7 février 2023
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Les quatre cavaliers de l’Apocalypse

« ENTRE Jacques Chirac et José Luis Zapatero, l’heure est plus que jamais aux convergences. Le président français et le chef du gouvernement espagnol l’ont démontré en annonçant, hier à Gérone, en Catalogne, le lancement d’une initiative européenne sur le Proche-Orient. Les deux dirigeants se sont entretenus au téléphone avec l’Italien Romano Prodi, qui a appuyé cette proposition. Elle devrait être soumise au prochain Conseil européen à Bruxelles, en décembre » …(Le Figaro).

Jean-Claude Milner, philosophe, linguiste et psychanalyste, avait publié en 2003 un livre dense au titre évocateur : « les penchants criminels de l’Europe démocratique ».

Les Européens, toujours prêts à commémorer le triste sort des victimes de l’Holocauste, gardent un œil sec quand il s’agit de la menace existentielle pesant sur Israël.
La désinvolture des diplomaties franco-germano-britanniques dans les négociations avec les Iraniens sur leur volonté d’accès à la maîtrise nucléaire laisse rêveur : Israël étant la première bouchée qu’ils sont prêts à jeter au crocodile iranien, ils pensent s’en tirer sans dommage.

L’extraordinaire arrogance des dirigeants européens s’exprime sans vergogne dans leur volonté de s’immiscer dans le règlement de problèmes où on ne leur demande pas leur avis :

…”Pour la France comme pour l’Espagne, la dégradation de la situation au Proche-Orient et le sort des Palestiniens prennent une tournure inquiétante”. (Le Figaro)

Passons discrètement sur la situation au Darfour, où la situation humanitaire est tellement plus dramatique. Mais ce sont des Noirs, en plus ils ne sont pas juifs mais musulmans. Et ce sont des arabes musulmans, protégés par la Ligue Arabe, qui les massacrent, les volent, les violent.

Pourquoi voulez-vous qu’on s’intéresse à eux ? Dans dix ans, un « Tribunal International du Soudan » jugera quelques lampistes, et la purification ethnique sera accomplie.

…« Nous avons décidé de ne pas rester inertes », a déclaré M. Zapatero, en détaillant sa proposition, qui prévoit notamment un cessez-le-feu, la formation d’un gouvernement interpalestinien, un dialogue entre Ehoud Olmert et Abou Mazen, l’échange de prisonniers, l’envoi d’une mission d’observateurs à Gaza et la tenue d’une conférence de paix. « La France, l’Espagne et l’Italie ont une responsabilité particulière en tant que pays méditerranéens mais aussi parce qu’ils ont pris une part active au Liban », a souligné le président du gouvernement espagnol. «Nous voulons mettre en oeuvre une initiative commune pour la situation au Moyen-Orient et la faire passer au niveau de l’Union européenne, avec l’Allemagne et la Grande-Bretagne de préférence », a-t-il ajouté »…(Le Figaro)

Bien entendu, «Chirac d’Arabie », qui n’a jamais manqué une occasion de jeter de l’huile sur le feu dans les relations entre les Israéliens et les Palestiniens (engageant notamment Arafat à l’intransigeance quand celui-ci revint de camp David en passant par Paris en septembre 2000), se précipite dans la brèche :

… « Hier, Jacques Chirac a apporté un « soutien total » à ces efforts en précisant qu’ils seraient menés en concertation avec les autres partenaires de l’UE ainsi qu’avec son haut représentant pour la diplomatie, Javier Solana. »…(Le Figaro)

De plus, oubliant la gifle, mortelle politiquement, reçue le 29 mai 2005 à l’issue du scrutin sur le projet de traité constitutionnel européen, lorsque les Français exprimèrent à la fois le refus de la dissolution de l’identité française dans une entité européenne aux contours indéfinis, et la perspective de l’entrée de la Turquie dans l’Europe, Chirac se permet de distribuer les « bons points aux bons élèves de l’Europe » :

… « Hier, à Gérone, le chef de l’État a souligné qu’une nouvelle étape, significative, était désormais franchie : l’Espagne fait désormais partie du moteur de l’Europe, a-t-il dit en substance. « Au coeur des forces centripètes de l’Europe et qui assurent son bon fonctionnement, il y a l’Allemagne, la France, l’Espagne, l’Italie », a déclaré Jacques Chirac, sans citer la Grande-Bretagne. »…(Le Figaro).

Ainsi, le principal artisan du blocage des progrès de l’Europe se place dans la position du donneur de leçons, rôle qu’il affectionne sans vraiment le mériter.

Et c’est là que Chirac, premier cavalier de l’apocalypse, enfourche son grand cheval : ses deux dauphins putatifs sont momentanément carbonisés : Juppé pour une condamnation allégée en appel dans une affaire de trafic d’influence à la mairie de Paris ; Villepin après ses multiples bourdes : le CPE retiré au printemps dernier, les « émeutes des banlieues » en novembre 2005, sa perte de sang-froid face à François Hollande au Parlement, sans oublier l’affaire ‘Clearstream’, ni la dissolution catastrophique de l’Assemblée en 1997 où il prit une part active.

La machine de la chiraquie se met en branle aussi bien sur les théâtres de la politique intérieure, qu’en politique internationale.

Ainsi, Bernadette lance ses lignes en direction de la gauche caviar :

… « Dans un entretien au Nouvel Observateur, la première dame de France revient sur la présidentielle et n’exclut pas une nouvelle candidature de son mari.
«Vous savez, mon mari est très populaire. En province, je le vois bien. C’est le destin de la France qui est aujourd’hui en question et il y est attaché», explique Bernadette Chirac. « Cinq ans, c’est bien court », plaide la femme du chef de l’Etat, pour qui «il est trop tôt pour dire» si Jacques Chirac se représentera à l’Elysée
». (Le Figaro)

La ficelle est énorme, mais il faut avoir l’air de ménager son public. D’ailleurs Bernadette le dit très clairement, avec des minauderies qui ne trompent que Bécassine.
Chirac a appris à Science Po. qu’une élection, même majeure, se joue dans les deux mois qui précèdent le scrutin. Les électeurs n’ont pas la mémoire longue en général. Dommage !

… «Nous ne sommes qu’en novembre. On verra les choses plus nettement au premier trimestre. Quelle que soit sa décision, elle sera importantissime, mais ce sera la sienne. C’est une chose qu’il ne partage pas avec moi. C’est le choix d’un homme, pas d’un couple », explique encore la première dame de France. »…(Le Figaro)

Vos pensez bien, le couple Chirac n’a plus d’autre sujet de conversation essentiel depuis des décennies, mais la « Première Dame de France », qui compte finir son mandat de Conseiller Général de Corrèze, se verrait volontiers « ensuite » sénatrice, alors que son mari siègera au conseil Constitutionnel, mais « après le prochain mandat ».

Autrement dit – peur de l’ennui, ambition forcenée et déraisonnable, volonté d’échapper aux foudres de la justice – la décision du couple Chirac est bel et bien arrêtée :

– Se représenter aux Présidentielles en se créant l’opportunité via une crise internationale ;
– Faire échouer Nicolas Sarkosy à tout prix, car l’ex-fils spirituel a trahi le couple Chirac politiquement et même en privé. Bernadette lui vouerait une haine inextinguible depuis qu’il a « manqué de respect » à leur fille Claude.
– Laisser passer la gauche au besoin, pour laisser le temps aux « fils putatifs », Villepin et Juppé, de se refaire une virginité dans l’opposition.

Car si Sarkosy, 51 ans et en forme olympique est élu, il y a fort à parier qu’il briguera un deuxième mandat : « Adieu, veaux, vaches, cochons, couvées » pour les chiraquiens pur porc.
Chirac, né en novembre1932, vient de fêter ses 74 ans, après un accident vasculaire transitoire qui l’a privé de la vue quelques jours : arguments à méditer en pensant à Ariel Sharon.

Où il faut songer aussi, que comme la constitution place le Président du Sénat comme deuxième personnage de l’Etat, appelé à remplacer le Président de la République en cas de vacance du pouvoir comme ce fut le cas avec Alain Poher en 1969, et que le « jeune sénateur chiraquien », Jean-Pierre Raffarin, se verrait dans ce fauteuil-là, les accès seraient verrouillés.

Les initiés ne s’y trompent pas. Ainsi Patrick Devedjian :

« S’il y a un espace politique, Chirac n’hésitera pas à être candidat »…
Mais « il n’y aura pas d’espace politique », pronostique le député maire d’Antony « parce que les Français ont envie de tourner la page et veulent un profond changement ».
(Le Figaro)

Selon moi, Patrick Devedjian a tort, parce que la situation internationale est tendue à l’extrême, et à défaut de crise internationale majeure qui ne manquerait pas d’éclater fin 2006 / début 2007 en Iran, ou en Irak, Chirac n’hésitera pas à la créer de toutes pièces avec le conflit arabo-israélien, qui lui offre plusieurs opportunités en or :

Au Liban, avec la FINUL pilotée jusqu’à fin février au moins par la France.
Le Général français Pellegrini, commandant de la FINUL, n’a pas hésité à critiquer « le viol de l’espace aérien libanais de la part des forces aériennes d’Israël », en détournant pieusement les yeux du réarmement du Hezbollah, et de la reprise en main de ses bastions au Liban sud.

Pour faire chauffer l’abcès, notre ministre de la défense, MAM, n’a pas hésité à inventer un « incident hostile » de la part des forces aériennes israéliennes, « à deux secondes de déclencher le tir de missiles anti-aériens, en état de légitime défense », soi-disant.
(Cf. l’article de la MENA : « Paris Brûle-t-il » ?)

Mentionnons au passage que MAM, chiraquienne bon teint, laisse entendre qu’elle reste en réserve de la République pour représenter le « corps féminin électoral » aux prochaines présidentielles depuis que Ségolène Royal a fait un triomphe aux élections des « primaires socialistes ».
Sifflée par les membres du conseil national de l’UMP, cette goujaterie politique n’est pas passée inaperçue aux oreilles du gardien du temple chiraquien, Jean-Louis Debré, intellectuel de haute volée comme chacun sait, anti-sarkosyste forcené, qui n’a pas manqué de revenir à la tribune pour désapprouver cette inconvenance.

Bernadette confirme que « le temps des femmes est venu » :
… « Pourtant, Bernadette Chirac en est persuadée, «l’heure des femmes est venue» : « Ca pousse. Regardez. Angela Merkel, Tarja Halonen -présidente de la Finlande- Hillary Clinton, si remarquablement intelligente. J’espère qu’elle y arrivera. Elle sera un drapeau qui se lève pour toutes les autres dans le monde », explique-t-elle. »…
(Le Figaro)

Ce constat est évidemment faux : outre qu’il y a eu dans le passé des femmes éminentes à la tête de grands Etats : Indira Gandhi, Margaret Thatcher, Golda Méïr, placer la « remarquable Hillary Clinton » à la tête des USA, c’est vendre la peau de l’ours un peu vite…

Observons par ailleurs un jeu de chaises musicales moderne assez amusant :
Autrefois, la monarchie permettait une certaine stabilité dans la prévision des lignées au pouvoir. En ce temps là, les instituts de sondage n’existaient pas encore.

La transmission de père en fils de tyrans est une variante de ce cas de figure, moins durable.
On l’a observée récemment en Syrie avec la dynastie baathiste des Assad.
Le président Moubarak se prépare à la transmission à son fils Gamal en Egypte.
Saddam Hussein, s’il n’avait été brutalement renversé, transmettrait à un de ses fils monstrueux.

Observons que ces situations résultent de la confiscation souvent brutale des pouvoirs constitutionnels d’une nation, ou de la mort brutale du dictateur.
Quelques roitelets africains (Togo, Rep Dem du Congo ex Zaïre) ont procédé ainsi.
Puis est venu le temps de la transmission de père en fils dans les dictatures communistes : le cas de la Corée du Nord illustre Ubu roi et ses risques, avec ses paradoxes.

Aujourd’hui, nous nous apprêtons à vivre un cas de figure original : la transmission du pouvoir à l’intérieur d’un couple. Les sentiments n’ont rien à voir là-dedans.

Le couple Hollande – Royal serait en effet le premier de la série : François Hollande, gardien du Temple socialiste, fils de bourgeois né à Neuilly, socialiste bon teint à la sauce énarchique, ambitionnait dès sa tendre enfance de devenir « Président de la République ».
Sa mère le raconte avec attendrissement.
Mais François fait plus songer à Casimir qu’à un redoutable politicien. Alors, avec les clés de l’appareil, il offre galamment sa chance à sa concubine, en appelant ses concurrents à se comporter avec courtoisie. Et ça marche ! Jusqu’à quand ?

Notons au passage que le concubinage est tellement passé dans les mœurs en France que nul ne s’étonne plus, dans une vieille nation catholique déchristianisée, qu’un couple d’ambitieux formé à l’ENA, vive dans le pêché avec quatre enfants conçus dans les palais de la République.
Bien entendu, Mitterrand avait déjà donné l’exemple d’une double vie étalée à la fin de ses jours, devant une population attendrie par une Mazarine innocente.
Etonnez vous après cela des succès des moralistes de l’islamisme radical.
Ceci est un autre débat, qui méritera d’être approfondi.

L’autre cas de figure sera évidemment le couple Clinton dans deux ans. Ces deux-là ont pour moteur un appétit de pouvoir féroce, et il paraît que Mme est la plus astucieuse des deux.
Elle est aussi plus « sérieuse » que son époux. Monica la laisse de glace.
Elle est vraiment redoutable…

Mais revenons chez nous, où le joli (?) minois de Ségolène et son culot ont fait merveille.
Bernadette confirme son penchant féministe :

… « Dès lors, la conseillère générale de Corrèze n’est pas étonnée du succès de Ségolène Royal. «Elle a un look, elle est très photogénique, il faut le reconnaître. Vous savez, le fait d’être une femme ne suffit pas pour s’imposer mais c’est important, cela joue dans le subconscient de toutes les autres», explique-t-elle. »…(Le Figaro)

Bernadette n’a pas la moindre amabilité pour le candidat évident et légitime de l’UMP.
Nicolas Sarkozy n’est pas « photogénique » à ses yeux, et s’il n’est pas une femme, cela devrait aussi « jouer sur le subconscient de toutes les autres ».
Laissons de côté ce dérapage pseudo psychanalytique, intéressons-nous plutôt au réel :

Si le président de l’UMP a une tête politique mieux faite que celle de la candidate élue par les militants socialistes avec des écailles dans les yeux ; s’il a un projet politique mieux structuré qu’un simple catalogue de la Redoute où Mme Royal pêche chaque matin les idées de ses correspondants internautes pour son « désir d’avenir », la dictature de la communication futile devrait-ellel’emporter, parce que « l’heure des femmes serait venue » ?
Espérons que le Peuple français, censé être le plus intelligent du monde, ne s’y trompera pas.

Le bal des ambitieux :

C’est là que nos « quatre cavaliers de l’apocalypse » s’unissent pour renverser celui qui leur inspire plus de haine irrationnelle, que de sympathie pour leur propre camp politique. Pourtant :

… « A l’UMP, jusque dans l’entourage de son président, Nicolas Sarkozy, l’opinion est largement admise à droite : oui, Ségolène Royal constitue une “rivale sérieuse” pour l’élection présidentielle de l’an prochain.

“Toute division à droite est à présent mortifère”, abonde le sénateur Roger Karoutchi. Selon lui, le « manque de convictions » de Ségolène Royal, “son adaptabilité à tous les sondages en font une rivale dangereuse qui peut assurer un rassemblement factice”….(Le Figaro).

Chirac, Villepin, Juppé, Michèle Alliot-Marie savent que si Nicolas Sarkosy est élu, il se battra pour réussir, faire aboutir des réformes de structure qui permettront à la France de revivre, une réorientation en politique étrangère où les USA ne seront plus des diables mais des partenaires courageux, où la « politique arabe de la France » sera plus équilibrée pour être plus efficace, où la France saura faire preuve de l’humilité qui lui sied après l’abaissement international où l’ont conduite 30 ans de gestion énarchique.

Les quatre cavaliers de l’apocalypse savent aussi que la nouvelle ère qu’ouvrira Nicolas Sarkosy, si elle est difficile au départ, comme le fut celle de Margaret Thatcher, permettra à notre pays de retrouver la prospérité qui fait espérer le plein emploi, dans la maîtrise de flux migratoires réfléchis, et osons l’écrire « qualitatifs ».
Car ce qui fait l’excellence et la richesse des Etats-Unis, du Canada, de l’Australie, c’est bien qu’ils savent attirer chez eux les cerveaux les plus talentueux et prometteurs.

Comme l’écrivait Ivan Rioufol dans un éditorial paru en 2004 :

« Nous exportons nos Bac + 5 pendant que nous importons des Bac – 5 ».

Bien des drames du chômage, de la précarité, de la violence dans les « banlieues difficiles », et de l’échec de notre école gisent là : les écluses débordent, et même Jean-François Kahn, grand démagogue devant l’éternel, directeur de l’hebdomadaire ‘Marianne’, le reconnaît.

La première Dame de France le répète, ”le temps des femmes” est venu, même si elle n’exclut rien pour son mari en 2007. (Le Figaro/P. Delort)

«Piège implacable»


Toutes les spéculations des partisans de Villepin sont balayées d’une sentence définitive par Brice Hortefeux, convaincu que le premier ministre suit désormais « une stratégie purement personnelle » :
« Le seul candidat acceptable par Chirac, c’est Chirac. » Quant à la procédure, Nicolas Sarkozy lui-même rappelle que le tandem Villepin-Alliot-Marie l’a approuvée en décembre 2005. Selon lui, « MAM est très embêtée. Le piège est implacable. Soit elle est parjure à Chirac (si elle va aux primaires de l’UMP), soit elle est parjure aux statuts de son propre parti (si elle se lance hors UMP). » …
(Le Figaro)

Et ne l’oublions pas, Le Pen se tient en embuscade pour rééditer l’exploit du 22 avril 2002.
S’il arrive en deuxième position derrière Ségolène royal, bien entendu, le « Peuple de Gauche se mobilisera contre le fascisme ».
Et encore, puisqu’il est avéré que 25 % des ouvriers votent Le Pen.
Mais le Peuple de Droite, se mobilisera-t-il si la gauche exige un « renvoi d’ascenseur » ?
Rien n’est assuré.
Si Le Pen arrive en deuxième position derrière Sarkozy, on peut escompter une mobilisation républicaine de même ampleur que celle qui fit réélire Chirac avec un score de dictateur africain.
Il ne faudra pas faire acception de Philippe de Villiers, malgré ses fréquentations suspectes (le député européen Paul-Marie Couteaux, deuxième de sa liste)

Si les candidatures de Droite se multiplient, au sein même de l’UMP, éparpillant les voix, l’échec est assuré, et l’hypothèse Le Pen en première position devient imaginable.

Non seulement l’image de la France à l’international en sera durablement ternie, comme ce fut le cas de l’Autriche quand Franz Haïder envoya plusieurs ministres dans la coalition de droite, mais le temps de la fuite aura sonné.

La stratégie gagnante consiste donc à faire simplement et rapidement l’union derrière le candidat légitime qu’est Nicolas Sarkosy, à faire taire les rivalités et les haines, à pousser gentiment Chirac vers la sortie, et à susciter à Gauche les divisions qui guettent le camp de la majorité actuelle.

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