auteur, compositeur, interprète – François Bégaudeau, écrivain – Yassine Belattar, humoriste – Hourya Bentouhami, philosophe – Alain Bertho, anthropologue – Pascal Blanchard, historien – Romane Bohringer, comédienne – Benoît Borritz, chercheur militant – Alima Boumediene-Thiery, avocate – Rony Brauman, médecin, cofondateur de MSF – Michel Broué, mathématicien – Valérie Cabanes, juriste internationale – Hélène Cabioc’h, présidente de l’Ipam – Julia Cagé, économiste – Robin Campillo, réalisateur – Aymeric Caron, écrivain, journaliste – François Chaignaud, chorégraphe – Patrick Chamoiseau, écrivain – Paul Chemetov, architecte – Monique Chemillier-Gendreau, juriste – Mouhieddine Cherbib, Respect des libertés – Jean-Louis Cohen, historien – Cristel Cornil, enseignante-chercheuse – Marie Cosnay, écrivaine – Annick Coupé, syndicaliste – Alexis Cukier, philosophe – Jocelyne Dakhlia, historienne – Jean-Michel Daquin,architecte – Françoise Davisse, réalisatrice – Philippe de Botton, président de Médecins du monde – Laurence De Cock, historienne, Fondation Copernic – Catherine de Wenden, politologue – Christine Delphy, féministe – Christophe Deltombe, président de la Cimade – Rokhaya Diallo, journaliste, écrivaine – Georges Didi-Huberman, philosophe – Bernard Dréano, président du Cedetim – Michel Dru, anesthésiste réanimateur – Françoise Dumont, présidente d’honneur de la LDH – Annie Ernaux, écrivaine – Éric Fassin, sociologue, anthropologue – Corentin Fila, comédien – Geneviève Fraisse, philosophe – Bernard Friot, économiste, philosophe – Isabelle Garo, philosophe – Amandine Gay, réalisatrice – Raphaël Glucksmann, essayiste – Robert Guédiguian, réalisateur – Nacira Guénif, sociologue, anthropologue – Janette Habel, politologue – Jean-Marie Harribey, économiste – Serge Hefez, psychanalyste – Cédric Herrou, militant associatif – Christophe Honoré, réalisateur – Eva Husson, réalisatrice – Thierry Illouz, auteur, avocat pénaliste – Pierre Jacquemain, rédacteur en chef de Regards – Geneviève Jacques, militante associative – Chantal Jaquet, philosophe – Juliette, chanteuse, parolière, compositrice – Gaël Kamilindi, pensionnaire de la Comédie-Française – Pierre Khalfa, syndicaliste, coprésident de la Fondation Copernic – Cloé Korman, écrivaine – Bernard Lahire, professeur de sociologie à l’ENS de Lyon – Nicole Lapierre, anthropologue et sociologue – Mathilde Larrère, historienne – Henri Leclerc, président d’honneur de la LDH – Raphaël Liogier, sociologue, philosophe – Isabelle Lorand, chirurgienne – Germain Louvet, danseur étoile de l’Opéra de Paris – Gilles Manceron, historien, LDH – Philippe Mangeot, enseignant – Patrice Maniglier, philosophe – Philippe Marlière, politologue – Roger Martelli, historien, directeur de la publication de Regards – Christiane Marty, ingénieure-chercheuse, Fondation Copernic – Corinne Masiero, comédienne – Gustave Massiah, altermondialiste – Nicolas Maury, comédien – Marion Mazauric, éditrice – Caroline Mecary, avocate – Philippe Meirieu, pédagogue – Phia Ménard, jongleuse, performeuse, metteur en scène – Céline Meresse, présidente du CICP – Guillaume Meurice, auteur, humoriste – Pierre Micheletti, médecin, écrivain – Jean-François Mignard, secrétaire général de la LDH – Véronique Nahoum-Grappe, anthropologue – Stanislas Nordey, directeur du Théâtre national de Strasbourg – Ludmila Pagliero, danseuse étoile à l’Opéra de Paris – Willy Pelletier, sociologue, Fondation Copernic – Nora Philippe, auteure, réalisatrice – Thomas Piketty, économiste – Edwy Plenel, journaliste, président et cofondateur de Mediapart – Emmanuel Poilane, président du CRID – Thomas Porcher, économiste – Didier Porte, humoriste – Mathieu Potte-Bonneville, philosophe – Olivier Py, auteur, metteur en scène et directeur du Festival d’Avignon – Bernard Ravenel, historien – Éric Reinhardt, écrivain – Prudence Riff, co-présidente du FASTI – Michèle Riot-Sarcey, historienne – Vanina Rochiccioli, présidente du Gisti – Marguerite Rollinde, politologue spécialiste du Maghreb – Alexandre Romanès, cirque Romanès – Délia Romanès, cirque Romanès – Paul Rondin, directeur délégué du Festival d’Avignon – Alain Ruscio, historien – Malik Salemkour, président de la LDH – Sarah Salesse, avocate – Christian Salmon, écrivain – Odile Schwertz-Favrat, ex-présidente de la Fasti – Denis Sieffert, président de la SAS Politis – Catherine Sinet, directrice de la rédaction de Siné Mensuel – Romain Slitine, enseignant à Sciences Po – Pierre Tartakowsky, président d’honneur de la LDH – Lilian Thuram, fondation Lilian Thuram-Éducation contre le racisme – Sylvie Tissot, sociologue – Michel Toesca, acteur, réalisateur – Marie Toussaint, militante associative, présidente de Notre affaire à tous – Assa Traoré, comité Adama – Enzo Traverso, historien – Catherine Tricot, architecte – Aurélie Trouvé, altermondialiste, agronome – Fabien Truong, sociologue – Michel Tubiana, président d’honneur de la LDH – Dominique Vidal-Sephiha, journaliste – Jean Vigreux, historien – Thierry Vila, écrivain – Arnaud Viviant, écrivain, critique littéraire – Sophie Wahnich, historienne – Jacques Weber, comédien – Serge Wolikow, historien
Organisations de soutien
Assemblée citoyenne des Originaires de Turquie, Auberge des migrants, Baam, CCFD-Terre solidaire 93, Cedetim, CICP, la Cimade, Coalition internationale des sans-papiers et migrants, Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie, Coordination 75 des sans-papiers, Coordination 92 des sans-papiers, Coordination 93 des sans-papiers, Droits ici et là-bas (DIEL), Fasti, Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives, Gisti, Initiatives pour un autre monde, Ligue des droits de l’homme, Roya citoyenne, Syndicat des avocats de France, Union juive française pour la paix (UJFP), Utopia 56


26 septembre 2018

Les progrès fulgurants de l’intolérance en France

La chose s'avère évidente mais il est bon de le rappeler tant il faut sans cesse mettre les points sur les i (Sisyphe encore) : dès qu'il s'agit de PMA, de climat, de critiques envers l'accueil des migrants (de prénoms…) de critiques envers la mondialisation, l'islam (et les femmes) il ne s'agit même plus pour certain(e)s de se "disputer" mais d'y couper court tout de suite immédiatement sans coup férir sur le champ en interdisant de parole la partie non plus adverse mais ennemie parce qu'elle "ne devrait même pas exister" comme le disait l'un des leurs érigé en martyr désormais tant il récolta ce qu'il avait semé : la mort (même si le propos est contesté par sa mère).

C'est très clair à écouter cette représentante dite "LGBT" intervenir (sur Les voix de l'info,C.news à partir de 15mn28) en rejetant d'une moue méprisante la notion de "père", mais il y en a mille autres (Les Informés de France Info le même jour à propos de Dupont Aignan) avec surtout cet argument phare, central: pourquoi donner la parole à ceux qui mettent en doute ces divers dogmes ? Y penser, puis le faire, voilà la complicité même avec ce qui doit être écrasé, dans l'oeuf : CQFD. Croyant ainsi éviter la défaite des années 30 alors que cela la précipita au contraire le peuple apeuré se réfugiant à l'autre bord, fermant les yeux sur l'antisémitisme, aujourd'hui de nouveau florissant bien plus à gauche qu'à droite d'ailleurs.

Il ne s'agit donc même plus de débattre mais de se battre, un peu en parole quand c'est obligé (pas pour argumenter,non, seulement demander l'interdiction de "l'ennemi") et surtout, pour se battre, en acte, envoyant les nervis dits "antifa" saccager les lieux supposés complices, tout en pleurant par la suite si cela tourne mal.

Démontrer, argumenter, tout cela fait bien trop "bourge" (juif?) alors qu'il s'agit de montrer seulement, pas démontrer, montrer, et quoi d'ailleurs ? Montrer sa force pour écraser, à quoi bon perdre son temps pour "échanger" n'est-ce pas là l'esprit honni de la démocratie (juive) libérale à écraser tout autant (au nom des opprimés bien sûr) ?…

Et après avoir donc chassé toute parole critique du service public, Ruquier appliquant le nouveau mot d'ordre en n'invitant pas Zemmour, il faut forcer maintenant les autres médias à le faire, ce que s'empressent d'accomplir ceux qui ont besoin de montrer patte rouge (diabolo grenadine) pour faire oublier leur filiation au monde des "affaires".

D'où cette atmosphère sordide de rentrée où le pouvoir en place semble se servir de ces différentes chasses aux sorcières, après avoir donné des gages avec Notre Dame des Landes, pour faire oublier qu'il ne sait faire que rogner le pouvoir d'achat des retraités et des pauvres jusqu'aux classes moyennes supérieures, croyant ainsi "libérer", un peu, l'économie alors qu'il la plombe comme cela se voit, sans pour autant accroître la liberté salariale par la cogestion et la formation de nouveaux syndicats,sans réellement réformer les impôts de production qui taxent avant même de faire des bénéfices, ou encore sans en finir avec les fameux seuils qui à 10, 50, etc, alourdissent la capacité des PME à grandir.

L'étatisme français, champion des transferts sociaux, est ainsi devenu un paternalisme sans père (terme sinon interdit du moins synonyme de réac, depuis les années 60 il est vrai) sans direction, sans queue ni tête au fond (du trou) avec donc à sa tête des trans (d'où la façon de vivre la dernière fête de la musique) qui vont jusqu'à affirmer leur soutien aveugle là aussi à des dirigeants palestiniens corrompus et non élus (ce qui enflamme "les" quartiers et nourrit l'antisémitisme) jusqu'à affirmer, aveuglement, le dogme FLN/gaulliste de la responsabilité unique de la France en Algérie (ce qui enflamme "les" quartiers et nourrit la sécession) jusqu'à soutenir avec hargne et démesure le dogme réchauffiste (ce qui coûte alors que l'argent pourrait servir plutôt à dépolluer à creuser des puits en Afrique) jusqu'à enfin préparer des élections européennes à la stalinienne en coupant en deux les oppositions (progressistes contre nationalistes) alors que la question migratoire est une question mondiale et pas seulement européenne, comptant sur ses nervis antifa pour semer la terreur dans les manifs et meetings, la police étant aux arrêts, de même que les pompiers et les médecins ne parlons pas des gardiens de prisons obligés de se soumettre y compris sexuellement pour préserver leur famille, certains de leurs membres à tous ces corps, publics, ces réels corps intermédiaires, se suicidant ou abandonnant, laissant filer la rue, l'ordre, à commencer par "les" quartiers au trafic et à l'islam subventionné. Circulez, il n'y a rien à voir.


24 septembre 2018

POURQUOI NOUS N’IRONS PAS AU DINER DU MEMORIAL DE LA SHOAH


Parce que, respectant l’objet même du Mémorial de la Shoah, tel que mis en exergue, à savoir « contribuer à faire reculer le racisme et l’antisémitisme » …

 

… Nous ne pouvons cautionner le déni du développement d’une forme particulière d’antisémitisme en France, celui issu de l’islamisme, au nom de fallacieux arguments comme « la stigmatisation » ou le « pas d’amalgame » en ces temps, où pour la première fois depuis la Shoah, on n’hésite pas à tuer des Juifs parce que juifs… Cet autisme est dévastateur dans la lutte contre l’antisémitisme qui est la fonction même de cette Institution comme le rappelait explicitement le Président Eric de Rothschild dans sa lettre du 31 mai 2018.

 

…. Parce que l’antisémitisme a pris aujourd’hui une forme nouvelle dont Georges Bensoussan fut dès 2002 l’un des premiers à dénoncer le péril, il est indispensable que le Mémorial rompe avec un aveuglement qui le conduit à se préparer aux guerres présentes et à venir avec les armes des guerres du passé.

 

… Nous soutenons sans réserve le travail remarquable effectué depuis plus de vingt-cinq ans par Georges BENSOUSSAN, figure intellectuelle emblématique du Mémorial de la Shoah, que le Directeur, Jacques FREDJ, a poursuivi de sa vindicte jusqu’à l’évincer de son bureau le 2 juillet dernier dans des conditions intolérables… Et, comme nous le craignons, à le tenir écarté de toute activité du Mémorial dans les années à venir.

 

… C’est pourquoi nous ne pouvons accepter que le directeur du Mémorial de la Shoah, établissement majeur pour les Juifs de France, majeur pour la République comme pour la démocratie, se comporte de telle manière avec son responsable éditorial, Georges Bensoussan, allant, in fine, jusqu’à l’exclure du séminaire de formation prévu en Israël en octobre 2018, au mépris de l’engagement pris par le président Éric de Rothschild.

… Comme nous refusons également la censure imposée à AKADEM en juin dernier, organe majeur d’information, pour empêcher la vérité de s’exprimer au sujet d’un limogeage déguisé en « départ volontaire à la retraite ». Cette censure et ces méthodes évoquent des régimes de dictature indignes de la mission morale du Mémorial. L’origine des fonds qui lui permettent de fonctionner oblige ses dirigeants.

Ils n’en sont que les dépositaires et, à ce titre, tenus de rendre compte.
Pour toutes ces raisons, et afin de ne pas cautionner l’attitude du directeur actuel, nous ne participerons pas au dîner de soutien du Mémorial de la Shoah. Au-delà, nous demandons une action ferme et immédiate de tous les donateurs pour que le Mémorial de la Shoah retrouve un fonctionnement éthique et serein, respectant les principes qui ont été à l’origine de sa création et de son combat.


C'est un texte à signer et à faire signer au maximum de vos contacts.  

Nous vous remercions vivement pour vos signatures .  Il s'agit de faire connaitre aux donateurs et à tous ceux qui n’ont pas connu les pratiques scandaleuses  que le directeur de cette Institution, Jacques Fredj, a fait subir à Georges  depuis de longues années  ainsi qu’à l’ignominie de son éviction .

La date du dîner de soutien du Mémorial de la Shoah approche. Il est urgent d’envoyer ce courrier à tous vos contacts avec un mot personnel explicatif  en leur demandant de transmettre également à leurs contacts 

 

Pour ce faire la procédure utilisée sera la suivante : 

-          Envoi d’un mail aux personnes susceptibles de le signer en leur demandant de répondre à ce mail en donnant leur autorisation pour que leur nom et fonction figurent comme signataires de ce texte

-          Envoi des signatures (nom et fonction) à Catherine Ambacher                      ( cathbensoussan@yahoo.frqui se chargera de colliger les noms .

-          Parution dans la presse début octobre avec en parallèle envoi de ce texte avec l’ensemble des signatures (d’où l’importance d’un nombre significatif  de signataires) au Président du Mémorial de la Shoah, Monsieur Eric de Rothschild.


    Merci encore à tous pour l’action menée…

  

        

 

 

 

 


                               


22 septembre 2018

L’abandon, la mort du « vivre ensemble »

Comme le montre la vidéo diffusée par France3/Région/Bourgogne relatant le vol (avec cassage "grave" de gueule du conducteur) de la Mercedes qui avait traversé le hall de l'aéroport de Lyon avant de finir sa course sur la piste, pensant sans doute s'envoler vers les 72 vierges, ce qui frappe jusqu'à la suffocation l'écoeurement, la colère froide aussi (celle qui fait défiler sans drapeau sans rien d'autre que la hargne d'en découdre) c'est bien tout le sordide, une immondice, une ignominie, tout droit sorti d'une vieille série américaine (ou d'un bon film noir français de l'ancien temps) avec comme symbole la station d'essence et ses lumières blafardes dans la pénombre glauque d'un lieu nommé nulle part et son malfrat qui en surgit comme émanation de la mort du vivre ensemble ; viol de l'intimité du conducteur de la Mercedes, le "déséquilibré" s'acharne sur celui-ci sous les yeux indifférents du "vivre ensemble" jouissant sans doute de voir un "riche" (un "très riche" même selon la nomenclature François Hollande et ses 30 000 euros par mois) se faire tabasser, longuement (tout en criant "aidez-moi, aidez-moi") le malfrat est sur lui on le voit sur la vidéo comme s'il le baisait.

Tchao Pantin mais sans Coluche, ni l'inspecteur Harry, un Clint méprisé aujourd'hui (suffit de voir la façon dont a été reçu son dernier film sur le drame du Thalys) par tous les maso au pouvoir, leur copies sadiques dans la rue, leurs photocopies voyeuristes dans les médias, le voyeurisme à tous les étages, il ne manque plus dans cette vidéo que quelques zombis dépouillant le gars tout en se masturbant, la vidéo devenant virale cela se fait sans doute mais proprement maintenant kleenex à portée silencieuse entre la poire et le dessert et les truffes chocolatées de l'Ambassadeur.

Et pendant ce temps les préposés à la statistique vont bien sûr transformer ce fait en banale donnée qui balisée sur cinq cent ans évidemment n'est plus que fétu de paille alors qu'un dernier rapport vient d'indiquer une montée foudroyante des violences dans les transports ; et le "vivre ensemble" là-aussi cette tarte à la crème bien sûr cache masque que la plupart des agresseurs sont des sécessionnistes musulmans (ne parlons même pas d'ethnie) en ce que cette religion reste la plus encline à ne pas supporter ce qui s'oppose à elle, lui résiste ; le contraste est ainsi trop fort entre tous les interdits qu'elle véhicule et une société moderne qui les relativise comme un code parmi mille à surtout ne pas imposer, ce que l'adepte, en particulier le plus disposé à s'en servir comme refuge, refuse, jusqu'à vouloir éliminer tout réel qui s'y interpose d'où ce dit "déséquilibre"; sauf que ce dernier est bien le produit d'un choc, l'islam se fracassant sur le mur d'une réalité qui le nie à chaque instant, images liquides du feu urbain enflammant les âmes rongeant les consciences, l'islam se prétendant eau alors qu'il n'est qu'essence démultipliant encore plus les désintégrations, les conflagrations, tout part en sucette…
Mais cela ne voit pas, cela se chuchote, même le nom des attaquants de couples gays sont cachés (tout comme celui ayant agressé Marin qui défendait un couple en train de s'embrasser, Brassens réveille-toi !) alors que l'on sait d'où viennent les coups principaux aujourd'hui, on le sait, mais les chiens de garde veillent, impunis, tout puissant, aboyant rageusement leur antiracisme montrant les crocs fielleux du vivre ensemble obligatoire, cravaches et bottes de cuir dans les flancs de la piétaille survivant au coeur du village Potemkine que nous avons construit, oui, nous, qui sommes aux fenêtres en train de dire bonjour avec un sourire "cheese" pendant qu'un blanc de plus de cinquante ans se fait tabasser en bas; cessons de montrer du doigt les "ils", les "eux", les médias, les politiques, c'est nous qui les alimentons par nos votes et nos achats, observez comment tout le monde, même dans la supposée "ré-infosphère" se tire dans les pattes, comment également les bien pensants réussissent à anesthésier le "bon" peuple à coup de tocsin contre la "fachosphère" et son "instrumentalisation"tant et si bien que celui-ci est devenu le spectateur de sa propre hécatombe, l'organisateur de sa propre marche "blanche" avec au centre un cercueil miroir nommé République, nation, française.


20 septembre 2018

Alexandre, Eric, Médine et les autres…

  Zemmour (Éric) devrait être content: Alexandre Benalla s'appelait Maroine et sa mère lui aurait changé de prénom lorsqu'il avait quatre ans. Est-ce que cela a pu "booster" sa carrière nul le sait réellement (il n'a pas changé de nom) mais en tout cas ledit "racisme d'État" que les néo-gauchistes agitent pour intimider en guise de combat facile (easy listening) ne semble pas avoir eu d'effet sur lui tant la position qu'il a acquis symbolise le contraire au vu de ce qui s'affiche ici et là…

Mais est-ce que le changement de prénom, du moins l'ajout d'un prénom européen comme c'est mon cas (Lucien au côté de Samir et d'Arezki), s'avère si impératif pour rebondir sur la polémique de l'heure?…

Oui et non, oui en ce qui me concerne parce que si j'ai voulu intégrer, en 1995, mon prénom de baptême -et même le placer en premier alors que mes parents ne l'avaient pas jugé nécessaire suivant ici l'avis d'un de leurs amis prêtre qui voulait de faire de moi un de ses collègues avec un prénom plus idoine (je n'étais pas censé venir en Métropole…)- je l'ai intégré parce que souvent dans des fêtes le plateau apéritif composé de petites saucisses et de saucissons me passait sous le nez la personne le proposant présupposait que je n'en voulais pas étant sans doute musulman vu mon prénom, cela m'a agacé et je me suis dit qu'il fallait réagir, aussi l'amie avocate d'un photographe d'origine iranienne (réfugié communiste devenu chevènementiste) que j'avais rencontré lors d'un dîner, cette avocate donc m'a proposée, gratuitement, de faire toutes les démarches, qui n'étaient pas quelconques à l'époque.

Qu'elle ne fut pas alors la réaction de certains lorsque je leur disais que dorénavant il fallait m'appeler par mon prénom de baptême, Lucien, voire Lucien-Samir, s'ils voulaient ou alors juste Samir si cela les embêtaient (ma famille a eu beaucoup de mal à s'y faire) ils me regardaient avec effarement comme s'ils me plaignaient de rejoindre une civilisation jugée raciste colonialiste bourgeoise dans les livres scolaires qui les ont forgés, oubliant, ne sachant pas, ne voulant pas savoir surtout qu'autrefois, bien avant l'arrivée de la France en 1830, l'Afrique du Nord numide, berbère, avait été chrétienne contre l'avis même des Romains qui en pourchassaient les adeptes jusqu'au 4ème siècle, tant et si bien qu'il y eut bien plus de martyrs là-bas qu'en Gaule, Tertullien en parle dans ses mémoires…

D'ailleurs, dit en passant, le fait de vouloir faire apprendre "l'arabe" à l'école en France s'avère être un non sens tant la majorité des enfants d'Afrique du Nord est berbère d'origine (Amazigh) à qui l'on impose déjà "là-bas" un arabe venu d'Arabie, même pas celui dit "populaire" qui est en fait un amalgame de diverses langues dont différents berbères, du français, du maltais, de l'espagnol, turc, arabe religieux, etc…

En tout cas, je réponds en même temps non à la question en ce sens où je ne peux pas effacer d'où je viens, qui je suis aussi, même si j'affirme désormais en premier mon prénom chrétien, signant même avec seulement parfois, à côté de mon nom, tant je ne veux pas que l'on me réduise à une partie de mon identité par mon faciès ou mon nom de famille, une identité enracinée désormais dans le destin français. 

Une question qui ne semble pas émouvoir ledit "Médine" chanteur de son état, proche des "Indigènes de la République" selon sa fiche Wikipédia, "apologue" soutenu par Pascal Boniface, idéologue en réalité, qui symbolise bien ce qui se dit de superficiel sur l'islam dans son milieu, identique aussi à ce qu'en raconte un Obama, un Hollande, un Bush, à savoir que les "terroristes" qui s'en réclament ne seraient pas de "vrais" musulmans, que le "djihad" par exemple n'est qu'un combat, un "effort" intérieur, alors que ce dernier propos est faux issu de synthèses rapides (easy listening là aussi, voire storytelling) qui oublient que ledit "grand djihad" ou combat/effort spirituel est, d'abord, un préalable pour pouvoir sereinement  (s')imposer la "paix" (salam) celle de la charia quitte à déclencher le "petit" djihad envers ceux qui ne l'appliquent pas ou la refusent :

"que la paix soit avec toi", comme l'ânonnent désormais les bobos vides avides d'orientalisme pour compenser, veut dire que "la paix de l'islam donc sa loi soit avec toi" sinon il t'en cuira, mais cela ne se dit pas comme ça bien sûr (du moins tant que l'on n'est pas majoritaire comme dans les pays qui l'appliquent ou s'en inspirent) d'où le fait que les (néo) spiritualistes n'y voient toujours que la partie face, oubliant la partie pile, celle du "petit" djihad qui fait la guerre aux infidèles, mécréants, et également d'ailleurs aux spiritualistes musulmans, aux soufi par exemple, puisque ces derniers oublient à chaque fois que la paix de l'âme sert d'abord à s'aguerrir à forger son sabre dans le métal de la loi islamique tout comme Mahomet lorsque chassé, par sa famille, de La Mecque, du fait de son intolérance, se réfugia à…Médine avant de surgir.

Un Médine donc qui veut chanter au Bataclan pour montrer officiellement qu'il existe un "autre" islam alors que cet autre n'est autre que le même tant il est faux et archi faux d'expliquer que les "islamistes" n'ont "rien compris à l'islam"ce qui est d'ailleurs méprisant : en réalité ils appliquent, certes littéralement (mais au nom de quoi devrait-on le leur interdire ?) son histoire ses mots ses marques, que les "islamistes" ne sont donc en rien "ignorant" comme le prétendent certains comme ce Médine qui, encore une fois, n'ont en réalité visiblement pas beaucoup lu les textes fondamentaux ou n'y puisent que ce qu'ils veulent ce qui est aisé (easy) cela donne bonne conscience, victimisant, déshumanisant même les musulmans en leur enlevant ce principe bien humain de vouloir non seulement vivre selon sa loi mais aussi de la répandre.

Sauf que dans ce cas cela rentre de plus en plus en contradiction avec les lois de la République en particulier française qui admettent certes la liberté de penser et d'entreprendre mais pas au détriment des principes fondamentaux qui garantissent la pérennité de la nation française en particulier la laïcité, ce que ne semble pas admettre le "chanteur" (muezzin en réalité) Médine, d'où la circonspection légitime à son égard lorsqu'il prétend vouloir aller au Bataclan uniquement pour y chanter dans un lieu "mythique" chanter la "paix" à l'écoute de sa musique "lounge", easy listening là encore pour séduire, pour endormir au nom de sa "paix", quelle paix encore une fois ? Celle qu'il chante dans " don't Laïk " ?…

Voilà pourquoi et contrairement à ceux qui jouent aux faux Voltaire effarouchés, le problème n'est pas tant qu'il fasse le muezzin puisque nous sommes supposés vivre "librement" (ce qui est easy à dire…) mais, oui, il n'a pas à faire le muezzin au Bataclan, parce que précisément ce lieu est si mythique qu'il ne souffre pas de cette ambiguïté là tissée d'héroïsme morbide et que la décence veut que Médine aille trouver une autre Mecque, le Zénith, la Cigale, qu'aviez-vous fait tout l'été ? Vous chantiez ? J'en suis fort aise, eh bien dansez maintenant, mais non, pas là, pas au Bataclan, non, vous ne le méritez pas.


18 septembre 2018

Le Rosanvallon introuvable

Pierre Rosanvallon enseignerait au Collège de France, mais ne semble pas avoir été (encore) élu à l'Académie française, d'où sans doute sa hargne contre un Finkielkraut qui y paraderait selon ouï dire alors qu'il n'a même pas une thèse aurait susurré Rosanvallon du haut de son courroux (selon Causeur à l'écoute de son interview sur F.C) (il ne doit pas être le seul à ne pas être "docteur" et se dire "intellectuel"…) aussi Rosanvallon vient-il de se fendre d'un épais ouvrage (Notre histoire intellectuelle et politique, 1968-2018, 419 pages) qui lui permettra sans aucun doute d'entrer à l'Institut d'à côté, l'Académie des Sciences Morales et Politiques, pour y côtoyer Alain Duhamel, François d'Horcival, Chantal Delsol, pourquoi pas Pierre Rosanvallon ?…

Sauf que ce dernier semble bien plus approximatif qu'il ne semble lorsqu'il prétend par exemple dans son "histoire" (pp.318-320) qu'un Daniel Lindenberg, auteur du mémorable Le rappel à l'ordre (2002) étrillant de supposés "nouveaux réactionnaires" (dont Finkielkraut…) aurait écrit ce brulot (en fait, tant y est enfilé des affirmations sans démonstration) sur sa demande (ibidem, p.318) car il aurait été auteur d'ouvrages "reconnus"(p.319)  dont "Le Marxisme introuvable (1975)" or, ce dernier livre se trouve être le précurseur de L'idéologie française de BHL (1981), jusqu'à lui en fournir le titre (10/18, p.14) et tous deux reprochent au "marxisme" sévissant en France de ne l'être pas assez dans sa version léniniste, autrement dit moins savant, universitaire, au lieu d'être plus pratique, bolchevik, par exemple en  soulignant pour Linderberg  (pp.21-22) que le "marxisme  comme théorie de l'histoire, le léninisme comme politique du prolétariat sont une fois de plus en France sous le feu roulant des critiques" alors qu'il s'agit d'une "nouvelle conception du monde (…) organisée autour du concept-pivot de dictature du prolétariat"(p.23) Linderberg s'appuyant sur "Gramsci" pour rappeler qu'il s'agit pour ce faire de réellement se placer au "poste de commande" comme le promettait Althusser (p.21) afin de transformer "les autres conceptions du monde" (p.23) ce qui ne s'est pas réalisé (reproche Linderberg à Althusser, p. 32) ou de manière limitée, ce qui le déçoit, tout comme BHL qui dans L'idéologie française dénonce (Le livre de poche, pp.191-192) le fait que lorsqu'un Duclos "dans un discours puant de démagogie, évoque la sainte trinité des libérateurs du genre humain, ce n'est pas Marx, Engels et Lénine qu'il cite, mais Copernic, Galilée et pasteur. Dans la bibliothèque idéale de Thorez, ce ne sont ni le Manifeste ni Que faire ? que l'on trouve, mais Descartes (…)".

Et c'est donc à un Linderberg nostalgique transi du marxisme léninisme hélas "marginalisé", voire "mort-né" (p.25) que Rosanvallon confie l'analyse de certains auteurs critiques dont donc Finkielkraut, mais pas que puisque même un Debray y est peint tout comme Pierre Manent en "nouveaux réactionnaires" en ce qu'ils auraient fait un "procès" (in Linderberg, le rappel à l'ordre) à "l'islam", à "la société métissée", etc., voire aux "Lumières" (voir le dernier livre de Linderberg (2009) que curieusement Rosanvallon ne cite pas et que Pierre Manent s'est bien rattrapé depuis en proposant récemment un arrangement raisonnable avec l'islam (2015).

Comment prendre au sérieux les dires de Rosanvallon dans ce cas lorsqu'il prétend prendre à bras le corps "nos"maux contemporains ? Peut-être lorsqu'il parle de Foucault ou de Bourdieu dans son ouvrage (respectivement p.99 et p.273) ? Rosanvallon se fait alors fort d'apparaître plus à gauche que Foucault (p.101) dans sa critique du libéralisme perçu par Rosanvallon comme un "dépérissement du politique" alors que pour Foucault il s'agirait "d'une technologie politique instaurant un nouvel âge de l'action intergouvernementale" Rosanvallon faisant ainsi un clin d'oeil décisif aux chantres de Nuit debout, et autres critiques de la "french theory" (comme François Cusset, idéologue des Blacks Blocs) voyant tout comme Linderbeg dans le foucaldisme et la philosophie du "désir" qui l'accompagne, une espèce de philosophie d'accompagnement du "néo-libéralisme" d'où l'attrait de Rosanvallon plutôt pour un Bourdieu (malgré une longue révérence à Foucault à la fin de son livre, pp.380-387) peint par lui comme "intellectuel organique de la gauche de résistance" (p. 277) tout en reprochant cependant au courant anti néo-libéral qui l'a entouré un manque de clarté tant ce concept de néo-libéralisme semble être devenu un "mot en caoutchouc" (p.277) au grand dam d'un Rosanvallon à la recherche d'un autre chose  plus consistant à la fois théorique et pratique puisque, en même temps, "la gauche de gouvernement s'enlisait simultanément" (p.278).

Observons en passant que Rosanvallon fonctionne un peu comme Habermas et son disciple Honneth lorsqu'ils ne font aucunement état des analyses d'un Bourdieu tant celui-ci est par trop lié au concept de "domination" (alors qu'ils prônent plutôt celui de "l'interaction" plus opératoire pour analyser le fait qu'une société ne fait pas que subir un joug elle le transforme aussi) sauf que, fins tacticiens, ils n'auront de cesse de parler des travaux de Bourdieu dans…des notes de bas de page pour dire tout ce qu'ils en pensent de bien, ce que fait également Rosanvallon lorsqu'il distribue ses satisfecit à l'un et à l'autre pour apparaître dans une sorte de position centrale à même de penser "les tâches du présent" (p.357) alors qu'en s'appuyant sur un Linderberg, un Bourdieu, voire un Foucault sous certains aspects, l'on peut douter de sa prétention à apporter quelque chose de plus que le concept d'autogestion autrefois théorisé à la suite de 68 (et de l'expérience yougoslave) lorsqu'il se trouvait proche de la CDFT et du PSU d'un Rocard.

Que propose-t-il en effet de neuf au-delà d'un discours qui se veut aux antipodes des "nouveaux réactionnaires" autrement dit au-delà d'un Finkielkraut et partant d'un Zemmour ou d'une Polony, sans parler de Onfray, Guilluy, Michéa qu'il range dans le même sac (p.320) ? Difficile à dire tant sa critique de l'individualisme est banale et a été déjà faite deux siècles auparavant (par exemple chez Durkheim et surtout Tonnies dans Communauté et société, 1887) y ajoutant bien sûr pour en contrer les errances supposées la notion de "discrimination" (p.404) malgré ses dérives, qu'il souligne mais hâtivement, tandis que l'idéal d'émancipation semble être "en panne" (p.407).

Quoi d'autre dans cette "histoire" ? Réfléchir à la crise de la démocratie représentative, oui, mais guère original, "repenser l'émancipation à l'âge des populismes" (p.412) très à la mode, mais là non plus guère nouveau par les temps qui court, même si Rosanvallon propose le concept de "projet national-protectionniste" (p.414) pour cataloguer le méchant populisme, rappelant "Barrès" à l'occasion aussi, et promettant pour le contrecarrer une suite à son projet-livre de "La Société des égaux" (2011) dans laquelle il théorise au fond la suprématie d'une égalité (toute pikettyienne ou comment en finir avec l'inégalité en ponctionnant quasi exponentiellement toute richesse produite, le bon boulanger payant pour le mauvais) le tout au nom de "l'émancipation" (p.416) oubliant d'une part que l'émancipation sans affinement et sans continuité historique reste aussi un concept caoutchouteux, et que, d'autre part, Orwell dans La ferme des Animaux avait bien montré qu'à force d'utopie à marche forcée on aboutissait à une inégalité encore plus féroce mais cachée, voilée, tout en affichant un visage d'ange.

Rosanvallon, qui se réclame de Claude Lefort (p.416) devrait se rappeler que ce dernier dans La Complication (1999, Fayard) en soulignait la perversité (p.15) :

"(…) n'est-ce pas le modèle totalitaire et les chances qu'il offrait à la formation d'un parti-État et d'une nouvelle élite qui ont exercé un formidable attrait sur tous les continents, plutôt que l'image d'une société délivrée de l'exploitation de classe dans laquelle tous les citoyens jouiraient des mêmes droits? "

"Oublier Foucault" avait écrit autrefois Baudrillard (avant de sombrer dans une fascination envers le djihadisme du 11 septembre), oublier Rosanvallon pourrait être également de mise tant ce qu'il avance n'est en rien l'antipode de la pensée dite nostalgique d'un Finkielkraut (admiratif de Foucault par ailleurs) mais plutôt un appendice critique…celui d'un nouvel Index…



15 septembre 2018

Chronique du mensonge ambiant

Attention ! Nous allons assister au cyclone le plus catastrophique depuis plus de trente ans en Caroline du Sud : il vient d'être classé en "tempête tropicale"…avec les dégâts (et morts) afférents bien sûr mais bien loin de l'évènement du siècle symbole bien sûr dudit "réchauffement" (dont la date fatale a été reportée en 2100 celle de 2020 ou 2030 semblant d'autant plus trop rapprochées que les mesures (et non les prévisions) démentent la fin du monde portée désormais de plus en plus par les saltimbanques se faisant chiens savants…N'oublions pas qu'en 1977 on nous annonçait l'arrivée prématurée d'un nouvel âge…glaciaire…


Attention ! Il y a eu 3000 morts à Porto Rico lors du passage d'un ouragan l'année dernière alors qu'en fait a été comptabilisé tous les morts, peu importe la cause, entre l'année dernière et l'année précédente, même la BBC a dû questionner une telle manipulation des chiffres :

" How reliable is the study?

Head of statistics for BBC News, Robert Cuffe, describes the GWU report as "comprehensive".

He says it is more robust than an earlier study by Harvard University that concluded there could be a death toll ranging anywhere from 793 to 8,498.

Most media reporting of that study used the midway figure of 4,645 "excess deaths" – the number of deaths over and above what would be expected for the period from 20 September to 31 December 2017.

However, the Harvard researchers pointed out they were not giving a precise figure, and that there was an element of uncertainty in their estimates.

Mr Cuffe adds: "Can we say that every extra death that happened up to six months after the hurricane was caused by it? Not definitively.

"Some extra people will have died of old age earlier than they would have if there'd been no hurricane."

But does that mean the hurricane killed them? "

Cela fait penser aux chiffres bidonnés qu'avançaient certains en Irak en avançant que la présence américaine avait tué des centaines de milliers d'irakiens amalgamant dans ce chiffre exactement comme ci-dessus additionnant torchons et serviettes, mort naturelle, maladie, assassinats, victimes de bombardement… Voyant alors dans cela la cause même de l'islamisme, oubliant que la seconde guerre d'Irak a eu lieu en 2003 soit bien après le 11 septembre 2001…symbole par excellence de la puissance atteinte par le djihadisme mondial, les plus têtus dans ce cas s'acharnant à démontrer que "eleven september" n'a pas été un attentat djihadiste mais bien celui de "l'Empire", la CIA et du Mossad réunis, les arabo-musulmans en cause, tout comme les "antifa", étant bien entendu trop gentils (trop c…?) pour de tels actes…

 

Attention dans ce cas ! dit l' "antifa" de base (ou pas) le gentil (si doux, pas un mot plus haut que l'autre) Clément M aurait été méchamment assassiné par deux affreux "skins" il fallait donc un verdict adéquat la veille de la rentrée politique de Marine Le Pen, et, pour bien marquer le coup, les "jurés" mettent respectivement 11 ans et 7 ans alors que tous les témoignages, sérieux, concordent sur le fait que les doux et pacifiques "antifa" attendaient leurs proies (à 5 contre 3) qui se sont avérées plus coriaces que prévues, refusant de se faire tondre, égorger, ce qui ne se fait pas de nos jours, même les policiers d'ailleurs se font vertement réprimander lorsqu'ils ont le malheur de se défendre.

Mais le plus intéressant ici consiste moins à revenir sur les faits, déjà détaillés ailleurs, que d'observer la mécanique obstinée des "antifa" et leur soutien mettant de côté toute analyse compréhensive, à la limite de l'excuse généralement utilisée pour les tueurs djihadistes, afin de déverser le plus possible sur les accusés  tout ce qui a été produit par la machinerie stalinienne dite "antifasciste" des années 30 dans laquelle même le "social-dem" le plus mou était jeté broyé dedans afin de lutter contre "la bête immonde et son ventre encore fécond" ne voyant dans toute diatribe nationaliste "que" les germes de "l'instrumentalisation" ; les non communistes au fond étant considérés comme des sortes de monstres alien piranhas en puissance près à tout utiliser pour arriver à leurs fins si on ne les écrasait pas avant, comme si ces bolcheviks (en réalité) voyaient en eux leur propre image celle en effet de gens assoiffés de pouvoir ivres de puissance les mains rouges de sang tsariste puis anarchiste, enfin celui du tout venant, semblable à ces colonnes hurlantes anti-vendéennes que Lénine admirait tant.

Le mensonge est là. Et non pas, du moins principalement, dans l'intention des tueurs, accidentels, de " l'antifa " Clément M (accidentel parce que dans ce cas il aurait fallu leur donner 30 ans, il est vrai que le chanteur de Noir Désir n'en a eu que cinq, hors de France) le mensonge se meut dans cette idée que le discours patriote ou nationaliste d'aujourd'hui est le même, trait pour trait, que celui des années 30, que par conséquent les juifs et tsiganes de naguère sont les musulmans d'aujourd'hui alors que tout est faux dans cette comparaison, les juifs des années 30 étant bien intégrés et se désirant allemands, polonais, français, alors que ces musulmans qui mettent d'abord leur religion en avant tout en refusant de vivre dans la culture nationale et ses avancées sociétales se font de plus en plus agressifs et tuent, eux, à qui mieux mieux, où est la similitude ? Nulle part.

Et pourtant les soutiens des "antifa", ces bras armés en réalité de l'élite techno-affairiste au pouvoir depuis la fin de la seconde guerre mondiale, n'ont de cesse d'hystériser les débats en ânonnant comme un mantra (Krishna, Krishna)  les mots " extrême droite, populisme, extrême droite populisme, montées de l'extrême droite et du populisme etc etc etc) ce qui marche encore cependant on le voit sur les jurés, on l'a vu lors des élections françaises, on le voit de plus en plus aux États-Unis où la haine anti-Trump devient l'unique argument des démocrates dont les chiens de garde n'ont de cesse d'aboyer contre un Président bouc-émissaire des malheurs du monde, aux côtés de Poutine bien entendu, oubliant pourtant dans leurs vociférations un Erdogan qui lui aussi n'est pas tout blanc bleu en matière de "droits humains" la dernière en date sur ce point étant la volonté de certains juges de la Cour Internationale de poursuivre soldats et dirigeants américains pour faits de torture en Afghanistan alors que les Talibans tuent massacrent, au quotidien, les civils sous le seul prétexte parfois qu'ils veulent vivre étudier de manière non licite.

Cela fait évidemment penser à ce communiste torturé lors de la guerre en "Algérie" pour avoir soutenu les mêmes poseurs de bombes lors de ladite "bataille d'Alger" et que le Président français, assoiffé d'électoralisme de clientélisme affairiste, vient d'adouber, oubliant ce faisant les milliers et les milliers d'assassinés, d'égorgés, qu'ils soient autochtones ou européens ne serait-ce que les centaines de morts d'Oran, ceux de Phillippeville aussi que le film de Jean-Pierre Lledo retrace avec la plus grande force dans l'indifférence générale.

Les nouvelles forces totalitaires ivres de pouvoir de puissance et de fric (voir la dernière affaire au sein de l'organe Le Média) imbus de leur vision du monde sur fond d'apocalypse (certains en hâtant l'arrivée par des incendies et des sabotages) n'ont de cesse d'empêcher toute velléité visant à enrayer leur machine implacable cherchant à fabriquer de la matière humaine purifiée par bourrage de crâne permanent, telle celle dénonçant la "folie de la colonisation occidentale" oubliant que l'histoire de l'Humanité est colonisation de part en part y compris au sein de la nature ; tout un bombardement subliminal de vraies fausses nouvelles, diabolisant toute critique, faisant mine officiellement d'accepter le débat en tenant un langage mielleux bien sûr, mais envoyant en coulisses les coupeurs de jarret comme au bon vieux temps de l'assassinat du Duc de Guise.

C'est que les choses n'allant pas dans le "bon" sens, il leur faut désormais dissoudre le réel en même temps que le peuple.


15 septembre 2018

No to Medine at Bataclan in the name of respect for our dead

 

The appeal of Patrick Jardin to prevent the insult to the memory of the victims of Bataclan cannot be disregarded. We cannot let this grieving father cry in the wilderness and find himself, on the evening of October 19, alone facing Medine and 1500 spectators indifferent to the tragedy of November 13, 2015. Numerous exchanges between the officers of 5 patriotic organizations, CNRE, Ligue du Midi, Resistance republicaine, Riposte laique, and Siel led to our decision to issue a general patriotic appeal in support of Patrick Jardin's initiative. You will find it below. In 48 hectic hours we have circulated it and found 100 patriots who signed and are currently promoting it in the community. It is represented here. We would like all the French to include oneself in this patriotic union that is rising to prevent the unimaginable, Medine singing in front of the still warm bodies of the victims of Islamic terrorism.

 

To Bataclan on October 19!


On November 13, 2015, a series of Islamic attacks on the streets of Paris resulted in the death of 130 people, 89 of them killed execution style at Bataclan. Hundreds of others were permanently disabled and traumatized.

Less than three years later, this concert venue, which belongs to Groupe Lagardere, whose major stock-holder is Qatar, dared to invite the Islamist rapper Medine to perform there on the coming dates of October 19-20.  This "artist" openly promotes jihad — posing on his photos with a saber, calling in his songs to crucify the unbelievers, boasts, in an openly racist and hateful language, "to celebrate riots like you celebrate All Saints Day."


This insult to the memory of the victimes, to the suffering of their families, this mockery of France and its innocent dead, does not move our government. Why not a concert of Medine in Nice, in Saint-Etienne du Rouvray, in Magnanville, and everywhere, where Medine's correligionists have killed? Who could accept a performance by supporters of Hitler's ideology in Oradour-sur-Glane? The French profoundly hurt by a series of bloody attacks, numerous assassinations by trucks, cars, knife, and Kalashnikov, cannot accept this new Islamist taunt which again tests the ability of our nation to resist.


If the "Gauls" take this silently, France will be the laughing stock of the world, and its people would have to prepare themselves for many new humiliations. This new insult is intolerable. We still have time to put a stop to it.


Whatever our differences, let's gather together in front of Bataclan to show that France won't let itself be humiliated on its own soil by Medine and his Islamist supporters. Our dignity is at stake.

 

All in front of Bataclan, at 6 pm, October 19, 2018"


09 septembre 2018

Appel de 100 patriotes:pas de Médine au Bataclan

 

Appel de 100 patriotes :

Pas de Médine au Bataclan, au nom du respect dû à nos morts

 

L’appel de Patrick Jardin à empêcher le crachat à la mémoire des victimes du Bataclan nous a bouleversés. Nous ne pouvions pas laisser ce père éploré crier dans le désert et se retrouver seul le 19 octobre au soir face à Médine, face aux 1500 spectateurs indifférents à la tragédie du 13 novembre 2015. 

Alors, les courriels et coups de fil ont été nombreux entre les responsables de 5 associations patriotes, CNRE, Ligue du Midi, Résistance républicaine, Riposte laïque et SIEL et nous avons décidé de lancer un appel patriote à soutenir la démarche de Patrick Jardin.

Le voici ci-dessous. Nous avons passé 48 heures assez folles à faire circuler notre projet de texte pour trouver les 100 patriotes qui le signeraient, qui en feraient la promotion et le feraient connaître de leur famille de pensée. Elles sont toutes représentées, sauf celles qui n’ont pas voulu répondre à l’appel.

Nous voulions que chaque Français puisse se reconnaître dans cette Union des Patriotes qui se lève pour empêcher l’inimaginable, Médine chantant devant les corps encore chauds des victimes de terroristes islamistes.

Au 19 octobre devant le Bataclan ! 

Pas de Médine au Bataclan, au nom du respect dû à nos morts

Le 13 novembre 2015, une série d’attentats islamistes causait, dans différents points de Paris, la mort de 130 personnes, dont 89 d’entre elles seront exécutées, de manière barbare, au Bataclan. Des centaines d’autres resteront handicapées, et traumatisées à vie.

Presque trois ans plus tard, cette salle de spectacle, qui appartient au Groupe Lagardère, dont le Qatar est à présent le principal actionnaire, a osé proposer au rappeur islamiste Médine d’y tenir un spectacle, les 19 et 20 octobre prochains. Ce « chanteur » n’hésite pas à prôner ouvertement, sur des photos, le djihad, avec un sabre, appelle dans ses chansons, à crucifier les laïcards, se vante de « fêter les émeutes comme tu fêtes la Toussaint », avec des paroles ouvertement racistes et haineuses.

Cette insulte à la mémoire des victimes, à la souffrance de leur famille, cette provocation malsaine à l’encontre de la France et de ses morts innocents, ne paraît pas émouvoir notre gouvernement. Pourquoi pas des concerts de Médine à Nice, à l’Eglise de Saint-Etienne du Rouvray, à Magnanville, et partout où les coreligionnaires de Médine ont tué  ? Qui pourrait accepter que des adeptes de l’idéologie d’Adolf Hitler osent monter un spectacle à Oradour-sur-Glane ?

Les Français, durement touchés dans leur chair par une série d’attentats sanglants, et par de multiples agressions au camion, à la voiture, au couteau ou à la kalachnikov, ne peuvent accepter ce nouveau défi des islamistes, qui, à cette occasion, testent les capacités de résistance de notre nation.

Si les « Gaulois » acceptent cela, sans réagir, la France sera la risée du monde, et nos compatriotes devront accepter bien d’autres humiliations, par la suite. Ce nouveau défi est intolérable. Il est temps de mettre un coup d’arrêt à ce funeste scénario.

Au-delà de nos différences, nous appelons tous nos compatriotes à se rendre disponibles pour montrer, par leur présence massive devant le Bataclan, que la France n’est pas prête à se laisser humilier par Médine et ses complices islamistes, sur son propre sol.

Il en va de l’honneur des Français.

Tous devant le Bataclan, le 19 octobre, à 18 heures.

Patrick Jardin, père de Nathalie, assassinée au Bataclan, le 13 novembre 2015.

Henry Afonso, président de l’Union Gaulliste
Robert Albarèdes
, maire honoraire de Gréasque
Bernard Antony, président de l’Agrif et de Chrétiens Solidarité
Anne Bastide, Ligue du Midi, Femmes en colère
Thomas Bégué, responsable du Bar associatif le Menhir-Bordeaux
Caroline-Christa Bernard, adhérente d’une Association des Victimes du Bataclan
Martial Bild, directeur de la rédaction et des programmes de TV-Libertés
François Billot de Lochner, président de la Fondation de Service politique
Jean-Claude Blanchard, conseiller municipal FN de Saint-Nazaire, conseiller régional Pays-de-Loire
Hugues Bouchu, Président des Amis Franciliens de Synthèse Nationale
Paule Bouvard, militante de la Ligue du Midi et du Cercle des Citoyens Patriotes
Thierry Bouzard, musicologue
Gérard Boyadjian, cinéaste, acteur
Gérard Brazon, ancien conseiller municipal de Puteaux
Claude Brovelli, Ancien journaliste de la télévision française
Franck Buhler, Membre Fondateur du Mouvement pour la France, Président du Conseil Départemental de la Résistance 82
Renaud Camus, écrivain, président du CNRE
Pierre Cassen, fondateur de Riposte Laïque
Erick Cavaglia Administrateur Ligue du Midi Gard
François Célier, pasteur et écrivain
Jean-François Cerisier, lieutenant-colonel en retraite
Jean-Louis Chollet, poète et architecte d’intérieur
Georges Clément, écrivain, président du Comité Trump
Jacques Clostermann, pilote de ligne
Christian Combaz, écrivain
Jean-Christophe Comet, fonctionnaire
Dan Corbet, trésorier de Résistance républicaine
Paul-Marie Coûteaux, écrivain
Gérard Couvert, Conseiller national Debout La France
Emmanuel Crenne, conseiller régional RN Occitanie
Hervé Cuesta, président d’une association d’Anciens Combattants
Jean-Michel Darqué, Ligue du Midi de Toulouse
Raphaël Delpard, Cinéaste et romancier
Charles Demassieux, écrivain
Alain De Peretti, président de Vigilance Halal
Henri Dubost, patron du Libre Journal de l’Identité à Radio Courtoisie
Ghislaine Dumesnil, conductrice de bus, présidente des Editions Riposte Laïque
Guillaume de Thieulloy, directeur du Salon Beige
Serge Federbusch, Ancien élu de Paris
Pierre Fortin, responsable de Résistance républicaine du Var
François Galvaire, Président de la Meute-France
François Gaubert, général, conseiller régional RN en Occitanie
Jacques Ghedin, trésorier de Résistance républicaine
Philippe Gibelin, Président Nationalité-Citoyenneté-Identité
Jean-Cyrille Godefroy, éditeur
Jacques Guillemain, ancien officier de l’Armée de l’Air
Roland Hélie, président de Synthèse nationale
Véronique Hervouet, écrivain,  psychanalyste, vice-présidente du Siel
Pascal Hilout, né Mohamed, Résistant à l’islamisation de la France
Fanny Idoux, ex-Truchelut, professeur de danse historique
Sébastien Jallamion, ancien policier
François Jay, Président du Siel Bordeaux
Thomas Joly, secrétaire général du Parti de la France
Jean Lafitte, Chevalier de la Légion d’honneur, Commissaire colonel de l’Armée de l’Air en retraite
Bruno Lafourcade, auteur
Carl Lang, président du Parti de la France
Ronan Le Gall, porte-parole d’Adsav (Parti du peuple breton)
Jean-Yves Le Gallou, président de Polémia
Nathalie Le Guen, conseillère régionale Nouvelle Aquitaine, conseillère municipale de Bègles
Hubert Lemaire, auteur
Christian Le Scornec, ancien conseiller régional Ile-de-France
Dominique Lescure, Administrateur Bloc Identitaire
Les Brigandes, groupe musical
Yves Maillard, capitaine de vaisseau honoraire
René Marchand, journaliste, écrivain
Eric Martin, Nouvelles de France
Samuel Martin, rédacteur-en-chef du quotidien Présent
Marcel Meyer, membre du CNRE
Nicole Mina, Conseillère régional Rassemblement National
Minurne Résistance, site patriote
Françoise Monestier, journaliste, secrétaire générale de Polemia
Claire Navarro, Cercle algérianiste
Karim Ouchikh, président du Siel, conseiller régional Ile-de-France
Lucien Samir Oulahbib, auteur, enseignant, Président de resiliencetv.fr
Guy Pagès, prêtre
Caroline Parmentier, journaliste au quotidien Présent
Frédéric Pichon, avocat, vice-président du Siel
Gérard Pince, économiste, essayiste, président de la free world academy
Christian Piquemal, général, président du Cercle des Citoyens Patriotes
Guy Rolland, écrivain
Myriam Roques, Conseillère régionale RN Occitanie
Grégory Roose, fondateur du site d’information Adoxa
Olivier Roudier, Porte-Parole Ligue du Midi
Richard Roudier, président de la Ligue du Midi
Jean-Paul Saint-Marc, ancien syndicaliste enseignant
Albert Salon, ancien ambassadeur
Guy Sebag
, avocat à la retraite, président de Riposte Laïque
Farid Smahi, Président national des « Cercles Arabisme et Francité » Chevalier de l’Ordre National du Mérite
Josyane Solari, conseillère municipale d’Aix-en-Provence
Christine Tasin, présidente de Résistance républicaine
Jean Théron, vice-président de Résistance républicaine
Christian Vanneste, président du Rassemblement pour la France (RPF), député honoraire
Vincent Vauclin, Président Dissidence française
Joachim Veliocas, directeur du site islamisation.fr
Sybil Vergnes, présidente Entraide et Solidarité
Maurice Vidal, professeur de philosophie, auteur
Vincent Vidal, Président Siel Provence
Maryvonne Villard – Femmes en Colère
Jordi Vives, journaliste de réinformation
Anne Zelensky, féministe historique et laïque résistante.


05 septembre 2018

Lettre d’information N°84 des climatoréalistes

Bulletin n° 84


A LA UNE

  • Nicolas Hulot démissionne
  • Après l’événement El Niño de 2015-2016, la planète refroidit



BONNES VACANCES M. HULOT

En annonçant sa démission lors de la matinale de France Inter mardi, Nicolas Hulot a déclaré : « Je ne veux plus me mentir, (…) j’espère que mon départ provoquera une profonde introspection, (…) que le gouvernement saura tirer les leçons de ma démission, (…) que le geste que je viens de faire sera utile, (…) après avoir tracé le chemin, le but ultime ». Nicolas Hulot a ainsi fait don de sa personne pour sauver la planète. Voici quelques sujets de réflexion à ce propos.

Sur l’urgence climatique

Nicolas Hulot dit avoir observé ce qui s’est passé cet été : « Nous avons perdu la main, la planète est en train de devenir une étuve ». Sans doute avait t-il en tête une nouvelle étude internationale suggérant qu’un réchauffement même limité à 2°C est susceptible de provoquer l’emballement du climat et de transformer la terre en étuve. Un exercice de communication opportunément publié cet été, comme le montre cet article.

Or qu’a-t-on observé cet été ? Des vagues de chaleur dans certaines régions du monde (notamment dans l’ouest des États Unis et en Europe du Nord), des incendies en Californie, en Suède et en Grèce. Rien en vérité qui puisse indiquer qu’un basculement du climat soit en cours, comme l’explique Hacène Arezki sur le site meteo.org.

En réalité, après le puisant phénomène El Niño de 2015-2016, parfaitement naturel, la Terre se refroidit, comme le montrent clairement les courbes de la NOAA. Les dernières mesures satellitaires indiquent, quant à elles, que fin août l’écart de température par rapport à la moyenne 1981-2010 n’était que de +0,19 °C : on est loin de la poële à frire.

Sur le nucléaire

Nicolas Hulot a de nouveau fustigé l’énergie atomique, « cette folie inutile économiquement, techniquement, dans laquelle on s’entête ». Aussi est-on étonné d’apprendre par Les Échos du 30 août qu’une mission lancée par l’ex-ministre de la Transition écologique et son collègue de l’Économie préconise de construire six EPR à partir de 2025…

Sur l’Afrique

« On a infligé à l’Afrique un dérèglement climatique », a affirmé le ministre. Il n’est pas sûr que les 645 millions d’Africains qui n’ont pas accès à l’électricité partagent ses vues. Selon le Président de la Banque Africaine de DéveloppementAkinwumi Adesina, l’Afrique doit développer son secteur énergétique avec ce qu’elle a, y compris donc… le charbon, dont certains pays (Mozambique, Botswana, Afrique du Sud, Zimbabwe) détiennent d’importantes réserves. D’autant que, selon une publication de Nature Climate Change, les politiques de lutte contre le changement climatique induisent un risque d’insécurité alimentaire bien plus important que les effets directs du changement climatique.

Sur l’agriculture

Nicolas Hulot s’est félicité de la réduction de notre « tropisme aux pesticides ». Mais comme le font observer certains agriculteurs, le retrait du glyphosate et des néonicotinoïdes est le fruit de pressions idéologiques dont les effets pervers ne tarderont pas à se manifester, notamment sur la maîtrise de l’IFT (Indice de fréquence traitement) qui est un des objectifs majeurs du plan Ecophyto. D’autant que d’énormes volumes de graines de soja et autres produits agricoles sont importés sur notre territoire après avoir été traités avec du glyphosate, comme le souligne la coordination rurale.

Sur les lobbies

« Qui a le pouvoir, qui gouverne ? » demande M. Hulot. Comme l’écrit L’Opinion, avec sa fondation Nicolas-Hulot et sa société commerciale Eole, le ministre s’est retrouvé dans la peau d’un « lobbyiste lobbyé ». « Comme s’il était anormal que les politiques écoutent les représentants des intérêts particuliers, leur tâche étant de faire prévaloir, in fine, l’intérêt général», remarque d’ailleurs Jean-Pierre Chevènement dans une tribune au Parisien.

Une démission pour changer de système

« On réanime un modèle économique marchand, cause de tous ces problèmes » se plaint M. Hulot qui veut « changer d’échelle, de paradigme, rompre avec le modèle dominant (le libéralisme)… la situation climatique ne s’accommodant pas des petits pas ». Il veut donc un grand soir ! En cela il pourra compter sur le soutien de ces scientifiques engagés qui exigent rien de moins que la fin du capitalisme. M. Hulot n’a pas expliqué, en revanche, quelle forme de régime autoritaire il envisageait pour imposer cette rupture.

DES NOUVELLES DONT LES MÉDIAS NE PARLENT PAS

La banquise arctique se reforme très vite en cette fin d’été

Selon le site NSIDC, au 31 août l’étendue de la banquise en Arctique était d’approximativement 5,23 millions de km2, en progression par rapport à 2017, 2016 et 2015, chiffre très supérieur à celui des années creuses 2007 (4,67 millions de km2) et 2012 (3,73 millions de km2) à la même date. Il ne s’est pas trouvé un media français pour annoncer cette nouvelle.

Nouvel espoir pour les récifs coralliens

Une expérience menée par des scientifiques de l’université du Queensland (Australie) a montré que, malgré les récents épisodes de blanchissement, les récifs coralliens indonésiens sont remarquablement sains. Là encore, ne cherchez pas l’information en une des journaux français.

ACTIVITÉS DE L’ASSOCIATION

Les climato-réalistes à Porto les 7 et 8 septembre

La conférence « Basic science of a changing climate » qui se tiendra à l’université de Porto est organisée par l’Independent Committee on Geoethics. Les climato-réalistes y seront représentés par des exposés de François Gervais, Camille Veyres, Henri Masson et Benoît Rittaud.

Conférence de Richard Lindzen et Vincent Courtillot vendredi 19 octobre à Paris

L’association organise une matinée avec deux exposés présentés par deux des plus importantes célèbrités du climato-réalisme mondial. Les détails seront communiqués dans un prochain bulletin.

L’historien du climat Pascal Acot soutient les climato-réalistes

Historien du climat reconnu, Pascal Acot a été chercheur au CNRS pendant quelques quarante années. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages réputés dont Histoire du climat (Éditions Perrin). Il vient de prendre publiquement position suite à la parution du livre de Jean-Claude Pont (Le Vrai, le Faux et l’Incertain dans les thèses du réchauffemnet climatique, éd. Monographic, 2017), membre de notre comité scientifique. Voici la déclaration de Pascal Acot :

Les réserves que je pouvais avoir sur les thèses du GIEC se sont renforcées à la lecture du livre de Jean-Claude Pont. Je suis, en grande partie grâce à lui, devenu climato-réaliste. La rigueur intellectuelle de Jean-Claude Pont, et ses hautes exigences en matière de documentation et de références m’ont convaincu. Peu de gens ont osé aller si profond dans l’étude des tenants et aboutissants de ce grave sujet. Il fallait toute la compétence et le courage de son auteur pour publier un tel livre, que chaque personne aujourd’hui devrait lire avant de se permettre de se prononcer sur la question.

Médias

• Sous le titre « Une vérité qui dérange : le réchauffement climatique ralentit », la tribune des climato-réalistes d’abord publié dans Valeurs Actuelles a été republiée en une du site du magazine Causeur.

• Rémy Prud’homme a publié sur Contrepoints une réflexion sur ce qu’est la transition écologique : « La politique écologiste va-t-elle nous ramener aux années 40 ? »

• Dans un article publié sur lemontchampot, Jean-Pierre Riou montre qu’en ruinant son système électrique l’Occident ne semble pas avoir pris la mesure des conséquences de ce qui n’est rien de moins qu’un suicide collectif.

Dernières publications sur le site des climato-réalistes

La planète brûle t-elle ?
Le climat peut-il s’emballer ?
Fourier, Tyndall, Arrhenius et les autres..(un article de Pierre Beslu)
Il fait chaud en été, le climat se dérègle !
Lettre à mon député à propos de l’inscription de l’environnement et du climat à l’article 1er de la constitution
Les plages du monde ont gagné 33 centimètres par an au cours des 3 dernières décennies
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01 septembre 2018

Another Face of Antisemitism

(Translated in French at the bottom)

A couple of years ago, while I was teaching in Hong Kong and led a general discussion on the differences between the Chinese and Western civilizations, a young woman from mainland China interjected: “What I don’t understand about Western civilization is why is there antisemitism!” This was a surprising remark, stopping the discussion in its tracks, because it did not veer anywhere near the subject before. Its effect on me was explosive: suddenly nothing seemed the same anymore.

At least for this young woman, antisemitism was the distinguishing characteristic of our entire civilization. Not, for instance, freedom or economic prosperity, but hostility to the Jews. We, on our side, in the back of our minds know of the permanence and ubiquity of this attitude, but very rarely ask the question why this is so, forgetting about it and treating its episodes as unconnected, each demanding a separate explanation and solution. It requires a true outsider to show us that antisemitism runs like a red thread through the entire history of the cultural framework which unites all Western societies – all societies, that is, that look Western from the Chinese perspective.

The Chinese perspective forces us to redraw our cultural map and look at ourselves anew. China sees two “others”: on the one hand, India with its cultural sphere, on the other hand, the West, composed, in the main (in the long Chinese view) of Christianity and Islam. We are all “the West” for China, which means that the West is, in fact, the monotheistic civilization. And the distinguishing feature of this civilization, uniting the many Christian and Muslim societies despite their numerous differences, is antisemitism.

This makes the permanence and ubiquity of antisemitism understandable. Judaism is the foundation of the monotheistic (i.e. Western) civilization. The One God billions of Christians and Muslims worship is the Jewish God, the God of the Hebrew Bible, the Creator of and the central participant in the history of the Jewish people it depicts. The attention of Christians and Muslims is of necessity fixed on Jews; their identity (as Christians and as Muslims) is not self-sufficient, it depends on a justification of their separation from Jews, on explaining why they (Christians and Muslims) – believers as they are in the Jewish God – are not Jews themselves. Psychologically, this cannot be explained by their being insufficiently good Jews, it must be explained by some egregious failing on the part of the Jews.

The psychological problem in which Christianity and Islam find themselves as a necessary result of their acceptance of Jewish monotheism is dramatically magnified by to them undeniable God’s choice of the Jews as His own people far ahead and above them. God’s obvious preference forever replays the parable of Cain and Abel for Christians and Muslims: they forever envy the Jews this preference and are forever doomed to seek the latter’s perdition, lest they deny their own identity – they must be anti-Semitic, in other words. Indeed, this is a sibling rivalry of sorts, on a very large scale: a futile and therefore endless competition for the love of the supremely important parent, once and for all given to the eldest child.

Of course, this is not the problem affecting the majority of Christians and Muslims: the vast majority are practicing their faith without ever giving thought to such questions or any doctrinal matter. This problem bothers only the small theologically-literate thinking elite. But it is this elite which spreads the word and, while doing so, creates tropes – the most important instrument of institutionalization. Whenever we speak of systemic or institutionalized this or that (e. g., in this country, we often speak of institutionalized racism), we do in fact speak of tropes which define our subconscious – i.e., not explicit – attitudes, attitudes we would in many cases explicitly deny, if asked point blank whether we subscribe to them. It is in this way that attitudes that become politically incorrect persist. And, obviously, the longer an attitude is transmitted through tropes, the deeper its institutionalization goes and the more it is resistant to the counteraction of newer institutions, such as new standards of political correctness, for instance. Within our, monotheistic, civilization antisemitism is the deepest embedded – the oldest, the strongest – institution, and, unfortunately, it cannot be said that in the past 2000 years it has often become politically incorrect.

The arrival of nationalism, since the 16th century in Christian societies, and since the early 20th century in Muslim ones, brought religion down to earth, sacralizing the political sphere in particular, but barely touched anti-Jewish tropes, deriving from the relationship between God and communities of the faithful. New tropes appeared in Calvinist Protestantism, which encouraged the growth of the original, English, nationalism, and then of the American nationalism, directly issuing from the latter, such as the reference to Puritans as the “New Israel” or “New American Israel” and “all men are created equal.” But they were not able to dislodge the old ones. Even in the New English State of New Hampshire – the very midst of new American Israel arguably – Jews were until 1876 considered beneath the dignity of the voting rights.

Nevertheless, nationalism, which focused the attention on this, experiential, world and withdrew it from transcendental spheres, at least among those with any degree of modern secular education, changed the nature of antisemitism. From a fundamentally religious attitude it transformed into a fundamentally racial one. (Antisemitism was, in fact, the very first form racism took.) In the end of the 18th century, one of the earliest spokesmen for the yet unformed German people and the still less formed European unity, Herder, referred to Jews as “the Asiatic alien folk.” Since Jewish “blood” did not naturally ooze from the European soil (as the blood of the forest-dwellers who converted to Christianity a thousand years after Jews created it presumably did), Jews evidently contributed nothing to the European culture – or civilization – which, it was felt at the time, was leading the cultural development of humanity. This, in turn, contributed to the emergence of the modern Greek myth – the conviction that the source of Western civilization (its fundamental values, its ways of thinking) was Ancient Greece, that Homer, not the Hebrew Bible, was its foundational text.

To stress the new racial character of the old sentiment of “Jew-hatred,” a German “progressively-minded” anti-Semite Wilhelm Marr invented the word “antisemitism” to replace it, at the same time (1879) founding the first explicitly anti-Jewish dummen Kerls).” They did not judge these “dummen Kerls” too harshly as, apart from antisemitism (forgivable on the account of their lack of sophistication), their heart was obviously in the right place. National Socialists, who were to carry the torch half a century later, we should remind ourselves, were socialists too.

Thus, in the modern age, antisemitism was rejuvenated under a new name and, as it were, got a new, political, lease on life (not that it showed any signs of weakening before that). What, besides social inertia — that is, the self-perpetuation of 2000-year-old anti-Semitic tropes or systemic, institutionalized antisemitism – explains this? Was there a cause that activated these conditions? Indeed, there was: it was the envy of Jewish achievement in modern societies.

Perhaps the greatest representative of this achievement, Albert Einstein, thought an old fable threw “into bold relief the mainsprings of political anti-Semitism.” The fable told of a shepherd boy who counselled the horse: “You are the noblest beast that treads the earth. You deserve to live in untroubled bliss; and indeed your happiness would be complete were it not for the treacherous stag. But he practiced from youth to excel you in fleetness of foot. His faster pace allows him to reach the water holes before you do. He and his tribe drink up the water far and wide, while you and your foal are left to thirst,” and the horse was “blinded by envy and hatred of the stag.” For Einstein, the stag in this fable represented Jews, the horse common anti-Semites, and the shepherd boy the ideological, intellectual anti-Semitic leadership.

Anti-Zionism on Campus: The University, Free Speech, and BDS, provides incontrovertible firsthand evidence of this phenomenon.

Anti-Zionism on CampusOn this point, it’s worth stressing that the individuals who tell their stories here are not all pro-Israel in any strong sense of that phrase and certainly not Indeed, neither this volume’s editors nor its contributors believe that Israel is immune to criticism or that freedom of speech to criticize Israel must be limited or suppressed. Many of its contributors have, in fact, done their share of such criticism. The point of this volume, assuredly, is not to defend Israel, either in general or from any of the specific charges regularly levied against it” (pp. 5-6).

any state can be criticized for this or that iniquity. But it is also obvious – for anyone who cares to look at the evidence – that no state is criticized as persistently, harshly, and disproportionally to the iniquities of which it is guilty as the Jewish state, Israel. This in itself is a proof of the antisemitism undergirding such criticism and could do without Jews joining in the choir. Perhaps, if we focus – and remind the world – of Jewish self-determination and other rights that have been consistently denied for 2000 years, we would be better able to defend ourselves from antisemitism on campus and elsewhere, whether or not it calls itself “anti-Zionism.”

Anti-Zionism on Campus will have a permanent historical significance. As a collection of documents on yet another face of antisemitism, it will help us understand it and, perhaps, even fight it.

*

Il y a quelques années, alors que j'enseignais à Hong Kong et que j'animais une discussion générale sur les différences entre les civilisations chinoise et occidentale, une jeune femme de Chine continentale est intervenue : "Ce que je ne comprends pas dans la civilisation occidentale, c'est pourquoi il y a de l'antisémitisme !" C'était une remarque surprenante, arrêtant la discussion dans son sillage, parce qu'elle ne s'approchait pas du sujet avant. Son effet sur moi était explosif : tout d'un coup, plus rien ne me paraissait pareil.
Au moins pour cette jeune femme, l'antisémitisme était la caractéristique distinctive de toute notre civilisation. Non pas, par exemple, la liberté ou la prospérité économique, mais l'hostilité envers les Juifs. Nous, de notre côté, dans notre esprit, nous connaissons la permanence et l'ubiquité de cette attitude, mais nous posons très rarement la question du pourquoi, l'oubliant et traitant ses épisodes comme déconnectés, chacun exigeant une explication et une solution séparée. Il faut un véritable outsider pour nous montrer que l'antisémitisme court comme un fil rouge à travers toute l'histoire du cadre culturel qui unit toutes les sociétés occidentales – toutes les sociétés, c'est-à-dire qui regardent l'Occident du point de vue de la Chine.
La perspective chinoise nous oblige à redessiner notre carte culturelle et à nous regarder à nouveau. La Chine en voit deux "autres" : d'une part, l'Inde avec sa sphère culturelle, d'autre part, l'Occident, composé, pour l'essentiel (dans la vision chinoise à long terme) du christianisme et de l'islam. Nous sommes tous "l'Occident" pour la Chine, ce qui signifie que l'Occident est en fait la civilisation monothéiste. Et le trait distinctif de cette civilisation, qui unit les nombreuses sociétés chrétiennes et musulmanes malgré leurs nombreuses différences, est l'antisémitisme.
Cela rend compréhensible la permanence et l'omniprésence de l'antisémitisme. Le judaïsme est le fondement de la civilisation monothéiste (c'est-à-dire occidentale). Le Dieu unique des milliards de chrétiens et de musulmans est le Dieu juif, le Dieu de la Bible hébraïque, le Créateur et le participant central dans l'histoire du peuple juif qu'il dépeint. L'attention des chrétiens et des musulmans est nécessairement fixée sur les juifs ; leur identité (en tant que chrétiens et musulmans) n'est pas autosuffisante, elle dépend d'une justification de leur séparation des juifs, de la raison pour laquelle ils (chrétiens et musulmans) – croyants comme ils sont dans le Dieu juif – ne sont pas eux-mêmes juifs. Psychologiquement, cela ne peut pas s'expliquer par le fait qu'ils ne sont pas suffisamment bons Juifs, cela doit s'expliquer par un défaut flagrant de la part des Juifs.

Le problème psychologique dans lequel le christianisme et l'islam se trouvent comme un résultat nécessaire de leur acceptation du monothéisme juif est dramatiquement amplifié par le choix indéniable par Dieu des juifs en tant que son propre peuple, loin devant et au-dessus d'eux. La préférence évidente de Dieu rejoue à jamais la parabole de Caïn et Abel pour les chrétiens et les musulmans : ils envient à jamais aux juifs cette préférence et sont condamnés à jamais à chercher la perdition de ces derniers, de peur qu'ils ne nient leur propre identité – ils doivent être antisémites, en d'autres termes. En effet, il s'agit en quelque sorte d'une rivalité fraternelle, à très grande échelle : une compétition futile et donc sans fin pour l'amour du parent suprêmement important, donné une fois pour toutes à l'aîné des enfants.
Bien sûr, ce n'est pas le problème qui touche la majorité des chrétiens et des musulmans : la grande majorité d'entre eux pratiquent leur foi sans jamais réfléchir à de telles questions ou à toute autre question doctrinale. Ce problème ne dérange que la petite élite de la pensée théologico-littéraliste. Mais c'est cette élite qui fait passer le mot et, ce faisant, crée des tropes – l'instrument le plus important de l'institutionnalisation. Chaque fois que nous parlons de tel ou tel système ou institutionnalisé (par exemple, dans ce pays, nous parlons souvent de racisme institutionnalisé), nous parlons en fait de tropes qui définissent nos attitudes subconscientes – c'est-à-dire non explicites -, attitudes que nous nierions explicitement dans de nombreux cas, si on nous demandait à bout portant si nous y souscrivons ou non. C'est ainsi que persistent les attitudes qui deviennent politiquement incorrectes. Et, évidemment, plus une attitude se transmet longtemps à travers les tropes, plus son institutionnalisation s'approfondit et plus elle résiste à la contre-action de nouvelles institutions, comme les nouvelles normes de correction politique, par exemple. Au sein de notre institution monothéiste, l'antisémitisme de civilisation est l'institution la plus profondément enracinée – la plus ancienne, la plus forte – et, malheureusement, on ne peut pas dire qu'au cours des 2000 dernières années, elle est souvent devenue politiquement incorrecte.
L'arrivée du nationalisme, depuis le XVIe siècle dans les sociétés chrétiennes, et depuis le début du XXe siècle dans les sociétés musulmanes, a ramené la religion sur terre, sacralisant la sphère politique en particulier, mais touchant à peine les tropes anti-juifs, dérivant de la relation entre Dieu et les communautés de fidèles. De nouveaux tropes sont apparus dans le protestantisme calviniste, ce qui a encouragé la croissance de l'original anglais,du nationalisme américain, puis du nationalisme américain, directement issu de ce dernier, comme la référence aux puritains comme le "Nouvel Israël" ou "Nouvel Israël américain" et "tous les hommes sont créés égaux". Mais ils n'ont pas pu déloger les anciens. Même dans le New English State of New Hampshire – au milieu même du nouvel Israël américain – les Juifs étaient considérés jusqu'en 1876 peu dignes du droit de vote.

Néanmoins, le nationalisme, qui a focalisé l'attention sur ce monde pragmatique et l'a retiré des sphères transcendantes, au moins parmi ceux qui ont un degré quelconque d'éducation laïque moderne, a changé la nature de l'antisémitisme. D'une attitude fondamentalement religieuse, elle s'est transformée en une attitude fondamentalement raciale. (L'antisémitisme était, en fait, la toute première forme de racisme.) À la fin du XVIIIe siècle, l'un des premiers porte-parole du peuple allemand encore peu formé et de l'unité européenne encore moins formée, Herder, appelait les Juifs "le peuple étranger asiatique". Comme le "sang" juif ne suinte pas naturellement du sol européen (comme le sang des habitants de la forêt qui se sont convertis au christianisme mille ans après sa création par les juifs), il est évident que les juifs n'ont rien apporté à la culture – ou civilisation européenne – qui, à l'époque, était à la tête du développement culturel de l'humanité. Ceci, à son tour, a contribué à l'émergence du mythe grec moderne – la conviction que la source de la civilisation occidentale (ses valeurs fondamentales, ses façons de penser) était la Grèce antique, que Homère, et non la Bible hébraïque, en était le texte fondateur.
Pour souligner le nouveau caractère racial de l'ancien sentiment de "haine des juifs", un antisémite allemand, Wilhelm Marr, "à l'esprit progressif", inventa le mot "antisémitisme" pour le remplacer, tout en fondant (1879) la première organisation politique explicitement anti-juive, la "Ligue antisémite". La Ligue était socialiste dans son caractère général et bientôt d'autres socialistes allemands, y compris les Juifs, ont été entendus pour définir l'antisémitisme comme "le socialisme de l'impudicité (dummen Kerls)". Ils n'ont pas jugé ces "dummen Kerls" trop sévèrement car, en dehors de l'antisémitisme (pardonnable à cause de leur manque de sophistication), leur cœur était évidemment à la bonne place. Les nationaux-socialistes, qui devaient porter le flambeau un demi-siècle plus tard, nous devrions nous le rappeler, étaient aussi des socialistes.
Ainsi, à l'ère moderne, l'antisémitisme a été rajeuni sous un nouveau nom et, pour ainsi dire, a obtenu un nouveau bail politique (non pas qu'il montrait des signes d'affaiblissement avant cela). Qu'est-ce qui explique cela, à part l'inertie sociale – c'est-à-dire l'auto-perpétuation de tropes antisémites vieux de 2000 ans ou l'antisémitisme systémique et institutionnalisé ? Y avait-il une cause qui a activé ces conditions ? Car il y en a : l'envie des réalisations juives dans les sociétés modernes.
Le plus grand représentant de cette réussite, Albert Einstein, pensait qu'une vieille fable jetait "en relief les ressorts principaux de l'antisémitisme politique". La fable racontait l'histoire d'un berger qui conseillait le cheval :

"Tu es la bête la plus noble qui foule la terre. Vous méritez de vivre dans une béatitude non troublée ; et en effet, votre bonheur serait complet si ce n'était pas pour le cerf traître. Mais il a pratiqué dès la jeunesse pour vous exceller dans la fugacité du pied. Son rythme plus rapide lui permet d'atteindre les points d'eau avant vous. Lui et sa tribu boivent l'eau au loin et au large, tandis que vous et votre poulain sont laissés à la soif", et le cheval était "aveuglé par l'envie et la haine du cerf".

Pour Einstein, le cerf dans cette fable représentait les Juifs, le cheval commun antisémites, et le berger le leadership idéologique, intellectuel et antisémite.
En d'autres termes, nous avons trop bien fait, nous avons excellé.

Bien sûr, dans chaque nation, l'écrasante majorité de ceux qui ont réussi ont toujours été des non-Juifs, mais la judéité même des Juifs les a rendus plus importants. Nous étions là, une petite minorité luttant contre toutes sortes de discriminations et de difficultés, pour finir en tête de liste. Le fait que tant d'entre nous ne pouvions pas battre les probabilités, étaient épuisés par la nécessité de toujours faire des batailles difficiles, et se sont contentés de beaucoup moins, le fait que l'écrasante majorité des Juifs d'Europe de l'Est (la maison de la majorité des Juifs du monde, quand Einstein avait cette conversation) étaient si pauvres que le seul succès qu'ils pouvaient envisager était d'avoir assez de pain pour nourrir leurs enfants de jour en jour, et seuls les Einstein, les Charlie-Chaplins, les Rothchilds, les Rothchilds étaient vus.

Nous étions sûrement des cerfs traîtres, contrôlant le monde. Notre contrôle évident du monde nous a facilité les choses, ce qui était difficile pour tout le monde. Par conséquent, notre succès n'était pas une raison d'admiration, c'était injuste, le résultat d'une conspiration, d'être détesté.

Et puis l'Allemagne a perpétré l'Holocauste et le reste du monde monothéiste, étant profondément antisémite, y a acquiescé, ne bougeant pas un doigt pour sauver les 6 millions de personnes qui y ont péri ou pour épargner des procès.(Inutile de dire que nous devons être éternellement reconnaissants envers ces quelques personnes exceptionnelles qui n'ont pas acquiescé).

Après l'Holocauste, l'antisémitisme explicite a été banni de la société polie en Europe et en Amérique. Les appels à tuer les Juifs sont restés tout à fait assumés dans le monde musulman et ont fait l'objet d'actions répétées dans les nouvelles nations, formées au lendemain de la guerre, où ils servent de cri de ralliement en l'absence de toute autre cause unificatrice. Ces appels antisémites et la persécution des juifs qui en découle trouvent une réponse par un silence de mort de la part des nations plus "avancées" dont l'héritage est chrétien et qui ont invité les nations musulmanes à se joindre aux Nations Unies, fondées dans le but déclaré d'empêcher un autre Holocauste…

A l'origine, "Nations Unies" était le nom donné par les Alliés qui ont combattu les puissances de l'Axe, en particulier les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, qu'ils ont ensuite légué à l'organe représentatif plus large. Dans ces premières nations unies, l'antisémitisme explicite n'était plus toléré après l'Holocauste, et des deux côtés du rideau de fer qui les sépara bientôt. Quand inexplicite, cependant, elle est restée vivante et bien vivante. (Il n'est pas surprenant qu'il ait persisté derrière le rideau de fer : là, cela pourrait être considéré comme faisant partie de la méchanceté totalitaire. Mais il est étonnant, en fait, combien on en voit, si l'on se donne la peine de regarder, dans les principales démocraties occidentales avant même le début de la première décennie de l'après-guerre des années 1950). Néanmoins, le nom de l'ancienne hostilité, qui cherchait obstinément à s'exprimer, devait changer. Par conséquent, il l'a fait. Tant en Union soviétique que dans le monde libre, rejoint par la nouvelle guerre froide, la haine des juifs se présentait désormais comme de l'antisionisme.

Je ne suis pas sûr de savoir qui a lancé l'idée brillante de couvrir les préjugés méprisables fondés sur l'envie avec la noble préoccupation progressive pour les droits des opprimés et l'opposition à l'impérialisme ("bourgeois" dans la rhétorique soviétique, "blanc" dans celle du monde libre) ou de quel côté de la division il a été pionnier, mais l'idée a certainement fonctionné et la haine des juifs a été rendue légitime à nouveau. Cela fonctionnerait particulièrement bien parmi les éduqués, les "bergers" d'Einstein : les antisémites non éduqués, n'étant pas des adeptes des règles d'étiquette, n'avaient pas besoin de nouveaux noms fantaisistes.

On pourrait dire que, tout comme l'antisémitisme était auparavant le socialisme du grossier, l'antisionisme était maintenant l'antisémitisme du sophistiqué.

Israël est devenu le cerf traître, détesté pour son agilité, pour son excellence. Israël, une merveille pour le monde, qui a transformé en un jardin florissant un lieu sans valeur de terre vide, jeté à son demi-million de résidents avant l'indépendance (dont beaucoup d'adolescents survivants de l'Holocauste juste sortis des camps de la mort et descendus du bateau) comme un os sec pour un chien mourant par les largesses des Nations Unies, est envié pour le séchage des marais pestilentiels, près desquels personne ne vivait et irriguant le désert où rien ne poussait avant, pour élever une ville globale à partir de rien, pour émerger dans à peine une durée de vie humaine comme l'une des sociétés les plus dynamiques de la planète.

Ses victoires étonnantes sur les armées des États voisins bien supérieurs en population et en ressources, et qui l'ont attaqué lors de la déclaration d'indépendance,  irritent encore et encore les élites occidentales, réconciliées, comme si elles voulaient rendre à nouveau inévitable la destruction de ce reste du peuple juif, déjà saigné à blanc par l'Holocauste. Comment ces Juifs osent-ils réussir à nouveau ?!! Même l'Holocauste devient un objet d'envie. L'énormité de la catastrophe amplifie la grandeur des réalisations d'Israël. Pour les envieux, c'est intolérable – pour diminuer l'accomplissement, l'Holocauste doit être banalisé, sinon nié carrément.

Aujourd'hui, tout le monde prétend avoir subi un holocauste, et toute forme de discrimination de groupe (tant qu'il ne s'agit pas d'une discrimination contre les Juifs) est comparée à l'Holocauste. Dans un renversement cynique de la logique, parce que l'Holocauste était une cause de grief collectif, toute cause de grief collectif, aussi insignifiante soit-elle, est assimilée à l'Holocauste. 

Dans une autre tournure de la "transvaluation des valeurs", Israël est présenté comme l'auteur de "l'Holocauste" des Arabes palestiniens. La logique : Les camps de la mort nazis les ont bien servis, ces Juifs, et nous avions tout à fait raison de rester indifférents à leur sort (probablement prétendu), après tout, ils sont pires que les nazis eux-mêmes, il suffit de regarder les condominiums qu'ils ont construits dans les territoires qu'ils ont récupérés des Arabes qui les ont légitimement saisis lors de leur première attaque légitimement agressive contre leur État impérialiste blanc en 1948. Ils sont morts avec leur tête. C'est sous ce prétexte antisioniste que l'antisémitisme joue aujourd'hui sur les campus aux États-Unis et dans le reste du "monde libre". Le volume, édité par Andrew Pessin et Doron S. Ben-Atar, Anti-sionisme sur le campus : L'Université, la liberté d'expression et le BDS fournissent des informations de première main incontestables  de ce phénomène.

Anti-sionisme sur le campus est un bon et très important livre. Pour ma part, je vais certainement l'assigner comme lecture obligatoire dans ma classe sur la démocratie israélienne, où je discute de l'attitude du monde à l'égard d'Israël. Le volume se compose de 31 récits personnels d'érudits et d'étudiants juifs, qui ont été pris dans les attaques antisionistes contre leurs universités au cours des dernières années, plus les discussions introductives et finales des rédacteurs en chef. Ce témoignage choque, frustre, exaspère, exaspère ; mis dans son contexte spécifique (au sein des grandes démocraties libérales, professant leur attachement à l'égalité et au respect de l'individu, au XXIe siècle, avec certains survivants de l'Holocauste encore en vie, avec des groupes islamiques militants – et certains États – chantent "la mort aux Juifs" et les Juifs fuyant la France par dizaines de milliers par peur d'immigrés prétendument pacifiques en provenance de pays musulmans, qui tuent des femmes et des enfants juifs âgés, Israël étant constamment attaqué par l'ONU et des roquettes depuis les territoires qu'il a cédés à l'Autorité palestinienne à travers ses frontières étroites), cela ne provoque rien de moins que le désespoir. Que pouvons-nous faire pour que ce fléau de la haine des Juifs diminue ? Que devrait-il arriver à notre monde pour qu'il se termine ?

Nous connaissons les quotas restrictifs pour les Juifs dans les universités de Russie et de l'Union soviétique. Nous savons que les universités étaient des foyers d'antisémitisme en Allemagne, pendant et avant la période nazie. C'est dans les universités que sont élevés les bergers d'Einstein, qui suscitent l'envie des simples d'esprit. Les intellectuels, que l'absence de normes rend particulièrement sujettes au doute de soi, sont la proie naturelle du complexe d'infériorité, toujours prêts à rejeter la responsabilité de leur malaise psychologique et de leur sentiment d'échec sur les pieds des Juifs qui réussissent avec irritation et qu'il faut remettre à leur place. Pourtant, il est décourageant de redécouvrir ce modèle familier sur les campus des pays libres, y compris le plus libre de tous – les États-Unis d'Amérique. De tous les endroits du monde, ce "les tropes antisémites les plus méprisables – que les libelles du sang sont vraies ; que les Juifs contrôlent les banques, les médias et le monde ; que les Israéliens sont des nazis et des tueurs d'enfants" pour être "endossés et diffusés" (p. 7) ici ?!

Le volume documente cas après cas de "harcèlement et d'intimidation" qui rendent "les étudiants, le personnel et les professeurs juifs mal à l'aise et souvent carrément malvenus", "une abondance de graffitis antisémites : appels à un autre Holocauste, "Sionistes à la chambre à gaz", "Juifs hors de CUNY", "Juifs qui meurent de gaz" et des croix gammées apparaissant sur des dizaines de campus rien qu'au cours de la dernière année seulement" (p. 2). Bien qu'ils prétendent que leur véhémence vise uniquement les Israéliens, les "antisionistes" universitaires ne font en fait aucune distinction entre les Israéliens et les autres Juifs. L'abus verbal ouvertement raciste[est] dirigé contre les Juifs sur le campus, qui sont appelés " racistes "[l'offense est la meilleure défense], " colonialistes ", " suprémacistes religieux ", " meurtriers ", et plus encore. Les manifestations et les perturbations ne concernent pas seulement les événements liés au campus israélien, mais aussi les événements juifs, y compris les dîners de shabbat sur le campus et les réunions d'étudiants Hillel. Les étudiants juifs reçoivent de faux avis d'expulsion, endurent pendant une semaine les événements " Apartheid israélien ", font face à d'énormes " murs de l'Apartheid " décorés de propagande et de slogans soutenant la violence et passent le gantelet à travers les faux checkpoints et les morts en blâmant Israël pour les pires atrocités, y compris le génocide, tandis que des foules en colère crient le slogan violent " Intifada ! Intifada ! Vive l'Intifada !" (p. 3). (Si ceux qui entendent ces cris connaissaient l'arabe, et si les foules en colère ne représentaient pas un danger réel et clair, cela pourrait être drôle : "Intifada" fait littéralement référence à l'action d'un chien se secouant de l'eau ou des insectes sur son corps. Le fait qu'il s'agit d'une métaphore des convulsions périodiques de la rue arabe est un reflet révélateur de sa culture politique. En conséquence, " les événements juifs et israéliens se déroulent souvent en secret ou sous une sécurité accrue, avec la police du campus et parfois la police locale à portée de main. De plus en plus, des individus sont ciblés, diffamés, faussement accusés de dire ou de faire des choses répréhensibles, humiliés, condamnés publiquement et enragés, et soumis à des messages haineux et menaçants " (p. 3).

Ce sont les implications de cette tendance troublante pour les jeunes qui sont les plus préoccupantes. Prenons le cas d'une jeune fille, empêchée d'entrer dans une salle de classe dans laquelle un petit groupe d'étudiants se réunit pour regarder un film israélien, parce qu'un groupe plusieurs fois plus important d'"antisionistes" à l'extérieur crie des menaces antisémites. La fille est traquée et pourchassée par la foule. Elle parvient à s'échapper à la fin lorsque quelqu'un ouvre une porte pour la laisser entrer dans un espace où elle se cache (pp. 142-150).

Une jeune fille juive, poursuivie par une foule antisémite sur un campus américain en 2016 ! L'effet d'un tel traumatisme sur une jeune personne, au début de sa vie, doit être épouvantable. Se sentirait-elle à l'aise de vivre dans son pays après cela?  Considérerait-elle les États-Unis, où elle a été soumise à cette expérience, son pays ? C'est ce qui se passe à UC-Irvine. Mais, apparemment, il ne s'agit pas d'un incident isolé et les États-Unis ne sont pas le seul pays libre où les étudiants juifs sont forcés de se cacher des foules d'antisémites qui partagent leurs campus.

J'appelle les Juifs à retirer leur soutien financier de ces universités et à cesser de les traiter avec condescendance en leur envoyant leurs enfants ! L'argent juif serait certainement mieux placé en Israël, dans les belles universités desquelles les enfants juifs recevraient une meilleure éducation. Et, si ceux-ci sont trop petits pour tous les Juifs, envoyez-les à Beida ou Tsinghua en Chine, qui remplacera bientôt Harvard et le MIT comme les meilleures écoles du monde – l'apprentissage du mandarin, qui ne pourrait pas faire de mal, serait un avantage supplémentaire.

Quand il s'agit de la faculté juive, il y a compte rendu après compte des "réputations personnelles et professionnelles, des environnements de travail et des relations" (p. 5) – des vies détruites, en fait, ou des décennies dans la vie des gens. Et, en plus du sentiment de désespoir créé par ces témoignages de persécution des Juifs sur les campus dans les sociétés vouées à la protection de tous les autres groupes, il y a l'absence d'un recours juridique direct en ce qui concerne l'"antisionisme".

Bien sûr, c'est incomparable avec l'Europe de la seconde guerre mondiale ; il n'y a pas de camps de la mort, même pas de camps de concentration ; personne n'est battu, affamé, torturé physiquement ; personne n'est travaillé à mort comme esclave. L'abus n'est qu'émotionnel : les gens sont humiliés, effrayés, soumis à un stress inutile qui peut les rendre malades. Mieux encore, seule une minorité fait l'objet d'une telle agression. Dans l'ensemble, les Juifs ne sont pas moins bien traités qu'ils ne l'étaient, par exemple, en Union soviétique. La vie est vivable. La plupart d'entre nous ont le droit d'en profiter. Les Juifs sont traités presque comme n'importe qui d'autre dans nos sociétés progressistes tolérantes – même sur les campus.

Certes, si les représentants de toute autre "minorité" étaient les plus touchés par les activités du campus décrites dans le volume, il y aurait un tollé général, ces activités seraient considérées au moins comme des "micro-agressions" méritant la condamnation de tous, probablement une action en justice . Mais les Juifs, bien qu'il s'agisse d'une minuscule minorité et quelle que soit leur couleur, sont membres de la majorité blanche, intrinsèquement coupables de tous les crimes auxquels cette couleur de peau est associée, et même les femmes juives ne sont pas attaquées en tant que femmes, mais en tant que Juifs. Il n'y a rien de nouveau là-dedans. Nous savons qu'il y aura toujours de l'antisémitisme, nous sommes habitués à ce que les Juifs ne soient pas traités comme tout le monde, alors pourquoi en faire tout un plat ? Peut-être que, pour ne pas attirer trop d'attention sur nous-mêmes, nous ne devrions pas nous concentrer sur cette expression relativement douce de haine des juifs, avec un peu de désagrément ici et là : après tout, nous, les juifs, nous savons que les choses pourraient être pires, tellement pires.

Remarquablement, ce volume courageux, tout en nous apportant des descriptions non censurées de l'antisémitisme sur le campus, rédigées par ses victimes, attirant ainsi indéniablement l'attention du lecteur, choisit néanmoins de les formuler de manière conventionnelle et apologétique dans le cadre d'un problème plus vaste.

L'argument principal des rédacteurs, présenté à la première page et répété tout au long de l'introduction, est que " le problème… n'est pas seulement juif ou israélien. …. l'anti-israélisme sur les campus n'est pas seulement une attaque contre Israël, ou contre les membres amis d'Israël de la communauté universitaire, ou les Juifs en général…. l'anti-israélisme est une attaque contre les normes et les valeurs mêmes de l'université – et, avec elle, certains pourraient soutenir, contre les normes et les valeurs au cœur de la civilisation occidentale". "Les implications de ce phénomène, non seulement pour les Juifs, mais aussi, selon nous, pour la liberté d'expression, pour l'académie et pour les valeurs occidentales en général, sont effrayantes " (p. 4, 1).

Plutôt que d'ajouter à l'importance de leur livre, je crois que cet argument en détourne l'attention. Bien sûr, étant donné que la civilisation occidentale est fondée sur le judaïsme, l'antisémitisme l'affaiblit (pas nécessairement son pouvoir matériel vis-à-vis des autres civilisations, mais sa signification même en tant que civilisation) par définition. Et, en effet, il est possible d'affirmer que la perpétration et l'acquiescement à l'Holocauste l'ont sapé pour de bon, amorçant le processus de son déclin désormais inévitable, dont nous connaissons aujourd'hui la continuation.

Cependant, si l'Holocauste n'y est pas parvenu, il est difficile d'imaginer que des attaques contre plusieurs dizaines de Juifs sur les campus, aussi pernicieuses soient-elles, le feraient. Par conséquent, il est sûrement un peu exagéré de qualifier les conséquences de ces attaques de campus sur les valeurs occidentales d'effrayant. En même temps, prétendre que ce phénomène mérite une plus grande attention en raison de ses implications plus larges est une erreur à la fois morale et tactique: c'est comme prétendre que l'Holocauste était un crime aussi horrible parce qu'il a révélé ce que les hommes étaient capables de faire aux autres hommes, et non à cause de ce qui a été fait spécifiquement aux Juifs. Faux. 

L'Holocauste n'a besoin d'aucun contexte pour être apprécié dans toute son énormité sadique, c'est-à-dire précisément ce qui a été fait spécifiquement aux Juifs. Cela doit être souligné constamment et à plusieurs reprises. De même, le seul contexte nécessaire à l'appréciation de l'"antisionisme" sur le campus est le contexte de l'antisémitisme.

La raison pour laquelle les Juifs commettent si souvent cette erreur est qu'ils ont peur de provoquer davantage d'antisémitisme. Les choses seront pires, pensent-ils, s'ils attirent l'attention sur le sort des Juifs. Ils fuient l'autodéfense (communautaire) ou espèrent se défendre indirectement en tant que Juifs, en défendant les autres, les non-Juifs, qui, selon eux, peuvent être maltraités de la même manière.

Après tout, si toutes les souffrances et les injustices causées par l'homme disparaissent du monde, les Juifs en seraient également les bénéficiaires.

C'est ce qui explique l'inactivité choquante des dirigeants juifs américains à l'époque de l'Holocauste et la direction juive totalement disproportionnée et la participation à tous les mouvements progressistes depuis lors, ce qui a souvent abouti à l'oubli total du problème juif. Cela conduit aussi les juifs à toujours accorder le bénéfice du doute aux non-juifs s'identifiant à des causes considérées comme progressistes, même lorsqu'ils sont explicitement anti-juifs. Malgré des preuves abondantes et claires du contraire, Pessin et Ben-Atar, par exemple, admettent que " les sciences humaines et sociales largement progressistes de l'académie sont passionnées par la justice ". Reconnaissant que "cette passion par ailleurs admirable" peut "facilement servir à masquer un programme plus profond et plus sombre", ils s'abstiennent de déclarer sans équivoque que l'"antisionisme" (y compris le soutien au mouvement BDS) sur le campus est de l'antisémitisme. "("[A]t present", disent-ils, "nous pourrions manquer de perspectives historiques et politiques pour en arriver à une conclusion décisive à ce sujet"). Ils décrivent le comportement antisémite blessant des "antisionistes" qui rejettent le discours civil comme "un pilier de l'impérialisme suprémaciste blanc", mais conviennent humblement que "les appels à la civilité peuvent parfois servir un statu quo injuste". (pp. 7, 8, 21). Ils ne souhaitent en aucun cas rompre leurs liens avec les "antisionistes" progressistes par définition, si seulement ils atténuaient leur rhétorique explicitement antisémite.

Considérez la mise en garde suivante :

"Ce volume se concentre sur les luttes de certains dans l'académie contre l'orthodoxie anti-israélienne croissante, fournissant des histoires d'individus qui ont été victimes d'intimidation anti-israélienne, de harcèlement et de campagnes de diffamation……. Il s'agit de l'inconfort profond qu'il devient sur les campus pour quiconque n'est pas exclusivement hostile à Israël, et en particulier pour les Juifs.
Sur ce point, il convient de souligner que les personnes qui racontent leur histoire ici ne sont pas toutes pro-israéliennes dans le sens fort de cette expression et certainement pas de droite dans le sens pertinent de cette expression. Nombre d'entre eux s'identifient comme étant de gauche, parfois très fortement – ce qui signifie ici qu'ils sont très critiques à l'égard de nombreuses politiques israéliennes (y compris le contrôle permanent des territoires capturés en 1967) et qu'ils soutiennent fermement l'autodétermination et d'autres droits des Palestiniens. En effet, ni les rédacteurs de ce volume ni ses contributeurs ne pensent qu'Israël est à l'abri des critiques ou que la liberté d'expression pour critiquer Israël doit être limitée ou supprimée. Beaucoup de ses contributeurs ont, en fait, fait leur part de critiques de ce genre. Le but de ce volume, assurément, n'est pas de défendre Israël, ni en général, ni contre les charges spécifiques qui lui sont régulièrement imputées
" (pp. 5-6).

Il est évident que tout État peut être critiqué pour telle ou telle iniquité. Mais il est également évident – pour quiconque se soucie d'examiner les preuves – qu'aucun État n'est critiqué de manière si persistante, sévèrement et de façon disproportionnée par rapport aux iniquités dont il est coupable en tant qu'État juif, qu'Israël. C'est en soi une preuve de l'antisémitisme qui sous-tend ces critiques et qui pourrait se passer de la participation des Juifs à cette chorale.

Peut-être que si nous nous concentrons – et rappelons au monde – sur l'autodétermination juive et d'autres droits qui ont été constamment niés depuis 2000 ans, nous serions mieux à même de nous défendre contre l'antisémitisme sur les campus et ailleurs, qu'il se qualifie ou non d'"antisionisme".

Ceci dit, nous avons une dette envers Andrew Pessin, Doron Ben-Atar et tous ceux qui ont partagé leurs si difficiles histoires personnelles dans ce volume en portant ce phénomène troublant à l'attention du public. Il a fallu du courage pour le faire. Comme toute collection unique de documents primaires, l'antisionisme sur les campus aura une signification historique permanente. En tant que recueil de documents sur un autre visage de l'antisémitisme, il nous aidera à le comprendre et, peut-être même, à le combattre.Quelque chose à faire aussi, peut-être, serait de changer cette attitude conciliante provenant de notre part envers ce supposé antisionisme….




30 août 2018

Quel programme pour la Fronde qui vient?

Les néos-communistes (néo-com) se proposent bien sûr, sans honte, malgré leurs échecs retentissants ou la régression vers des tyrannies mercantiles éliminant les acquis démocratiques (Chine) et comme s'ils avaient été d'ailleurs  toujours à l'initiative du "progrès social" ; ils sont pour rien par exemple dans la naissance la  Sécurité Sociale sans parler de l'existence syndicale qu'un Robert Owen, philanthrope, chef d'entreprise, impulsa.

Leur mantra actuel sur l'évasion fiscale source de tous les maux cache mal les énormes déficits publics dont ils sont les hérauts, ces derniers servant bien moins à une réelle "défense du service public" qu'à justifier leur parasitage de fait y compris en faveur d'un patronat mercantile vivant sur le dos du marché public et des subventions.

L'un des leaders néo-com, celui de la CGT, cherche même actuellement à donner le en caricaturant à l'extrême son dernier entretien avec le Premier Ministre afin de se positionner comme l'intransigeant, le pur de "la" cause ; et avec cet éternel étalon de mesure il ira étiqueter de "néo-libéraux" toute volonté qui différerait de son diagnostic, alors que ce qu'il propose, ainsi que ses amis F.I, viendrait à nous faire basculer peu à peu vers le made in Venezuela version back to USSR ou comment appauvrir encore plus les classes moyennes (en cassant l'initiative non étatique par encore plus de taxes, en faisant marcher à fond la planche à billets) le  tout au profit des nouveaux apparatchiks aux dents longues (les vrais riches s'étant enfuis depuis longtemps ou sont intouchables tant ils sont protégés par la technostructure) ; l'exemple foireux de l'organe Le Média en est la scène française loufoque à l'état pur tandis que sous leur joug les plus pauvres continue(raie)nt à être tenus en laisse avec les cartes d'assistance se transformant par la suite en cartes de rationnement de fait puisque l'hyper-inflation et l'effondrement aidant engendreront les restrictions "citoyennes".

Avec les néo-com à la manoeuvre le danger est donc grand de voir cette fronde qui vient s'effilocher comme une grève de cheminots sans lendemain hors les saccages de "sauvages" (toujours encensés au cinéma) condamnés officiellement encensés officieusement.

Ce n'est cependant pas parce que la vindicte anti-riche se ravive au nom d'un anti-"néo-libéralisme"  -que même Alain Duhamel a remarqué conceptuellement (alors que la conjonction des puissants, financiers/pouvoir étatique, a toujours existé) qu'il faut sombrer vers ces solutions totalitaires qui choisissent toujours à terme un bouc émissaire facile (hier le juif capitaliste cosmopolite aujourd'hui le néo-libéral sioniste bref kifkif bourricot) prétendant ainsi souder luttes politiques et luttes sociales alors que ces soudeurs ne sont que des petits soudards idéologues autant de soulards ivres de mots ronflants et tout juste capables d'agiter le chiffon "rouge"…avant de rafler la mise à leur profit quand la bise vient après la brise des utopies brisées.

Ce qu'il leur reste de "progressiste" consiste alors à faire peur avec ces gros mots d'extrême droite et de conservateurs ; extrême gauche et macronistes se font une joie d'amalgamer néonazis identitaires patriotes ne voyant par exemple que des suppôts d'Adolf parmi les protestataires allemands voulant venger l'assassinat d'un des leurs par des "déséquilibrés" (venant de l'islam et non pas des adeptes de "Luther" en effet) alors que ces néo-nazis ne sont qu'une poignée à Chemnitz (mêlés à des hooligans) à adopter ces comportements de chasse aux migrants qui existaient d'ailleurs dans le sud de la France à la fin du 19ème siècle à l'encontre des journaliers italiens au moment des vendanges; c'est de la xénophobie pas du racisme, tout comme aux USA où quelques adeptes nazis s'approprient le drapeau des Confédérés, beau prétexte pour les anti-fa de tous pays de rugir alors qu'ils alimentent les tensions en répandant partout un climat d'intolérance lorsque l'on ne partage pas leurs idées (BDS compris).

Mais d'un autre côté la fronde qui vient se doit de faire des propositions susceptibles de la constituer durablement. Les mesures danoises pour une intégration musclée, décriées par la bobosphère utopiste, sont par exemple une bonne base de travail pour en effet casser "vraiment" les ghettos. 

En matière économique si l'on veut voir surgir des Google, Amazon, Apple, Samsung, Sony, Facebook, il faut revoir la copie : le fait que les petites et moyennes entreprises soient surtaxées pour alimenter le plus gros des cotisations sociales fait que les plus grandes s'en sortent par l'optimisation, tandis que les petites, passées le stade "sympa" de la "start-up", végètent ou se vendent s'empêchant de devenir des ETI (établissements de taille intermédiaire) de peur que les impôts de production (avant tout bénéfice) et les effets de seuil plombent leur activité.

Tant que la technocratie marxisante et pseudo-colbertiste fera de l'impôt une punition (par sa progressivité absurde) plutôt qu'un outil de solidarité comme l'impôt à taux unique (ou proportionnel) la Collectivité nationale ne pourra pas engranger les moyens d'une réelle politique publique de type mixte au sens de négocier des partenariats avec le privé de telle sorte que les secteurs stratégiques comme l'enseignement (recherche comprise) la santé, la protection sociale (retraites y compris) la défense et la police puissent être revalorisés durablement.

C'est ce que certains attendaient du gouvernement Macron, mais celui-ci, incapable de trancher au sein de ses "en même temps" a plutôt emmêlé la pelote des réformes ci-dessus jusqu'à s'y empêtrer tant il laisse faire la technostructure lui proposer des micro-réformes au rabais et au rabot (baisse des APL, réduction du nombre des fonctionnaires) alors que là n'est pas l'essentiel ; il s'agit plutôt de faire confiance aux citoyens, de réellement inventer une démocratie participative horizontale, ce qui va à l'encontre des intérêts de la technostructure, sauf que cela  permettrait par exemple aux fonctionnaires désireux de jouer le coup d'avancer au mérite et non plus à l'ancienneté, d'aider à la propagation et la réussite des autonomisations de gestion et d'initiative dans les régions et communes déjà entamées par d'innombrables associations (les "faiseux" d'Alexandre Jardin) le tout sous contrôle bienveillant de la Cour des Comptes et du Sénat ; l'Assemblée Nationale devant elle exclusivement s'occuper des affaires européennes et mondiales, ne perdant par exemple pas de temps à attendre une réforme de l'UE (gangrenée par la technostructure ne voyant les citoyens uniquement en consommateurs) alors qu'il faut s'activer plutôt à élaborer des accords bi/tri/nationaux comme le font les USA et l'UK (May danse peut-être mal mais ses projets ambitieux d'investissements en Afrique ne sont pas des paroles en l'air).

On le voit, il y a de quoi faire pour de réels "faiseux" ce qui serait là l'étoffe de la Fronde à venir : les citoyens agiraient sur les trois niveaux "en même temps" constituant la cohésion sociale : la Démocratie (les libertés renforcées) la République (le bien commun modernisé et solidifié) la Nation (les droits acquis et les devoirs réactualisés).

Mais qui, quelle(s) force(s) pour porter cette Fronde là ?…


28 août 2018

Le départ de Hulot:la démagogie en rade

Comme il n'a pas pu imposer sa dictature (même molle) alors il s'en va…vers 2022 sans doute paré de la tunique du prophète incompris…Que propose-t-il du haut de sa prétention irritée sinon l'hyper-frugalité calorifique ou la régression moralisante confondant juste lutte contre les gaspillages et la pollution, et lutte, de moins en moins latente, contre le mode de vie "occidental" c'est-à-dire basée sur le plus de confort (électricité en continu,  robots divers, climatisation, refus de cohabiter avec des fauves…) la preuve de cette régression conceptuelle se personnifiant dans la lutte contre le nucléaire alors qu'il ne produit pas ce CO2 diabolisé, au dire d'un expert de la question (François Gervais) et pourtant si nécessaire à la végétation créatrice d'oxygène! Où l'on voit bien que le but n'est pas d'améliorer, réformer, aller plutôt vers la qualité, le haut de gamme, mais d'empêcher d'y arriver en forçant à aller sur le chemin inverse des retraites frugales mais qui elles ont le mérite d'être choisies et non pas imposées par un purisme des plus totalitaires.

Car Hulot c'est la la version soft de la deep ecology qui veut au nom d'une catastrophe millénariste annoncée non pas énoncer une juste critique du quantitativisme de la consommation de masse, mais supprimer celle-ci sans autre alternative que la restriction ou un "bio" peu à même de nourrir plusieurs milliards d'individus ou alors le fait de réprimer les naissances (par la culpabilisation) comme l'on cherche à supprimer la voiture au lieu de mettre à niveau des transports publics par exemple le train qui a été laissé à l'abandon vu l'état déplorable de son réseau en France.

"On" a préféré par exemple depuis vingt ans augmenter les embouteillages en supprimant/réduisant des voies automobiles au lieu d'attendre que la modernisation des réseaux transversaux et intermodaux puisse désengorger par le contournement rapide la polluante traversée des métropoles pour passer d'est en ouest du sud au nord ; on refuse également d'investir suffisamment dans l'hydraulique (marin compris malgré les inconvénients) au profit d'un éolien et d'un solaire encore incapables d'emmagasiner suffisamment l'énergie produite et qui de toute façon ont rendu l'électricité bien plus chère alors que l'inverse avait été promis.

Ne parlons pas enfin du silence assourdissant autour de l'abattage rituel sans étourdissement qui ne soulage évidemment en rien la souffrance animale alors que rien n'est fait ou si peu en France (au contraire de la Belgique) tandis que les mêmes puristes se battent pour introduire loups et ours pourtant bien dangereux et défendent la volonté de certains peuples premiers en Amazonie de ne pas ouvrir leur société alors qu'ils l'imposent à l'excès en Occident, taxant d'extrême droite toute critique à cet égard.

Hulot incarne toute cette lancinante oppression qui veut faire passer la frugalité, l'obligation de vivre sans frontières pour le summum du raffinement alors qu'il s'agit d'une fuite en avant dans l'utopisme mère de toutes les régressions comme il a été vu sous le communisme et le nazisme aujourd'hui sous l'islam lorsqu'il est unique source de lois.

Bon vent.


25 août 2018

Le « déséquilibre » atteint aussi nos « bien-pensants

Ils ne peuvent en effet supporter l'idée que leur si bel islam ayant paraît-il civilisé une Europe barbare, professé sur un ton docte à longueur d'ondes et d'imprimés, puisse être semblable à celui qui s'empare de l'esprit de ceux qui s'en parent avant d'assassiner ; aussi s'empressent-ils de les qualifier du terme de "déséquilibre" qui n'a pourtant rien de "psychiatrique" : tout ceci ayant été dilué voire même disparu (parallèlement à la notion de "crime") dans les confins de l'anti-psychiatrie et de l'approche chimique.

David Hume en son temps avait pourtant prévenu dans Les essais esthétiques qu'il est possible de faire un contre sens dans l'interprétation des discours "généraux" :

" (…) Les admirateurs et les adeptes du Coran insistent sur les principes moraux excellents qui [s'y] entremêlent (…) Suivons sa narration, et nous aurons tôt fait de découvrir qu'il accorde ses louanges à des cas de trahison, d'inhumanité, de cruauté, de vengeance et de bigoterie tels qu'ils sont entièrement incompatibles avec la société civilisée. Aucune règle constante de droit ne semble être suivie là, et toute action est blâmée ou louée, en tant seulement qu'elle est bénéfique ou pernicieuse aux vrais croyants. (…)" (Deuxième partie, Art et psychologie (1742) 1974, Paris, éditions Vrin, p.81, de la norme du goût, tromperie du discours général, second paragraphe). 

Mais qui sont les "vrais" croyants ? Un dilemme qui trouve sa réponse ces temps-ci à coups d'acide et d'attaques aux couteaux, à la voiture bélier, aux interdictions latentes faites aux femmes de sortir seules, surtout habillées légèrement…

Cette contorsion dans la réalité des mots agit d'autant mieux aujourd'hui qu'elle est formatée par la normalisation hygiéniste voyant d'abord en chaque être humain un corps en souffrance potentielle (dont le principe de précaution serait devenue l'unique boussole bien qu'elle soit aussi à géométrie variable…) ; ce qui réduit  rêves et délires (au sens grec de s'élever par et dans l'Absolu) à des "frustrations" ; de même que ce désir de se sentir appartenir à plus grand, plus ancestral que soi telle que la culture de sa Nation au sens d'être pétri et bercé par ses contes et légendes ses espoirs aussi de pouvoir grandir en elle (comme l'explique Liah Greenfeld).

Toute cette trame qui tresse la chair humaine a été "dé(cons)truite" comme étant autant de "préjugés" (comme si l'on devait tout redéfinir à chaque instant) et remplacée pour ce faire par une guimauve pseudo-scientifique de plus en plus débitée par I.A (intelligence artificielle) ou son équivalent provisoire la culture désormais comme une sorte de collection Arlequin puissance mille où l'on raconte donc l'islam comme un gentil conte des Mille et une Nuit épris de paix et d'amour, ce qui agit aussi comme "opium" ou cette nostalgie diffuse du monde ancien, rude mais raffiné, supposé résistant de fait à la standartisation des désirs (critiquée mais adulée en "privé") tout un ensemble qui fait pression sur les adeptes, les plus sensibles (ce qui ne veut pas dire les plus fragiles) de cette "religion" ouvertement anti-moderne (ne serait-ce que la liberté et l'égalité) et dont la particularité ces temps-ci semble bien être la seule tout de même à servir de légitimation aux assassins.

Car il est bien curieux, et les partisans du refus absolu de tout "fait divers" (minoritaire par définition selon eux) devraient s'en étonner, que la grande majorité des "déséquilibrés" s'étant transformés en assassins l'ont légitimé par l'islam et non par un autre discours religieux… Il n'y a pas de crédits pour répondre à cette question, désolé, débloquez quelques millions et sur la base d'une enquête exhaustive étalée sur plusieurs siècles vous verrez bien que les "quelques" tués d'aujourd'hui pèsent peu face aux hécatombes passées…

Certes, mais ne peut-on pas se préoccuper d'aujourd'hui plutôt en observant que cette violence au quotidien n'arrive pas dans tous les pays, plutôt parmi ceux qui développent une pratique réduisant le désir d'imposer sa vision à un déséquilibre alors qu'il s'agit d'une pulsion "normale" au sens où tout être humain veut voir s'afficher ce qu'il croit au sein des comportements environnants, et lorsque ces derniers n'y correspondent pas la tentation est grande de les éliminer, mentalement ou en s'éloignant en majorité.

Mais certains n'ont pas cette "tolérance" (mot ambigu comme les maisons du même nom) ce que ne comprennent pas les puissants du moment avides de (se) rassurer en affichant avec empressement un tout autre réel sur le réel vécu ; n'est-ce pas là le plus grand "déséquilibre" qui soit ou comment supprimer effacer nier ce qui ne correspond pas au réel admis et par là assumer à terme sa propre disparition, voire la désirer, ultime souhait tant son vertige est définitif en ouvrant ainsi au contraire indépassable?…

Ce n'est donc même plus du suicide qui nécessite de se débrouiller pour y arriver, mais le fait de demander à consommer sa propre mise à mort, un suicide assisté, comme dans Soleil Vert, sans qu'il soit bien sûr remboursé par la Sécurité Sociale, la bio-éthique est ainsi sauve.


17 août 2018

L’Afrique du Nord toujours sous tyrannie arabo-islamique

Les idiot(es) (in)utiles du (post) tiers-mondisme qui continuent de passer avec armes et bagages (les fameux "porteurs de valise"en modèles) dans le camp arabo-islamique depuis des décennies en France et en Occident (exclusivement, il n'y en a guère ailleurs) ont l'habitude de dire que l'état déplorable de l'Algérie par exemple serait toujours lié aux conséquences de la colonisation française, près de soixante après, (alors que celle-ci n'a duré pourtant qu'un dixième du temps de la colonisation musulmane si l'on prend les choses depuis le 7ème siècle) ayant développé la plupart des bâtiments des centre villes historiques et beaucoup des infrastructures qui tiennent d'ailleurs encore debout; sans parler de l'amélioration des conditions générales dont le recul de la mortalité infantile boostant la démographie autochtone (comme le relataient déjà les statistiques dès le début du 20ème siècle) alors que cela aurait dû être le contraire, cherchez l'erreur….

C'est que la colonisation arabo-musulmane encore en place (merci à De Gaulle et son ami le roi du Maroc) a besoin de boucs émissaires pour cacher son insuffisance de plus en plus dangereuse, ce qui pousse nombre de "jeunes" à tenter de s'expatrier tout en véhiculant pour la plupart une idéologie raciste et sectaire mettant au pilori, femmes, berbères, juifs, chrétiens, toutes ces catégories violemment réprimées au quotidien aussi bien en Algérie qu'au Maroc (en Égypte, en Turquie aussi de nos jours d'où l'actuelle tension avec les USA) ne serait-ce que des blogueurs kabyles comme Merzoug Touati qui a pris sept ans en appel pour avoir interviewé (en arabe pourtant) un diplomate, ancien militaire, israélien, ou encore l'arrestation de l'Amazigh Salim Yazza dans les Aurès sans parler des dizaines d'arrestations dans le Rif marocain depuis deux ans.

Il y a là une cécité volontaire quasi absolue des néo-porteurs de valise qui hormis quelques exceptions n'ont de cesse de cultiver leur silence coupable à cet égard alors que la moindre incartade israélienne est clouée au pilori. Et pourtant plus les choses s'aggravent de ce côté de la Méditerranée plus les tensions vont s'accroître en France, en Belgique, aux Pays-Bas, en Espagne, Allemagne, Scandinavie, Canada, principaux pays visés par la crise endémique nord africaine où l'on observe des phénomènes complètements paradoxaux comme des désirs certains de se protéger de la dictature arabo-islamique tout en épousant les valeurs universelles favorisant le développement humain ou à l'inverse de vouloir imposer sa manière de vivre sous le joug islamique telle cette musulmane en Suède qui a réussi à faire condamner un employeur alors qu'elle refusait de lui serrer la main préférant la mettre sur son coeur et pourtant elle aurait fort bien pu faire les deux respectant ainsi aussi la tradition du pays d'accueil (conformément d'ailleurs à certains principes coraniques); de tels comportements ne peuvent évidemment que renforcer l'idée qu'elle n'a rien à faire là, et traiter cette réaction de raciste n'est que prendre l'effet pour la cause car, tout de même, refuser de serrer la main n'a rien de culturel et tout de méprisant, malgré le sourire affiché, voire de raciste…

Le rouleau compresseur arabo-islamique fonctionne en réalité très bien: migration pour des raisons économiques en majorité liées à la gabegie du régime en place, avec le soutien, irresponsable, des gouvernements occidentaux, puis organisation larvée (non structurée nécessairement sauf en Suède dernièrement) d'émeutes (doublée aujourd'hui d'attaques au couteau) pour exiger en échange d'un retour au calme (provisoire comme avec le Hamas) de plus en plus de superstructures régies selon la loi islamique (mosquées, centres divers, exemptions…) ; et comme la plupart des Autorités occidentales sont encore dominées par l'idéologie néo-léniniste soutenue par le lénifiant post-christianisme personnifié dans sa version catholique via l'actuel Pape (ne parlons pas du protestantisme classique en complète décomposition, supplétif de l'idéologie multiculturaliste pro islamique) les idéologues musulmans expansionnistes sont toujours gagnants à tous les coups : ils permettent à leurs ouailles de se soustraire de plus en plus aux traditions d'accueil (ne serait-ce que suspecter vicieux tout regard masculin, aidés en cela par le néo-féminisme relativiste), en attendant les exceptions législatives à venir ; sauf que, au lieu de réagir, les gouvernements occidentaux courbent l'échine, diabolisent les critiques, en les comparant au nazisme (le summum étant atteint aux USA, des démocrates montrant des camps d'extermination où l'on séparait les genres pour condamner la méthode d'emprisonnement des clandestins)  voire accélèrent leur modèle multiculturaliste et relativiste nihiliste qui au contraire accentue les divisions et les rejets telle cette loi officialisant un troisième genre en Allemagne ce qui va servir de matrice pour obliger dès le plus jeune âge à la fabrication "in" de "neutres" autre mot pour monstres de foire que l'on fabriquaient autrefois pour amuser la Cour d'Espagne comme l'avait dénoncé Victor Hugo dans l'Homme qui rit : on enfermait des enfants trouvés ou kidnappés dans des tonneaux pour les empêcher de grandir ce qui en faisait des nains, aujourd'hui on enferme les enfants dans les modèles de "pan-sexualité" s'ils veulent réussir dans les circuits déjà dominés par l'idéologie "trans", ce qui est pain béni pour les idéologues islamiques arguant à juste titre qu'ils n'ont guère envie de voir leur progéniture être matricé ainsi d'où la demande croissante de structures propres; idem pour certains groupes juifs religieux (ou pas) il n'y a guère que l'enseignement catholique qui se plie à l'injonction, ses cours d'histoire au collège étant déjà emplis de textes encensant la glorieuse histoire islamique, pourquoi ne pas les remplir également de la glorieuse histoire LGBT en train de s'écrire?…Certains protestants non évangélistes ayant eux franchi le pas depuis longtemps.

Les récentes arrestations en Russie d'opposants mobilisent, mais guère ceux en Afrique du Nord, en Arabie, qui luttent pourtant pour la même liberté, pourquoi ?

N'est-ce pas là la preuve par excellence d'une soumission volontaire opérée par une grande part de l'intelligentsia devenue désormais le cheval de Troie de l'Alter-islam cette congruence idéologique entre le néo-léninisme, la dégénérescence écolo-féministe, et le national islam raciste et totalitaire ?… Cette congruence n'étant pas fortuite, le néo-léninisme et l'écolo-féminisme étant d'essence totalitaire prônant l'édification d'une nouvelle "race" métapolitique cooptant ses membres s'ils passent sous les fourches caudines du trans, du multi, du sans, de l'anti-américanisme et anti-russe primaire, sans oublier la mise au ban d'Israël et du christianisme des origines…


13 août 2018

L’idéologie rend aveugle et méchant

Il ne semble pas qu'il faille attaquer ad hominem les idéologues parce que cela les renforce dans leur connerie et méchanceté et plus embêtant cela aveuglent certains de leurs partisans qui à force de réalités évidentes commencent à se détourner d'eux.

Il faut plutôt démontrer l'inanité de leurs "arguments" pour la plupart écartés depuis longtemps par l'approche scientifique sérieuse à commencer par la prédominance de la pression du milieu qui mécaniquement produirait délits et meurtres: à ce compte là les rues des quartiers les plus misérables seraient des coupe-gorge, les huit à treize millions de "pauvres" en France seraient dans les rues à assaillir le bobo, ce qui n'est guère le cas, en effet, tout est "tranquille" oyez oyez mais ce parce qu'il faut un facteur déclenchant pour aller à l'acte et ce facteur est à chercher dans la psychologie et elle-même va puiser ses permissions dans les cadres culturels propres au groupe dans lequel est inséré le criminel supposé.

Dans ces conditions, et même si la généralisation n'est pas de mise, il apparaît des congruences de facteurs comme l'on dit dans la science non idéologisée établissant des corrélations non fortuites entre passage à l'acte profil psychologique et modèle culturel.

Or, les idéologues actuels, issus du léninisme et de l'anarchisme nihiliste en sont encore à ressasser les erreurs post-lamarkiste sur la prépondérance du milieu qu'un Bourdieu a tenté de mettre sous statistiques avec une méthode qui a été réfutée dès les années 20 par Russel, Whitehead, Popper, dans la mesure où elle cherchait à l'exhaustivité des facteurs avant toute qualification alors qu'il n'est par exemple guère besoin de comptabiliser tous les corbeaux pour établir la probabilité qu'ils soient pratiquement tous de couleur noire…

De même, concernant les récentes attaques au couteau, point n'est besoin de chercher à l'exhaustivité des facteurs si l'on sait que les présumés coupables répondent au moins à ces deux facteurs principaux que sont le profil psychologique et le cadre culturel qui le légitime en occurrence pour ces attaques l'islam dont nombre de passages justifient voire encouragent un tel passage à l'acte.

Idem en économie où la richesse actuelle est moins produite par la domination clanique et tribale comme au temps de Crésus et bien plus par un système conflictuel de compétences mondialisées, de capacités à avoir de l'autorité charismatique, managériale, et savoir décider souverainement (est souverain celui qui décide de la situation exceptionnelle rappelle Schmitt)soit trois facteurs au fondement de toute structure (ou stratification) sociale.

Or il s'avère que lorsque les groupes à leurs commandes périclitent déclinent refusent l'accès aux nouveaux entrants, substituent le rapport de forces à la coopération, sont en perte de vitesse, refusent l'innovation, bref, s'accrochent à leur héritage et privilèges tous ces facteurs en se corrélant forme crise politique ce qui nécessite alors de les contester d'où la fonction évolutive indispensable du facteur conflictuel comme l'avait bien vu Machiavel (reprenant Platon dans son Politique) lorsque le premier voyait dans le conflit (par exemple dans son Discours sur la dernière décade de Tite Live) un élément positif pour consolider et faire avancer la République ce pivot qui permet au demos (populo, bourg/eois, rappelle Weber) de faire (la) Nation ; Platon rappelait lui au peuple que s'il observe le capitaine les porter vers les récifs il faut l'éloigner de la barre, idem pour le médecin aux potions sans effet…

D'où la nécessité de ne plus nommer ces idéologues qui au fond depuis Lénine n'ont rien produit de consistant, même pas Foucault qui a réduit la notion de pouvoir à celle de domination, répétant ici Marx et Marcuse, oubliant l'autorité charismatique et la capacité de décider qui légitiment l'obéissance à la loi ; même Deleuze ne fait pas le poids; il a certes réhabilité Bergson contre Sartre avec le primat du spirituel (de l'intention)dans l'acte de matérialisation, mais ce en s'en servant pour des expérimentations sordides (Masoch) et terroristes (Brigades rouges, Autonomes, avec Guattari) tout en se lamentant que le communisme soviétique n'ait pas pu dominer toute la terre, revenant au fond à l'Idée (léniniste) d'une tyrannie totale, force à l'état pur, celle qui "donne" la mort à ce qui ne se soumet pas, cette donation faisant tant jouir Derrida et Lyotard, où l'implosion généralisée de toute raison (sens) au profit du ni-ni, du sans, du trans perpétuel (si b alors a, si a alors b lénifiait Lyotard) déjà repérable chez Blanchot et Bataille, leurs maîtres (mètres diraient Barthes, Lacan…).

Ces idéologues sont semblables à l'équipe du Titanic qui voyant à l'horizon un iceberg ne le sondèrent que comme un fait divers de plus, sauf que la brume se dissipant…une montagne parût mais trop tard pour l'éviter. Aussi les nommer leur donne de l'importance les renforce dans l'idée qu'ils ont une fonction, il suffit de lire les tweets pitoyables suivant cette rixe entre gens du voyage et jeunes délinquants nord africains pour y lire le degré zéro de leur "pensée", même pas une once de réflexion démonstrative, rien, seulement des propos de fin de soirée, fin de partie lorsque le maquillage s'en va et l'illusion s'évaporent. Reste l'iceberg. Du Réel qui vient.

Du moins si Godot ne cherche pas à le retenir, en vain.

Il ne faut plus se perdre en polémiques inutiles, les ignorer, autant qu'ils le font d'ailleurs, sauf que… si le courant devient trop puissant alors ils font appel à la justice en bons "trouillards" ou bien lâchent leurs milices nihilistes sans d'ailleurs que la maréchaussée ne bouge trop, tels ces Suisses qui se firent massacrer aux Tuileries en août 1792 faute d'ordres adéquats, Louis XVI leur demandant de déposer les armes, De Gaulle réitéra le même ordre en 1962 laissant 150.000 harkis sur le carreau pour les égorgeurs au couteau (déjà), égorgeurs payés par les nassériens pro-nazis et les wahhabites (déjà), bis repetita même si comparaison n'est pas raison (surtout pour Louis XVI) au fond…de quoi ? Telle est la question devant nous, qui "nous" ?… En tout cas faisons en sorte que les idiot(es) utiles deviennent inutilisables.


12 août 2018

Israël Etat-Nation du peuple juif

L’identité, celle d’un individu ou d’une nation, supporte, moins que toute autre dimension de l’existence, le mensonge ou le non-dit. Tromper est délictueux. Se tromper est suicidaire.

La ‘’LOI FONDAMENTALE : ISRAËL COMME ETAT-NATION DU PEUPLE JUIF’’, proposée par le député Avi Dichter (Likoud)[1] et adoptée récemment par la Knesset (Parlement) à une large majorité, a eu selon moi l’insigne intérêt de rappeler Israël à sa réalité : une élite médiatique et politique d’Europe occidentale toujours plus hostile, une élite médiatique et politique de la gauche israélienne toujours moins patriotique, des dirigeants arabes forcés de jeter leurs derniers masques, des autorités qui savent moins que jamais ce qu’est la communication, et heureusement un peuple, qui avec ses tripes, son sang, et sa détermination rappelle à chaque instant, à tous les précités, les fondamentaux, à commencer par la Déclaration de l’Indépendance.

La décision d’annoncer dès la fin de du mandat britannique la création de l’Etat d’Israël le 14 Mai 1948, à l’initiative de David Ben Gourion qui dut vaincre beaucoup de réticences parmi les siens, avait pour but, et cela est très clairement exprimé dans la Déclaration d’Indépendance adoptée ce jour-là, un Etat juif, en conformité avec la décision de l’ONU de Novembre 1947. Un Etat juif, non un Etat bi-national, non un Etat arabe, ou un Etat druze ou encore circassien… Selon cette même décision de l’ONU, les Arabes auraient pu créer aussi leur Etat, mais ils ne le voulurent pas. Pour eux, Israël était illégitime et devait disparaitre d’une manière ou d’une autre, un jour ou l’autre. Nombre de dirigeants arabes et musulmans ont prophétisé la chose, (et continuent de la prophétiser), mais la chose ne s’est pas réalisée. Au contraire, les guerres ou les harcèlements terroristes n’ont fait que renforcer ‘’l’entité sioniste’’. Mais plutôt que d’avouer qu’ils ont été bernés par de faux-prophètes, la majorité des Arabes et musulmans continuent de se laisser gouverner par la même obsession : faire disparaitre Israël.

Quiconque ignore ou refuse de prendre en compte cette donnée (massive) du passé et du présent, ne peut rien comprendre à Israël, qu’il soit étranger ou… israélien. Et mis à part de faire ressortir le véritable enjeu que représente l’existence d’Israël, cette Loi a eu l’immense mérite de débusquer, de démasquer, de révéler.

Depuis De Gaulle, la France suivie par l’Europe de l’Ouest (avec un bémol pour l’Allemagne encore bridée pour quelques années par sa mauvaise conscience) est devenue arabophile, islamophile, et  israelophobe. Le pétrole valait toutes les trahisons[2]. Et aujourd’hui, cette Europe qui s’autodésignait il y a quelque décennies ‘’le monde libre’’, va jusqu’à tenter d’aller à l’encontre des lois économiques du marché pour voler au secours des dictateurs iraniens ! Les démocrates iraniens apprécieront. Mais ce n’est pas la seule raison, puisque l’idéologie s’en mêle aussi (sans parler de cette judéophobie tapie au plus profond de l’imaginaire chrétien originel, mais qui reste le carburant primordial de l’antiisraelisme, malgré l’athéisme proclamé des élites).

Sous la poussée des courants dits ‘’postmodernistes’’ et se voulant ‘’de gauche’’, la notion de citoyenneté tente d’évincer celle de nationalité[3]. D’aucuns aimeraient transformer l’Europe, dans un premier temps, en une bouillie humaine où les valeurs identitaires se dissoudraient au profit de la seule citoyenneté : l’égalité deviendrait l’unique critère de la nouvelle identité supranationale, faisant fi ainsi des origines ethniques, religieuses, culturelles, philosophiques, linguistiques, symboliques, considérées désormais comme des valeurs ‘’de droite’’, voire ‘’fascistes’’, le tout résumé dans ce mot affreux de nationalisme… Ces postmodernistes auraient été plus convaincants s’ils avaient tenté de commencer par convaincre… justement les porteurs de ces identités nouvellement apparues sur le continent européen, provenant pour l’essentiel, par le biais des immigrations massives du monde musulman, ces dernières décennies. Or s’il est bien un endroit où l’on ne veut à aucun prix abandonner son identité, ses valeurs  religieuses, culturelles, philosophiques, linguistiques, symboliques, c’est bien le monde… musulman, qui depuis les années 70 a ravi au nationalisme arabe son leadership, et dont le totalitarisme n’est désormais contenu dans certains pays que par la force des armes (Egypte et Algérie, notamment).

Et donc faute d’avoir le courage intellectuel et physique d’affronter les citoyens musulmans pour les sommer de devenir de ‘’simples citoyens’’, sans signes distinctifs, autres que la couleur de la peau, et la forme des yeux ou des lèvres, les postmodernistes se sont donnés une proie plus facile : la population autochtone. Car elle au moins, éduquée aux 10 commandements toraïques et non au djihad, n’irait pas, même agressée, se venger avec un couteau ou une kalach. Ils lui demandent donc d’abandonner ses valeurs, son identité, c’est-à-dire ce que l’on appelle autrement ‘’la nationalité’’. Les postmodernistes ne peuvent qu’échouer comme toute théorie ou action qui ne tient pas compte de la réalité. Car leur tentative revient à vouloir déposséder le groupe majoritaire de son attribut fondamental. Le groupe minoritaire n’attendant que de devenir majoritaire, par la démographie et la terreur quotidienne conjuguée, pour imposer… son identité !

Mais accepter que la minorité se distingue par l’habit tout en demandant à la majorité de se dénuder, se nomme un marché de dupe, et ces représentants de la dernière mode des idiots utiles, bénis à ce titre par tous les chefs musulmans, dans leur grande majorité salafistes… !

Jusqu’à l’apparition des postmodernistes, il était convenu par tous que le groupe majoritaire imposait sa loi identitaire (drapeau, hymne, langue, récit historique, mythes fédérateurs, et autres symboles en découlant) à toutes les minorités. Parce que justement il était majoritaire. Donc en toute démocratie et en toute légitimité. Ce qui n’empêchaient pas, au contraire, qu’au nom de cette même démocratie les droits des minorités soient respectées et protégés… ‘’Respectés et protégés’’, c’est-à-dire bénéficiant des mêmes droits de citoyen : santé, éducation, travail, cultures spécifiques, liberté de culte, et même représentation politique, pour autant que ces minoritaires consentent aux attributs identitaires de la majorité, et paient aussi le prix du sang pour défendre la patrie.

Telle était et demeure encore (pour combien de temps ?) la loi en démocratie, c’est-à-dire hors de l’ensemble du monde musulman, Falestine  comprise, toujours aussi dictatorial qu’intolérant, où les chrétiens sont malmenés jusqu’à aujourd’hui, sort que veulent ignorer tous les postmodernistes du monde, d’une part car cela dérangerait leur narratif, mais surtout parce que cela démentirait l’essence même de leur démarche qui consiste, comme je viens de le dire, à renverser par un coup de force idéologique la légitime domination chez eux des majoritaires, et ce au nom d’une vision mythique de l’humanité et des peuples, qui, selon eux, seraient devenus indifférents à tous les attributs de la nationalité. Et ce alors que nous assistons au contraire, partout dans le monde, au réveil des nationalités qui se considéraient opprimées : tous les peuples de l’ex-URSS et de l’ex-Yougoslavie, les Basques, les Kurdes, les Amazighs (Berbères), et aujourd’hui les Catalans, pour n’évoquer que le bassin méditerranéen et son pourtour….

Hormis toutes les nombreuses raisons économiques, politiques et culturelles, de l’hostilité de l’Europe vis-à-vis d’Israël, la gauche médiatique et politique européenne ne pouvait évidemment que transposer à Israël le schéma mental du postmodernisme. Et ce d’autant plus facilement qu’elle n’avait qu’à s’appuyer sur les postmodernistes… israéliens ! Lesquels, avec un complexe de provincial, ont vite eu fait d’emboucher leur dogmatique qui venait à point pour réactiver le syndrome pathologique estampillé ‘’de gauche’’ et ‘’moral’’ plus vieux même que le nouvel Etat d’Israël de 1948, puisqu’il prit racine dès 1925 dans Brit Shalom, Alliance pour la paix, dont les membres fondateurs prestigieux[4], essentiellement des intellectuels venus d’Allemagne,  prônaient le rapprochement judéo-arabe et l’avènement d’un ‘’Etat bi-national’’ en vue ‘’d’une vie commune sur la Terre d’Israël, et ce dans un esprit de complète égalité des droits politiques des deux entités juives et arabes.

Leur plus grand adversaire fut David Ben Gourion. Et pour cause, toutes ses propres tentatives pour persuader les émissaires arabes, avec lesquels il maintint longtemps le contact dans les années 30, de constituer une Fédération avec les Arabes de Palestine et de Transjordanie, Fédération qui aurait préservé le droit des Juifs à vivre en Etat séparé, se heurtèrent au refus obstiné des dirigeants arabes, Amin el Husseini en tête[5]. Et ce jusqu’à dernière réunion de Londres en 1939, où malgré les bons offices de l’Angleterre, la délégation arabe rejeta une fois pour toute cette idée d’un Etat juif séparé où les Juifs seraient majoritaires, quelle que soit son étendue, et elle était minuscule à cette époque. Ce qui pour Ben Gourion signifia que les Arabes n’auraient toléré les Juifs, en bonne orthodoxie musulmane, que comme des dhimmis, mot qui demeure naturellement inconnu des toutes les gauches du monde, à commencer par les chantres de la gauche israélienne ‘’morale’’ que prétend incarner aujourd’hui l’écrivain David Grosmann.

Une partie même de cette gauche, incarné par le Meretz, qui n’a plus rien à voir avec le Meretz d’origine, lequel se réclamait malgré tout du sionisme, vient de rompre avec le consensus sioniste israélien, puisqu’il est désormais prêt à renoncer à tous les attributs de l’identité juive, pour favoriser l’avènement de ‘’l’Etat de tous ses citoyens’’ qui est aussi, comme par hasard, la revendication des représentants politiques des Arabes d’Israël, lesquels depuis quelques années se disent haut et fort ‘’palestiniens’’.

Cette formule, ‘’l’Etat de tous ses citoyens’’, devenu le mantra de tous les opposants israéliens et étrangers (ceux-ci finançant généreusement ceux-là) à l’Etat d’Israël tel qu’il est aujourd’hui, serait censé être la seule manière d’établir une complète égalité entre tous les citoyens d’Israël, juifs et arabes. On modifierait le texte de l’hymne national Hatikva, l’islam aurait le même statut que le judaïsme, on introduirait le récit de la Nakba dans les écoles et les universités, (narratif mensonger, faut-il le préciser, puisqu’il occulte 3500 ans d’histoire juive sur cette terre, comme le fait que les Arabes sont en partie les descendants des conquérants musulmans du 7eme siècle, l’autre partie étant arrivée tardivement de l’ensemble du monde musulman pour profiter du nouveau bien être créé par les sionistes venus d’Europe)… En un mot, les Juifs devraient renoncer à leur nationalité, pour qu’Israël devienne… démocratique !

Si cette dérive devait contaminer d’autres segments de la gauche politique israélienne, alors s’effacerait effectivement toute différence avec les partis politiques arabes, prélude à l’inclusion de la gauche israélienne dans le parti de ‘’l’Etat de tous ses citoyens’’, autant dire de sa disparition totale, issue qu’elle semble ne plus être en mesure d’empêcher, son problème n’étant pas qu’elle n’a plus de dirigeant d’envergure, mais qu’à force de jouer avec le feu des narratifs édulcorés, conjugués aux ambitions personnelles, elle n’a même plus de colonne vertébrale, à l’image d’une de ses leaders, la caricaturale Tsipi Livni.

Une telle dérive simplifierait d’ailleurs l’échiquier politique israélien si complexe aujourd’hui. En face du parti de ‘’l’Etat de tous ses citoyens’’, il n’y aurait plus qu’un seul autre parti, celui de l’Etat juif. Et l’on peut prévoir que dans les deux, l’on trouverait les mêmes composantes (certes en des proportions différentes) : Juifs, Arabes, ultra-orthodoxes, Druzes, Circassiens, etc….

Pour ce qui est d’aujourd’hui, et tant que le parti encore virtuel de ‘’l’Etat de tous ses citoyens’’ n’a pas pris le pouvoir, celui de l’Etat juif, fort de cette nouvelle Loi fondamentale votée démocratiquement par l’Assemblée du peuple en ce mois de Juillet 2018, ne devrait-il pas en tirer toutes les conséquences ? Pour moi, elles se résument en trois initiatives aussi nécessaires et urgentes que vitales, si l’on ne veut pas assister à l’inévitable dévitalisation de cette nouvelle Loi fondamentale, sous la pression de ses opposants, étrangers et israéliens.

1 – Expliquer, Expliquer, Expliquer[6]… Par tous les moyens de communication et par toutes les structures d’enseignement possibles. Expliquer les buts du postmodernisme. Expliquer la différence entre nationalité et citoyenneté. Expliquer qu’un Etat qui a une nationalité majoritaire n’est pas pour autant un Etat anti-démocratique, dans la mesure naturellement où tous les droits découlant de la citoyenneté sont respectés. Le fait de n’avoir pas expliqué cela, avant l’adoption de la loi, est une grave faute, notamment vis-à-vis des Druzes.

2 – Ces droits de la citoyenneté, définis plus haut, y compris à l’accès au Parlement et aux fonctions politiques les plus élevées, supposent évidemment l’observation stricte des devoirs du citoyen : défendre son pays, ses valeurs et ses symboles. Or force est de constater qu’en Israël, toutes les minorités ethniques ou/et religieuses, fortes de leurs propres identités respectées font preuve de loyauté, et notamment les Druzes et les Bédouins, sauf… les Arabes, essentiellement musulmans (puisque les Arabes chrétiens, en voyant ce qui se passe dans les territoires de l’Autorité palestinienne, comme dans le reste du monde musulman, commencent à comprendre sans encore oser trop le proclamer ce que deviendrait leur sort si l’Etat juif venait à disparaitre).

En effet, les 4 partis arabes actuels (où se retrouvent mêlés islamistes et communistes !) se sont coalisés sur une plate-forme qui contredit frontalement tout ce qui constitue l’identité de l’Etat juif : Israël, comme occupant illégitime de la Palestine, retour des 5 millions de descendants des réfugiés de 1948 dans les villes de leurs grands-parents ou arrières grands-parents, la Naqba comme récit fondateur, revendication de l’identité ‘’palestinienne’’ depuis ces dernières décennies (pourtant refusée par tous les dirigeants arabes, avant l’Etat d’Israël de 1948 et ce jusqu’au début des années 60), refus des symboles d’Israël (les députés arabes décorent leurs bureaux au sein de la Knesset avec des drapeaux… falestiniens !), et enfin solidarité totale avec les forces et les dirigeants politiques falestiniens, en permanence consultés, voire aussi conseillés. A tel point que l’on peut dire que cette coalition arabe se pense et se veut un Cheval de Troie, au vu et au su de tous, considérant sans doute que les territoires qu’elle occupe, physiques et symboliques, sont déjà des territoires libérés… en attendant le reste, ce qui explique leur refus proclamé, lorsqu’on leur demande s’ils rejoindraient un nouvel Etat palestinien.

Cet état de fait ne serait toléré par aucun Etat dans le monde. Et ne devrait plus l’être par Israël, sauf à faire de cette Loi sur la Nation, une simple palinodie.

3 – En l’absence de Constitution, les diverses Lois fondamentales en faisant office, ne serait-il pas convenable de faire suivre cette Loi de la Nation d’une Loi sur les Minorités ? Cette Loi qui préciseraient les droits de toutes les minorités, mais aussi leurs limites, rassureraient toutes les minorités loyales, mais aussi contraindraient, jusqu’à la possible déchéance de la nationalité israélienne, tous les citoyens minoritaires déloyaux qui démonstrativement remettraient en cause les attributs de la souveraineté du peuple juif, ou pire, qui pactiseraient avec les ennemis d’Israël, c’est-à-dire avec ceux qui portent atteinte à son intégrité physique ou morale.

Israël est à la croisée des chemins. Soit conformément au vœu de son peuple et de préférence par un referendum, elle fait respecter sa souveraineté vis-à-vis de ses ennemis, extérieurs ou intérieurs, qui chaque jour l’agressent par des roquettes, des ballons incendiaires qui anéantissent ses récoltes et ses forêts, ou l’assassinent avec des voitures béliers ou de simples couteaux… Soit elle deviendra nolens volens un Etat dhimmi avant l’heure. Les déboires de la loi qui devait règlementer le niveau sonore des appels à la prière dans les quartiers mixtes durant la nuit en est déjà un signe éloquent : non seulement elle n’a pu être votée, mais les islamistes qui en Israël comme dans les pays musulmans, ont évincés tous les modérés des comités de gestion des mosquées, ont quasiment doublé le niveau sonore durant toute la journée, comme par exemple n’importe quel habitant de Jaffa peut en témoigner, et ce avec l’intention claire d’occuper… l’espace physique et symbolique. Et ce qui partout dans le monde ne saurait être qualifié autrement que de ‘’pollution sonore’’ est admis sans broncher par les autorités de Tel Aviv très soucieuses pourtant d’écologie, du moins en paroles. Au nom de l’Etat… de tous ses citoyens ?

Le 12 Août 2018

Jean-Pierre Lledo, cinéaste, essayiste.

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[1] ‘’Israël et la Loi de la Nation’’, Shmuel Trigano (http://menora.info/serpent-de-mer-de-legislation-israelienne/)

[2] Lire tous les livres de Bat Ye Or qui en fait la magistrale démonstration.

[3] Shmuel Trigano en a fait aussi la magistrale démonstration.

[4] Notamment les philosophes Martin BuberGershom Scholem, Hugo Bergmann,  l’historien Hans Kohnv, le sociologue Arthur Ruppin, l’agronome Haïm Kalvarisky,  Juda Magnes (président de l’Université hébraïque de Jérusalem)…

[5] Les Arabes, les Palestiniens et moi. (Editions des Presses du Temps présent, Paris, 1974)

[6] Lire  de Pierre Lurçat :  Comprendre le débat autour de la Loi Fondamentale  sur L’Etat-Nation, http://vudejerusalem.over-blog.com/2018/07/comprendre-le-debat-autour-de-la-loi-fondamentale-sur-l-etat-nation-par-pierre-lurcat.html

Written by Jean-Pierre LLEDO in: Libertés-LIDAC, Liens d'actualité | Mots-clefs :, ,

11 août 2018

Le mépris en guise de politique

Plus l'élite relativiste, carriériste, affairiste, uniformise, aseptise tout supposé écart par des "normes"infondées, mais érigées pourtant en rang de "valeurs morales" (comme le "droit à l'enfant" ou "le vivre ensemble même si vous ne voulez pas") et validées  par des "statistiques"arrangées, des "dormez tranquille braves gens", ou "circulez il n'y a rien à voir",plus cette élite, de plus en plus vulgaire, s'enfonce allègrement on le voit dans l'erreur l'impasse et le mensonge ; et plus elle s'énerve, plus elle méprise, s'irrite du manque patent de résultats (surtout en France) et plus elle engendre des comportements de plus en plus autoritaires, totalitaires, écartant, étouffant, toute voie dissidente, tant et tant, que cela en devient insupportable.

Des scientifiques éminents par exemple avancent que ledit "réchauffement ralentit" alors qu'une climatologue américaine, Judith Curry, se confie à Guy Sorman (pour le Point) en observant que sur le petit 1° de température en plus depuis cent cinquante ans, au moins la moitié aurait été accumulée avant la seconde guerre mondiale, soit bien avant la mondialisation industrielle, d'où la nécessité de trouver d'autres facteurs que la seule activité humaine…

De même, des faits dits "divers" comme des meurtres gratuits  suite à un regard ou à un différend que l'on aurait déclaré autrefois "signifiant" ou "symptomatique" d'une "tension" entre groupes sont aujourd'hui banalisés lissés sur cinq cent ans alors que le lien établi entre conditions sociales et crime de cette nature ne tient pas si ne sont pas étudiés également les autres facteurs comme les dimensions psychologiques et culturels en particulier le lien entre ces deux dernières ; ainsi l'on sait par exemple que le mépris pour le non croyant est au coeur de la culture islamique : tout non musulman est donc supputé ennemi qu'il faut repousser, ne pas fréquenter, et, le cas échéant, tuer s'il fait mine de se rebeller du moins lorsque l'on est en position de force comme c'est le cas en France où la justice est en miettes, le système pénitencier sous contrôle mafieux, l'enseignement à la dérive.

Au niveau mondial les choses s'aggravent dans divers pays toujours dominés par les sympathisants idéologiques de ceux qui qualifient aujourd'hui la France de pays "tranquille" en matière de crime (notion "détruite" on le sait) ce qui implique que la pression économique (et donc migratoire) va croître et à terme la pression guerrière: des pays comme la Turquie, l'Iran, le Venezuela préférant la fuite en avant dans l'affrontement tout en tentant de rassembler leurs derniers sympathisants dans les pays idéologiquement dominés comme la France, l'Allemagne, les USA (malgré Trump) et aussi dans instances internationales afin que les puissances ainsi dominées crachent toujours au bassinet comme le fait l'Autorité Palestinienne cherchant de plus en plus sa survie dans la confrontation généralisée.

Pendant ce temps la Chine avance ses pions en Afrique, mais joue également le pire (via la Corée du Nord également) en croyant pouvoir tirer son épingle du jeu dans le terrible affrontement qui est amorcé depuis le 11 septembre 2001 alors qu'elle sera emportée dans le tourbillon tant ses innombrables contradictions l'amènent vers l'implosion (idem pour le Pakistan); la Russie temporise, hésite à choisir son "camp", tant il est vrai qu'il n'y a plus de "camp" de "la" liberté comme à l'époque de Churchill, d'Orwell, et que l'élite relativiste et trans/post/humaniste n'a de cesse hystériquement de s'acharner sur ses failles autoritaires afin de masquer que la Russie et avec elle différents pays slaves refusent le devenir hygiéniste et eugéniste proposé par les nouveaux docteurs Folamour du "droit à".

Le côté absurde (l'Histoire avançant toujours par le mauvais côté paraît-il) étant que l'élite dominante actuelle soucieuse de "libération" des désirs s'est alliée avec les dominateurs islamiques imposant la soumission des corps ; ce que cherchent également les post-féministes voulant soumettre tout regard masculin (posé comme violeur en soi) alors que celui-ci reste en grande partie "insoumis" chez leurs alliés islamiques… Comprenne qui pourra le coeur (de l'Histoire) a ses raisons que la Raison ne connaît pas, aussi l'implosion avance la déflagration se fait déjà sentir, sa forme reste pour l'instant en état de larve…


10 août 2018

Le Réseau Liberté défend Eric Zemmour et la liberté d’expression


Toujours d'actualité en 2018..

10 juin 2010

Soutien à  Eric Zemmour et à  la liberté d'expression

   Signez la pétition  écrivez à  soutenirzemmour@gmail.com

 

 

Pétition de soutien à  ERIC ZEMMOUR

Pétition de soutien à  Eric Zemmour

1 550 signatures pour soutenir Eric Zemmour

 

 

Eric Zemmour est un journaliste et essayiste Français. Il défend la laïcité et l’assimilation républicaine.Nous estimons qu’en France nous avons le droit de poser les vrais problèmes conformément à  l’Article 1 de la déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen.Des associations ont déposé plainte contre Eric Zemmour : son procès débuterait le 29 juin 2010. La liberté d’expression est un droit fondamental en France. Soutenons Eric Zemmour : signez la pétition.

Ecrivez à  soutenirzemmour@gmail.com

 

Pétition en ligne sur le blog http://www.ceuxquisoutiennentericzemmour.over-blog.fr/

 

Les signataires :

 

Ariel ABECASSIS, Paris

Hilda Abisror

 

Alan Abiven, Paris 

 

Anne ABIVEN, Paris

 

Martine ABOT, assitante familiale, Tours

 

Jean-Claude Absil, Professeur certifié, Versailles,

 

Camille Aceres, Sames

 

Gaetan Achenza, directeur général, Déville les Rouen

 

Alexandre Ada, Chômeur et fils d'immigré italien, Bessan Herault

 

Charles Adam, Londres

 

Henry Afonso,  Président de l'Union Gaulliste

 

Philippe Agogué,Orléans,

 

Hector AIDAN

 

J-A L., Paris

 

Thibault Alapetite, Louveciennes

 

François ALBERT-BRUNET, DRÔME 

 

Claude Albrile, en invalidité, Brignoles

 

Bénédicte Alix-Tabeling, Paris 

 

Jean-Jacques Alex, Paris

 

Fabien ALIAS, expatrie en Australie, Pilote Professionnel

 

Hugues Alibert, Nantes

 

Jean Luc Algisi, adjoint de chancellerie, fils d'immmigré italien, Nantes 

 

Colette Alla, Pelissanne 

 

Louis Alla, Pelissanne  

 

Olivier ALLAIS, Saint Romain de Colbosc

 

Anne-Marie Allard, Chartres

 

Vincent Allard, Chartres

 

Claude Allart, retraité, Villers-Cotterêts

 

Jacqueline ALLIER-GIRAULT, ST-ZACHARIE

 

Claude ALTIERI, ostéopathe, Nice

 

Marie-Thérese Ambit, Tarbes

 

Michel Ambit, Tarbes

 

Henry D'AMBRA  retraité, BOURG lès VALENCE

 

Vincent AMBRE, Longuenesse

 

Franck AMBRE, Levallois Perret

 

Patrick Amiard

 

Patrice AMILHAT, La Verdière

 

Rudy AMSELLEM, étudiant, Nice

 

Didier ANDRE Saint Maur des Fossés

 

Gérard ANDRIEUX, Maire Adjoint à  Meyzieu, Rhône

 

Jean-François ANDRIEUX, ALBI

 

Fred Anger, Strasbourg

 

Michel Aniorte,

 

Frédéric ANTES, Perpignan

 

Pascale Antoine,enseignante,Rebecq,Belgique

 

Grazyna Antoine, opticienne, Pologne

 

Sylvain Antoine, chimiste, Pologne, 

 

Jean-Paul APAP, retraité, Nice

 

Brigitte Arensburg-March, Courbevoie

 

Giovanni Arieta,

 

Albert ARNAUD, docteur en médecine, Lyon

 

Eli d'Ashod

 

Michael ATTIAS, Tel-Aviv, Israel

 

Maxime Aubert, Calais

 

Marie-Jo Aubril, Auch

 

Frédéric AUBRY, Pau

 

Olivier AUPHAN, Nantes

 

Sébastien AUPHAN, CHAMBERY

 

Valérie Auphan-Marty, Nantes

 

Pascal B. La teste de buch

 

Jean-Claude Backe, ingénieur de recherches retraité, Sceaux

 

Jean-Paul Bagot, Toronto, Canada 

 

Michel BAIN, retraité militaire,POPIAN

 

Christine BALDO, Maisons-Laffitte

 

Laurent Baldo, Maisons-Laffitte

 

Christine Ballero, Neuilly sur Seine

 

Pedro Bandeira, caissier, Portugais, Dublin, Irlande 

 

David Barbaud, Directeur de Scolaria Excellence, Gisors

 

Gérard Barbillon, La Seyne sur mer

 

Eric Barcos, Directeur artistique, coordinateur France Bonapartiste, Gradignan

 

Robert Baron,  Châtillon

 

Maud Baron, photograveur retraitée, Châtillon

 

Isabelle BARRAI Argenteuil

 

Guillaume Barthelemy, Caen 

 

Cyril BARTHELEMY, Cadre de Santé, Lyon

 

Danièle Barthès, Poitiers

 

Nicole Bartoli, Beziers

 

Isabelle Bataille, mère de famille, Toulouse

 

Pierre-Jean Bataille, medecin, Toulouse

 

Corinne Bathelier, Genlis

 

Jean-François Bathelier, Genlis 

 

Astrid Baud-Roche, Adjointe au maire, president du syndicat interco Symagev, Présidente de la Mission Locale du Chablais

 

Pierre Baudry, Washington DC, USA

 

Loà¯c Baverel, Chômeur, Boulogne-Billancourt

 

Doris Bayle  Lyon

 

Jean-Marc BEAUD, Enseignant,  Nice

 

Christophe Beaudouin,

 

Jenny Beaumont Cappaert, Paris 

 

Julien Bédué, Artisan Maçon, Auch

 

Christel Beghain, Canet en Roussillon,

 

Guillaume Béard, Dijon

 

Pierre Belmontet

 

Karin BENDA, Lisieux

 

Yvette Beli, Boucre, Mayenne

 

Marianne Bellegrande  Paris

 

Marie-Alix BELLEUX, Lorris

 

Sylvie BELLOCQ, Informaticienne, Toulouse 

 

Bernard Béloir, Saint Pierre et Miquelon 

 

Marie-Odile Bênard, Paris  

 

Lucien Bénazéra PARIS

 

Benjamin Benchemoul, Paris

 

Gabriel Bendayan, Toulouse 

 

Cyprien Bénézet

 

Laurent Bénezet, Paris

 

Christine de Bengy Saint Cloud

 

Réda Benhameurlaine, Paris

 

Jean-Pierre BENICH

 

Jacques BENICHOU, Professeur des Universités, Praticien Hospitalier, Bihorel

 

France Benoît, Paris

 

Jean Marc Benoit, retraité, st Raphaël,

 

Jean-Bernard Benoist

 

Simone Benoist

 

Jean-Jacques BENSOUSSAN, Strasbourg

 

André Berda, retraité,Nice

 

Anne Marie BERENGUER, Toulouse 

 

Jean-Yves BERENGUER, Toulouse 

 

Fernand BERNAL, Bagneux

 

Mathias Bernard, Gérant d'un café, Miami, Floride

 

Bruno Bernhardt, Reims

 

Etienne Bersac, Paris

 

Patrice Bersac, Paris

 

Micheline Berset, Longuenesse

 

Benoit Bert, Boulogne-Billancourt

 

Thierry Bert, Les Avenières

 

Jean-Louis BERTHE, TARBES

 

Jeannine BERTHIER

 

Florence Bertillon, Boulogne Billancourt

 

Pierre Bertin-Hugault, Ecully

 

Gérard BERTUZZI, Trumilly

 

Louis-Marie Bès de Berc, étudiant, Paris

 

Claude Besnard, élu du Peuple Français, BollÄ ne

 

Laurent Besse, Toulouse

 

Nathalie Biaujout, mère au foyer, Cholet 

 

Béatrice Billard

 

Dr.Bruno BILLARD, Castelnau-le-Lez

 

François Biskup, Eaubonne

 

Jacques Biteau, Saintes

 

Jean-Paul Bled, historien, Paris 

 

Antoine Bleton, Lyon  

 

Lucie Bloncourt, Médecin retraité, Sceaux

 

Michele Bogo, Bastia

 

Jean BOHL, Paris

 

François Bologna – Nice

 

Nathalie de Boissieu, Angers

 

Line Boissin, Noisiel, Seine et Marne

 

Antony Bonamy, négociant en Vin, Xiamen, Chine

 

Nadine Bondonet, Arpajon

 

Guy Bonfiglio, chef d'entreprise, Nice

 

Evelyne Bonhomme, Lyon

 

Jean-Marie Bonnetier, Longeville les St Avold  

 

Christine-Théodora BOONE, Adjoint au Maire de Levallois, Présidente du CNI du 92

 

Christophe Bord, Lauterbourg

 

Danielle Bordes, retraitée, Moissac

 

Joseph Borg, Marseille,

 

Alain Bostnavaron

 

Gérard Bottinelli, Montpellier

 

Christian Bouchard, Saint-Raphaël

 

Florence Bouchy-Picon, Boulogne-Billancourt

 

Christophe BOUHIER, ANCENIS

 

Philippe Bouillon,Retraité Chargé d'Affaire Thales, Le Bar sur Loup 

 

Eric Bougaud, Marseille

 

Maritxu BOULANGER, Etrépagny

 

Alain Bournazel, essayiste, secrétaire général du RIF, Issy-les-Moulineaux

 

Didier Bous, Houtkerque

 

Louis Bousquet, Honolulu

 

Sandrine BOUVET, Tain l'Hermitage

 

Christiane BRACK, Marseille

 

Jacques Brault, Mainvilliers

 

Elisabeth Brelet, Paris

 

Denis Brelet, Avocat, Paris

 

Fabrice Brenot, un Francais expatrié aux USA

 

Michel Brétagnol,

 

Jean-Marie BRETON, Cadre retraité,Veuillac, DARNETS

 

Hélène Breton, Limoges

 

Paulette Breitel, Royan

 

Françoise BRIES, St Victor la Coste, Gard

 

Julien Brichet, Feignies

 

Jacques BRIFFAUT, HIRSON

 

Gérard Briffoteaux, Joigny

 

Monica Brouard ep. Romero, Rozay en Brie

 

Paul Brousse, négociant expatrié

 

Josiane Broussou,  Nogent sur Marne

 

Jacques Bruguière, Jouet sur l'Aubois

 

Lise Brunet, comptable, Garches

 

Jean-Louis Bruneau, Niort

 

Christian Brunel, Retraité, Morbihan

 

Pierre Bruno, Perpignan

 

Liliane Buchmann,

 

Julia Buchmann, cadre marketing, Secrétaire Nationale des Jeunes du RIF

 

Dominique Buffière, Asnières

 

Anne Buisse, retraité, Puyloubier

 

Bernard Buisse, retraité, Puyloubier

 

Daniel Buisson, Choisy-le-Roi

 

Kaeko Buisson, Deuil la Barre

 

Bernard BUISSON, Français expatrié, Retraité, Montréal,QC., Canada

 

Philippe Buisson, Deuil la Barre

 

Stélio Buono, Perreux sur Marne

 

Quentin Burcki, Lausanne, Suisse

 

Willy Bury, La Londe

 

Benoist BUSSON, Salon de Provence

 

Françoise Buy Rebaud Les Bourrelières, Présidente du Cercle Hernani, Saint Just Saint Rambert en Forez

Alain CADIOU, retraité, Paris

 

Franck Caffa, Fontvieille

 

Anthony Caforio, Angers

 

Jean-Claude Cahez

 

Guillaume Cail, Lyon

 

Jean-Marie Cailleux Besançon

 

Jean-Christophe Calba, Plaisir

 

Maurice Calmein

 

Marie Antoinette Canet, Rambouillet

 

Jean-Pierre Canot, Bergerac,

 

François-Xavier CAMENEN, de Vannes

 

Michel Campion – Roncq

 

Olivier Capaillère, étudiant, La Colle-sur-Loup

 

Bernadette Capdevielle

 

Olivier Cappaert, Paris

 

Richard Cappaert, Retraité, Talmont St Hilaire

 

Jean Edmond Capriata, Professeur retraité, Marseille

 

Aurélien Capron, étudiant,  59

 

Stéphane Caporal, Professeur agrégé des facultés de droit, Sète

 

Marie-Hélène Carbonel,  Nice

 

Jean-Pierre CAREL, DAMVILLE, Normandie

 

Catherine CARLE VIGUIER

 

Regis Caron, Marches, Drôme

 

Pierre Cassen, Riposte Laïque

 

Mireille Casset, Fresnes

 

Louis Casteli, Paris,

 

Michel Castelin, La Ciotat

 

Patrick de Castro, industriel, Québec, Canada

 

Albert Cau, Toulon

 

Eric Cavalier,  

 

Dominique CAVALLIER, retraitée et Auto Entrepreneur, Courbevoie

 

Louis-Pierre Cavaillé, Toulouse

 

Marie Hélène Cavaillé  Artigues près Bordeaux

 

René Cazorla, Pau

 

Jean-Claude Cellier, Paris 

 

Rene Cerison

 

Jean françois Cervera, Lyon

 

Josee Cervera, Lyon 

 

Dominique Cervoni, les pennes mirabeau

 

Laurent Chassaint, artisant entrepreneur, Bassillac

 

Martin Chauffrey

 

Aurélie Clément,  Laval

 

Odile Coché

 

Denis Codinach, le Golfe-Juan

 

Claude Cohen, élu de Mions

 

Jean-Pierre Cornet,

 

Patrice Chabanet, Mozac 

 

Martial CHABRELY, AUREIL

 

Louis Chagnon,  

 

Hasnae Chami, Ivry-sur-Seine

 

Lior Chamla, Marseille,

 

Alexandre Champagne, Architecte du paysage, PARIS

 

Stephane Campana, Français de Montréal, Canada

 

Jocelyne Champault, Noisiel 

 

J.C.Cahez

 

Valérie Charrier, Bouguenais

 

Catherine CHASSAGNE, enseignante, Reims 

 

André Chassagnol, Analyste Financier, Eragny sur Epte

 

Danièle CHATELET, Villeton 

 

Annie Chatraire, RH, Colombes

 

Nolwenn CHAVANE, Boulogne-Billancourt

 

Joëlle CHEMLA, Paris

 

Thierry CHEVALLIER, Ancien Conseiller Municipal, Cadre Départemental de l'UMP

 

Géraldine Chevestrier, Antony 

 

Fabio Carlisi, lycéen

 

François-Xavier CAZELLE, CHANIERS

 

Alain Cassagnau, Bordeaux,

 

Jean-Noël Chassigneux, Gagnon

 

Jean-Louis Chaton, Saint-Germain

 

Marthe Chateauneu, retraitée, Asnieres-sur-Seine.

 

Alexandre CHATELLIER, BIOT

 

Josette Chavanne, retraitée,Briey 

 

Olivier Chavanon, Paris

 

Jean-Louis Chavernac, Fonctionnaire, Vanves

 

Rudy CHELLI, directeur d'établissement, Saleilles

 

David Chevalier, Paris 

 

Nicolas Chirac, Bergerac

 

Manuel Claramonte, Chaville

 

Georges Clément, Poète, romancier, journaliste, Neuilly sur Seine 

 

Jean-Michel Clément, Paris  

 

Antoine Cleyet, étudiant, St Bueil en Isère

 

Pierre-Paul CLIQUE, ingénieur, Vendôme

 

Odile Coché – Villejuif

 

Micheline COCHELIN, Gif sur Yvette

 

Patrick Cohen, Artisan, Paris

 

Muriel Cohen-Vaislic, Versailles

 

Guillaume Col, Aix-en-Provence 

 

Jeanine Colonna, Haute Corse 

 

Toussaint Colonna, Haute Corse

 

Deborah Commes, Saleilles

 

Jean-Loup Commo, Paris

 

Marc Condat, Gif sur Yvette

 

Sébastien Conge, Ingénieur, habitant à  Versailles

 

Christophe Cordier, Soisy sur Seine 

 

Laurent CORTESI, CLICHY

 

Daniel Costa, Saint-Nom-la-Bretèche

 

Marc Cottarel Dehos, Saint-Pierre du Mont

 

Claude Coudray, Fukuoka, Japon 

 

Nicole Coulon, retraité, Bayonne

 

Claude Coulon, retraité, Bayonne

 

Jean Coupu, Versailles

 

Catherine Courazier, Peyrolles en Provence 

 

Claude Courouve, enseignant retraité et écrivain, Lépaud, Creuse

 

Françoise Courtonne, st Sébastien de morsent

 

Paul-Marie Coà»teaux, écrivain, essayiste, Directeur des Cahiers de l'Indépendance, Président du RIF 

 

Jacques Coutel, retraité, Cruzy le Chateau

 

Martine Couturier- Primelin

 

Gérard Couvert, Informacticien, Toulouse

 

Edith Coza, FPF

 

Stéphane Coza, FPF

 

Didier Cremet, Tourrettes

 

Anne Crépin-Leblond, Epinay sur Orge

 

Marcel Crépin-Leblond, Epinay sur Orge

 

Gérard Creuserand, Lyon

 

Philippe CROCHARD, Bagnoles de l'Orne 

 

Yvon Crolet, Louveciennes

 

Pierre de Cruz, St Médard en Jalles

 

Antoinette Cuenot, Haute Corse 

 

Denys Cuenot, Haute Corse

 

Tugdual Cuignet, lycéen, Bures sur Yvette, Essonne

 

Jean-Pierre CUISSARD, Vendeuvre du Poitou

 

Frédéric Dabezies, Nice

 

Henri DAHAN, Antony

 

Henri DAHAN, St MANDE

 

Augusto Fernando Da Silva Machado, Administrateur d'une Clinique, Pà³voa de Lanhoso, Portugal 

 

Vincent Dal Par, Guyancourt, de père italien et de mère française

 

Charles DALGER, Paris

 

Norbert Dallaine – Chalette sur loing

 

Tarick Dali Paris

 

Dusan Damnjanovic,étudiant au BBA ESSEC,Versailles

 

Christine Daniau  

 

Amaury Danjou, Boulogne Billancourt 

 

Ludovic de DANNE, conseiller au Parlement Européen

 

Edouard Rayan Daoudi, Thonon-les-bains

 

Pierre Daufresne, chef d'entreprise, Tours

 

Bernard Daugan, Limoges

 

Christine Daumas, Aix en Provence

 

René Dausel, Berlin 

 

Brigitte Dausel, Berlin 

 

Charlene Dausel, Berlin

 

Eric DAVID, Clermont-Ferrand

 

Franck DEBANNER, Paris

 

Anne Debayle, Saint-Mandé

 

Guillaume Dechambre, expatrié à  Toronto, Canada 

 

Muriel Decoisy, Champaubert la Bataille  

 

Béatrice Decoster Mallet, Médecin, titulaire d'un Certificat de Spécialité, Marly le Roi  

 

Lionel Romain Decramer, Toulouse

 

Bernard DECUGIS, PARIS

 

Gérard Defives,

 

Henri Delage, Paris

 

Cédric Delaire, Coincy

 

Nathalie Delaleeuwe, journaliste et traductrice, Bruxelles, Belgique

 

Edwige DELAMARE, PARIS

 

Raoul DELAMARE, PARIS

 

Chris Delatour, Mulhouse

 

Bertrand Delaunay, Dieppe

 

Thierry Delbos, Cadre, Clermont ferrand

 

Thibault Deleporte, Agnet de gestion, La Madeleine

 

Bruno Delmarre,

 

Edouard Delorme, Durance, Président Fédération MPF Lot et Garonne

 

Richard Demeaux ,Suresnes

 

Jean-Louis Demourant, Versailles

 

Jean-Jack Denoual,  

 

Vincent DEREAT, Fougères 

 

Michel Derreux, Baume les Dames

 

Jean-Marc DESANTI, DIJON

 

David DESGOUILLES, Blogueur "Antidote", Besançon

 

Michel Desjeux, Conca

 

Eric Destere 

 

Jacques Destere

 

Jacques Derenne,

 

Robert DESNOYELLE PARIS

 

Pierrot Desproges,

 

Anne-Marie Destouesse, retraitée, Courbevoie,  

 

Bernard Destouesse, retraité, Courbevoie

 

Anne-Marie Desroziers Fougeres 

 

Daniel DEVOS  Retraités, CHASSIERS

 

Mireille DEVOS  Retraités, CHASSIERS

 

Didier Diapason, Consultant informatique, Belgique 

 

Francis Dias, Ingénieur retraité, Bruyères le Chatel

 

Dr Jean-Pierre Dickès, Saint Etienne au Mont

 

Alexandre Dieux, étudiant, Roanne 

 

Benoît DOERR, Guebwiller 

 

Elisabeth DOMINIQUE, Paris

 

Joelle Dorizon, Boeurs en Othe, Yonne 

 

Anne-Charlotte DORMOY, Nancy

 

Alain Douchin,

 

Jeannine Douzon, Artisan Santonnier

 

Bruno DOUSSIN, Paris

 

Marc-Claude DRAY, Paris

 

Claude DRAY, Paris

 

Nicole DRAY, Paris

 

Christine DREYFUS, PARIS 

 

Nadine Driancourt

 

Louis Drion, étudiant, Paris

 

Michel DROESCH, SOLLIES-PONT

 

Bâtonnier Bernard DROUINEAU, Avocat honoraire à  la Cour d’Appel de POITIERS

 

Claire Drouineau,

 

Vincent Drouineau, journaliste, Bordeaux

 

Blandine Drouinot, Paris

 

René Dublé, Paris

 

Bertrand Dubois, Paris

 

Jean-Guy Dubois, RCPF

 

Joël DUBOS, Saint-Priest  

 

Danielle DUBROCA,  Paris

 

 Charles Dubruel

 

Marguerite Ducro – Marseille

 

Bernard Dufour, 

 

Marie-Louise Dujo, Paris

 

Evelyne Dulac, cadre hospitalier, Paris

 

Régis Dupont, Chenôve

 

Paul Dupraz, Clamart

 

Juliette Durand, 

 

David Durand, Nantes 

 

Sylvain Durbec,  

 

Nathalie Duriez, Marcq en Baroeul

 

Serge Dutilleul, Enseignant, Marseille

 

Michel DUVAL, retraité cadre BTP, EQUEURDREVILLE

 

Jérémie DUVAL, Maisons Laffitte

 

Raymond Duval, NANCY

 

Katy DWORAK, Henin Beaumont

 

Pierre ECHAROUX, LE SOLER

 

Gilles Eckert, Valence

 

Bruno Ecourtemer, Fort-de-France

 

Sabine Elbaz

 

Goran Elfverson, 

 

Dominique ELIOT, AIFFRES

 

Richard Elkaim, Strasbourg

 

Antoine Elkik, Architecte – Ingénieur, Shangaà¯

 

Edwige d’EPENOUX, mère de famille, Lyon

 

Thierry Escudié, Toulon

 

Paul ESCHENLAUER,employé, Haguenau (Bas-Rhin)

 

Philippe Espolio, Marseille 

 

Jean-Pierre Essique, Le Vésinet

 

Viviane Ezagouri,

 

Christine F. Paris

 

Danielle Fabre, Bobigny