31 janvier 2023

Algérie, Egypte: la chasse aux chrétiens

Sur DNA : " Le procès de quatre citoyens convertis au christianisme, poursuivis pour «ouverture illégale d'un lieu de culte », s’est ouvert dimanche 28 novembre devant le tribunal correctionnel de Larbaâ Nath Irathen, à Tizi-Ouzou. Prévu le 10 octobre, le procès avait été reporté à la demande du président du tribunal qui avait exigé la présence des témoins. Auparavant, les quatre prévenus avaient rejeté les accusations portées contre eux lors d’un premier procès qui s’est tenu le 26 septembre dernier. L'exercice d'un culte en Algérie, y compris le culte musulman, est conditionné par l'obtention d'un agrément fixant le lieu du culte et d'un autre désignant le prédicateur, en vertu de la loi de février 2006.


Selon Me Mohamed Ben Belkacem, l'un des avocats de la défense, cité par l’AFP , « les prévenus, qui ont entre 35 et 45 ans, sont accusés d'avoir ouvert un temple protestant sans avoir obtenu au préalable une autorisation des autorités ». Des charges supplémentaires d'hébergement illégal d'un étranger ont été également retenues contre l'un d'eux, a indiqué le même avocat. Celui-ci est « poursuivi pour avoir hébergé sans autorisation un pasteur français venu en Algérie pour donner une conférence devant les membres de la communauté chrétienne de cette région », a-t-il précisé.

Prévu le 10 octobre, le procès avait été reporté à la demande du président du tribunal qui avait exigé la présence des témoins. Auparavant, les quatre prévenus avaient rejeté les accusations portées contre eux lors d’un premier procès qui s’est tenu le 26 septembre dernier.

L’affaire remonte au début du mois d’août 2010. Les quatre personnes ont été interpellées par la police alors qu'elles célébraient leur culte hebdomadaire. Présentées devant le procureur, elles ont été mises en examen pour exercice illégal de culte. Un premier procès devait se tenir en août, mais il a été reporté. Mustapha Krim, Président de l'EPA (Eglise protestante d’Algérie), avait rejeté ces accusations dans un entretien accordé à DNA (26 septembre)  : « Les quatre citoyens, membres de notre église, sont poursuivis pour pratique de culte non musulman sans autorisation avait-il déclaré. Or, nous activons dans la légalité, notre association est dûment agréée par les pouvoirs publics. Les griefs retenus contre eux relèvent de l’illégalité. Ce qui leur arrive n’est pas légal. Ils veulent tout simplement fermer nos églises, nous sommes persécutés. Maintenant que le procès est reporté, nous allons attendre le 10 octobre pour connaître la décision du tribunal. Nous allons nous mobiliser pour exiger la relaxe des mis en cause qui sont au demeurant innocents. »

L'église protestante d'Algérie, agréée depuis 1975, accuse les autorités algériennes de persécuter les chrétiens protestants et de bafouer la liberté de conscience et de culte garantie par la constitution algérienne. Des églises ont été fermées par les autorités locales notamment en Kabylie et certaines ont été attaquées par des individus.

En mai 2008, une jeune femme, Habiba Kouider, avait été arrêtée par les éléments de la gendarmerie en possession de plusieurs exemplaires de la Bible. Présentée devant le tribunal correctionnel de Tiaret pour répondre au chef d'inculpation de  prosélytisme, son procès a été ajournée. Depuis, elle attend son jugement. Le même tribunal de Tiaret jugera quelques jours plus tard, en juin 2008, six autres personnes pour « Distribution de documents afin d’ébranler la foi des musulmans». Quatre des six accusés ont été condamnés à des peines de prison avec sursis et à de fortes amendes. Les deux autres avaient été acquittés

Lors de sa récente présentation de la déclaration de politique générale devant le Parlement en octobre 2010, le Premier ministre algérien, Ahmed Ouyahia, a assuré que la liberté de culte sera « toujours garantie » en Algérie où l'islam est religion d'Etat. Malgré les assurances des officiels algériens, les chrétiens protestants subissent des pressions. L'exercice d'un culte en Algérie, y compris le culte musulman, est conditionné par l'obtention d'un agrément fixant le lieu du culte et d'un autre désignant le prédicateur, en vertu de la loi de février 2006. (Photo : document Paris Match)".

 Etn Egypte :

Interdiction de construire une église

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