1 février 2023
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Irak : le même déni de réalité

Cette cécité provient de plusieurs facteurs dont la totale méconnaissance de ce nouveau totalitarisme. Peu de nos dits experts seraient par exemple prêts à admettre qu’un pays reste non démocratique lorsqu’il interdit à ses habitants de manger durant le ramadan sous peine de poursuites. Or, ce que ces experts ont du mal à admettre c’est qu’il n’existe qu’une différence de degré et non de nature entre ces régimes non démocratiques et ces zones grises où toute loi autre qu’islamique se trouve bannie.

Si l’islam dans nos contrées arrive à vendre le mythe andalou de l’havre de paix (alors que l’Histoire nie cette réalité, par exemple lorsque les austères almohavides puis almohades furent appelés pour restaurer l’ordre islamique), c’est qu’il n’est pas au pouvoir et qu’il peut ainsi faire croire le contraire alors que tous les pays à domination islamique, serait-ce “que” culturelle, vivent en réalité une oppression sourde de tous les jours soigneusement cachée par les médias naïfs et tout illusionnés par un orientalisme traditionnel fait de lascivité libertine de loukoums et de thé au harem.

Á ces facteurs s’ajoutent l’éternelle prétention de gens qui, par exemple en France, n’ont rien retenu de leurs défaites en Algérie et ailleurs : ils pensent même faire la leçon à partir d’elles alors qu’ils ne font que réitérer les mêmes erreurs, celle par exemple de ne pas prendre en considération la distinction nécessaire à établir entre ces peuples et l’islam qui n’est en aucun cas une obligation biologique ni même cultuel ou culturelle. Ce qui implique de répondre à leurs demandes d’intégration socio-économique, (sous certaines conditions), mais de laisser faire la diversité dans les matières culturelles et cultuelles.

En définitive, la période actuelle est le propre résultat de cette cécité multiforme qui sévit depuis des dizaines d’années avec le succès que l’on sait puisque cela va de mal en pis, non pas à cause “des” Américains mais bel et bien parce que la nature du mal a été mal appréciée et même est nourrie d’une main qui se veut indulgente alors qu’elle est de plus en plus mordue par ceux-là mêmes qui reçoivent ses bienfaits.

Ce paradoxe n’est pas prêt de s’éteindre. Il nous étouffe au contraire.

Lucien SA Oulahbib

https://en.wikipedia.org/wiki/Lucien-Samir_Oulahbib

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