14 août 2020

La faillite des instances internationales et de l’Europe

À peine la demande de rejoindre cette institution signée le 02 janvier, c’est avec une grande célérité que la Cour de Justice Internationale (CPI) a répondu favorablement le 16 janvier 2015 à la demande de l’Autorité palestinienne de juger les ‘’criminels israéliens’’. Un examen préliminaire sur des ‘’crimes de guerre’’ présumés dans la bande de Gaza, étape préalable à une enquête, est donc ouvert. Le Premier ministre Benjamin Netanyahou à trouvé absurde que la CPI s’en prenne à l’Etat d’Israël « qui maintient les plus hauts critères du droit international et qui ne fait que se défendre contre les terroristes palestiniens qui commettent régulièrement de nombreux crimes de guerre et tirent délibérément des milliers de roquettes sur nos civils, tout en se cachant derrière les civils palestiniens qu’ils utilisent comme boucliers humains ».
 
Le département d’Etat américain a, quant à lui, estimé que la décision de la CPI relevait « d’une ironie tragique s’il s’avérait qu’Israël, qui a reçu des milliers de roquettes terroristes tirées contre ses civils et ses quartiers résidentiels, soit l’objet d’une procédure de la CPI ». Dans la foulée, Washington rappelait que la ‘’Palestine’’ n’était pas un Etat et donc était non éligible pour adhérer à la CPI.
 
Mais les institutions internationales ne sont plus à un tel détail près dès lors qu’il s’agit de l’Etat du peuple juif. Le plus dramatique étant le silence, voire la connivence, à ce sujet, des pays européens gardiens, semblait-il, de la charte des droits de l’homme.
 
Faut-il rappeler, pour le prouver, que l’Assemblée générale de l’Onu a voté vingt-deux résolutions en l’an 2014 ? Vingt de celles-ci concernaient la condamnation du seul état juif ! Aucune dénonciation de cet abus de bon sens par les européens ni par l’Union européenne !
 
Le Conseil des Droits de l’homme, toujours en pointe dans la défense des ‘’Palestiniens’’, n’est plus à une perversion près ! Ainsi, l’on a pu voir, entre autres aberrations, le Ministre des Affaires étrangères français Hubert Védrine voter en 2002 une condamnation de l’Etat d’Israël pour le ‘’massacre’’ imaginaire de Djénine. Acte mémorable pour la France qui se targue d’être un ami d’Israël. A ce jour, aucun regret ni excuses exprimés !
 
L’Unesco a dernièrement accueilli en son sein la « Palestine ». Elle a donc en charge, dorénavant, la défense et la sauvegarde du patrimoine de ce ‘’pays’’ alors que cette institution est incapable de raconter à qui le lui demandera le passé du peuple ‘’palestinien’’ sur cette terre, voire même ailleurs !
 
La CPI a donc été appelée à la rescousse afin de démontrer à la planète entière que ‘’l’accusé’’ permanent Israël est un mauvais élève de l’humanité, qui devra être jugé et, de bien entendu, condamné !
 
Dans tout cet anti-israélisme primaire et systématique les différentes communautés juives de diaspora s’interrogent quant à leur avenir au sein des pays européens à l’antisémitisme grandissant. Des pays qui ont tout fait afin de nier l’évidence, puis de la minimiser et enfin, d’assurer que l’antisémitisme sera cause nationale. Une attitude nauséeuse qui aura permis à ce fléau de s’étendre jusqu’aux meurtres de citoyens paisibles parce que Juifs !
 
Ainsi,
 
– Ilan Halimi a été martyrisé puis laissé mourant par Youssouf Fofana.
 
– Sébastien Sellam, DJ en devenir, massacré par Adel Amastaibou.
 
– Jonathan Sandler et ses deux fils Arié et Gabriel, ainsi que Myriam Monsonégo abattus à bout portant par Mohamed Merah dans l’école primaire Ozar Hatora de Toulouse.
 
– Emanuel et Miriam Riva, Dominique Sabrier et Alexandre Strens descendus par Mehdi Nemmouche au Musée juif de Bruxelles.
 
– Yoav Hattab, Yohan Cohen, Philippe Braham, François-Michel Saada assassinés par Amédy Coulibaly dans une épicerie à l’intitulé des plus indicatif, Hyper cacher.
 
Toutes ces victimes tombées uniquement parce que juives !
 
Si l’une des particularités de leurs meurtriers est leur religion commune, à savoir l’Islam, leur nationalité française, et donc européenne, n’est pas la moindre ! Nationalité obtenue non par immigration mais parce que nés, élevés et éduqués en France, patrie des droits de l’homme. Chacun se demandera, en conséquences, qui les a élevé et dans quelle éducation ? Quoi qu’il en soit, un apprentissage et un enseignement admis par les instances du pays depuis plusieurs décennies.
 
Un constat qui démontre qu’après tant et tant d’actions politiques et diplomatiques anti-israéliennes, dorénavant la France, mais pas seulement, fabrique ses propres terroristes, jusqu’à même en exporter dans le pays ami voisin la Belgique.
 
René Samuel Cassin, français et l’un des rédacteurs de la charte des droits de l’homme, doit s’en retourner dans sa tombe !
 

Analyse librement reproductible sous condition expresse de la diffusion du lien de la source :

http://victor-perez.blogspot.co.il/2015/01/la-faillite-des-instances.html

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