Le jihad international s’oppose à la Bible

Par Diana West

Au-delà du 10ème anniversaire des attaques du 11 septembre 2001, une autre menace rappelle la date dans les annales di jihad mondial. cette date est le 20 septembre, alors qu’on s’attend à ce que Mahmoud Abbas, de l’Autorité Palestinienne, dépose sa pétition pour un Etat devant les Nations Unies.
Qu’est-ce qu’un Etat palestinien décrété par l’ONU pourrait bien avoir à faire avec le jihad mondial ? Pratiquement tout, parce qu’un tel Etat marquerait une victoire majeure dans la longue guerre contre l’existence d’Israël. Et, qu’on ne l’admette pas ou que ce soit inimaginable, c’est Israël autour duquel tourne l’axe du jihad islamique.
Je n’ai jamais été plus convaincue de cela qu’après la lecture de quatre pages clarificatrices du nouveau livre de Bat Ye’or : « L’Europe, la mondialisation, et le Califat Universel à venir » ("Europe, Globalization, and the Coming Universal Caliphate", non encore publié en Français).
Dans un premier chapitre, l’amorce de la relation entre l’ Union Européenne et l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI), dont la plus grande part tourne autour de l’animosité à l’encontre d’Israël, Ye’or revisite la perversion haineuse qui passe pour une norme politique : la mission incessante du monde islamique, avec l’encouragement de l’UE, « de s’approprier un petit bout de terre – Israël – comme cause politique et religieuse en dépit du fait que, comme elle nous le rappelle, aucune ville, aucun village, ni hameau d’Israël n’est mentionné dans le Coran ou dans les premières biographies de Mohammed.
Pourquoi Israël, demande Ye’or ? « Etant donnés les immenses territoires conquis et islamisés au cours de treize siècles d’expansion et de guerre, écrit-elle, pourquoi les pays musulmans continuent-ils  de comploter la destruction d’Israël ? ». Elle poursuit : « Pourquoi l’immense richesse du pétrole des nations musulmanes nourrit-elle un flot de haine qui empoisonne le cœur de l’humanité contre une si petite nation ? Pourquoi Israël est-il considéré si alarmant ?
Le citoyen mondial cultivé pourrait régurgiter quelque chose au sujet de la terre, du sionisme moderne et de la «détresse des Palestiniens » d’après 1948, mais ce sont là des racontars en stock recopiant le vieux motif. « Ce qu’Israël possède explique Ye’or, c’est la Bible ».
Pour apprécier la profondeur et l’ampleur de cette explication peut-être évidente mais rarement méditée, il est essentiel de réaliser que les personnages juifs et chrétiens de la Bible, depuis Abraham jusqu’à Moïse et Jésus, surgissent dans le Coran comme des prophètes musulmans qui ont vraiment prêcher l’islam, et pas le judaïsme ou le christianisme. C’est la manière de replier le temps, de donner forme à la religion par laquelle l’islam répudie ce qu’elle considère comme des falsifications à la fois dans le premier (le juif) et le second (le chrétien) Testaments.
Etant donné que les livres religieux juif et chrétien précèdent de longtemps le livre religieux islamique, il n’est pas surprenant que dans leurs aspects coraniques, les personnages bibliques « vagabondent comme l’écrit Bat Ye’or, dans un espace incertain, sans références géographiques ni temporelles ». Pourtant, les Musulmans proclament que ces mêmes personnages « musulmans » ont vécu en « Palestine », écrit Bat Ye’or, sur le fondement de ces « écritures juives et chrétiennes qu’ils rejettent ».
Il s’ensuit de cette construction hautement instable que l’islam considère le passé biblique comme une histoire islamique « usurpée » par les Juifs et les Chrétiens. Ainsi, « la terre sur laquelle ce passé a pris place – bien que jamais mentionnée dans le Coran – est considérée comme une terre musulmane, et les sites sacrés juifs et chrétiens sont tous considérés comme musulmans », écrit Ye’or, l’historienne moderne de premier plan de la « dhimmitude », la condition rabaissée des non musulmans sous la loi islamique (shariah).
La terre d’Israël elle-même – dont « chaque région, chaque ville et village est mentionné dans la Bible avec une précision historique et chronologique » – est ainsi « sacrilège » pour les Musulmans, explique-t-elle. « Ils observent avec une rage destructrice ce retour de l’histoire qui se déroule et qu’ils proclament être le leur… Toute confirmation de la véracité de la Bible est considérée comme un attaque contre l’authenticité islamique des personnages coraniques pris dans la Bible ».
Tant d’énormités pour ces bandes de terre comme moteur de la guerre contre Israël. C’est en fait, un jihad, une guerre religieuse contre le judaïsme et la terre de la Bible, la racine de la Chrétienté. Comme Ye’or le formule : « Israël, sur la terre de son histoire, des ses villes et villages, ressuscite la Bible, le livre que le Coran doit supplanter ».
Ce retour à l’interprétation des fondamentaux nous permet de voir à travers les masques et les tromperies d’une guerre contre Israël qui est aussi un jihad contre la Chrétienté. Souvenez-vous que le Jésus coranique, Issa, a des racines musulmanes, non pas juives. Comme l’écrit Ye’or, les Musulmans considèrent les Chrétiens comme s’étant égarés en « se plaçant eux-mêmes dans le lignage de la Bible hébraïque, parce que leur origine réelle est l’islam ». La réponse islamique est le retour de la Chrétienté à ses origines prétendues coraniques.
Et alors ? Bat Ye’or  croit que « la destruction des racines juives soutenant la Chrétienté facilitera(it) son islamisation.
Et celle du monde.

 

 
Adaptation française de Sentinelle 5771 ©

Sentinelle 5769 4/9/2011

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