29 janvier 2023

«La Journée de la Terre palestinienne»: négation et haine

Encore une fois, le monde est inondé par la propagande palestinienne et Israël est “montré du doigt”. A l’appel du Comité national palestinien (Boycott National Committee, BNC), le mardi 30 mars 2010 a été  une journée mondiale d’action du mouvement BDS ( Boycott, Désinvestissement, Sanctions) avec des manifestations dans de nombreuses régions du monde (1). En France, les signataires du Manifeste BDS ont organisé   des rassemblements, devant le ministère de la Justice à Paris ainsi que devant des Palais de Justice en province. A l’occasion de cette  Journée aussi des Femmes en Noir ont défilés à  Marseille sur la voie publique et ils étaient ce mardi 30 mars sur le Vieux Port à partir de 18 heures.

La Journée d'Actions organisée le 30 Mars coïncide avec ce qui est connu comme «  la Journée de la Terre palestinienne » , qui commémore la journée de 1976 pendant laquelle des affrontements ont eu lieu entre les forces de sécurités israéliennes et des émeutiers palestiniens.
Le 30 mars 1976, sous la conduite de la « Conférence nationale pour  la défense des terres arabes » les arabes vivant en Galilée  ont provoqués de  violents affrontements .Ce jour-là, malgré le couvre-feu décrété par les autorités israéliennes, partout se déroulent de violentes manifestations. Cette journée a été depuis décrétée «  Journée de la Terre  »et est commémorée chaque année par la population arabe d’Israël mais aussi à  travers le monde.

En commémorant ce jour de violence, de ce 30 mars 1976, les palestiniens ne font pas seulement perpétuer une  attitude d’hostilité envers leurs voisins juifs .Ils  disent aussi qu’ils sont les seuls qui sont légitimes sur cette Terre.  Ils nient le fait qu’avant d'être Israéliens, les juifs  qui sont fixés  sur cette Terre depuis des siècles, ils sont plus anciens que ceux qu'on appelle aujourd'hui Palestiniens qui ne sont pour l'essentiel que les descendants des 400.000 travailleurs immigrés venus du monde arabe au début du 20ème siècle pour travailler dans des entreprises créées par des juifs qui rachetaient des terres sur le sol de leurs ancêtres. Aujourd'hui les palestiniens  veulent reprendre ces terres sans les payer.
 
En effet, la majorité de la population  arabe de Palestine est venu des pays environnants au début du 20ème siècle (2). Ces populations ont été amenées par les Turcs de l’Empire Ottoman pour faire cesser les razzias des tribus Bédouines nomades. Ces “Syriens” ou ces “Egyptiens” se déclarent aujourd’hui palestiniens, alors que la revendication juive se base sur une présence continue de plus de 3000 ans.

Le recensement officiel réalisé par le pouvoir ottoman en 1882, affirme qu'il n'y avait alors, en Palestine, que 141.000 musulmans. En 1922, ce chiffre a sauté à 650.000 ; puis 1 million en 1938. L'accroissement naturel de la population ne suffit pas à expliquer une telle augmentation, qui est presque 4 fois celle de l'Egypte (pays avec une croissance naturelle parmi les plus fortes du monde).

D'où provenaient donc toutes ces populations arabes ? Plusieurs rapports de l'autorité britannique de l'époque précisent que l'entrée clandestine en Palestine se faisait "à partir du Sinaï, ainsi que de Jordanie et de Syrie" (en 1922), "de Jordanie, de Syrie et de la frontière nord de la Palestine" (1930). Le Gouverneur (arabe) de la région syrienne parle, en 1934, de "plus de 30.000 réfugiés syriens s'apprêtant à passer en Palestine". Churchill affirmait la même chose, en 1939. Nous savons qu'Arafat lui-même est né au Caire, où il a grandi ; tout comme le Professeur Edouard Saïd, important propagandiste palestinien. Tous deux ont pourtant prétendu être né "en Palestine".

Par ailleurs, il est prouvé qu'il y eut toujours, sur cette terre, un peuplement juif. Et, même, que la population générale du pays a augmenté particulièrement dans les régions peuplées par les Juifs. Malcolm MacDonald, qui participa à la rédaction du Livre Blanc britannique, a reconnu que, "s'il n'y avait pas eu de présence juive, la population arabe n'aurait même pas atteint la moitié de ce qu'elle représente". C'est l'entreprise  juive et le développement agricole dû aux Juifs qui attira dans la région un si grand nombre de migrants arabes !

On voit donc clairement qu'il s'agit bien d'émigrants Arabes, venus de divers pays. Nous sommes donc loin de toute l'armada médiatique autour de la « commémoration » d'un non événement.  La Journée de la Terre palestinienne n’est donc qu’une tentative diffamatoire contre Israël et la clé de voûte du discours de victimisation palestinien. Pour cela, il faut construire tout un vocabulaire de dramatisation : confiscation, expropriation, colonisation de  terres par l’Etat d’Israël. Ce pays serait fondé sur une faute originelle : l'expulsion concertée et brutale des Arabes de Palestine. Cela permet de faire passer un Etat tout à fait légal et légitime pour une erreur historique en situation d'illégalité.
 
Quitte à réinventer l'histoire, en niant des siècles d'histoire juive, quitte à pratiquer une propagande xénophobe agressive, la  célébration  de  la « Journée de la Terre palestinienne nakba » doit impérativement entretenir ce mensonge,  fabriquer de la haine et faire en sorte qu’aucune paix ne soit possible
 
La présence sur le net de certains sites francophones appelant à la célébration de cette journée, dont notamment  celui de Génération Palestine ou du Comité national palestinien (3) doit être considéré comme  une incitation à la haine d’Israël et des Israéliens puisque cela poussera immanquablement à l’acte antijuif.

Dans le climat actuel, le public sera encore une fois  abusé par la propagande palestinienne. Le mouvement BDS est bien coordonné (et bien financé). Il est bien capable de faire de cette Journée d'Actions , organisée le 30 Mars, une journée mondiale de la haine antijuive .Nous devrions aussi reconnaître que le mouvement  BDS ( Boycott Désinvestissement Sanctions ) qui finance la célébration de cette journée fait partie d’une campagne plus large pour délégitimer Israël. Cette campagne de délégitimation, écrit le Dr. Joel Fishman, a été « un thème central de propagande palestinienne dans les instances internationales » et reflète une stratégie de « Guerre Populaire », en tant que lutte politique, économique, culturelle et idéologique de grande ampleur contre l’existence même d’Israël.

Le monde juif a besoin aujourd’hui de plus de coordination, de plus de mise en commun de ses moyens de communications, de plus de moyens dans la lutte contre l’antisémitisme. Les militants de terrain se sentent seuls. Ceux qui ont moins d’expérience  dans la lutte contre la propagande piétinent, perdent un temps précieux et disposent  des  faibles moyens malgré  la bonne volonté́ d’empêcher  que le débat mondial ne tombe pas dans l’antisémitisme et la haine obsessive sur Israël.

C’est aussi une bataille sur la liberté d’expression et de discours ouvert, vu la tentative du BDS de fermer les flux normaux de connaissances et de commerce avec Israël. C’est une bataille que nous pouvons gagner. Le Ministre israélien  des Affaires Etrangères peut aussi aider à centraliser la lutte contre le BDS et la délégitimation, à coordonner les réponses à cette attaque coordonnée, à démasquer les hypocrites des droits humains, à engager plus de moyens dans une lutte pour les droits fondamentaux d’Israël et à entraîner un vaste mouvement solidaire avec la seule démocratie du Proche Orient, en soulignant les nombreuses réalisations positives d’Israël et ses attraits.

Tunis

(1) Voici un échantillon des événements prévus par le mouvement mondial BDS :

http://bdsdayofaction.wordpress.com/worldwide-schedule-of-events/


(2) Durant la période [conquête ottomane], la Palestine, accueille aussi des réfugiés arabes chassés par l’avancée des Mongols sur l’Irak et la Syrie. L’immigration massive de populations non juives était attirées en Palestine par le travail et un salaire : des Circassiens, des Kurdes, des Turcomans, des Algériens, des Bosniaques et d’autres nationalités arrivèrent en Palestine à peu près en même temps que les Juifs. Ibrahim Pacha laissa aussi derrière lui quelque 500 soldats égyptiens et leurs familles.
(3) L’appel est  visible Face book : http://es-es.facebook.com/event.php?eid=346037802460&ref=mf 

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