7 février 2023

Obama a pris une raclée…méritée !

Mardi 2  novembre 2010, les Américains ont voté pour des élections législatives cruciales qui ont fait perdre au président démocrate Barack Obama le contrôle de la Chambre des représentants et ont  limité sa capacité d'action, sur fond de mécontentement économique aigu. Les électeurs ont envoyé un message clair à Obama: l'Amérique doit résoudre ses problèmes avant de prendre en charge les problèmes du monde entier.

Une vague républicaine a, comme prévu, déferlé sur le Congrès. Alors que les élections législatives avaient valeur de référendum sur la politique d'Obama.

Les Américains ont beau avoir voté pour les représentants et les sénateurs républicains. Et  c'est bien le bilan d'Obama qui était jugé lors des élections de mi-mandat.  Le verdict a été sans appel : Sur les 99 sièges démocrates "en danger" à la Chambre, les républicains en ont raflé au moins 66, soit largement plus que les 39 sièges dont ils avaient besoin pour prendre la majorité. Là où 39 sièges supplémentaires leur auraient suffi pour faire renverser la tendance, les républicains en ont raflé une soixantaine, infligeant une déroute d'une ampleur historique au parti de Barack Obama.

Au Sénat, les démocrates conservent la majorité de justesse mais ont quand même perdu six sièges dont deux à des candidats du Tea Party. Ce ne sera sans doute pas suffisant, en revanche, pour faire passer des réformes. Il s'agit bien d'une défaite globale pour les démocrates. Au Sénat, la majorité de 57 sièges des démocrates a été grignotée par les républicains.

Après la victoire de ses adversaires, Barack Obama a téléphoné aux républicains John Boehner et Mitch McConnell, pour leur faire part de sa volonté de travailler avec eux. Le chef de file de l'ex-minorité républicaine, John Boehner, devrait prendre la place de Nancy Pelosi dans le rôle de "speaker" de cette instance.

Orateur hors pair lorsqu'il était candidat, Obama a perdu de sa verve depuis qu'il est président. Il paie toutes les fausses promesses de la première partie de son mandat. "Le candidat qui a promis l'espoir et le changement n'a réalisé aucun des deux. ", affirme The Economist.

 
Assurance-maladie, encadrement de Wall Street, relance de l'économie et notamment de l'industrie automobile… Ces réformes voulues par Barack Obama ont  tous échoués.

Le chômage est élevé. Les USA endurent leur pire déclin économique depuis la Grande Dépression et la crise économique qui persistante met le chômage en tête des préoccupations des Américains. Les Américains ne voient pas tant de changements dans leur quotidien après avoir porté tant d'espoir en ce nouveau président.

Le  plan Obama  de relance est perçu comme ayant échoué,  en plus il est vu comme ayant aggravé le déficit colossal de l'Etat, qui frôle cette année les 13 000 milliards de dollars.

La réforme de la santé est impopulaire pour une majorité d'Américains. La réforme est d'autant plus mal aimée que ses bienfaits tardent à se faire sentir, un grand nombre de mesures n'étant appliquées qu'en 2014. La loi sur l'assurance maladie a certes été adoptée en mars 2010, mais les républicains ont juré de lui faire la peau. Sauf que pour la révoquer, il leur faudrait les deux tiers de la Chambre et du Sénat, ce qu'ils n'ont pas.  L'adoption de cette réforme après une interminable bataille au Capitole a ravivé le sentiment anti-Washington des Américains.

Toutes les décisions d’Obama en politique intérieure et extérieure glissent vers l’impasse et la stérilité et ses décisions, initiatives en politique étrangère connaissent la même trajectoire.

Son manque de crédibilité en matière d’affaires étrangères est confirmé.La vision du président Obama n’a pas réussi avec les Palestiniens, avec les pays arabes, et cela n’a pas marché non plus avec l’Iran, avec la Russie ni avec la Chine
Les mains tendues par l’actuel Président des Etats-Unis aux dictateurs de tous bords, ne fera que précipiter le mouvement anti-Obama.

Depuis qu’Hussein est au pouvoir aux Etats-Unis,  les 57 états musulmans ont relevé la tête. De plus, Hussein ne cesse de les flatter et fait la courbette devant le roi d’Arabie : "c’est grâce à vous tous, états Musulmans, que l’Occident est ce qu’il est", a-t-il dit dans  son discours du Caire,  le 4 juin 2009.

Sa sensibilité pour l’Iran ainsi que pour le monde musulman et son dédain pour Israël, ont montré qu’Obama n’est qu’un l’allié objectif d’une suprématie de l’Islamique, denouveau genre à travers un "jihad pacifique" .

Ce président US crypto musulman  apprécie d'avoir des femmes voilées à la Maison Blanche (il y en a deux pour le moment : Ingrid Mattson et Dalia Mogahed), des musulmans approuvés par le Council on American Islamic Relations responsables de la sécurité intérieure des Etats-Unis (Arif Alikhan et Kareem Shora), et un ambassadeur plénipotentiaire des Etats-Unis musulman lui-même à l'Organisation de la Conférence Islamique (Rashad Husain).

Sa promotion du voile islamique, symbole de la soumission de la femme, a choqué les défenseurs de la laïcité. Son silence aussi sur le coup d'État de Mahmoud Ahmadinejad, en Iran le 12 juin 2009 a choqué les défenseurs de la démocratie.

La barbarie dans les rues de Téhéran n’a pas entraîné Obama à cesser la discussion. L’administration a décidé d’accepter la légitimité du président Ahmadinejad comme interlocuteur iranien valable, sans tenir compte des élections frauduleuses, du spectacle de procès en cours, de la torture d’avocats favorables à la démocratie, des détenus, des morts et des disparus.

Devant cette dictature, Obama est resté si distant. Déjà très préoccupante depuis plusieurs années, la situation des droits de l’homme en Iran s’est considérablement détériorée à la suite des manifestations post-électorales en 2009. L’Amérique d’Obama  a trahit le peuple iranien et  la cause de ceux qui sont encore  poursuivis, battus, arrêtés et emprisonnés.

Ftouh Souhail, Tunis

 

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