5 août 2020
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Volatilité électorale

Les éditorialistes ont de quoi être troublés : au fil des sondages les chances des divers candidats semblent varier à toute vitesse. « Sarkozy creuse l’écart » : le Figaro titrait en début de semaine sur les dix points qui séparaient les deux candidats majeurs. Puis le sondage CSA, publié dès mardi, après la prestation de Ségolène sur TF1, l’a placée en tête avec 29 % des votes au premier tour contre 28 à Nicolas, tandis qu’au second tour elle perdrait d’une courte tête (49/51). Sarkozy a perdu cinq points, Royal en a gagné deux. Le saut le plus spectaculaire, avec cinq points, revient à François Bayrou, alors qu’il était ex aequo avec Jean Marie Le Pen une semaine plus tôt dans le rôle du « troisième homme ». Qui va monter ? Qui va descendre ? En Angleterre il est permis de parier sur les candidats ; en France les bookmakers feraient fortune aujourd’hui. Pourquoi cette volatilité électorale ? Faut-il s’en plaindre ou s’en réjouir ?

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Détaxer le travail disent-ils

Détaxer le travail disent-ils… La proposition est d’autant plus attractive qu’elle peut se vendre plusieurs fois. Aux entreprises d’abord, en leur faisant miroiter un abaissement du coût du travail, aux salariés ensuite en leur ouvrant la perspective d’une augmentation des salaires; à l’opinion enfin, en lui faisant croire qu’il y aurait là une nouvelle source de recettes permettant à la fois de vaincre nos déficits et de faire face à l’augmentation des dépenses. Le flou des promesses des candidats permet d’utiliser tour à tour ces arguments.

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Le syndrome de Beyrouth

En cette saison propice à l’élagage, où les cèdres se taillent en croix, et compte tenu que de sempiternels commentaires, convenus, convenants, et à venir, s’apprêtent à me pourrir le foie, j’ai décidé à titre thérapeutique de jouer encore une fois la discordance et l’originalité. Attendez, vous allez adorer ! Vous connaissez tous le syndrome de Stockholm, ce syndrome où les victimes d’une prise d’otages finissent par se lier d’affection avec leurs ravisseurs, par les comprendre et même par adhérer à leur message. Et bien, ce syndrome n’est pas né à Stockholm. Les inventeurs de ce syndrome ne sont en rien les buveurs d’alcool de patate venus du froid, mais les otages du monde musulman, et si l’on avait voulu théoriser ce syndrome depuis plus longtemps, il suffisait d’analyser la dhimmitude en vogue là-bas depuis 14 siècles.

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