28 septembre 2020

“Qui sème le vent récolte la tempête”

J’observe que la sagesse populaire n’est pas un vain mot dès lors qu’il s’agit, pour en faire bon usage, d’en appliquer les préceptes de bon sens à l’exercice de la politique.
 
    Nos départements d’outre-mer semblent avoir contracté une sorte de danse de saint Guy accompagnée d’une forte fièvre qui les contraint, à en croire les syndicats du cru, à douter sérieusement de la puissance légendaire de l’Etat providence.
 
    Moyennant quoi l’Etat providence pyromane s’est illico presto travesti en Etat pompier au nom duquel Yves JEGO, rapidement débordé par l’ampleur de l’incendie, n’a su opposer qu’un choix éculé de fausses solutions. En attendant pire !…
 
    Vous trouvez que j’exagère ? Eh bien non. Car, en l’occurrence, je me fais ici l’interprète de la société civile libérale (oui, oui, elle existe !) qui n’en finit plus, hélas !, de déchanter au spectacle affligeant d’une rupture annoncée à coups de trompettes de Jericho mais si vite interrompue !
 
    "Après la Guadeloupe, la Martinique, après la Martinique, la Réunion. La "France du loin" est agitée par des secousses d’un grande amplitude. Elles sont la logique de l’Etat providence. Quand la providence n’est pas assez généreuse, ses clients se révoltent. Ils savent que leur niveau de vie est décidé à Paris, et non pas sur leur lieu de travail (…) Heureusement, le secrétaire d’Etat est venu avec de bonnes intentions (…) Il a tenu un langage viril : "il y a des dérives incompréhensibles et inacceptables. Il faut que nous sachions dénoncer les profiteurs et garantir aux plus faibles que l’Etat est là pour les protéger (…) Seul l’Etat peut raccommoder la société guadeloupéenne". Pour faire bonne mesure, il a appelé "à une redistribution des richesses" : de quoi finir de ruiner la région".
 
    De quoi aussi échauffer les esprits aux Antilles françaises et autres lieux ultramarins en offrant à leurs populations un motif supplémentaire de prendre la République (presque) bananière en otage ! Mais à qui donc la faute ?
 
    "La Guadeloupe, comme la Martinique et la Réunion, meurt de l’assistanat et de l’intervention de l’Etat : il suffit par exemple de comparer la Réunion et l’île Maurice pour le comprendre. Promettre des aides publiques, le blocage de prix, des hausses arbitraires de salaire, et en prime une dénonciation des profiteurs, c’est le plus sûr moyen d’achever la ruine de l’économie. Quant aux manifestants, certains sont sûrement de bonne foi. Mais que penser de cette coordination de 47 partis, syndicats et associations (LKP) dont le nom signifie "collectif contre l’expoitation outrancière" : en soi tout un programme. Il est évident que son objectif n’est pas le bien-être des habitants. Il s’agit d’une opération politique menée avant tout par l’extrême-gauche, avec de nombreuses arrières-pensées. Le LKP surfe sur un mécontentement réel, mais le remède proposé n’est que l’accentuation de ce qui a rendu la Guadeloupe malade : l’Etat omniprésent et l’assistanat (…)".
 
    Pour que nul n’en ignore, j’ai donc fait ci-avant une large place à l’article intitulé : "Guadeloupe : les vraie raisons de la révolte" dont le texte in extenso est consultable dans La Nouvelle Lettre No 986 datée du 14 février 2009 de Jacques GARELLO, président de l’Association pour la Liberté Economique et le Progrès Social (ALEPS) ainsi qu’à l’adresse www.libres.org dès demain lundi 16 février.
 
    Cette question présente d’ailleurs un caractère si grave que d’autres voix tout aussi lucides en viennent même à se demander tout haut si "Le grand bazar de l’outre-mer", consultable sur le site de Claude Reichman (www.claudereichman.com/articles/grandbazar.htm), ne risque pas, in fine, de gagner la métropole…
 
    "La société antillaise (…) a le sentiment aujourd’hui, qu’elle n’est pas entendue", expliquait hier un expert fort clairvoyant. Que n’a-t-on au pouvoir de tels beaux esprits, qui résoudraient en un tour de main ces difficultés nous ressemblant tant ! Le problème, c’est que l’expert cité n’est autre que Nicolas Sarkozy, qui s’exprimait sur la crise des DOM lors du Conseil des ministres. Et que le président, après un diagnostic si pénétrant, a sorti une arme quelque peu émoussée par le temps et l’incrédulité générale : la création d’un "Conseil interministériel de l’Outre-mer". Très probablement, le Conseil sera assorti de l’habituelle distribution de millions qui suit les éruptions du bon peuple de France (…) Lorsqu’on promet "la croissance avec les dents", "le pouvoir d’achat", le "volontarisme", lorsque l’on suscite un espoir de "rupture", on peut s’exposer à quelques désagréments si les résultats ne sont pas là".
 
    A titre personnel, oserais-je ajouter à ce tableau d’une grande férocité mais qui, hélas, n’est que l’expression de la vérité que gouverner c’est prévoir et que depuis trois décennies rien, absolument rien, n’a encore été véritablement entrepris par le Prince pour assurer l’avenir de la nation France !!
 
    Au fait, quand commence-t-on à changer la physionomie blafarde de la France afin d’éviter aux Français, dès le prochain avis de tempête, l’opprobre d’un nouvel accès de délire de la persécution ?

Librement !
Philippe (Sully) ROBERT
http://sully1.typepad.com
02400 FRANCE
 
 

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