26 septembre 2020

Onze contre-mesures pour le référendum qui vient

Plutôt que de se laisser hanter par le ressentiment ce qui rend fébrile et donc impuissant ne vaut-il pas mieux contrer l’offensive affairiste et austère actuelle par onze énoncés programmatiques ( parfois très courts) à discuter bien sûr de long en large par comités virtuels (type Zoom) jusqu’à en faire d’ici au Printemps 2021 une Charte qu’il sera loisible de présenter le moment venu non seulement en contre mais comme Renouveau du Pacte français (RPF) puisque l’époque est aussi au Recours ?…

1ère mesure : remettre à niveau l’industrie du nucléaire. Supprimer les éoliennes dans les endroits qui défigurent et tuent.

2ème mesure : la vitesse sur autoroute comme sur le réseau national et départemental est libre, limitée dans les endroits dits dangereux par de réels experts; en ville la vitesse doit être également adaptée. Un système de suppression des feux sur certains axes doit être expérimenté comme dans certains pays afin de rendre plus responsables les conducteurs (vélos compris), des personnes devant faire des Travaux d’Intérêt Généraux peuvent superviser dans certains endroits.

3ème mesure : sans attendre que les énergies alternatives soient pleinement disponibles, les taxes sur l’essence et le diesel sont fortement diminuées et compensées en échange par une taxe spéciale à l’import sur les produits venant de pays qui polluent bien plus que nous (ce qui peut concerner des pays limitrophes comme l’Allemagne). Les véhicules doivent cependant être dotés d’un système performant de traitement des gaz d’échappement, ce qui nécessitera des aides.

4ème mesure : le capital de la SNCF doit s’ouvrir (évidemment pas à n’importe qui) avec comme objectif fondateur, inscrit dans sa charte, de diminuer de moitié le prix des billets aujourd’hui exorbitant.

5ème mesure : donner le libre choix aux citoyens et résidents réguliers en matière de santé :  plutôt que s’appuyer sur les firmes pharmaceutiques qui ont créé le chaos sanitaire actuel (même hors Covid-19), et plutôt que de continuer à serrer les cordons de la bourse jusqu’à fragiliser le service public il vaut mieux discuter avec les compagnies d’assurances de telle sorte que leur puissance de feu, qui est mondiale, soit au service réel des assurés alors qu’aujourd’hui par exemple en France le système de santé s’appuie sur le seul budget de la Sécurité Sociale.

Si l’on ne veut pas, à l’instar de ce qui se passe pour l’OMS, que la santé bascule entre les mains de ce “vieux monde” qui non seulement refuse de prendre en charge toutes les thérapies (douces y compris donc) mais empêche de soigner, il convient de négocier des contrats d’assurance santé adéquats (intégrant les mutuelles) susceptibles cependant de ne pas fonctionner en terme de bonus/malus concernant les soins lourds qui eux doivent être pris en charge par un fond mutuel spécifique que les compagnies d’assurance doivent instaurer. Le tout supervisé par une instance composée d’experts réellement indépendants et donc devant rendre des comptes.

6ème mesure :il en est de même pour l’éducation et la culture (artistes, artisans compris, plutôt qu’ “enseignement professionnel” d’ailleurs): le libre choix est de mise car l’enseignement est miné par l’idéologie et surtout de plus en plus éloigné de cette nécessité d’aménager la pédagogie en fonction de la singularité des intelligences, l’apprentissage peut débuter en alternance bien avant 14 ans, le système de tutorat doit être renforcé, et, surtout, afin de renouveler plus en profondeur le dynamisme du secteur public il faut le faire à l’instar des “Charters Schools ” (ou école à pédagogie libre) qui ont des résultats sans appel; en particulier concernant les enfants dits défavorisés car loin d’habiller Paul en déshabillant Samira ces écoles permettent que l’innovation pédagogique soit de nouveau au service des enfants.

Pour financer l’ensemble (sans compter la formation des adultes) il faut diriger une bonne partie du système des subventions en leur direction afin de mieux payer les enseignants et mettre aux normes les locaux (isolation, agrandissement). Un système de financement par fondations doit être envisagé mais supervisé (voir mesure 8).

7ème mesure : pour ce faire (santé, formation…) les travailleurs reçoivent tout leur salaire, brut compris donc, moins une part concernant les TPE-PME. Et ils sont appelés à devenir actionnaires quand c’est possible par un système de cotisation assurantielle selon le risque supporté.

8ème mesure : ce qui implique de réaménager les systèmes de cotisations sociales,  de fiscalité, les aides, le fonctionnement de l’administration publique : ainsi l’imposition doit être proportionnelle et non plus progressive (ce qui va créer du dynamisme et faire rentrer plus d’argent) avec cependant un système fort de quotients : plus l’on est important comme entreprise moins l’on reçoit d’aide ; plus l’on donne à des fondations, par exemple celles des  “écoles à pédagogie libre” (Charters Schools) ou pour renforcer les Travaux d’Intérêts Généraux, plus c’est déductible ; le tout doit être supervisé et surtout autogéré : ce qui implique que l’avancement comme le salaire se font au mérite et non plus à l’ancienneté ; mais un service de contentieux fort doit permettre d’éviter une course à la performance incompatible avec une formation de qualité. Un système de cogestion doit être visé. Mais les syndicats doivent être présents, des syndicats libérés néanmoins, le tout bien sûr supervisé pour éviter la corruption du système.

9ème mesure : concernant le système judiciaire son budget doit être renforcé avec comme philosophie de placer la victime au centre; ce qui ne veut pas dire qu’il faille revenir au bagne et à la punition dégradante; aussi de nouvelles prisons doivent être créées avec cependant une nouvelle pédagogie accentuant pour les peines légères le système des Travaux d’Intérêts Généraux, intégrant une formation, en lien avec les écoles à pédagogie libre, et aussi permettant sur la base du volontariat les rencontres entre victimes et agresseurs afin que ceux-ci comprennent la peine qu’ils ont fait subir. Les responsables de délits et crimes lorsqu’ils sont étrangers doivent être expulsés selon le degré de gravité et de récidive.

10ème mesure : s’agissant des réfugiés (vrai nom de “l’immigration”) qu’ils soient politiques ou économiques, voire sociétaux (répression des femmes et des homo/trans/sexuels dans certains pays) la question tout d’abord n’est pas nationale ni européenne mais mondiale, aussi, et en premier lieu, la France doit sommer les instances internationales de poser, en priorité ce problème, car c’est bien la corruption les guerres civiles et donc l’absence de développement équitable qui engendrent l’afflux migratoire. Il ne sert à rien d’aider pour aider si les choses s’aggravent et si l’immigration est principalement Sud-Sud (puis Sud-Nord); cela n’empêche pas, bien au contraire, que ces grands mécènes et philanthropes qui se battent pour une “société ouverte” financent un système mondial de prise en charge de ces réfugiés.  Ce qui permettrait pour la France d’y renvoyer les déboutés (en particulier hommes, femmes et enfants peuvent rester).

Quant à leur présence sur le territoire le système de répartition  doit être révisé car il doit se faire uniquement sur la base du volontariat des communes d’accueil et non pas imposé par les préfectures. Il se peut que telle commune désertée (du fait surtout d’une absence réelle de politique d’aménagement du territoire) soit en demande de bras pour ses terres et ses industries alors que ce n’est pas le cas pour une autre.

11ème mesure : l’aménagement du territoire ; le “confinement” a montré que ses partisans les plus farouches étaient bien à l’aise dans leurs maisons secondaires avec jardin et parfois piscine ; l’entassement en ville la “mégapole”à outrance cela a ses limites, il faut donc décongestionner réellement, mettre de la fibre partout, encourager les circuits courts, les potagers et vergers chez les particuliers, bref réanimer les communes, ce patrimoine, en faisant en sorte d’aider ceux qui s’installent pour précisément fonder toutes ces écoles, centres, lieux, à pédagogie et à formation libre ; que “mille Cerisy  fleurissent”…

On le voit : tout est discutable, le diable est certes dans les détails dit-on, il manque bien sûr le chiffrage, l’aménagement des responsabilités, le rôle des institutions, mais entendons-nous d’abord sur un programme, “l’intendance suivra“…

Cela permettrait à chacun de se sentir français, au-delà des couleurs (de peau) et des origines, et, aussi, d’accepter de vivre en France si l’on en a fait sa (réelle) terre d’accueil

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