Sur la crise morale et politique

  Les choses, surtout en Europe, s'accélèrent, dans l'indifférence générale ou alors sous les cris d'orfraie de la gentry étatico-totalitaire (genre Mélenchon) qui n'a pas d'autres solutions que de dépouiller les riches (déjà réalisé en 1919 en URSS avec le succès que l'on sait). Certes, les faits militent pour les extrêmes : tel un ministre du budget pédant écarté faute de mieux, un ancien président de la République "sûr de lui et dominateur" malmené, et à Babylou la militante-nounou veut des dommages et intérêts (beaucoup), tandis que la population de Chypre se voit sommée de payer une taxe imposée par le conseil européen (dont le gouvernement français actuel) mais, chut !, sans que personne ne le sache… Pendant ce temps la Syrie continue de comptabiliser près de 100.000 massacrés…Imaginez si la cause de cette boucherie inégalée avait été Israël… Mélenchon n'aurait pas seulement mis en cause "la finance internationale"… un terme qui dans sa bouche est par ailleurs opposé à "France"…  comme si les dizaines de milliards partis en fumée sous un Crédit Lyonnais banque publique avaient été oublié…Comme si la gabegie d'un État Providence qui maintient sous assistanat des millions de "français" n'était pas la conséquence de cette politique étatico-totalitaire, pendant parfait du national-étatisme désireux de faire la même chose, mais en triant les ayant droits; le FG n'excluant que les riches. Alors qu'il serait possible de faire mieux pour le plus grand nombre (du moins si l'idée du marché comme équivalence de l'enfer est nuancée…).

Pendant ce temps la guerre millénaire sunnite/schiite en Irak, au Pakistan, au Liban, en Syrie aussi, continue, spectacle permanent (alors que l'on croyait que c'était uniquement la faute de Bush fils…). Et puis il y a désormais la guerre au Mali qui n'en finit pas de finir, tandis que le Qatar finance ceux qui sont combattus au Mali et soutenus en Syrie, cherchez l'erreur qu'un (feu) Hessel aurait pu relever s'il n'avait pas été obnubilé par…Israël, cause de tous les maux pour certains, bouc émissaire parfait. N'oublions pas enfin l'arrogance de la Corée du Nord et de l'Iran (Chavez étant parti sous d'autres cieux plus cléments) comblée par le tableau finalisé par le coup d'État victorieux en Centrafrique.

N'oublions pas également la vie urbaine animée en France mais dans un sens bien différent que naguère : les jeunes boivent de plus en plus jeunes et se massacrent au même âge pratiquement.  Ce n'est pas nouveau clament les sociologues en chambre puisque "la" faute serait celle du "néo-libéralisme", sans se demander quoi faire en attendant que son alternative supposée puisse voir le jour… (mais le sociologue décrit il ne propose pas, contrairement à ce que disaient Durkheim et Marx néanmoins…) Et toujours la crise politique en Italie, économique en sus au Portugal et en Espagne…Et toujours l'Europe désignée en bouc émissaire alors que personne n'a forcé les gouvernements de ces pays de s'endetter à l'excès, le recours illimité à la planche à billet comme le font les Américains n'étant pas une solution pérenne.

Sur le plan positif, notons cependant la poussée Kurde, le ton en dessous d'un Obama partisan de la réconciliation israélo-turque (qui est faite), et la prise de conscience finale qu'il faut licencier une classe politico-économique désormais à bout de course, se fait jour. Mais le temps de sa gestation est encore long pour pouvoir faire naître "la" solution alternative. Il suffirait pourtant d'un coup de pouce et d'un peu de chance : la relève est là, mais elle ne se voit pas encore, se devine seulement, en filigrane.

 

24 mars 2013

Jennifer Sochez 10/4/2017

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