20 octobre 2021

Obama-gay et pétition anti-russe

 

Obama fustige écrit Le Point "la Russie et l'Afrique" parce qu'elles mettraient à l'Index "l'homosexualité". Sauf qu'il ne faut pas mélanger la position russe et par exemple "ougandaise". Cette dernière en effet voudrait appliquer la sentence qui a déjà cours en… Arabie Saoudite,  et dans nombre de pays musulmans sans que Obama s'en offusque outre-mesure. Mais comme en Ouganda ce n'est pas au nom de l'islam que les homosexuels sont menacés de mort pas de pitié pour les faibles !…Qui viendra défendre l'Ouganda ?…alors que l'on décapite sans souci en Arabie…

Par contre s'agissant de la Russie l'amalgame est osé car quoiqu'en dise le Laure d'Act-UP qui aimerait que tout le monde lui ressemble or, il se trouve qu'en Russie le pouvoir en place n'en veut pas… Est-ce une raison pour lui interdire les jeux olympiques ?

On attend qu'une pétition soit également lancée contre l'organisation de la coupe du monde de football au Qatar en 2022…

"Il" ne veut pas de quoi au fait le pouvoir russe actuel ? Que l'homosexualité soit considérée comme un choix obligatoire pour prouver que l'on est "progressiste" et que cela devienne de fait en sourdine de la propagande chez les mineurs.

Avez-vous en France déjà feuilleté un dépliant d'éducation sexuelle visant à prévenir du sida ? Les positions homosexuelles sont présentées au même titre que les positions hétérosexuelles comme si elles étaient toutes interchangeables, comme si c'était des choix sans conséquences pour des adolescents à la psyché en formation alors qu'il n'est pas vrai que l'on puisse indifféremment passer de l'un à l'autre, sauf au Carlton de Lille peut-être ou à Act'Up sans doute avec Monsieur Laure. Sauf à réduire l'autre à n'être qu'un sexe, et à effacer l'amitié, cet amour platonique. Il faudrait deux brochures et non pas une indifférenciée.

En fait cette demande d'égalité à tout prix est totalitaire comme on le voit si bien en France ou aux USA.

D'ailleurs il n'est pas étonnant que le soit disant refus de l'unilatéralisme avec Obama revienne par la fenêtre sur "la" question homosexuelle qui devient ainsi la nouvelle idéologie dominante à prétention universaliste. Ce qui aurait bien faire rire à Sodome ou dans la Rome de Caligula. Car il ne s'agit évidemment pas du sort des homosexuels qu'il faut prendre en compte si l'on est démocrate (et il ne sert à rien de faire l'amalgame avec quelques skins en quête de boucs émissaires). Il s'agit de cette homosexualité posée comme seule sexualité possible, comme sexualité supérieure comme semble bien l'affirmer un Bergé qui amalgame sans doute avec raison pensée gauche et pensée vantant la fierté homosexuelle non plus comme sexualité mais seule vraie sexualité digne de ce nom. La Russie s'y connaissant dans ce domaine préfère plutôt prendre les devants en matière de totalitarisme en germe, contrairement à ce que clame Le Figaro en soulignant certains écrits de Pouchkine. Car le problème n'est pas là.

Le problème est que son côté "pride" cherche à s'imposer comme genre aux côtés du masculin et du féminin, ce qui n'est pas rien ou la volonté de créer un troisième sexe. Vous voyez par ailleurs déjà la tournure totalitaire prise en Occident où c'est devenu une maladie que d'être contre : "homophobie", punie même par la loi, excluant donc toute critique de l'homosexualisme, ce que voudrait aussi atteindre certains islamistes. Ce qui renforce d'ailleurs l'intégrisme religieux.

D'où le silence de certains qui se disent que pour parer le nihilisme patent de l'idéologie du genre la montée en puissance de cet intégrisme pourra l'en empêcher. Ce qui est un très mauvais calcul.

Parce que les nihilistes sont prêts à faire des compromis avec les intégristes, on le voit ces temps-ci à propos du voile universitaire à l'Université (alors que sa présence n'est pas anodine). De tels compromis pousseront vers le communautarisme à terme. Pourquoi en effet imposer une non neutralité pour tous ? Autant permettre à chaque représentation du monde son éducation sa formation et bientôt son droit…Après le fractionnement des territoires voici venu le temps des fractionnements spirituels.

Reposons alors une énième fois le problème : Si l'homosexualité est seulement un choix, une envie, et non une tendance en quelque sorte imposée par des structures bio-psychiques il n'y a aucune raison de la considérer comme un élément morphologique du même rang que l'égalité homme/femme, et entre ethnies. Autant dans ce cas reconnaître également des droits aux sado-maso et aux polygames.

Par contre si l'homosexualité est une tendance en quelque sorte non voulue, des droits peuvent être concevables en régime démocratique, mais pas au détriment d'autres catégories d'humains comme les enfants qui ont le droit d'avoir un père et une mère, même si ce n'est pas le cas en cas de divorce, décès, etc ; et même si père et mère ne sont pas de "bons" pères et mères, le problème n'étant pas là mais dans la présence ineffable d'une altérité qui nourrit psychiquement par delà le bien et le mal.

Sauf que les partisans de l'égalité totale raisonnent uniquement en juristes positivistes au sens étroit du terme : peu importe ces subtilités, du moment que cette demande existe et qu'il existe des forces pour le soutenir ; autant le reconnaître comme un fait. Comme pour l'avortement. Sauf que cela n'a rien à voir. Dans l'avortement il est question de la liberté de la femme. Dans l'homosexualisme il s'agit d'imposer un genre, et, pour certaines tendances extrêmes il s'agit de l'imposer comme genre supérieur. Or, indépendamment de cette position encore minoritaire cela reste une conception constructiviste du droit au sens où elle ne correspond pas seulement à ce qui a été indiqué précédemment à savoir la liberté d'avoir un père et une mère, mais aussi elle restreint l'accès à la culture qui va avec, une culture de l'altérité, de la diversité, celle de la femme, de l'homme, celle de l'amitié aussi, car il peut avoir de très fortes amitiés entre des personnes de même sexe sans que des pédants clament qu'il s'agit "d'homosexualité refoulée" ce qui est là vraiment réduire l'amour au sexe (alors que l'amour seulement physique s'épuise et cherche toujours du neuf par effet de lassitude).

Les Russes n'en veulent pas donc. Pourquoi les blâmer ? Sauf si l'on cherche à imposer cet idéalisme petit bourgeois que la dégénérescence léniniste veut imposer afin d'imploser croit-elle "le Système" de l'intérieur. Observons que cet idéalisme était également très répandu parmi les idéologies totalitaires adoratrices phalliques de la domination "mâle" réduite à celle de la "puissance" comme Pasolini l'a montré. En fait la place actuelle de la femme est nouvelle. Ce qui dérange.

Et c'est de là qu'il faudrait partir au lieu de s'enfermer dans des études cherchant à prouver qu'elle n'était pas ce qu'elle est maintenant du fait d'une "domination masculine" qu'il faudrait alors contrebalancer par la confusion des genres. Ce qui n'a aucun sens. Les hommes n'ont pas dominé du fait de la "domination" (tautologie) qu'il faudrait dissoudre dans ce cas en même temps que la différence des sexes (!) Les hommes ont dominé du fait de fonctions à remplir qui ne pouvaient être remplis que par eux parce que la technique ne permettait pas de compenser les différentiels de force comme maintenant.

Aujourd'hui une femme peut commander un jet ; elle ne pouvait guère soulever une massue ou une longue épée sauf exception. Que par la suite les hommes aient profité de la situation n'a pas empêché les femmes d'acquérir une place non quelconque, aidées en cela par des penseurs libéraux comme Stuart Mill. Les idéologues queer prennent ainsi pour prétexte une situation très complexe qui pour une part est plutôt liée à la division sociale qu'à la division des sexes, pour s'en servir d'outil de destruction de la structure du soi.

Voilà l'enjeu : Obama, Hollande, Cameron, et consorts tombent têtes baissées dans le piège nihiliste qui alimente en même temps le piège intégriste, cercle vicieux dont les Russes ne veulent pas. D'où leur soutien à Assad d'ailleurs. Et au dissident américain. On se demande d'ailleurs si le récent refus d'Obama de rencontrer Poutine ne vient pas plutôt du premier fait que du second. Chasser le naturel de l'unitéralisme il revient au galop.

Où est la France dans ces divers débats ? Dans la provocation d'un Laure abreuvant de sang ("faux" s'empressent d'ajouter les communicants) ceux qui ne partagent pas sa propagande fallacieuse ? Piètre perspective dans ce cas pour une France qui prétend encore éclairer le monde alors qu'elle l'éteint de plus en plus, s'étouffant par la même occasion. On comprend que la Russie n'est pas envie d'y souscrire. Surtout lorsque certains de ces nouveaux totalitaires veulent empêcher que les prochains jeux olympiques de 2014 s'y tiennent. Décidément, Depardieu est de plus en plus un précurseur…

7 août 2013

4 réflexions sur « Obama-gay et pétition anti-russe »

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