6 février 2023
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Présidentielles 2007 : Sur le cadre du débat

Car s’il s’agit de dire que l’Etat ou la volonté collective de préserver le bien commun se doit de le faire au mieux, ceci est vite énoncé, si évident, voire vague si l’on ne sait pas ce que l’on y met ; ou alors le trop et pas assez habituel ; comme faire confiance ou pas aux acteurs… Ce qui impliquerait par exemple une vaste autonomie institutionnelle, des délégations de service public, un recentrement de l’Etat sur les fonctions de régulation et l’international (dont l’Union européenne), laissant santé enseignement voire sécurité, à la société civile, quitte à agir aposteriori pour sanctionner les tricheurs et récompenser les méritants.

Il faut interroger les politiques là-dessus, sur le fait de voir enfin l’Etat se réorganiser de telle sorte qu’il laisse aussi l’initiative aux structures publiques et aussi privées afin d’observer qui organise mieux la solidarité sous diverses formes, qui libère le citoyen, voire l’accompagne dans ses choix de vie et l’aide dans son coaching.

Il s’agirait de prendre les problèmes un par un et de repérer la meilleure solution puis de la soumettre à discussion, cela pourrait devenir “simple” et même efficace si l’on savait raisonner encore hors des sentiers battus, de l’immigration à l’Europe en passant par le rôle de l’Assemblée nationale et des Conseils régionaux, l’une plus tournée vers l’extérieur, les autres vers l’intérieur du territoire national. Un exemple bien bête : pourquoi faut-il que cela soit un décret préfectoral qui régisse les horaires d’été des piscines extérieures, (les fermant au 15 septembre), même si elles sont privées, et que l’été indien perdure jusqu’au 15 octobre ? Avec moins de charges, des vacataires ou des polyvalents pourraient être pris, ce qui susciterait plus de confort donc plus de détente, et plus de consommation…

On pourrait généraliser cela à tant de choses comme la location plus libre de locaux administratifs à des associations pour qu’elles puissent organiser des rencontres, des cours, bref, toute une économie de services, allant d’initiation à internet aux “universités” diverses et variées en passant par de micro-industries de pointe mariant labo publics et industriels, tout cela pourrait voir le jour, dans le cadre d’une vaste réforme des finances publiques et des charges sociales, afin que se recentre sur d’autres bases un tissu socio-économique dont l’ancienne texture s’en va peu à peu désormais dans les pays émergents.

Est-ce que cela veut dire pour autant qu’il faille ne pas ménager des périodes transitoires, voire persister dans un plat progressisme uniformisateur laissant Bruxelles décider de tout ? Ou permettant que certaines commissions de l’ONU exigent du “respect” en matière religieuse alors que certains pays la bafouent, et même pratiquent de telle sorte leur religion que cela reste toujours incompatible avec certains articles de la déclaration des droits de l’homme ? D’autant que certains viennent donner la leçon…

On aimerait en fait que l’Etat s’occupe bien plus de ce qui soude la Nation, et délègue à ses membres le détail des aspérités au quotidien : penser global, agir local, voilà un réel paradigme d’une écologie politique digne de ce nom, c’est-à-dire néomoderne, celle qui ne voit pas le CO2 et la globalisation comme causes premières de tout ce qui ne va pas désormais sur Terre… Il faut questionner les politiques sur tout cela, pendant qu’il est encore temps…

Lucien SA Oulahbib

https://en.wikipedia.org/wiki/Lucien-Samir_Oulahbib

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