8 décembre 2022

Poisson d’avril

Êtes-vous au courant qu’un professeur s’est fait tirer dessus hier au lycée Jean Monnet à Strasbourg ?

Eh bien ça y est, le ministre de l’Éducation nationale a enfin compris qu’il fallait faire quelque chose.

Il vient de donner une conférence de presse d’urgence au ministère, rue de Grenelle : « Vous n’êtes plus seuls ! » s’est-il écrié à l’attention de tous les professeurs. « Le ministère de l’Éducation va enfin prendre ses responsabilités. »

« Les petites crapules ne feront pas la loi »,
a renchéri Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur.

Et le résultat est en effet époustouflant !! Voici les premières mesures annoncées pour restaurer le prestige et l’autorité des professeurs :

1) A la première insulte à un professeur, exclusion immédiate. Pour obtenir sa réintégration, l’élève devra faire lui-même les démarches (lettre d’excuse, demande d’entretien avec le chef d’établissement, engagement signé en présence de ses parents de ne jamais recommencer) ;

2) Au premier acte de violence grave, exclusion définitive. L’élève sera intégré d’office en internat spécialisé, avec suppression des allocations familiales pour ses parents, qui seront mis à contribution pour financer les frais d’internat ;

3) Un corps de surveillants professionnels va être créé, dont la seule mission sera de faire respecter le calme dans les établissements. Les CPE reprendront le titre de surveillants généraux, et abandonneront toute fonction « d’animation pédagogique », pour se concentrer uniquement sur la discipline ;

4) Cours de morale obligatoires dans toutes les classes de la grande section de maternelle, jusqu’au CM2. Les enfants y apprendront la politesse (dire « Bonjour, Madame », « Merci, Madame », vouvoyer les adultes, ne pas dire de gros mots), ainsi que les règles de base de la vie en société (respecter la propriété d’autrui, tenir ses engagements, travailler, économiser, etc).

5) Dépénalisation de la fessée : en cas de nécessité (hurlements en classe, jets de projectiles, bagarres…), les enseignants auront de nouveau le droit d’intervenir (sans risquer de garde à vue), de tirer les oreilles, et même de mettre une fessée aux élèves mal élevés !

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pour vous joindre à notre Lettre Collective de soutien à Luc Chatel, pour le féliciter de sa clairvoyance et de son courage, qui mettent enfin un terme à quarante ans de démagogie psycho-pédagogique dans nos écoles.

Un grand merci,


Super Pédago

Cher ami,

La guerre parents-profs

30 mars 2010 par soseducation

Parmi les nombreux signes du pourrissement de l’Éducation nationale, on assiste à une montée des agressions de parents contre les professeurs. Le plus souvent, ces agressions se produisent quand un professeur a donné une mauvaise note ou une punition à un élève, ou encore quand il conseille de le faire redoubler.

Parents indignes ?

La première réaction est de condamner les parents : « Ils se mettent systématiquement du côté de leur enfant, entend-on. Ce sont des parents indignes, qui ne supportent pas qu’on touche à un cheveu de leurs « petits chéris », mais qui n’assument pas leur rôle éducatif. Autrefois, les parents avaient des principes, ils se rangeaient toujours à l’avis du professeur. Et si les enfants étaient punis à l’école, ils étaient punis une seconde fois, et beaucoup plus sévèrement, le soir à la maison ! ».

Cette explication a le mérite d’être simple, et implique une solution tout aussi simple : il faut donc punir les parents ! La proposition de Nicolas Sarkozy qui vise à sanctionner financièrement les parents d’élèves absentéistes va exactement dans ce sens.

Mais la vérité, c’est que les vrais coupables de cette situation sont les syndicats d’enseignants marxistes : SNI, SNUipp, SNES, et SGEN surtout.

Et nous allons le démontrer.

D’abord, ils sont responsables d’avoir fabriqué intentionnellement, beaucoup des « parents indignes » dont ils se plaignent aujourd’hui :

Depuis avant mai 68, ils cherchent par tous moyens à détruire le respect de l’autorité des professeurs. Ils ont exigé qu’on supprime les estrades, le vouvoiement et toutes les prérogatives des professeurs qui risquaient d’être ressenties comme une « violence symbolique » par les élèves. Ils ont fait interdire la plupart des punitions usuelles que les enseignants avaient l’habitude de donner pour maintenir la discipline (même les lignes d’écriture et les zéros de conduite et les punitions collectives, sont désormais interdits, depuis la circulaire Ségolène Royal de 2000).

Ils ont constamment milité pour « abolir les distances » entre professeurs et élèves, et accessoirement entre les parents et les enfants. Ils n’ont eu de cesse depuis quarante ans de vanter les vertus d’une éducation libre et sans contrainte dans les écoles. Les parents « démissionnaires » d’aujourd’hui sont le résultat direct de cette nouvelle forme d’éducation, hostile à toute forme d’exigence et de discipline envers les enfants.

Mais la culpabilité des syndicats d’enseignants marxistes ne s’arrête pas là.

Ce sont eux qui, depuis des dizaines d’années, ont obtenu, à coups de grèves et de manifestations, de rendre les professeurs totalement indéboulonnables. Compétents ou incompétents, ils restent en poste toute leur carrière s’ils le souhaitent, et la hiérarchie scolaire ne peut rien sur eux. Quand un parent est en désaccord avec un professeur, à tort ou à raison, il ne peut donc plus se tourner vers personne pour faire valoir ses griefs. Le chef d’établissement, en particulier, est impuissant.

La seule possibilité qui reste aux parents est donc d’aller s’expliquer eux-mêmes avec le professeur, en absence de toute autorité qui assume la responsabilité de trancher entre les deux parties. C’est une situation qui est explosive, et il n’y a rien de surprenant à ce que la confrontation dégénère parfois. Comme à la Poste ou à la Sécurité sociale, les parents peuvent se retrouver face à un fonctionnaire qui leur donne l’impression à la fois d’avoir un pouvoir discrétionnaire sur eux, et de mal remplir ses obligations. Réciproquement, le fonctionnaire se sent agressé par l’administré, qui formule des exigences qui lui paraissent aberrantes. Mais les deux sont condamnés à traiter malgré tout l’un avec l’autre. Très vite, des noms d’oiseau, et parfois pire, peuvent fuser.

Nous ne disons pas que ce soit toujours le cas, évidemment, mais c’est le cas parfois, et cela suffit à expliquer de nombreux conflits, aussi mal ressentis par les parents que par les professeurs. Et si les parents sont conduits, de plus en plus souvent, à porter plainte auprès de la Police, c’est précisément parce qu’ils ne veulent pas faire justice eux-mêmes. Pour compenser la vacuité du pouvoir à l’Éducation nationale, ils s’en remettent à la seule autorité sur laquelle ils pensent pouvoir encore compter pour obtenir justice (à tort ou à raison encore une fois, mais ce n’est pas la question).

Pour sortir de cette situation, l’Éducation nationale doit exiger que les chefs d’établissements et les inspecteurs assument leurs responsabilités, et leur donner les moyens de le faire. En cas de conflit entre un parent et un professeur, ce sont eux qui doivent juger, et trancher. S’ils le font, et s’ils assument ce rôle dans un esprit de justice, cela contribuera à restaurer des relations sereines et de confiance entre les parents et les professeurs.

Mais avançons un autre point de la culpabilité des syndicats d’enseignants marxistes :

Ce sont eux également qui ont exigé que soit étendu le « droit à l’éducation » à tous les élèves, quelle que soit leur situation, leur comportement, et jusqu’à un âge de plus en plus tardif. Ils ont exigé, à coup de grèves, de manifestations, et de manœuvres au ministère de l’Éducation, que soient rédigés des textes de loi qui obligent l’école publique à garder dans ses murs tout enfant jusqu’à seize ans, aussi mal-élevé, paresseux et même hostile à l’enseignement qu’il puisse être, voire agressif – et même dangereux ! – pour ses professeurs et ses camarades.

Cette législation insensée a créé la situation ingérable que nous connaissons actuellement. De nombreux parents, totalement déresponsabilisés, mettent au monde des enfants qu’ils n’assument absolument pas sur le plan éducatif. Mais ils s’en débarrassent dès l’âge de trois ans, et souvent même deux ans, en les mettant dans cette garderie gratuite que sont les écoles publiques : « Débrouillez-vous avec mon enfant, c’est votre boulot. »

Les syndicats se plaignent de cela, bien sûr. Mais que n’exigent-ils pas, alors, qu’on supprime enfin le « droit à l’éducation » sans condition ? Pourquoi n’acceptent-ils pas que l’on exclue des écoles les élèves hostiles aux professeurs, au savoir, et à l’institution scolaire dans son ensemble ?

Vu les dégâts terribles que causent la minorité de fauteurs de troubles que l’on s’acharne à maintenir dans les écoles, alors qu’ils empêchent souvent des classes entières de travailler, il n’y aurait aucune opposition populaire à ce qu’une telle mesure soit prise.

Les membres de SOS Éducation en particulier défendent une école publique qui exige que les parents assument leur rôle d’éducateurs. Et si certains ne comprennent pas que les enfants méritent parfois qu’on leur tire les oreilles, et s’ils jugent que leur « bout’chou » qui dit « nique ta mère » à son professeur ne doit pas avoir de punition, ils n’ont qu’a assumer eux-mêmes l’instruction de leurs enfants.

En conclusion, les conflits entre les parents et les professeurs sont le fruit de la situation explosive qui a été créée volontairement par les syndicats d’enseignants, où chacun dispose de droits exorbitants : les parents, qui ont un droit imprescriptible de mettre leurs enfants gratuitement à l’école même s’ils n’assument rien de leur éducation à la maison ; les professeurs, qui peuvent rester en place quel que soit la qualité de leur travail. Et ce sans autorité pour trancher lorsque les deux parties, inévitablement, entrent en conflit.

Annexe : Que faire des cas sociaux ?

Une objection courante à la suppression du droit universel et inconditionnel à la scolarisation est de demander ce que l’on fera de ces enfants que l’Éducation nationale refusera à ses portes – ou plutôt, des enfants qui seront exclus après plusieurs manquements graves à leurs obligations. Car alors, dit-on, beaucoup se retrouveront dans les rues. Livrés à eux-mêmes, ils s’adonneront à la délinquance.

Considérer que c’est le rôle de l’Éducation nationale que d’assurer l’ordre public, en maintenant dans ses murs les délinquants potentiels, c’est confondre l’école avec les maisons de correction. C’est aussi confondre les professeurs avec des policiers ou des gardiens de prison.

En réalité, les professeurs n’ont ni la fonction, ni la capacité d’assurer l’ordre public dans le pays. Les jeunes délinquants, quand bien même ils sont scolarisés, trouvent amplement le temps, en dehors des cours, de commettre des délits. Car rappelons que les écoles ne sont ouvertes, aujourd’hui, que 150 jours environ par an. Cela leur laisse 210 jours, sans compter les soirées et les nuits, pour s’adonner à la délinquance.

La situation serait bien évidemment encore pire s’ils n’allaient pas à l’école du tout. Mais il faut tenir compte du fait que, en classe, ils nuisent également fortement à la communauté, en perturbant les cours, en agressant camarades et professeurs, et en commettant aussi, à l’intérieur des établissements, des délits. Et ce sans que les professeurs ne disposent des moyens réglementaires pour l’empêcher.
La solution n’est donc certainement pas de les forcer manu militari à aller dans les écoles, comme le souhaite Nicolas Sarkozy, qui propose de les payer pour venir en cours, ou encore de sanctionner financièrement leurs parents en cas d’absentéisme. Oui au retrait des allocations familiales des parents irresponsables, mais pas pour que leurs enfants délinquants aillent dans les écoles. Les délinquants sont l’affaire de la Police et de la Justice (avec ses bataillons d’éducateurs et assistantes sociales plus ou moins efficaces), mais pas des professeurs, dont la responsabilité est de transmettre des connaissances aux élèves qui veulent effectivement apprendre, point barre.

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