23 septembre 2020
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J’étais athée et j’ai lu le Coran

L‘objet de toute la dévotion de près d’un milliard de personnes était déjà dans ma bibliothèque. C’était une version (d’occasion, faut tout de même pas trop m’en demander) de 1970, traduite par Kasimirski, publiée par la très sérieuse maison d’édition GF Flammarion, gage que je m’embarquais sur un chemin bien balisé. Une fois ma décision prise, il m’a fallu trouver le moment opportun et surtout le courage nécessaire. Je n’ai, en effet, rarement pu lire plus d’une page de textes religieux sans être envahi par un profond ennui. Ce moment, à la fois si redouté et tant attendu, arriva enfin quelques semaines plus tard.Voici donc mes impressions de lecture du Coran :

Sourate I

Elle est très courte avec seulement sept versets, ce qui permet une bonne entrée en matière. Elle me rappelle vaguement la messe catholique où l’on clame des louanges à un Seigneur que l’on ne voit pas.

Sourate II

Celle-ci est plus copieuse avec ses 286 versets. Alors qu’on la trouve parfois sous le nom de “la Vache”, sur mon exemplaire, elle s’appelle “la Génisse” par référence à la Génisse que Moïse ordonna d’immoler. Drôle de nom pour une sourate, vu son contenu. La génisse est un animal si doux et avec de si beaux yeux.

Dès le verset 1, le ton est donné “il n’y a point de doute”. C’est dur à admettre pour un sceptique, qui normalement devrait refermer aussitôt un tel ouvrage. Mais bon ! Je me suis engagé à lire le Coran, alors je poursuis.

Un peu plus loin, verset 6, la première sentence tombe pour les infidèles : “et le châtiment cruel les attend”. Ma première réaction est de me sentir visé.

Verset 19, viennent les premières menaces contre les infidèles. “… Si Dieu voulait, il leur ôterait la vue et l’ouïe, car il est tout-puissant. O hommes ! adorez votre Seigneur, celui qui vous a créés, vous et ceux qui vous ont précédés. Craignez-moi.” Puis les menaces sont plus précises : “redoutez le feu préparé pour les infidèles” (v. 22). Vues avec un peu de recul, ces menaces ressemblent aux avertissements donnés à leurs enfants turbulents par des parents à bout d’arguments.

Arrivé comme un cheveu sur la soupe, un résumé de la Genèse apparaît au verset 27. Je laisse aux spécialistes le soin de préciser s’il est fidèle ou pas.

Après ce court répit, les menaces reprennent une dizaine de versets plus loin. Ceux qui ne croiront pas, sous-entendu en ce que dit le Coran, seront “livrés au feu éternel” (v. 37).

A partir du verset 38, Allah commence à révéler sa vraie nature. “révérez-moi” Il montre un besoin incommensurable d’être loué, admiré, craint : “Craignez-moi” (v. 38), “Observez exactement la prière” (v. 40), “… courbez-vous avec mes adorateurs” (v. 40). Cela ressemble fort à la réaction typiquement humaine de ceux ont une hypertrophie de leur “ego”, tout en faisant un complexe d’infériorité.

Retour à la Bible (verset 44) avec l’histoire de Moïse. J’ai le vague sentiment d’avoir déjà lu cette histoire quelque part. C’est la Bible et le Coran pour le même prix ! Comme je n’avais pas ouvert le Coran pour y lire la Bible, je me lasse rapidement et abandonne cette sourate autour du verset 100, non sans avoir survolé une ou deux pages sur le sort réservé aux femmes où le mot “répudier” apparaît très souvent. Ce passage ressemble à code civil très ancien. Je sais tout de suite que ce n’est pas là que je trouverai la révélation divine.

Sourate III

Sous le titre, “La famille de Imran”, on peut lire “Au nom de Dieu clément et miséricordieux”, mais le dieu qui y est dépeint est bien différent “il sait tirer vengeance” (v. 2), “il est terrible dans ses châtiments” (v. 9) “implorant le pardon de Dieu à chaque lever de l’aurore” (v. 15).

Et toujours les mêmes menaces : “châtiment terrible” (v. 3), “ils seront la victime des flammes” (v. 8), “il (Dieu) est terrible dans ses châtiments” (v. 9), “annonce-leur un châtiment douloureux” (v. 20)…

Menaces auxquelles il est impossible d’échapper puisque Dieu voit tout. Ex : “Dieu est instruit de toutes vos actions” (v. 147). C’est le règne de la terreur.

Puis viennent de subtiles considérations sur ceux qui ont reçu les Ecritures (du moins partiellement), c’est-à-dire les juifs et les chrétiens pour lesquels il est souvent question de mensonges et dont il faut se méfier.

Plus j’avance dans cette sourate qui montre l’obsession de Dieu pour être l’unique objet d’adoration des hommes, plus j’ai l’impression d’avoir déjà lu, les versets que je venais de lire. Beaucoup de versets semblent être identiques et se répéter, au point que parfois je ne sais plus où j’en suis dans ma lecture. Et qu’à force de lire la même chose, je finis par s’endormir. “Que Dieu me pardonne !”

Autre impression ressentie ici et que l’on retrouve souvent dans le Coran : il n’y a pas de suite logique, pas de démonstration, comme si les versets avaient été écrits en plusieurs exemplaires sur des frangments de feuilles, d’os et de peau, puis dispersés par le vent. On dirait qu’ils ont été rassemblés un peu au hasard pour former un puzzle très mal agencé.

A noter aussi que Dieu a ses chouchous et ses souffre-douleur : “il pardonne à qui il veut et châtie qui il veut” (v. 124). Si vous recevez une branche sur la tête, un jour de grand vent, c’est Dieu qui l’a voulu. Pourquoi ? Parce que !

Verset 200 : “et craignez Dieu. Vous serez heureux”. Avec la fierté d’être arrivé à la fin de la sourate, je commence à sentir une transformation s’opérer en moi.

Sourate IV

Cette sourate, appelée “les Femmes”, commence comme la précédente s’est terminée : “O hommes ! Craignez votre Seigneur…”. Et pour calmer toute velléité de transgresser les divins commandements : “Dieu observe toutes vos actions”, idée que l’on rencontre à intervalles réguliers comme les radars de contrôle de vitesse au bord de la route.

Cette sourate ressemble beaucoup à un code civil traitant des rapports avec les femmes, mais un code civil vieux de 14 siècles et un tantinet machiste “donner au fils mâle la portion de deux filles” (v. 12). Je ne résiste pas à la tentation de reproduire le début du célèbre verset 38 : “Les hommes sont supérieurs aux femmes à cause des qualités par lesquelles Dieu a élevé ceux-là au-dessus de celles-ci, et parce que les hommes emploient leurs biens pour doter les femmes.”

A partir du verset 39, se trouvent quelques leçons de morale. Mais après, j’avoue que j’ai du mal à suivre le fil du discours d’Allah tant les versets sautent du coq à l’âne en permanence. Ils semblent avoir été tirés au hasard d’un grand chapeau. On y trouve beaucoup d’injonctions, d’interdits dont on ne comprend ni le pourquoi le comment, de préceptes pour le culte, de versets qu’on a l’impression d’avoir déjà lues des dizaines de fois, sans oublier ceux qui vantent les exploits réalisés par Dieu (pour ceux qui douterait que Dieu est Tout-Puissant). Je vous épargne tous les châtiments faits de flammes et d’enfer éternel qui attendent ceux qui ne croient pas au prophète (v. 59). A l’inverse les croyants qui pratiqueront les “bonnes œuvres” connaîtront les délices des jardins d’Allah : “ils y trouveront des femmes exemptes de toutes souillures” (v. 60). Le Coran ne dit rien dans les cas où se seraient des croyantes…

Dans ce bric-à-brac sans queue ni tête, le début du verset 82 attire mon attention. “Celui qui obéit au Prophète obéit à Dieu”. Il vient après une série de versets (73 à 80) où la religion est mise au service de la guerre. A mon humble avis, ce verset 82 contient la clé de lecture de tout le Coran. En créant de toute pièce une religion dont il s’est proclamé le Prophète, Mahomet a trouvé là un bon moyen de se faire obéir et d’asseoir son pouvoir par la conquête.

Cependant, quand j’arrive à la fin de cette sourate, la transformation que je commence à ressentir en moi prend de l’ampleur.

Sourate V

Le premier verset se termine par “Dieu ordonne ce qui lui plaît”. Il est donc inutile de chercher une quelconque logique aux propos de Dieu et d’essayer de comprendre le pourquoi des commandements divins, comme par exemple de ne pas manger de porc (v. 4).

Après quelques recommandations dont on ne sait si elles tiennent de l’hygiène, de la morale, du rite religieux ou du caprice divin, un passage concernant les Ecritures (Ancien et Nouveau Testaments) éclaire sur la façon de percevoir les chrétiens.

“Ceux qui disent que Dieu, c’est le Messie, fils de Marie, sont des infidèles” (v. 19).
Les versets qui suivent, auxquels je ne n’ai pas compris grand-chose (mais je n’avais sûrement pas très envie de comprendre) ressemblent fort à un règlement de compte entre prophètes, Mahomet reprochant aux chrétiens de ne pas le reconnaître comme tel, alors qu’il considère que la Bible annonçait sa venue. Toute la rancoeur accumulée par l’auteur du Coran ressurgit un peu plus loin et les menaces contre ses adversaires deviennent plus précises : “vous les mettrez à mort ou vous leur ferez subir le supplice de la croix ; vous leur couperez les pieds et les mains alternés” (v. 37). Pour ce qui les attend dans l’autre monde, le supplice est désormais classique “Ils voudraient sortir du feu, mais ils n’en sortiront jamais. Un châtiment qui leur est réservé est éternel” (v. 41). Bienvenue au club des chairs à griller !

Les versets se succèdent en délivrant les injonctions, les obligations et les interdictions divines, accompagnées de leur lot de châtiments, assaisonnées de fréquents “Craignez dieu” et de quelques “Il est indulgent et miséricordieux”, peu convaincants. Face à cette forme de terreur intellectuelle, mon acharnement et ma ténacité à poursuivre cette lecture indigeste finissent par se dissoudre et j’abandonne cette sourate au verset 102.

Je crois maintenant avoir compris ce qu’était cette transformation que je sentais au fond moi, c’est de la nausée.

J’abandonne donc toute idée de lecture complète et procède désormais en lisant une page ici ou là, un peu au hasard, en espérant tomber sur une partie où s’exprime dans toute sa hauteur d’esprit, la véritable transcendance divine qu’on est en droit d’attendre d’un ouvrage qui se veut la parole de Dieu.

Au fil des sourates

Sourate VI. Versets 1 à 12.
Dieu semble avoir des difficultés pour imposer sa religion face aux incrédules et aux moqueurs.

Sourate VII. Versets 72 à 83.
Un rappel d’un passage de la Bible.

Sourate VIII. Versets 27 à 42.
Craindre Dieu, enfer pour les infidèles, châtiments et encore enfer. On y apprend qu’un cinquième du butin “revient à Dieu, au Prophète, aux parents, aux orphelins, aux pauvres et aux voyageurs” (v. 42).

Sourate IX. Versets 120 à 130.
Craindre Dieu, combattre les infidèles, l’art de la guerre. Il est aussi question de la difficulté de convaincre les infidèles “dont les cœurs sont atteints d’une maladie” (v. 126) quand une nouvelle “sourate” descend du ciel.

Sourate X. Versets 86 à 98.
Un rappel de la Bible du temps de Moïse et encore des infidèles, des méchants et des réprouvés.

Sourate XIII. Versets 19 à 31.
Où l’on apprend que le Jardin d’Eden a des portes par où des anges peuvent rendre visite à ceux qui s’y trouvent (v. 23). Et toujours des infidèles qu’il convient de châtier.

Sourate XVI. Versets 1 à 16.
Tout ce que Dieu a réalisé. “Gloire à lui !” (v. 1)

Sourate XX. Versets 67 à 84.
Encore la Bible et Moïse.

Sourate XXV. Versets 48 à 65.
Quelques réalisations de Dieu. Et toujours des infidèles auxquels il ne faut point céder.

Sourate XXXII. Verset 1 à 13.
Ce que Dieu a fait, en réponse à ceux qui disent que c’est Mahomet qui a inventé le Coran (je me sens visé, 14 siècles plus tard). On y lit que Dieu a fait dériver la descendance de l’homme “du sperme, d’une goutte d’eau sans importance” (v. 7). Le sperme, une goutte d’eau sans importance ! Dieu est pris en flagrant délit d’ignorance. A moins que ce ne soit Mahomet qui ait fait cette erreur (ce que l’on veut bien lui pardonne, compte tenu de l’époque lointaine où cela s’est passé). Mais si c’est Mahomet, ce n’est donc pas Dieu ! Et tout l’échafaudage théologique s’écroule.

Sourate XL. Versets 71 à 74.
Toujours les mêmes thèmes : ceux qui ne veulent pas croire ce que dit Mahomet, les infidèles destinés à l’enfer. Des châtiments et des vengeances pour ceux qui ne veulent pas voir les signes apportés par les apôtres envoyés de Dieu.

Sourate XLVIII. Verset 22 à 29.
Cela tourne à l’obsession. Encore des infidèles ! Mais heureusement, pour Mahomet, Dieu était à ses côtés.

Sourate LXIV
Rien de nouveau : des infidèles, des incrédules livrés au feu éternel, Dieu qui connaît tout et qui voit tout. Et un soupçon de parano : “O croyants ! vos épouses et vos enfants sont souvent vos ennemis. Mettez-vous en garde contre eux.” (v. 14)

Sourate LXXVIII
Encore des réalisations de Dieu. Pour les méchants, la Géhenne et pour les justes, “des filles au sein arrondi” (v. 33). Il ne fait aucun doute que Dieu est de sexe masculin.

Conclusion


Encore une page ou deux et puis j’en ai marre. Cela suffit, j’arrête, je jette l’éponge, j’abandonne…, je ne serai pas parvenu à lire intégralement le Coran.

J‘étais athée, j’ai lu le Coran, mais je n’ai pas pu aller jusqu’au bout,… et je suis resté athée.
D’ailleurs, je suggère à Dieu, s’il me lit, de faire de la lecture intégrale et obligatoire du Coran le supplice perpétuel de sa Géhenne pour tous les infidèles, à qui il réserve les flammes de l’enfer.
Autant il est difficile d’imaginer ce que peuvent être des flammes éternelles, autant la perspective d’une lecture éternelle du Coran (avec la Bible ou les Evangiles, ce serait pareil) donne un bon aperçu de ce que peut être un châtiment éternel.

Toute ma sympathie et ma compassion vont à ceux à qui l’on a imposé cette épreuve au cours de leur vie sur Terre.

Annexe – Résumé du Coran


Dieu est clément et miséricordieux

Craignez Dieu, son châtiment est terrible.

Mahomet est le dernier apôtre, il faut le suivre et lui obéir.

Combattez les infidèles, les méchants, les ingrats, les incrédules, les impies, les pervers, les hypocrites, les idolâtres, les moqueurs, les menteurs, les imposteurs, les réprouvés, les orgueilleux…

Ils ne pourront échapper au Jugement Dernier, car Dieu voit tout et sait tout.

L’enfer éternel leur est réservé.

Les croyants pieux ayant fait de bonnes œuvres iront dans les jardins remplis de fleuves et de filles vierges.

Un “Reader Digest” de la Bible

Une liste des réalisations de Dieu.

Comment être un bon croyant.

Un code civil et un livre de morale datant du VIIe siècle de notre ère.

Quelques extraits du Coran

Cette page recense quelques-uns des versets qui font du Coran un livre décalé, d’une autre époque, mais surtout dangereux pour la liberté de conscience et l’humanité toute entière.

Dire que les intégristes, les terroristes, Ben Laden et ses hommes interprètent mal le Coran est inutile. Ceux-ci peuvent en effet aisément y trouver toutes les justifications à leurs actes… écrites en toutes lettres.

L’islam ne pourra devenir une religion de tolérance et de paix que lorsque les musulmans eux-mêmes auront définitivement effacé du Coran les versets indignes qui s’y trouvent.

Le problème, c’est que le Coran est sensé être la parole de Dieu dictée au prophète Mahomet par l’ange Gabriel. Ceci en fait un livre “incréé”, éternel et intangible…

39. “Et parce que vous ne voyez pas
40. que c’est [le Coran] la parole de l’apôtre honoré,
41. et non pas la parole d’un poète. Combien peu croient à la vérité!
42. Ce n’est pas la parole d’un devin. Combien peu réfléchissent!
43. C’est la révélation du maître de l’Univers.
44. Si Muhammad avait forgé quelques discours sur notre compte,
45. Nous l’aurions saisi par sa main droite,
46. Et, Nous lui aurions coupé la veine du coeur.”

(Sourate 69. Verset 39-46 / Traduction Kasimirski)
… que le croyant ne saurait donc modifier, pas même d’une virgule.

L’humanité se trouve donc devant une impasse.

Le miracle, on peut toujours rêver, ce serait qu’un beau matin l’islam ne se révèle être qu’une coquille vide avec des musulmans qui se disent musulmans par habitude culturelle, par conformisme, par crainte, mais ne croiraient plus ni au Coran, ni au prophète.

C’est sans doute cela que redoutent le plus les fondamentalistes qui ont peur de voir leurs coreligionnaires quitter la mosquée sur la pointe des pieds pour rejoindre les valeurs du siècle des Lumières.

Les versets sont présentés selon deux ou trois traductions différentes et sont précédés de l’indication de leur source sous la forme (Sourate.Verset / Edition)
Le verset est donné en entier dans au moins une des versions.
Nota : il peut arriver que le même verset ait une numérotation différente selon la version du Coran.

Code des versions :


K : Flammarion – 1970. Traduction Kasimirski
U : Site de l’UOIF (Union des Organisations Islamiques de France) http://www.uoif-online.com/modules.php?op=modload&name=Quran&file=index&action=display
Cette version correspond à celle des “classiques de BooKenSTOCK.com” – Traduction de Mouhammad Hamidullah, dont le français n’est visiblement pas la langue maternelle (Exemple pour les attributs de Dieu : Audient, Pardonneur)
I : Internet (source inconnue).

Quelques statistiques aisément vérifiables sur la fréquence de certains mots (version U) :
Châtiment : 354
Combat : 92
Esclave : 37
Feu (réservé aux infidèles) : 150
Guerre : 9
Infidèle : 47
Supplice : 12
Mécréant : 155
Tuer (et ses conjugaisons) : 65

Sommaire
Allah aime la guerre
Juifs et chrétiens
Intolérance – le sort réservé aux infidèles, mécréants et opposants
Le statut de la femme
Le port du voile
Polygamie
Esclavage
Férocité
Hygiène et sobriété

Allah aime la guerre

(2.212 / K) On vous a prescrit la guerre et vous l’avez prise en aversion.
(2.213 / K) Il se peut que vous ayez de l’aversion pour ce qui vous est avantageux et que vous aimiez ce qui vous est nuisible. Dieu le sait; mais vous, vous ne le savez pas.

Autres versions :

(2.216 / U) Le combat vous a été prescrit alors qu’il vous est désagréable. Or, il se peut que vous ayez de l’aversion pour une chose alors qu’elle vous est un bien. Et il se peut que vous aimiez une chose alors qu’elle vous est mauvaise. C’est Allah qui sait, alors que vous ne savez pas.

(2.216 / I) Vous devez combattre, même si c’est quelque chose qui vous déplaît.

(2.286 / K) Donne-nous la victoire sur les infidèles.

Autre version :

(2.286 / U) Allah n’impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité. Elle sera récompensée du bien qu’elle aura fait, punie du mal qu’elle aura fait. Seigneur, ne nous châtie pas s’il nous arrive d’oublier ou de commettre une erreur. Seigneur ! Ne nous charge pas d’un fardeau lourd comme Tu as chargé ceux qui vécurent avant nous. Seigneur ! Ne nous impose pas ce que nous ne pouvons supporter, efface nos fautes, pardonne-nous et fais nous miséricorde. Tu es Notre Maître, accorde-nous donc la victoire sur les peuples infidèles.

[A noter que dans ce verset, c’est visiblement un homme [Mahomet] qui parle et non Allah, alors que le Coran est la seule parole de Dieu]

(8.17 / K) Ce n’est pas vous qui les tuez, c’est Dieu. Quand tu lançais (un trait), ce n’est pas toi qui lançais, c’était Dieu, pour éprouver les fidèles par une belle épreuve; car Dieu entend tout et sait tout.

Autres versions :

(8.17 / U) Ce n’est pas vous qui les avez tués : mais c’est Allah qui les a tués. Et lorsque tu lançais [une poignée de terre], ce n’est pas toi qui lançais : mais c’est Allah qui lançait, et ce pour éprouver les croyants d’une belle épreuve de Sa part ! Allah est Audient et Omniscient.

(8.17 / I) Ce n’est pas vous qui les avez tués : mais c’est Allah qui les a tués. […]

(8.68 / K) Il n’a jamais été donné au prophète de faire des prisonniers sans commettre de grands massacres sur terre. Vous désirez le bien de ce monde, et Dieu veut vous donner ceux de l’autre. Il est puissant et sage.
Autre version :

(8.67 / U) Un prophète ne devrait pas faire de prisonniers avant d’avoir prévalu [mis les mécréants hors de combat] sur la terre. Vous voulez les biens d’ici-bas, tandis qu’Allah veut l’au-delà. Allah est Puissant et Sage.


Juifs et chrétiens

(5.51 / K) Que ceux qui s’en tiennent à l’Evangile jugent d’après son contenu. Ceux qui ne jugeront pas d’après un livre de Dieu sont impies.

Autre version :

(5.47 / U) Que les gens de l’évangile jugent d’après ce qu’Allah y a fait descendre. Ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont les pervers.

(5.56 / K) O croyants ! Ne prenez point pour amis les juifs et les chrétiens ; ils sont amis les uns des autres. Celui qui les prendra pour amis finira par leur ressembler, et Dieu ne sera point le guide des pervers.

Autre version :

(5.51 / U) ô les croyants ! Ne prenez pas pour alliés les Juifs et les Chrétiens; ils sont alliés les uns des autres. Et celui d’entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs. Allah ne guide certes pas les gens injustes.

(9.30 / K) Les juifs disent : Ozaïr est le fils de Dieu. Les chrétiens disent : Moïse [?!?! une erreur sans soute, ce serait plutôt Jésus] est le fils de Dieu. Telles sont les paroles de leurs bouches ; elles ressemblent à celles des infidèles d’autrefois. Que Dieu leur fasse la guerre ! Qu’ils marchent à rebours !
Autre version :

(9.30 / U) Les Juifs disent : “Uzayr est fils d’Allah” et les Chrétiens disent : “Le Christ est fils d’Allah”. Telle est leur parole provenant de leurs bouches. Ils imitent le dire des mécréants avant eux. Qu’Allah les anéantisse ! Comment s’écartent-ils (de la vérité) ?

Intolérance – le sort réservé aux infidèles, mécréants et opposants

Quand la haine du non musulman tourne à l’obsession…

Voir ces très nombreux versets sur une page dédiée : infidèles, mécréants…

Le statut de la femme

(2.222 / K) Ils t’interrogeront sur les règles des femmes. Dis-leur : C’est un inconvénient. Séparez-vous de vos épouses pendant ce temps, et n’en approchez que lorsqu’elles seront purifiées. Lorsqu’elles se seront purifiées, venez à elles comme vous l’ordonnez Dieu. Il aime ceux qui se repentent, il aime ceux qui observent la pureté.

Autres versions :

(2.222 / U) – Et ils t’interrogent sur la menstruation des femmes. – Dis : “C’est un mal. Eloignez-vous donc des femmes pendant les menstrues, et ne les approchez que quand elles sont pures. Quand elles se sont purifiées, alors cohabitez avec elles suivant les prescriptions d’Allah car Allah aime ceux qui se repentent, et Il aime ceux qui se purifient”.

(2:222 / I) Les incroyants t’interrogent sur la menstruation. Réponds : c’est un mal. Tenez-vous à l’écart des femmes pendant la menstruation…

(2.223 / K) Les femmes sont votre champ. Cultivez-le de la manière que vous l’entendrez, en ayant fait auparavant quelque acte de piété. […]

Autres versions :

(2.223 / U) Vos épouses sont pour vous un champ de labour; allez à votre champ comme [et quand] vous le voulez et oeuvrez pour vous-mêmes à l’avance. Craignez Allah et sachez que vous le rencontrerez. Et fais gracieuses annonces aux croyants !

(2.223 / I) Vos femmes sont pour vous un champ de labour : allez à votre champ comme vous le voudrez. […]

(2.228 / K) […] Les maris sont supérieurs à leurs femmes. […]
Autres versions :

(2.228 / U) Et les femmes divorcées doivent observer un délai d’attente de trois menstrues ; et il ne leur est pas permis de taire ce qu’Allah a créé dans leurs ventres, si elles croient en Allah et au Jour dernier. Et leurs époux seront plus en droit de les reprendre pendant cette période, s’ils veulent la réconciliation. Quant à elles, elles ont des droits équivalents à leurs obligations, conformément à la bienséance. Mais les hommes ont cependant une prédominance sur elles. Et Allah est Puissant et Sage.

(2/228 / I) Les femmes répudiées attendront trois périodes, il ne leur est pas licite de cacher ce qu’Allah crée dans leur matrice, si elles adhèrent à Allah et au jour ultime. Leurs maris sont en droit de les accueillir alors, s’ils veulent se réconcilier. Elles ont des droits équivalents à leurs obligations, selon la justice. Mais les hommes sont un degré au-dessus d’elles. Allah, puissant, sage.

(4.38 / K) Les hommes sont supérieurs aux femmes à cause des qualités par lesquelles Dieu a élevé ceux-là au-dessus de celles-ci, et parce que les hommes emploient leurs biens pour doter les femmes. Les femmes vertueuses sont obéissantes et soumises, elles conservent soigneusement pendant l’absence de leurs maris ce que Dieu a ordonné de conserver intact. […]

Autres versions :

(4.34 / U). Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu’Allah accorde à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu’ils font de leurs biens. Les femmes vertueuses sont obéissantes (à leurs maris), et protègent ce qui doit être protégé, pendant l’absence de leurs époux, avec la protection d’Allah. Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d’elles dans leurs lits et frappez-les. Si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voie contre elles, car Allah est certes, Haut et Grand.

(4.34 / I) Les hommes ont autorité sur les femmes en vertu de la préférence que Dieu leur a accordé sur elles, et à cause des dépenses qu’ils font pour assurer leur entretien. […] Admonestez celles dont vous craignez l’infidélité, reléguez-les dans des chambres à part et frappez-les. […]

Le port du voile

(24.31 / K) Commande aux femmes qui croient de baisser leurs yeux et d’être chastes, de ne découvrir de leurs ornements que ce qui est en évidence, de couvrir leurs seins de voile, […]
Autre version :

(24.31 / U) Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu’elles rabattent leur voile sur leurs poitrines; […]

(33.57 / K) ô Prophète ! prescris à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants, abaissez un voile sur leur visage. Il sera la marque de leur vertu et un frein contre les propos des hommes. Dieu est indulgent et miséricordieux.
Autre version :

(33.59 / U) ô Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles : elles en seront plus vite reconnues et éviteront d’être offensées. Allah est Pardonneur et Miséricordieux.


Polygamie

(4.3 / K) Si vous craignez d’être injustes envers les orphelins, n’épousez que peu de femmes, deux, trois ou quatre parmi celles qui vous auront plu. Si vous craignez encore d’être injustes, n’en épouser qu’une seule ou une esclave. […]
Autres versions :

(4.3 / U) Et si vous craignez de n’être pas justes envers les orphelins, il est permis d’épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n’être pas justes avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez. Cela afin de ne pas faire d’injustice (ou afin de ne pas aggraver votre charge de famille).

(4.3 / I) Si vous craignez de ne pas être équitables envers les orphelines, il vous est permis de vous marier, à deux, trois ou quatre femmes! Si vous craignez de manquer d’impartialité envers elles, prenez une seule femme, ou les captives que votre droite maîtrise. C’est plus sûr, pour ne pas être inique […]


Esclavage

(33.50 / K) Il ne t’est pas permis de prendre d’autres femmes que celles que tu as, ni de les échanger contre d’autres, quand même leur beauté te charmerait, à l’exception des esclaves que peut acquérir ta droite. Dieu voit tout.
Autre version :

(33.52 / U) Il ne t’est plus permis désormais de prendre [d’autres] femmes. ni de changer d’épouses, même si leur beauté te plaît; – à l’exception des esclaves que tu possèdes. Et Allah observe toute chose.

Férocité

(24.2 / K) Vous infligerez à l’homme et à la femme adultère cent coups de fouet à chacun. Que la compassion ne vous entrave pas dans l’accomplissement de ce précepte de Dieu, si vous croyez en Dieu et au jour dernier. Que le supplice ait lieu en présence d’un certain nombre de croyants.
Autre version :

(24.2 / U) La fornicatrice et le fornicateur, fouettez-les chacun de cent coups de fouet. Et ne soyez point pris de pitié pour eux dans l’exécution de la loi d’Allah – si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Et qu’un groupe de croyants assiste à leur punition.

Hygiène et sobriété

(4.46 / K) O croyants ! ne priez point lorsque vous êtes ivres : attendez que vous puissez comprendre les paroles que vous prononcez. Ne priez point quand vous êtes souillés : attendez que vous ayez fait vos ablutions, à moins que vous ne soyez en voyage. Si vous êtes malades ou en voyage, si vous avez satisfait vos besoins naturels, ou si vous avez eu commerce avec une femme, frottez-vous le visage et les mains avec de la menue poussière à défaut d’eau. Dieu est indulgent et miséricordieux.
Autres versions :

(4.43 / U) ô les croyants ! N’approchez pas de la Salat alors que vous êtes ivres, jusqu’à ce que vous compreniez ce que vous dites, et aussi quand vous êtes en état d’impureté [pollués] – à moins que vous ne soyez en voyage – jusqu’à ce que vous ayez pris un bain rituel. Si vous êtes malades ou en voyage, ou si l’un de vous revient du lieu où il a fait ses besoins, ou si vous avez touché à des femmes et vous ne trouviez pas d’eau, alors recourez à une terre pure, et passez-vous-en sur vos visages et sur vos mains. Allah, en vérité est Indulgent et Pardonneur.

(4.43 / I) Ohé ceux qui adhèrent, n’entrez pas en prière en étant ivres, quand vous ne savez pas ce que vous dites, ni pollués – sauf les voyageurs – avant de vous laver. Si vous êtes malades ou en voyage, ou si l’un de vous revient des latrines, ou si vous avez touché une femme […]

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2 réflexions sur « J’étais athée et j’ai lu le Coran »

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