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De la propagande au terrorisme intellectuel

Posted By Charles D'Alger On 13 juin 2007 @ 17 h 30 min In Non classé | Comments Disabled

La propagande a pour but de faire croire à ceux qui la subissent, que ce qu’elle leurs raconte est vrai. Et ça marche. Dans de nombreux domaines, la différence entre la propagande et l’enseignement est ténue. Et dans plusieurs, il est impossible de les distinguer. En effet, la propagande et l’enseignement utilisent les mêmes méthodes pédagogiques. En principe, l’enseignement apprend à ceux qui le reçoivent, un savoir avéré, ou admis par la société dans laquelle il est dispensé. Avec tout de même un élément très important, le développement de l’esprit critique. Alors que la propagande inculque les allégations, les idées, ou la façon de penser, de ceux qui s’en servent, et elle inhibe autant que possible le sens critique de ses victimes.

Sur le sujet qui nous préoccupe, nous affirmons donc que conformément à la brève définition ci-dessus, les média « officiels » font de la propagande. Car depuis toujours, la presse, et depuis des décennies maintenant, la radio et la télévision ne se limitent pas à informer. Ce phénomène est amplifié en proportion du faible nombre de sources, par rapport au grand nombre de récepteurs. La façon de relater l’évènement le plus bénin est en soi, porteuse de sens. Donc, quand un consensus implicite s’est formé sur un sujet quelconque, la relation des évènements relatifs à ce sujet, sera acceptée sans remous par la majorité de l’opinion. Ca se complique fort, quand pour diverses raisons, il n’y a pas de consensus. Pour illustrer cette démonstration, nous prendrons le cas de l’évolution du tabou sexuel, dans notre société française.

Du temps de la RTF, quand il n’existait qu’une seule et unique chaîne de télévision et à peine quelques radios, les décideurs ont choisi le plus petit dénominateur commun, pour éviter d’exclure tel ou tel groupe, de l’usage de l’audiovisuel. La présentation des programmes respectait les codes de politesse et de bienséance. Les programmes eux-mêmes étaient expurgés de tout ce qui pouvaient heurter les sensibilités religieuses du plus grand nombre. Cette attitude minimaliste n’empêcha nullement quelques uns, de proscrire la télévision de chez eux. Cela dura ainsi, tant que le nombre de média audiovisuels resta limité. Il fallut la conjonction de deux facteurs pour que cela change.

D’une part, l’évolution technologique permit à la fois, la multiplication des sources de programmes et la généralisation des récepteurs. D’autre part, la révolution culturelle de mai 1968. A juste titre, on accuse celle-ci, d’être à l’origine du « relativisme », qui aujourd’hui, mine en profondeur, la cohésion et l’existence même des sociétés occidentales. Pourtant, indépendamment de convictions religieuses personnelles, cette révolution culturelle a apporté des évolutions très positives pour la liberté de l’individu. La libération sexuelle en est un élément majeur. Comme nous l’avons constaté, le droit positif français fut débarrassé de ses assertions relatives aux comportements sexuels. Il reconnaît aujourd’hui, le droit des individus capables (au sens juridique) sur leur propre corps. Ceux qui préfèrent continuer à suivre des prescriptions religieuses, peuvent le faire, bien entendu. Mais ils ne peuvent plus forcer tout le monde à les imiter, comme c’était légalement le cas auparavant. Donc, dans ce domaine, le consensus de notre société française a évolué. Les média sont dans ce mouvement. Mais cela ne pose pas de vrais problèmes. En effet, les média sont aujourd’hui suffisamment abondants pour laisser le choix à chacun.

Aujourd’hui, revenir à l’interdiction totale d’images sexuelles, serait perçue comme une coercition rétrograde et arbitraire. En effet, la vue de ces images ne gêne que les convictions ou les croyances d’une fraction de la population du pays. Elles ne créent pas par elles mêmes, des préjudices tangibles. Les objections prétendant que ces images provoqueraient des comportements incontrôlables chez certains, ne pose que la question de la maîtrise énergique par la force publique, de ces individus incontrôlables. Admettre ce genre d’argutie pour interdire, est strictement équivalent, à admettre qu’un voleur ou un assassin, a été irrésistiblement poussé à commettre son crime par la vue de ce qu’il convoitait. Pourtant, c’est ce qui se passe, dans les pays musulmans par exemple. Chez nous, c’est exactement ce que tentent d’imposer aux juges des officines comme le MRAP par exemple. Nous y reviendrons. En fait, peu importe que les raisons d’un comportement collectif, soient ou non, objectivement fondées, il suffit qu’il soit décidé par une majorité légale, du moins, tant que dans notre pays, en France, ces choix appartiennent à la majorité. N’oublions jamais que, dans beaucoup de pays, on ne consulte pas les gens.

Comme nous venons de le voir, quand un support écrit ou audiovisuel s’adresse au public, quoiqu’il fasse, il donne un sens à son propos. Il n’y a guère que les thermomètres et les horloges qui informent de manière neutre. Et encore, faut-il connaître les codes utilisés par ces appareils, « 23° » ne signifient pas la même chose en France et aux USA. Ainsi, nous arrivons au véritable « terrorisme procédurier » pratiqué les uns, pour empêcher les autres de s’exprimer. L’expression « terrorisme procédurier » est un sous-ensemble, de ce que l’on appelle communément le « terrorisme intellectuel ». Ce « terrorisme procédurier » n’est possible, qu’avec la complicité de juges qui le rendent possible en donnant suite aux plaintes. Le « terrorisme intellectuel » a un champ de nuisance plus vaste. Il tente de dénigrer et d’avilir ceux auxquels il s’attaque, en les accusant directement, ou en les amalgamant à des concepts admis comme vils et répugnants, par le plus grand nombre. Ici aussi, peut importe le bien fondé des accusations et amalgames, seuls comptent les dommages causés.

Pour bien comprendre ce mécanisme, revenons sur ce poison mortel qui s’appelle « relativisme ». Cette ineptie empoisonnée ne mérite aucun développement. En deux mots, elle pose comme axiome, que le Bien et le Mal, sont des notions relatives, intrinsèquement subjectives. Ce qui est bien entendu mensonger, comme on le vérifie très simplement. En effet, en dehors d’une appréhension religieuse de « la Morale », en France, en Europe, en Occident, et d’une manière plus général dans les pays respectant « les droits de l’homme », les notions de Bien et de Mal s’étaient à peu près stabilisées sur des définitions communes. On appelle mal, ce qui peut causer à n’importe quel individu, un préjudice tangible, observable et éventuellement mesurable. A un individu, ou à un groupe d’individus. Cela inclut donc les insultes et les propos diffamants, mais cela exclut les préjudices subjectifs intangibles, donc invérifiables, notamment les allégations religieuses. C’est bien sur cette base que s’est construit le droit positif français, depuis la Révolution. Et c’est sur cette base qu’il est possible de blasphémer dans notre pays. Bien sûr, selon les circonstances, le blasphème peut être provocateur. Il n’en demeure pas moins que s’agissant d’une déclaration verbale ou écrite, ceux qui se sentent agressés ne peuvent y rétorquer que par les mêmes moyens. Or, nous avons vu les délirantes réactions des musulmans du monde entier, y compris en France, lors de la célèbre affaire des caricatures.

Mais il y a beaucoup plus grave. Négligeons, les tentatives du « machin » de New York. En effet, une majorité automatique risque d’y adopter une « résolution » interdisant au monde entier, de dire du mal des délires sanguinaires, racistes, hégémonistes, antisémites, misogynes, etc., proférés il y a plus de 1300 ans, par un chamelier pédophile, pour la seule et suffisante raison, que plus d’un milliard et demi d’intoxiqués, le considèrent comme un prophète. C’est un exemple parfait de « relativisme ». Donc, il ne s’agit pas d’une de ces contrées scabreuses, tant prisées par nos propagandistes nationaux, dans lesquelles il vaut mieux avoir fait ses preuves de parfait collabo, pour espérer en revenir vivant. Nous continuons de parler, de ce qui est encore la République Française, pour pas très longtemps, au train où vont les choses.

Il y a eu ces affaires de professeurs punis par l’Administration, pour avoir tenu des propos n’ayant rien de condamnable, mais islamiquement incorrects. Le premier cas célèbre, fut celui de Louis CHAGNON, puis le plus tragique, celui de Robert REDEKER, et enfin le plus vil, celui de Christian BELMER au Havre. Mais ce ne sont que trois cas connus. Il y en a d’autres qui n’ont pas percé dans la propagande. Ainsi, une caste résolue est en train d’abolir insidieusement, la liberté de penser et la liberté d’expression. Mais seulement, au profit des adorateurs des délires décrits ci-dessus. A contrario, cette même caste revendique avec fureur, au nom de cette même liberté d’expression, le droit d’insulter, de diffamer, d’attiser la haine et d’inciter au meurtre, contre d’autres qu’elle n’aime pas.

Et malheureusement, ce n’est pas une vue de l’esprit, abstraite par définition. Rien qu’en France, en plus des agressions quotidiennes contre les représentants de la force publique, dont certaines ont hélas été mortelles, ces incitations à la haine et ces appels au meurtres, ont provoqué pas moins de 1800 agressions antisémites graves, dont au moins trois mortelles. Elles sont à l’origine des émeutes de novembre 2005 et de l’insécurité permanente, qui règne dans ce que l’on appelle pudiquement, les zones de non droit, de notre pays. Cette raison n’est certainement pas la seule cause de cette situation, mais cette cause fédère incontestablement, tous les autres prétextes des violences énumérées.

Ici se boucle le fil de cette dissertation. En effet, par le simple fait de les avoir écrits, victime du fameux « terrorisme intellectuel » auxquels d’adonnent sans retenue, les islamolâtres et les antisémites, ce sont très souvent les mêmes, l’auteur de ces propos devient immédiatement un « raciste extrémiste de droite ». Ce qui est devenu insupportable, c’est que l’on peut expliquer tant qu’on voudra, apporter autant de preuves qu’on pourra, pour montrer que l’on critique une doctrine incompatible avec les notions objective de Bien et de Mal, et que nulle part on appelle à exterminer des gens uniquement parce qu’ils y croient, rien n’y fait. La propagande officielle continuera à traiter l’auteur de cette dissertation « d’extrémiste raciste de droite ». En elle-même, cette locution n’a plus le moindre sens.

Ce n’est même plus la peine de rappeler le sens qu’elle a pu avoir autrefois. Ce qui est insupportable, c’est le réflexe conditionné que la propagande officielle a réussi à faire prendre à trop de Français et d’occidentaux. A cause de ce comportement pavlovien, tous les humains affublés de ce qualificatif « extrémiste raciste de droite » deviennent aussitôt des pestiférés qu’il faut garder à distance, de préférence enfermés dans des lieux hermétiques. En piètre réaction, les coupables responsables de ce réflexe, furent appelés « déchets », par les moins dociles de leurs victimes.

Fort de ces explications, tous les utilisateurs de la locution accusatrice « extrémiste raciste de droite », deviennent eux même très suspects. Ils s’attirent une lourde présomption d’islamophilie voire, d’antisémite collabo. Ainsi en est-il de l’association Prochoix qui se livre à un archétype d’exercice de style, en accusant l’éminente islamologue Anne-Marie DELCAMBRE, et avec elle, à peine sous-entendu, toutes ses relations, tous ses lecteurs et tous ses auditeurs, d’être de ces fameux « racistes extrémistes de droite ». On peut ne pas être d’accord avec ce que raconte par ailleurs, A-M DELCAMBRE (en particulier sur l’Iran [2]). Mais quand elle parle de l’islam, c’est probablement la personne de langue française, la plus compétente au monde.

En principe, si nous en étions encore au stade d’un simple débat d’opinions, les choses en resteraient là. Mais ce que nous prétendons dénoncer et alerter, c’est, après l’engloutissement quasi-total des média français, le glissement dangereux de nombreux juges, dans la rhétorique des suspects.

On peut encore espérer que l’élection confortable du nouveau président de la république et de son imposante majorité parlementaire, marquera au moins le ralentissement de cette dérive mortelle. Toutefois dans ce domaine, les premières observations ne sont guère encourageantes.


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