23 septembre 2020

Risquons-nous d’avoir froid dans les années qui viennent?


21 octobre 2009 : Bilan : Pourquoi risquons nous d’avoir froid dans les années qui viennent ?

Dans la période récente, sont parus dans la littérature scientifique, un certain nombre d’articles résultant de travaux totalement indépendants les uns des autres, mais qui parviennent finalement à des conclusions similaires. Je réalise que les compte-rendus de ces travaux sont dispersés dans les différentes sections de ce site ce qui ne facilite pas leur rapprochement. C’est pourquoi je vous propose ci-dessous un synoptique de ces résultats, mis à jour en ce mois d’octobre 2009 et complétés par quelques autres très récents. Vous trouverez les détails sur ces recherches dans les différents liens que je donne pour chacun des graphes ci-dessous.
Reconnaissons que les convergences sont étonnantes : C’est presqu’un consensus. Les mécanismes invoqués sont pourtant totalement passés sous silence dans les rapports successifs du GIEC ainsi que dans le tout récent compendium de l’UNEP (responsable du GIEC) de l’ONU préparé en vue de la prochaine Conférence de Copenhague, que
j’ai évoqué dans cette page. Certains journalistes voient le vent venir…

klyashtorina
Ce graphe date de 2003 et résulte
des travaux de Klyashtorin et Lyubushin dans un laboratoire américain.

Il résulte d’une analyse purement statistique des données de température, à l’exclusion de la prise en compte de quelque mécanisme que ce soit.

Il fait suite à un travail du même type publié en 1994 par Schlesinger et Ramankutty.

Les auteurs prévoyaient que nous rentrerions dans un refroidissement vers 2007-2008 pour une durée d’environ 30 ans.
La pente moyenne correspond à environ +0,4°C en 100 ans et l’amplitude des oscillations est d’environ 0,2°C.

akasofu2a

Ce graphe date du mois de mars 2009.
Il provient d’un travail du Prof. Syun Ishi Akasofu.

Il prévoit que nous sommes rentrés dans une période de refroidissement aux alentours de l’année 2005, pour une durée d’environ 30 ans. Ce travail est basé sur une analyse des oscillations multidécennales océaniques. La courbe en trait rouge épais (1976-2000) est celle sur laquelle se base le GIEC.

La pente du réchauffement moyen est de 0,5°C/100 ans. L’amplitude d’environ 0,3°C. Ce réchauffement moyen serait dû à la sortie du petit âge glaciaire précédent.

Ce graphe date du mois de Mars 2009 gray2a

Il est dû au Prof William Gray.

Il prévoit que nous sommes rentré dans une période de refroidissement d’une durée d’environ 30 ans à partir de l’an 2000 environ. Ce travail est basé sur une analyse détaillé de la circulation Thermohaline (THC) qui prend en compte les oscillations multidécennales AMO, PDO etc. ainsi que les courants océaniques comme le Gulf Stream.

La hausse moyenne de température est d’environ 0,5°C et l’amplitude des oscillations de 0,2°C environ. Les traits rouges indiquent les erreurs que l’on peut commettre en "oubliant" ces oscillations.. comme le fait le GIEC. FCST veut dire prévision.

A noter aussi que Noel Keenlyside du Leibniz Institute (donc proche collègue de Mojib Latif cité ci-dessous et dans cette page) a introduit les éléments majeurs de la MOC (Circulation océanique méridionale) c’est à dire les courants marins ainsi que l’AMO dans les modèles informatiques utilisés par le GIEC. Il trouve, comme Bill Gray que nous pouvons nous attendre à une période de refroidissement d’assez longue durée ce qui a causé un grand trouble dans les affidés du GIEC.

A titre d’exemple, lisez ce bilan de Bill Gray sur ses prédictions faites en 1996 : 100% de réussite et sans effet de serre anthropique !

aleo3a

Ce graphe date du mois de février 2009 : Il résulte du travail de Joseph d’Aleo (voir ici).

Ce graphe est une superposition de la somme des indices de l’AMO (Oscillation multidécennales Atlantique) + celui de la PDO (Oscillation (multi) décennale Pacifique) avec les températures relevées aux Etats Unis par l’USHCN.

On retrouve le mêmes oscillations que dans les graphes précédents avec une faible montée sous-jacente qui est de l’ordre de 0,2°C/100 ans. Ceci ne concerne que les Etats Unis d’Amérique.

Selon ce graphique, nous passerons par un maximum de température vers 2010, suivi d’un refroidissement d’une trentaine d’années.

 

scafetta2a

 

Ce graphe qui date de février 2009, nous vient de Nicola Scafetta (voir ici). C’est une superposition des données du Hadley Center (HadCrut) pour les températures (courbe en rouge) avec un modèle qui prend exclusivement en compte les situations respectives des grandes planètes qui gravitent autour du soleil.

 

Dans les deux cas envisagés ( hypothèse d’une montée quadratique de le température ou arrêt de cette montée après 2010), on observe une décroissance des températures à partir de 2005 pour quelques dizaines d’années

latif10

Ce graphe a été projeté par Mojib Latif (une des sommités du GIEC) lors de la récente conférence mondiale sur le climat (WCC3). Il s’agit de la diapositive N°10 de la présentation (j’ai retiré l’intitulé de la diapo).

Mojib Latif qui est un spécialiste de l’AMO au Leibniz Institute a observé, lui aussi, le caractère oscillatoire de la température depuis 1880 qu’il attribue à l’oscillation naturelle de l’AMO. Le trait rouge indiquant la tendance moyenne est de sa main.

Son graphe ressemble étrangement aux précédents. La pente de la tendance moyenne est de l’ordre de 0,6°C/100 ans. et les oscillations de l’ordre de 0,2°C.

Mojib Latif prévoit lui aussi un refroidissement imminent (avec des précautions oratoires, comme il se doit pour un membre du GIEC).
A noter que sa courbe des températures de 1996 à nos jours, est notablement différente de celles des institutions UAH et RSS (satellites) qui ont vu 1998 comme le maximum absolu de température. Evidemment, ceci donne l’impression que la dernière arche de l’oscillation est plus grande que les précédentes. Il s’agit là d’une
différence persistante entre les mesures de températures (thermométriques) du GISS (très disputées par ailleurs) ou, encore, du HadCrut (critiquées par Courtillot) avec les mesures satellites.

Pour sa part, Don J. Easterbrook, Dept. of Geology, Western Washington University, Bellingham, WA écrit que " Le mode froid de la PDO a succédé au mode chaud dans l’océan Pacifique. Ceci nous promet virtuellement trois décennies de refroidissement global".

swanson2

Graphe extrait d’un article tout récent (22 sept. 2009) publié au PNAS par Swanson et al. (non encore commenté sur ce site)

La courbe en noir épais représente les mesures de la température globale publiée, à partir des données thermométriques, par le GISS.
Les auteurs ont effectué un lissage sur 21 ans glissant ce qui élimine, de facto, toutes les données connues après 1996. C’est très dommageable pour la détermination de la tendance moyenne. Sur ce graphique la température moyenne a varié de +0,6°C en cent ans.

Comme on le sait, la température des années post 1998 jusqu’à nos jours, suit un plateau horizontal ou descendant, reconnu officiellement par le GIEC.

Les auteurs ont tracé un "fit" quasi quadratique de l’évolution des températures qui s’explique par le fait que la partie post 1980 est tronquée et qui aurait été moins incliné si ces données (connues) avaient été prises en compte. D’autre part et ceci est vrai pour toutes les courbes de températures, les températures antérieures à 1920 étaient connues avec une grande incertitude.

Il n’en reste pas moins que ce graphique tronqué met en évidence l’importance des oscillations océaniques sur l’évolution des températures, ce qui est d’ailleurs le but de l’article en question. Si on complète les données manquantes, post-1996, sur ce graphique avec les données des quatre institutions officielles, on obtient un graphe qui ressemble à celui de Scafetta (ci-dessus). A noter que Swanson et Tsonis ont publié, en 2007, un article intitulé "A new dynamical mechanism for major climate shifts", soit "Un nouveau mécanisme pour expliquer les changements majeurs du climat". Il s’agissait, déjà, bien sûr, de l’influence des oscillations multidécennales océaniques.
Merci au lecteur attentif qui m’a signalé cet article récent.

Et le soleil ?

Sans oublier le travail de Scafetta ci-dessus, nous avons retenu ce graphe qui date de février 2009 et qui nous vient de Joseph d’Aleo. Il a le grand mérite de nous présenter une superposition remarquable des indices sommés de l’AMO et de la PDO, avec l’irradiance totale du soleil. La TSI.

Comme l’on sait, les variations de TSI sont synchrones des cycles éruptifs solaires. D’autre part, comme nous l’avons vu dans le graphe de Joseph D’Aleo représenté ci-dessus, il en résulte que les oscillations océaniques, la température terrestre (au moins aux USA) et les cycles solaires sont synchrones.

Tout cela demande à être confirmé par des études ultérieures mais a le mérite de mettre en évidence un lien Soleil-Oscillations océaniques-températures. Voir les explications ici.

Ce graphique peut être rapproché de celui de White W.B., Lean J., Cayan D.R. et Dettiger M.D. en 1997 (Journal of Geophysical research 102; 3255) qui montrait déjà une corrélation nette entre la TSI (l’irradiance solaire) et les températures des océans.

 

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Le soleil est encore au repos en cette fin octobre 2009 : Nous avons, au moins, deux ans de retard sur l’arrivée du cycle 24 !

Certains craignent le retour d’un minimum d’activité comme lors des minimum de Maunder ou de Dalton qui ont, tout deux, été des périodes glaciales. Vous en saurez beaucoup plus à se sujet, si vous allez voir ici.

 

A titre de comparaison, voici la prévision ci-contre pour le cycle 24 qui avait été faite par Hathaway (Nasa) en Mars 2006. Le cycle 24 devait démarrer en 2007, culminer vers 2010-2011 avec un maximum compris entre 120 et 170.

 

 

hataoct2009

Et voici la toute récente prévision faite par Hathaway (octobre 2009) . Ce dernier a dû constamment repousser ses prévisions au cours des trois années écoulées.

Si ces prédictions s’avèraient (cette fois-ci) exactes (mais rien n’est certain au vu des années écoulées), le cycle 24 devrait commencer en fin 2009 et culminer vers 2013-2014 avec un maximum anémique compris entre 50 et 110. Cependant, il est tout à fait possible que le cycle 24 disparaisse complètement de la série comme cela s’est produit lors du minimum de Maunders. Nous verrons !

Voici deux citations récentes sur ce sujet, telles qu’on peut en trouver des dizaines dans la littérature :

"Nous sommes confrontés à un minimum très profond de l’activité solaire" dit les physicien du soleil Dean Pesnell du Goddard Space Flight Center.

"Actuellement, le soleil est le plus calme que nous ayons vu depuis un siècle " dit David Hathaway du Marshall Space Flight Center…

Comme disent nos amis (entente cordiale oblige) anglais "Wait and see !". Mais ce n’est pas rassurant pour les températures à venir…

Conclusion : Faisant suite au travail des statisticiens, l’année 2009 marque une avancée importante dans notre compréhension de l’évolution du climat de la planète. Plusieurs chercheurs (relevant du GIEC ou non) ont réalisé, de manière indépendante, que la température du globe oscille, pour des raisons parfaitement naturelles et qui résultent probablement des cycles solaires et(ou) des oscillations océaniques, autour d’une valeur moyenne en légère croissance.

Il est donc inepte (et mensonger) de considérer un branche montante de l’oscillation (par exemple entre 1976 et 1998 ou 2005) comme la preuve d’un réchauffement climatique anthropique et d’extrapoler les modèles informatiques à partir de cette portion de courbe (voir le graphe d’Akasofu, courbe en trait rouge épais) en "oubliant" qu’il s’agit d’oscillations climatiques parfaitement naturelles. Comme l’ont fait, et continuent de le faire, les affidés du GIEC tels que James Hansen et les participants du site RealClimate, ou encore, l’UNEP dans son tout dernier rapport.
Les calculs doivent être effectués à partir de la tendance moyenne de ces oscillations… ce qui réduit d’un bon facteur, entre 4 et 10, la sensibilité au CO2 utilisée par le GIEC et d’autant, ses prévisions de hausse de température pour 2100 comme l’ont déjà trouvé
d’autres chercheurs avec des méthodes totalement indépendante
s.

Et, pendant ce temps-là, les journalistes du Monde, du Daily Mail et des chaînes TV comme la BBC qui sont à l’avant-garde de l’alarmisme et du dénigrement systématique des "sceptiques", amorcent un rétro-pédalage mesuré et …menaçant.

Comme à la bataille de Fontenoy, ce sont les anglais qui ont tiré les premiers.
La
BBC a ouvert le feu en publiant un article révolutionnaire (pour eux) qui a immédiatement fait le tour du monde et tiré les autres médias de leur somnolence bienheureuse.. Cet article, écrit par un météorologiste (Hudson) patenté de la BiB (comme disent les anglais), est intitulé : "
Qu’est-il arrivé au réchauffement climatique ?". Il a été suivi par un article tout aussi tonitruant du Daily Mail qui a repris sensiblement le même titre.
Aux Etats Unis, on ne compte plus les questions sur la réalité du réchauffement climatique, depuis plusieurs mois.
Notre "journal de référence" français fait dans le mezza voce en intitulant son propre article :
" Et si le climat faisait une pause ?"

Alors, nous reprenons la question de la BiB : "Qu’est-il arrivé à nos journalistes ? " qui ont misé leur crédibilité, corps et âme, et avec un parti pris aussi suicidaire que sans précédent, sur cette affaire. C’est tout simple :

Les journalistes n’ont pas pu ignorer, plus longtemps, les courbes de températures officielles qui ne montent plus depuis une dizaine d’années. Beaucoup trop de lecteurs les avaient vues avant eux.
-Les journalistes n’ont pas pu, non plus, dissimuler au public (qui, grâce à Internet, est bien informé) les fortes paroles prononcées par
Mojib Latif (du GIEC) lors du dernier Congrès International sur le Climat WCC3 et
que j’ai rapportées ici.

Comment ont réagi les journalistes ?
Les journalistes en question ont appelé à la rescousse les ultra-alarmistes patentés (pour le Monde, c’était
Stefan Rahmstorf,
celui-là même qui avait carrément décuplé la mise du GIEC en ce qui concerne la prévision de hausse des océans) et ils ont conclu, en substance, que "le refroidissement pourrait cacher le réchauffement pendant une ou deux décennies… mais après, vous allez voir ce que vous allez voir…"
C’est une notion très innovante du point de vue de la thermodynamique, "le froid qui cache le chaud", mais c’est un peu ridicule. D’autant plus que s’il fait froid, les océans absorberont une part plus importante du CO2 atmosphérique. Il aurait beaucoup mieux valu dire la vérité. Je la souffle aux journalistes qui n’ont pas encore pris le train en marche (Libé ? ):

Le climat varie, comme il a toujours varié, pour des raisons parfaitement naturelles. En ce sens, l’expression "changement climatique" (qui a remplacé le "réchauffement climatique", plus contraignant, est un pur pléonasme. Et ce n’est pas la crosse de hockey de Mann qui nous démentira.
Les modèles climatiques du GIEC, entre autres, ont omis d’inclure dans leurs calculs, les facteurs essentiels de la variabilité naturelle du climat et parmi eux, le soleil et les oscillations océaniques multidécennales (sans compter la nébulosité). De ce fait, ils ont beaucoup surestimé la sensibilité du climat au CO2.
-Il en résulte que les
prévisions décennales et centennales du GIEC sont très largement sujettes à caution tout comme les modèles informatiques utilisés.

Il est vrai que quand on vient – comme Libé- d’intituler un article récent d’un tonitruant "Le changement climatique s’opère plus vite que prévu", titrer un nouvel article avec "Et si le climat faisait une pause" comme le Monde, ça doit être dur à passer…surtout à l’approche du sommet de Copenhague.
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Conclusion de la conclusion : Quoiqu’il en soit, elle est évidente … la voici, ci-contre. Oleg Sorokhtin

nous avait déjà donné ce conseil en tout bottesdébut de l’année 2008. "Faites provision de manteaux de fourrures et de bottes fourrées ! "

Et achetez les solides !

Elles devront tenir pendant 10 ou 20 ans, au moins. Cette fois, c’est le "journal de référence" qui vous le dit….

 

Une réflexion sur « Risquons-nous d’avoir froid dans les années qui viennent? »

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