24 septembre 2020

Brexit : ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas

Pour pasticher Bastiat, dans le Brexit, il faut distinguer ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas

En effet, ce qu’on voit dans ce Brexit (du moins ce qu’en présente la propagande anti-Brexit) est en fait un épiphénomène spectaculaire qui s’inscrit dans un mouvement profond et inéluctable d’€clatement de cette Union Européenne (et surtout de l’euro) dont les fondamentaux sont hors normes, ressortissant d’une folie incompréhensible de la part d’une nomenklatura qui profite du décervellement de 300 millions de barbares ignares et d’une saine réaction salutaire des sujets du Royaume plus ou moins Uni qui va redevenir sainement indépendant et souverain, comme jadis.

Cette nomenklatura surtout euro-zonarde fait encore croire que le monde va s’écrouler, surtout au Royaume Uni mais ce Brexit ne fait que restaurer les grandes tendances profondes et lourdes, à savoir cet €clatement qui se voit dans l’évolution des rendements des bons à 10 ans des Trésors de la zone euro qui jouent le rôle d’ersatz de monnaies nationales qui ont battu leur plus bas historique en séance, ainsi que ceux des petits Suisses, du Royaume Uni et du Schatz,

Document 1 :

Ce qu’on ne voit pas dans ce Brexit (du moins par la propagande anti-Brexit), c’est qu’il s’inscrit dans cette tendance lourde et longue de baisse des rendements qui a commencé en juin 2007,

Document 2 :

La nomenklatura surtout euro-zonarde fait tout pour occulter ces problèmes mais l’€clatement est inéluctable, seules les échéances sont repoussées.

Les rendements des Notes à 10 ans sont retombés dans des bas dans cette perspective…

Document 3 :

… ainsi que ceux des Notes à 2 ans,

Document 4 :

La structure des taux américains restent dans un cadre normal compte tenu de l’impact de l’€clatement,

Document 5 :

Les écarts entre les rendements des bons à 10 ans et à 2 ans continuent à baisser,

Document 6 :

Toutes mes analyses antérieures depuis des années sont confirmées, y compris et surtout celles sur les banques européennes qui se révèlent particulièrement vulnérables : leurs cours ont logiquement plongé, pour les Gos Banques françaises (les Mécanos de la Générale se sont distingués !) mais aussi et surtout les banques de ces autres cochons de pays du Club Med.

Carpe diem car ce sera pire à l’avenir (pour les €-zonards, pas pour les Anglais) !

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis

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